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THE AMERICAN MUSEUM
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NATURAL HISTORY
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Revue Zoologique Africaine
AVRIL 1911- MARS 1912: VOL. LE.
A
/
Zoologique
Africaine
Kevue
Publiée sous la direction
du
D' H. SCHOUTEDEN
(Bruxelles)
BRUXELLES
HAYEZ, Imprimeur des Académies royales
Rue de Louvain, 112
1911-1912
LIVRES dis
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SECTION DES SCIENCES NATURELLES
DU
MUSÉE DU CONGO BELGE
PAR
Em. COART
Conservateur à la Section des Sciences naturelles du Musée du Congo belge.
En matière de Zoologie africaine, le Congo présente un intérêt
primordial. L’étendue et la richesse du pays, les particularités de
sa configuration géographique, ainsi que la diversité de ses régions
botaniques ont favorisé le développement de formes animales
très nombreuses et très variées. Soustraite à toute investigation
sérieuse par les barrières naturelles qui l'isolaient du reste du
monde, cette faune était restée, jusqu'à une époque relativement
récente, presque entièrement inconnue; elle constituait en quelque
sorte -une réserve de nouveautés scientifiques, et bien que celle-ci
ait été largement entamée au cours de ces dernières années, elle
est fort loin encore d’être épuisée.
L'Administration coloniale belge n'est pas restée indifférente à
l'œuvre d'exploration méthodique des vastes territoires ouverts
à son activité; pénétrée de cette vérité fondamentale, qu'aucune
entreprise stable ne peut être créée ni dans l'ordre économique,
ni dans l’ordre politique et social, si elle ne s'appuie sur l'étude
du pays et sur la connaissance de son sol, de sa flore, de sa faune
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et de ses habitants, elle s'est préoccupée de concentrer les notions
déjà acquises, de les compléter et de les vulgariser. C’est à cette
préoccupation que répond la création du Musée du Congo belge, à
Tervueren, consacré, de la façon la plus étendue, à l'étude du
Congo envisagé sous ses différents aspects.
Il n'y a pas lieu de suivre ici, dans toutes leurs directions, les
développements donnés à cette institution, mais il n'est peut-être
pas sans intérêt de déterminer quelle place y a été réservée
à l'Histoire naturelle et d’esquisser, dans ses grandes lignes,
l’organisation de cette section importante du Musée.
Le noyau de nos collections d'Histoire naturelle fut formé en
1897. Elles tenaient alors facilement dans une petite salle de
l'Exposition coloniale. Grâce à l'impulsion donnée aux recherches,
elles occupaient, quelques années plus tard, une aile entière de
l'ancien Palais. D'autre part les collections ethnographiques et
économiques avaient suivi le même mouvement progressif, et la
question de l'extension des locaux, devenus trop étroits, était, dès
lors, nettement posée. Elle fut résolue par la construction d'un
palais plus vaste et plus confortable, inauguré le 30 avril 1910.
La Section des sciences naturelles y occupe, en dehors des
magasins et des locaux réservés à l'étude, cinq salles accessibles
au publie et mesurant, dans leur ensemble, près de mille mètres
carrés. Elles sont réparties de la façon suivante :
I. Minéralogie et Géologie.
IT. Arthropodes, Mollusques, Vertébrés inférieurs.
III. Oiseaux. :
IV et V. Mammifères.
Ces installations, terminées il y a moins d’un an, sont déjà
devenues insufhsantes! Il a fallu prévoir des agrandissements
nouveaux, et dans un avenir très rapproché des extensions
considérables seront données à différents services, notamment à
l'Entomologie et aux autres groupes d'Invertébrés.
L'organisation de la Section découle de la nature spéciale du
musée, consacré exclusivement à un pays encore mal connu et
dont l'exploration scientifique est appelée à prendre un vaste
essor. On comprendra que cette organisation doive différer
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sensiblement dans son objectif et dans ses moyens d'action de la
conception habituelle des établissements ordinaires, placés dans
des conditions toutes différentes.
Deux points sollicitent au même degré notre attention : d'une
part la mise en valeur des documents qui viennent se concentrer
à Tervueren, d'autre part la nécessité d'un effort continu vers
l'accroissement des collections. Il ne sufht donc pas de s'appliquer
à la détermination, au classement, à la présentation des matériaux
existants ou acquis par les voies coutumières (don, achat et
échange), il faut encore se préoccuper activement de la recherche
et de la récolte sur place de documents nouveaux. L'œuvre
autrement comprise serait une œuvre incomplète, et tous ceux
qui ont assisté aux modestes débuts du Musée savent que son
existence même est toujours restée liée, de la façon la plus
absolue, à l'exécution intégrale de ce programme en partie double.
Théoriquement, la Section des sciences naturelles comprend
trois grandes divisions :
1. La Minéralogie et la Géologie.
. La Botanique.
. La Zoologie.
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En fait la première et la troisième division, seules, se trouvent
actuellement réunies au Musée du Congo. Pour des raisons
d'opportunité, tous les matériaux relatifs à la Flore congolaise
restent provisoirement concentrés au Jardin Botanique de l'État,
à Bruxelles. Il est à souhaiter que les circonstances et le déve-
loppement de nos installations permettent de les faire rentrer un
jour dans le cadre qui leur est logiquement assigné à Tervueren.
La conception sur laquelle repose la mise en valeur de nos
collections d'Histoire naturelle établit une distinction essentielle
entre les matériaux d'exposition et les matériaux d'étude propre-
ment dits : Les premiers sont appelés à concourir à une œuvre
de vulgarisation scientifique; les seconds sont destinés à servir
d'éléments aux recherches des spécialistes. Nous nous sommes
inspirés dans l'aménagement particulier de chacun de ces deux
groupes de cette destination si différente.
til —
Les salles d'exposition appartiennent au public. Les objets
qu'on y étale ont pour but de l'instruire. Ils sont en conséquence
le produit d’une sélection faite en vue de l’enseignement popu-
laire et conçue de manière à rendre cet enseignement aussi clair,
aussi simple et aussi complet que possible. Dans l'organisation de
cette partie du Musée on n'a pas un instant perdu de vue que tout
doit rester soumis aux règles imposées par la Science, mais on a
admis que la Science n'est pas nécessairement morose et ennuveuse
et que ce serait aller à l'encontre du but que de négliger tout ce
qui est de nature à attirer le visiteur, à fixer son attention, à mettre
en éveil ses facultés de réflexion et d'observation. On a voulu
l'instruire en l’intéressant.
A cet effet le cadre a été rendu attrayant. Tout en conservant
aux salles une sobriété en rapport avec leur destination, on n'a pas
craint de leur donner ce caractère esthétique auquel l'esprit le
moins averti reste rarement insensible. Une décoration picturale,
d'ordre documentaire, dissimule la nudité des murs et élargit la
vision; ces peintures empruntent leurs sujets aux paysages les plus
caractéristiques du Congo; des frises d'agrandissements photogra-
phiques de même nature concourent à créer autour des objets
exposés une sorte d'atmosphère locale. Le mobilier a été étudié
avec un soin particulier : on l’a voulu à la fois simple et élégant,
léger et robuste, d’un agencement facile et pratique; les vitrines,
entièrement en glaces et acier bronzé, à fond clair, mettent en
valeur les collections sans les écraser sous la lourdeur des arma-
tures et sans distraire l'attention par d'intempestives surcharges
d'ornements; on les a disposées de manière à ramifñer la circu-
lation, distribuer judicieusement la lumière et ménager de belles
perspectives. Tous les détails d'aménagement ont été traités avec
le souci d'obtenir un effet d'ensemble Zarzonteux.
Ces préoccupations peuvent paraître à certains esprits tout à fait
secondaires. Tel n'est pas notre avis. Les questions purement
matérielles de l’organisation d'un Musée ont une grande impor-
tance. Qui n’a pu constater combien des séries d'objets, d'ailleurs
intéressants et parfaitement classés, laissent le visiteur indifférent
si elles sont mal présentées, amoindries sous la vulgarité des
meubles, perdues dans un milieu déplaisant et froid? Tous ceux
=. 5 —
qui ont eu à s'occuper de l'aménagement d'une salle d'exposition
connaissent les difficultés de pareille tâche, mais leur temps n'a
pas été perdu, si de l’ensemble des dispositions adoptées résulte
un élément d'attraction pour le public.
Le système d'exposition des collections mérite la plus sérieuse
attention. Tout en restant strictement scientifique, il doit incon-
testablement s'inspirer du caractère didactique de l’œuvre pour-
suivie. [l nous paraît démontré que les méthodes anciennes, sur
lesquelles il est inutile d'insister, s’adressaient trop aux initiés et
pas assez au visiteur ordinaire et au peuple, pour qui, en définitive,
les salles d'exposition sont faites. Le champ d'action du savant est
ailleurs et nous v pénétrerons tantôt à sa suite. Nous sommes pour
le moment dans le domaine de la vulgarisation : le meilleur
système de présentation des spécimens zoologiques sera donc celui
qui en donne, sous une forme vivante, l'idée la plus complète,
celui qui les montre dans leur milieu naturel, avec leurs allures
caractéristiques, à travers les diverses phases de leur vie; ce sera
le système basé sur la Biologie.
Nous n'hésitons pas à déclarer qu'en principe il a toutes nos
préférences. Les réserves que nous sommes amenés à introduire
dans son application, tiennent principalement à des difhcultés
d'ordre matériel, dont quelques-unes sont purement temporaires,
tandis que d’autres paraissent absolument insurmontables.
C'est dans la partie entomologique que ces difhcultés sont le
plus facilement surmontées et qu'on arrive le plus aisément à des
résultats heureux. C'est donc elle qui tout d’abord a été déve-
loppée dans ce sens au Musée de Tervueren. Les collections
éthologiques ainsi présentées, pourvues de notes explicatives indi-
quant les mœurs et le cycle vital de l’Insecte présenté, ont obtenu
auprès du publie un succès marqué, montrant assez clairement
qu'il faut persévérer dans cette voie. Aussi le cadre de cette
exposition sera-t-1l considérablement élargi au fur et à mesure que
nous parviendront les matériaux spéciaux qu’elle nécessite et dont
nous activons, de tous nos moyens, la récolte en Afrique.
S'il est relativement facile de retracer les diverses phases de la
vie des Insectes, il n'en est plus de même lorsqu'il s'agit d’Ani-
maux d'une certaine taille. Rien ne peut être plus intéressant,
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certes, que de représenter ceux-ci en groupes animés, bien conçus
et artistement exécutés, et aucun mode d'exposition n'exerce une
action comparable sur l'esprit des visiteurs. Mais pour mener à
bien de telles entreprises, la méthode, l'observation et la science
sont insufhsantes; 1l faut, en outre, des locaux très vastes et amé-
nagés en vue de cette destination, le concours de spécialistes d’un
talent éprouvé, et la présence de matériaux d'autant plus difhciles à
rassembler qu'ils doivent venir de plus loin. Il est à remarquer, en
effet, que dans les Musées où cette méthode d'exposer les Animaux
en groupes est le plus largement pratiquée, elle s'applique principa-
lement à la faune locale, et que tous les éléments devant inter-
venir dans la composition se trouvent pour ainsi dire sous la main.
La généralisation du système n’est évidemment pas réalisable au
Musée de Tervueren. Il ne s'ensuit pas que nous avons renoncé
au système lui-même. Au contraire, pour afhrmer nos intentions à
cet égard, des essais importants ont été tentés en dépit de condi-
tions d'exécution très défectueuses. Ces essais seront améliorés et
nous comptons, dans la limite des possibilités, entreprendre d'au-
res groupements dès que les matériaux indispensables seront à
notre disposition.
Ce serait une erreur, toutefois, de croire qu'on ne puisse donner
une idée de la biologie des animaux sans les grouper dans un
paysage évocateur quoique toujours, et fatalement, un peu conven-
tionnel. On obtient des résultats très appréciables par le simple
exposé des phases les plus caractéristiques d'une évolution. Entre
un Crocodile adulte et son œuf, échelonnez deux ou trois intermé-
diaires à divers degrés de croissance, et l’histoire du développe-
ment de ce Reptile se déroulera aux yeux du spectateur sans que
celui-ci ait à faire le moindre effort pour en saisir le mouvement
graduel. Ceci n’est qu'un exemple pris au hasard parmi bien d'au-
tres, et à seule fin de préciser la portée de notre observation. Dans
le même ordre d'idées on peut avantageusement, évitant les redites
fastidieuses, les inutiles accumulations de spécimens identiques,
présenter de préférence des pièces offrant entre elles un lien facile
à saisir : mâle, femelle et jeune ; près de l'Oiseau, son nid et ses
- œufs; à côté du type spécifique, ses variétés les plus intéressantes.
La lecon dégagée du simple rapprochement de ces éléments sera
= 7 —
complète si elle est mise en relief par des notices concises et de
facile compréhension. Ces formes essentiellement intuitives de
l'enseignement répondent fort bien aux exigences d'un programme
comme le nôtre ; elles n'entraînent aucune de ces complications
matérielles qui rendent si souvent impraticables les plus sédui-
santes théories, et nous nous proposons d'en poursuivre graduelle-
ment l'application aux collections d'exposition.
Il serait impossible, sans dépasser les limites de cette notice,
d'entrer dans toutes les considérations que comporte un tel sujet.
Celles qui viennent d'être résumées indiquent suffisamment dans
quel esprit mon collaborateur, M. le D)' SCHOUTEDEN, et moi nous
envisageons la question de l'aménagement des salles publiques.
Dans les salles privées la conception est toute différente :
celles-ci constituent le domaine de l'étude. Toutes les collections
viennent s'y concentrer pour être examinées, déterminées et répar-
ties selon la destination qu'on leur assigne : les unes vont, s'il y a
lieu, prendre place dans les vitrines d'exposition comme éléments
de vulgarisation ; les autres, en plus grand nombre, restent défini-
tivement conservées dans les locaux inaccessibles au grand public,
comme documents scientihiques. [l est bien entendu que tous les
spécimens exposés n'en continuent pas moins, en principe, à faire
partie de ce dernier groupe dont ils sont considérés comme sim-
plement détachés et où ils restent représentés par leur fiche.
L'aménagement des salles privées doit répondre à des exigences
bien déterminées : il ne s’agit plus ici de donner à des visiteurs
facilement distraits ou indifférents une vue d'ensemble attrayante
de la faune congolaise, mais de fournir une documentation précise
aux recherches des spécialistes. Il faudra donc que les collections
soient facilement accessibles à ceux-ci, qu'elles soient maniables
et bien classées, et enfin, pour présenter une réelle valeur scienti-
fique, qu’elles soient aussi largement développées, aussi riches que
possible.
Nos efforts tendent à la réalisation de ces desiderata. Un mobi-
lier spécial, qui sera achevé dans quelques semaines, a été étudié
dans ce but. On a voulu que la partie privée du Musée, qui pour
beaucoup paraîtra la plus importante, fût traitée avec la même
PROS
ampleur et avec le même souci du détail que la partie publique.
Des armoires en chêne, simples, pratiques, confortables et munies
d'un agencement intérieur variant pour chaque catégorie d'objets
assureront la conservation des collections et en rendront le manie-
ment facile et agréable.
Tous les matériaux, sauf ceux qui sont exposés, seront groupés
dans ces meubles. Le système qui consiste à accumuler dans les
salles publiques une profusion d'objets de même nature, soit visi-
blement, soit en les dissimulant dans des tiroirs ou des fonds de
vitrines, nous paraît défectueux : le visiteur ordinaire ne les voit
pas ou ne s'y intéresse pas, et quand un initié veut les examiner, il
faut commencer par les faire transporter dans un autre local. Nous
avons jugé beaucoup plus rationnel et plus pratique de condenser
toutes les collections dans les salles mêmes où elles doivent être
consultées par les spécialistes.
Elles y sont distribuées d'après un ordre systématique calqué sur
celui de la classification, de telle manière qu'il existe une corréla-
tion étroite entre la disposition matérielle des objets et leur cata-
logue. Celui-ci, établi sur fiches, sera compris comme un moyen
de simplifier la tâche de ceux qui auront à s’en servir ;1l constituera
un premier travail de synthèse supprimant toute recherche fasti-
dieuse et permettant à chacun de grouper rapidement les éléments
qu'il jugera nécessaires à ses travaux.
Comme complément à ces dispositions, les salles d'étude seront
pourvues des instruments, des publications et livres de fond, et de
tous les accessoires indispensables aux recherches.
Cette organisation présente beaucoup d’analogie avec celle des
grands Musées étrangers, tel le British Museum. Elle repose sur
cette idée fort juste, que les richesses scientifiques d’un Musée ne
peuvent être considérées comme une propriété réservée à un
nombre limité de privilégiés, mais qu'elles doivent constituer un
domaine ouvert à tous les chercheurs du monde savant. Il s'en-
suit qu'il faut les aménager à cette fin et que les établissements où
cette préoccupation n’existerait pas ou deviendrait trop accessoire,
fussent-ils admirables au point de vue exposition et vulgarisation,
n'en testeraient pas moins inférieurs et incomplets au point de vue
de la Science. |
Nos collections d'histoire naturelle sont en pleine période de
formation. Celles qui se trouvent actuellement réunies à Tervueren
ont certes déjà une certaine importance; mais en bien des points
elles présentent des lacunes qu'on s'efforce de combler. C'est ainsi
qu'en dehors des Insectes, les Invertébrés y sont à peine repré-
sentés et que le service géologique, appelé sans conteste à prendre
un développement considérable, reste insufhsamment documenté.
D'une facon générale, le fonds de matériaux d'étude existant a
besoin d’être augmenté et alimenté sans cesse par de nouveaux
apports, même en ce qui concerne les formes déjà représentées.
C'est là chose indispensable si l’on veut assurer l'existence nor-
male du Musée et maintenir celui-ci à la hauteur d'une institution
scientifique sérieuse.
Cette préoccupation — nous l'avons dit au début de cette notice
— figure en premier rang au programme de la Section des Sciences
naturelles. Les moyens mis en œuvre pour développer activement
les collections sont, d’une part, comme partout, l’achat de pièces
rares ou de séries particulièrement intéressantes et l'échange judi-
cieux des doubles, mais ils consistent avant tout, pour nous, dans
l'organisation méthodique de la récolte sur place. Le Gouverne-
ment, sans le concours duquel nos efforts resteraient condamnés à
la stérilité, fait de grands sacrifices pour augmenter les richesses
du Musée soit en mettant largement à la disposition de celui-ci les
ressources nécessaires aux acquisitions, aux envois de matériel en
Afrique et à l’enseignement pratique donné à ceux qui se rendent
au Congo, soit en encourageant l'initiative privée, soit enfin en
organisant à ses frais d'importantes et coûteuses missions scienti-
fiques : plusieurs missions de l'espèce sillonnent actuellement le
Congo, et d'autres sont en préparation.
En dehors de cette action officielle directe, 1l est fait appel à
l'intervention généreuse des particuliers. Afin de diriger les
recherches et de les rendre fécondes, des instructions relatives à
la préparation, à la conservation et à l'envoi des collections, sont
en voie d'élaboration et seront remises à quiconque manifestera
l'intention de s'occuper des récoltes. Ces guides feront, en outre,
partie de la bibliothèque de tous les postes de la Colonie. Entre-
temps le personnel de la Section se met à la disposition de tous
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ceux qui se montrent désireux de nous prêter leur concours et il
leur fournit, avant leur départ d'Europe, toutes les indications
propres à fixer leurs bonnes intentions et à les empêcher de
s'égarer dans des voies improductives. Des leçons pratiques de
taxidermie sont notamment données aux personnes que sollicite
spécialement la préparation des dépouilles animales. Enfin des
caisses contenant le matériel et les produits nécessaires aux
diverses récoltes sont confiées, à notre demande, au voyageur,
agent libre, fonctionnaire, médecin ou missionnaire qui nous paraît
à même d'en tirer un parti avantageux et s engage à réserver au
Musée le produit de ses recherches.
Pour que ces mesures aboutissent à des résultats en rapport avec
les sacrifices qu'elles représentent, il est indispensable qu'elles
rencontrent beaucoup de sympathie agissante. Il est donc de la
plus grande importance, pour l'avenir du Musée, de créer parmi
les personnes qui se rendent au Congo un courant d'intérêt vers
cette belle œuvre, et de développer chez elles le goût des
recherches scientifiques.
Il faut bien l'avouer, la plupart de nos compatriotes, aux pre-
miers temps de notre installation en Afrique, n'étaient pas
entraînés à ce genre de recherches. Ils n’en saisissaient qu'impar-
faitement l'utilité et en appréciaient fort peu le côté agréable. Il
n'en pouvait être autrement d’ailleurs pour des hommes restés
jusqu'alors un peu trop confinés dans les limites étroites de leur
pays. En dehors donc de leur laborieuse tâche quotidienne, con-
sciencieusement accomplie, ils ne portaient généralement pas
autour d'eux, sur les formes de la vie, sur les beautés et les nou-
veautés d’une nature merveilleuse cette curiosité sans cesse en
éveil, cet esprit d'observation si caractéristiques des races afhnées
par des habitudes cosmopolites ou par une longue pratique colo-
niale.
Cette mentalité s'est heureusement modifiée. Les idées ont
évolué avec le temps et se sont élargies pour s'adapter aux néces-
sités d’une situation complexe dans un milieu nouveau. En ce qui
concerne le développement des connaissances scientifiques rela-
tives au Congo, les bonnes volontés se montrent plus actives et
mieux éclairées. Une propagande bien comprise, le succès du
Musée de Tervueren, l'accueil reconnaissant réservé aux envois les
plus modestes qui lui sont faits, et la certitude pour ceux qui les
font de voir leurs efforts appréciés et récompensés, l'exemple aussi
des étrangers opérant sur notre propre territoire colonial ont con-
tribué à éveiller ces dispositions bienveillantes et continueront à
les entretenir. Les particuliers se rendant en Afrique dans un but
de pur agrément cherchent maintenant à rehausser le caractère de
ces excursions sportives en les rendant utiles à la science, et nombre
de pièces zoologiques de grande valeur sont venues déjà, grâce à
ces généreux donateurs, enrichir lés salles du Musée. Quant à ceux
que leur carrière appelle dans notre colonie, ils commencent, de
plus en plus nombreux, à vouloir s'initier à la pratique de la
récolte des collections. Cette émulation ne peut manquer, si elle
est bien secondée et bien dirigée, d’être féconde en résultats.
Nous ne saurions trop engager nos compatriotes et tous ceux que
leur destinée amène au Congo à entrer dans cette voie. Tout ce
qu'ils pourront recueillir sera reçu au Musée avec gratitude. Certes
nous n'ignorons pas à quel point leur existence est laborieuse et
parfois pénible, mais nous savons aussi combien on peut en alléger
le fardeau en s’attachant, dans ses moments perdus, à une occupa-
tion attrayante. La monotonie de la vie africaine amène fatalement
le besoin de dérivatifs et le meilleur de tous, — nous parlons
d'expérience personnelle, — est d'observer la nature, d'en noter
les diverses manifestations et de recueillir les documents matériels
qui s’y rattachent. Chacun, selon ses préférences particulières et
dans la mesure de ses moyens, peut ainsi rendre ses loisirs
agréables, intéressants et fructueux. Il n'existe pas de distraction
plus saine, à laquelle on s’adonne avec plus de plaisir dès qu'on l’a
connue, et qui soit mieux à même d’écarter ce danger d’enlisement
en des habitudes déprimantes qui semble particulièrement inhérent
à la vie coloniale. Ceux qui suivront notre conseil, si modeste que
soit leur effort, éprouveront en outre cette satisfaction supérieure
d'avoir collaboré à une œuvre dont l'utilité n’est certes plus à
démontrer.
Tervueren, le 1° mars 1011.
L'ÉTAT PRÉSENT DE NOS CONNAISSANCES
SUR
PAR ON EMICEMReNIOPOCHOIUNS
DU BASSIN DU CONGO
PAR
G. A. BOULENGER
Dix ans se sont écoulés depuis la publication, par l'État Indé-
pendant du Congo, de l'ouvrage Zes Poissons du Bassin du
Congo, dans lequel se trouve résumé l'état de nos connaissances sur
une faune qui, peu d'années auparavant, était à peu près inconnue.
Dans la préface à cet ouvrage, j'exprimais l'espoir qu'il puisse
servir de point de départ à des études plus approfondies, non
seulement sur la distinction des espèces, base de toutes recherches,
mais aussi sur leur distribution, leurs mœurs et leur développement.
Sur ces deux derniers sujets, je regrette de constater que rien n'a
été fait encore; par contre, la systématique n'a pas été négligée,
et de nombreuses descriptions d'espèces nouvelles, par M. le
D' PELLEGRIN, du Muséum de Paris, et par moi, sont venues grossir
la liste, déjà considérable, des Poissons connus de ce vaste bassin.
C'est sur ces additions à la systématique et à la zoogéographie que
je viens offrir un rapport décennal.
Tout d’abord une liste des publications, par ordre chrono-
logique, à laquelle je renvoie, par des numéros entre parenthèses,
— 13 —
dans l’énumération qui suivra des espèces non comprises dans
Les Poissons du Bassin du Congo.
I. PELLEGRIN, J., Description d'un Poisson nouveau de l’'Oubangui,
appartenant au genre Basilius. (Bull. Mus. Paris, VIT, 1911, pp. 250-
251.)
. — Poissons nouveaux du Congo français. (7°. c., pp. 328-332.)
LS
3. BOULENGER, G. A., Additions à la Faune ichthyologique du Bassin du
Congo. (Ann. Mus. Congo, Zool., II, pp. 19-57, pl. VII-XVI,
1902.)
4. — Contributions to the Ichthyology of the Congo. I. On some new
Fishes from the French Congo. (Proc. Zoo!. Soc. London, 1902, I
pp. 110-112, pl. XXII-XXIV.)
. — Contributions to the Ichthyology of the Congo. II. On a collection
of Fishes from the Lindi River. (7°. c., pp. 265-271, pl. XXVIII-XXX.)
6. PELLEGRIN, J., Cichlidé nouveau du Congo français. (Bull. Mus. Paris,
VIII, 1902, p. 419.)
7. BOULENGER, G. A., On the Fishes collected by Mr. G. L. BATES in
Southern Cameroon. (Proc. Zool. Soc. London, 1903, I. pp. 21-20,
pi. I-V.)
. — Descriptions of new Freshwater Fishes from Southern Cameroon.
(Ann. and Mag. N. EH. [7], XIL, 1903, pp. 435-441.)
9. PELLEGRIN, J., Description de Cichlidés nouveaux de la collection du
Muséum. (Bull. Mus. Paris, IX, 1903, pp. 120-125.)
,
Ut
c
10. — Poissons récoltés dans l'Ouellé par la Mission DU BOURG DE
Bozas. (T. c., pp. 327-328.)
11. — Cyprinodontidés nouveaux du Congo et de l'Oubangui. (Of. cit., X,
1904, PP. 221-224.)
12 — Mormyridés nouveaux de la collection du Muséum. (7°. c., pp. 438-
442.)
13. BOULENGER, G. A., On a small collection of Fishes from the Kasai
River (Congo). (Aux. and Mag. N. Æ. [7], XVI, 1905, pp. 640-
642.)
14. — On a collection of Fishes from Lake Bangwelo. (7°. c., pp. 642-647.)
15. — On new Fishes from the Kwango River (Congo System), collected
by Dr. W. J. ANSORGE. (Of. cit., XVII, 1906, pp. 110-r12.)
16. — Fourth Contribution to the Ichthyology of Lake Tanganyika. —
Report on the Collection of Fishes made by Dr. W. A. CUNNINGTON
during the third Tanganyika Expedition, 1904-1905. (7rans. Zool.
Soc., XVII, 1906, pp. 537-600, pl. XXX-XLI.)
17. PELLEGRIN, J., Characinidés nouveaux du Congo. (Bull. Mus. Paris,
XII, 1906, pp. 366-3609.)
18. BOULENGER, G. A. Descriptions of three new Freshwater Fishes dis-
covered by Mr. G. L. BATES in South Cameroon. (An. and Mag.
N. A. [7], XX, 1907, pp: 50-52)
19. — Descriptions of two new African species of Barbus.(T.c.pp. 336-337.)
20. — Descriptions of three new Freshwater FFishes discovered by
Mr. G. L. BATES in South Cameroon. (7°. c., pp. 485-487.)
21. — Descriptions op three new Fishes from Central Africa. (7° c.
pp. 487-480.)
22. — Description of a new Silurid Fish of the genus Syzodontis from
South Cameroon. (Op. cit. [8], II, 1908, pp. 30-31.)
. — Catalogue of the Freshwater Fishes of Africa in the British Museum
(Natural History). Vol. I. Londres, 1900.
24. — Descriptions of new Freshwater Fishes discovered by Mr.G.L.BATES
in South Cameroon. (Az. and Mag. N. 4.18], IV, 1909, pp. 186-188.)
25. — Catalogue des Poissons du Congo du Musée d'histoire naturelle
de Luxembourg. — Faune du Sankuru à Kondué (Collection
Ed. LuyA.) Luxembourg, 1909.
26. — Poisson Cyprinodonte nouveau du Bas-Congo. (Publ. Soc. Nat.
Luxemb., 1910.)
27. — Catalogue ofthe Fresh-water Fishes of Africa in the British Museum
(Natural History). Vol. II. Londres, ro11.
Au point de vue de la distribution géographique, notons que le
fleuve du Congo lui-même a donné peu de chose (3, 6, 9, 11);
par contre ses affluents, encore peu connus, comme le Kasat (12,
14, 24, 25), l'Alima, la Sanga, la Lukula (4, 9, 12, 17), l'Ubangi
(1, 3, 10, 11), l'Aruwimi (21, 27), ont fourni un assez fort contin-
gent de formes nouvelles. Citons surtout la collection, assez
considérable, recueillie dans le Haut-Ubangi par M. le capitaine
Rovyaux. La rivière Ja ou Dja, affluent de la Sanga au Sud-Came-
roun, a été explorée avec beaucoup de soin par M. G. EL: BATES,
et les collections qu'il a envoyées à diverses reprises au British
Museum m'ont permis d'ajouter un nombre très considérable
d'espèces, dont beaucoup nouvelles pour la science, à la faune du
bassin du Congo (7, 8, 18, 19, 20, 21, 24). On reste toujours sans
documents sur les rivières du Katanga, mais le lac Bangwelo,
encore inconnu au point de vue ichthyologique il y a six ans, a
fourni une belle collection grâce à M. MErraxp et à feu le KR. P.
FouLox (14). Enfin la dernière collection faite au Tanganika par
M. CUNNINGTON (16) a porté à 115 le nombre d'espèces connues
de ce vaste lac, dont la faune diffère à tant d’égards de celle du
Congo.
Comme celle du lac Moero, la faune du Bangwelo établit un
trait d'union entre le Congo et le Zambèze, tandis qu'au nord
l'exploration de la Dja a ajouté à la faune du Congo bon nombre
d'espèces qui n'étaient connues que du versant ouest du Cameroun
et du Gabon.
Énumérons maintenant, par ordre systématique, les additions
à faire à la faune des Poissons du Congo. Un *
nouveaux pour cette faune.
indique les genres
POLYPTERIDÆ.
Une espèce est à ajouter au groupe remarquable des Crossopté-
Tygiens :
Polypterus ornatipinnis, BILGR., 1902 (3). — Haut-Congo et
Kasaiï.
LEPIDOSIRENIDÆ.
Comme je le prévoyais, le Protoptère des bords du Tanganika
diffère spécifiquement de Protopterus Dolloi. Il doit être inscrit
sous le nom de :
Protopterus æthiopicus, HECKk., 1851 (16), espèce qui remonte
au nord jusqu'au Nil.
MORMYRIDÆ.
Mormyrops Batesianus, BLGR., 1909 (24). — Dja.
Marcusentus sphecodes, SAUV., 1878 (4). — Lukula.
» Weeksii, BLGR., 1902 (3). — Haut-Congo.
» turifrons, BLGR., 1902 (3). — Ubangïi.
» 17aCT0pS, BLGR., 1909 (23). — Haut-Congo.
Gnathonemus. Lambourti, PELLEGR., 1904 (10). — Alima.
te
Gnathonemus Friteli, PELLEGR., 1904 (12). — Alima.
> 1b1s, BLGR., 1902 (3). — Ubangi.
Mormyrus bambanus, BLGr., 1909 (24). — Dja.
» Bozast, PELLEGR., 1904 (12). — Uellé.
CLUPEIDÆ.
Pellonula miodon, BLGR., 1906 (15). — Tanganika.
» obtustrostris, BLGR., 1909 (23). — Aruwimi.
* Microthrissa Royauxt, BLGr., 1902 (3). — Ubangi.
PHRACTOLAMIDÆ.
L'unique représentant de cette famille, découvert dans le Bas-
Niger, a été retrouvé à Monsembé par M. WEEKs.
* Phractolæmus Ansorgii, BLGR., 1901 (3). — Haut-Congo.
KNERIIDÆ.
Petite famille représentée par deux genres et quatre espèces de
l'Afrique orientale et d'Angola.
* XKnerta cameronensis, BLGR., 1909 (23). — Dja.
» 1909 } ]
CHARACINIDÆ.
Alestes Kingsleyæ, GTHR., 1896 (25). — Kasai.
» opisthotænia, BLGR., 1903 (7). — Dja.
» rhodopleura, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
Micralestes acutidens, PETERS, 1852 (3). — Ubangi, Aruwimi.
» Stormst, BLGR., 1902 (5). — Lindi.
Petersius Brumpti, PELLEGR., 1906 (17). — Uellé
» pulcher, BLGR., 1909 (23). — Dja, Kasaï.
» 11aj07, BLGR., 1903 (7). — Dja.
» Woosnami, BLGR., 1907 (21). — Aruwimi.
* Champsoborus Pellegrini, BLGr., 1909 (24). — Dja, Ubangt.
Neolebias unifasciatus, STDR., 1894 (23). — Dia.
Nannocharax parvus, PELLEGR., 1906 (17). — Ubangi.
» tntermedius, BLGR., 1903 (7). — Dja.
» ocellicauda, BiGr., 1907 (20). — Dja.
» tænta, BLGR., 1902 (3). — Ubangi.
Len
CYPRINIDÆ.
ombre des espèces de Cyprinides du bassin du Congo était
relativement peu élevé (24) en 1901. Il est maintenant presque
doublé, mais le petit nombre de Barbus (17 espèces sur près
de 200
en Afrique) n'en reste pas moins surprenant, Angola seul
en possédant tout autant.
Labeo altivelrs, Peters, 1852 (14). — Bangwelo.
» Weecksu, BLGr., 1909 (23). — Haut-Congo.
» cylindricus, PETERS, 1852 (16). — Tanganika.
» Greenti, BLGR., 1902 (3). — Haut-Congo, Lindi.
>»
>»
>»
Lukulæ, BiGr., 1902 (4). — Lukula.
annectens, BLGR., 1903 (7). — Dja.
parvus, BLGR., 1902 (3). — Ubangi, Lindi, Aruwimi.
Varicorhinus (— Capoëta) Ansorgii, BLGR., 1906 (15). —
Kwango.
Barbus caudovittatus, BirGr., 1902 (3). — Ubangi.
>»
»
ntolepis, BLGR., 1902 (3). — Ubangi.
Guirali, THoMIN., 1886 (27). — Dja.
» banguelensis, BLGR., 1905 (14). — Bangwelo.
» lummeralis, BLGR., 1902 (3). — Ubangt.
» camptacanthus, BLKR., 1863 (27). — Dja.
» Prazzæ, PELLEGR., 1902 (2). — Sanga.
» aspilus, BLGR., 1907 (19). — Dja.
» 7æ, BLGR., 1903 (8). — Dja.
Barilius longrrostris, BLGr., 1902 (3). — Ubangri.
» Lujæ, BLGRr., 1909 (25). — Kasai.
» ubangensis, PELLEGR., 1901 (1). — Ubangi, Dja.
* ÆEngraulicypris minutus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
SILURIDÆ.
Plus que toute autre, la famille des Silurides s’est enrichie de
nombreuses découvertes, car non seulement le nombre des espèces
est presque doublé, mais 14 genres sont à ajouter, parmi lesquels
il en est de fort remarquables.
Clar
tas Mellandi, Brer., 1905 (14). — Bangwelo.
roi
Clarias platycephalus, BrGr., 1902 (3). — Haut-Congo.
» jaensiS, BLGR., 1911 (27). — Dja.
» submarginatus, PETERS, 1882 (27). — Dja.
» Durnerilii, STDR., 1866 (15). — Kwango.
» Walkeri, GrHR., 1896 (27). — Dja.
» pachynema, BLGR., 1903 (8). — Dja.
» amplexicauda, BLGR., 1902 (3). — Ubangi.
» _ ÆFoulont, BLGR., 1905 (14). — Bangwelo.
* Allabenchelys brevior, B1&Gr., 1903 (8). — Dja.
» longicauda, BLGR., 1902 (4). — Dja.
* Donotopterus Cunningtont, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
Eutropius banguelensis, BiGR., 1911 (27). — Bangwelo.
» mentalis, BLGR., 1901 (27). — Dja.
Parailia longifilis, BLGr., 1902 (3). — Ubangi, Kasaï.
* Bagrus ubangensis, BLGR., 1902 (3). — Ubangi.
Chrysichthys sianenna, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
» Duttont, BLGR., 1905 (13). — Kasaï.
» Inabust, BLGR., 1905 (14). — Bangwelo.
» ornatus, BLGR., 1902 (3). — Haut-Congo, Ubanaï,
Kasaï.
* Phyllonemus typus, BiGRr., 1906 (16). — Tanganika.
* Leptoglanis xenognathus, BiGR., 1902 (3). — Ubangi.
* Asmphilius brevis, BLGR., 1902 (5). — Lindi.
» angustifrons, BLGR., 1902 (3). — Ubangi.
* Parauchenoglantis guttatus, LONNB., 1895 (27). — Dja.
Auchenoglantis altipinnis, BLGR., 1911 (27). — Dja.
» Ballayi, Sauv., 1878 (27). — Dia.
» ubangenstis, BLGR., 1902 (3). — Ubangi.
» punctatus, B1GR., 1902 (3). — Ubangïi.
Synodontis nigromaculatus, BLGR., 1905 (14). — Bangwelo.
» mmelanostictus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
» multimaculatus, BLGR., 1902 (3). — Ubangi.
» pardalis, BiGR., 1908 (22). — Dja.
» longirostris, BLGR., 1902 (3). — Ubangi.
» Patesii, BLGR., 1907 (18). — Dja.
» Syiti, BLGR., 1902 (3). — Ubangi.
* Microsynodontis Bates, BLGR., 1903 (7). — Dja.
— 9 —
Chiloglanis Batesiri, BLiGr., 1904 (27). — Dja.
Euchilichthys Royauxt, BLGR., 1902 (3). — Ubangi, Dija.
Atopochilus macrocephalus, BrGR., 1906 (15). — Kwango.
Doumea typica, SAUV., 1878 (27). — Dja.
Phractura lindica, BLiGr., 1902 (5). — Lindi.
» intermedia, BLGR., 1911 (27). — Dia.
Paraphractura tenuicauda, B1GRr., 1902 (3). — Ubangi.
Trachyglantis minutus, BLGRr., 1902 (3). — Ubangi.
Belonoglanis tenuis, BLGR., 1902 (3). — Ubangi.
CYPRINODONTIDÆ.
Fundulus Loennbergit, BLGR., 1903 (8). — Dja.
ÆHaplochilus Chevalieri, PELLEGR., 1904 (11). — Haut-Congo.
» Decorsii, PELLEGR., 1904 (11). — Ubangi.
» carneronensts, BLGR., 1903 (8). — Dja.
» Ferranti, BLGR., 1910 (26). — Kasai.
» purnilus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
ANABANTIDÆ.
Anabas multispinis, PETERS, 1846 (14). — Bangwelo.
» Pellegrini, BLGR., 1902 (3). — Ubanagïi.
» oxyrhynchus, BLGR., 1902 (3). — Ubanai.
SERRANIDÆ.
Lates angustifrons, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
CICHLIDÆ.
C'est surtout du Tanganika que provient l'accroissement notable
des espèces, dont ce grand lac produit une si étonnante variété.
Lamprologus brevianalis, BLGr., 1906 (16). — Tanganika.
» Cunningtont, BLGr., 1906 (16). — Tanganika.
» inondabu, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
» mrultifasciatus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
» callipterus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
ON —
Lamprologus reticulatus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
»
»
calliurus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
Mocquardi, PELLEGR., 1903 (11). — Congo.
Paratilapia frontosa, BiGr., 1906 (16). — Tanganika.
»
Toddi, BLGr., 1905 (13). — Kasai.
robusta, GNR., 1804 (14). — Bangwelo.
Mellandi, BLGr., 1905 (14). — Bangwelo.
dorsalis, PELLEGR., 1902 (6). — Haut-Congo.
PBathybates minor, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
Haplotaxodon microlepis, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
Pelmatochromis longirostris, BLGR., 1903 (7). — Dja.
» polylepis, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
» melanostigma, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
» pleurospilus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
» rhodostisma, BLGR., 1900 (16). — Tanganika.
» auritus, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
Trematocara nigrifrons, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
Chilochi
Tilapra
omis Duponti, BLGR., 1902 (4). — Lukula.
latifrons, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
Stormsi, BLGR., 1902 (5). — Lindi.
Fouloni, BLGRr., 1905 (14). — Bangwelo.
» Boulengeri, PELLEGR., 1903 (9). — Haut-Congo.
» crassa, PELLEGR., 1903 (9). — Alima.
Cunningtonia longiventralis, BrGR., 1906 (16). — Tanganika.
GOBIIDÆ.
Eleotris africanus, STDR., 1880. — Bas-Congo.
»
kribensis, BLGR., 1907 (18). — Dja.
MASTACEMBELIDÆ.
Mastacembelus signatus, BLGR., 1905 (14). — Bangwelo.
» Cunningtont, BLGR., 1906 (16). — Tanganika.
» Loennbergii, BLGR., 1898. — Dja.
» goro, BLGR., 1902 (3). — Ubangi.
» flavomarginatus, BLGR., 1898. — Dja.
TETRODONTIDÆ.
À l'époque de la publication des Poissons du Congo, on ne
connaissait qu'une seule espèce (7e/rodon mbu) de ce groupe, peu
répandu dans les eaux douces. CAonerinus africanus est intéressant
comme seconde espèce d’un genre qu'on croyait confiné aux eaux
douces de Sumatra et de Bornéo.
Tetrodon mmiurus, BLGR., 1902 (3). — Ubangi, Kasai.
* Chonerhinus africanus, BLGR., 1909 (25). — Kasai.
*
*X *
Il résulte de cette liste que le nombre des espèces de Poissons
connues des eaux douces du bassin du Congo s’est accru de 147 en
dix ans. Ajoutées aux 320 espèces décrites dans mon ouvrage paru
en 1901, nous avons donc aujourd'hui 467 espèces pour ce bassin,
chiffre fort élevé si on le compare à ceux des bassins du Nil
(195 espèces) et du Zambèze (104 espèces), déjà mieux explorés.
N'OSE
SUR LES
DBANVPDESNDUNCONCOMErCE
DES MUSÉES DE BRUXELLES ET DE TERVUEREN
PAR
J. R. M. SURCOUF
Chef des travaux de zoologie du Laboratoire colonial
du Muséum d'Histoire naturelle de Paris.
En 1907, la Direction du Musée royal d'Histoire naturelle de
Bruxelles à bien voulu communiquer au Laboratoire colonial du
Muséum de Paris ses Tabanides provenant du Congo belge.
L'étude de ces insectes confirma ce que nous connaissions de
leur répartition géographique et nous a permis de comparer un
certain nombre des types de Van DER Wurp à ceux de MACOUART,
BiGor et WALKER.
Les espèces représentées dans ce premier envoi furent les sui-
vantes :
1. Zabanus rufipes ® PALISOT DE BEAUVOIS, nec MACQUART.
2. Tabanus croceus 9 SURCOUF.
3. Tabanus biguttatus ® WIEDEMANN.
4. Tabanus pluto Q WALKER.
5. Zabanus canus KARSCH.
— T°. multibunctatus V AN DER WULP.
6. Tabanus Billingtoni NEWSTEAD.
— T°. shlendidissimus RICARDO (in litteris).
7. T'abanus irroralus SURCOUF.
8. Tabanus latipes Q MACOUART.
0. Zabanus fascialus FABRICIUS.
10. Zabanus tœniola ® PALISOT DE BEAUVOIS
— Tabanus subelongatus MACOUART
— T°. dorsivitta WALKER.
— T°. longiludinalis Low.
— T. virgatus AUSTEN.
— T°. guineensis WNIEDEMANN.
11. T'abanus quadriguttatus Q RICARDO.
12. Zabanus dilwniatus MACOUART.
T°. bibunctatus VAN DER WUüLP.
13. Z'abanus par WALKER.
14. Z'abanus rujihpes 5 MACOUART.
15. Z'abanus thoracinus PALISOT DE BEAUVOIS
16. Tabanus combustus © BIGOT.
17. J'abanus testaceiventris Q MACQOUART.
18. Z'abanus secedens WALKER.
— T°. gabonensis MACQUART.
19. Z'abanus disjunctus Q RICARDO.
20. Tabanus bovinus var. temperatus S WALKER.
21. Tabanus ianthinus SURCOUF.
22. Tabanus Severini SURCOUF.
La description de Zabanus par ©, de 7ubanus 1anthinus et de
Tabanus Severtinr parut, ia première dans le Bulletin du Muséum
d'Histoire naturelle (Paris), n° 3, 1907, page 212, les deux sui-
vantes dans le n° 4 du même Pw/letin, page 258. Nous les repro-
duisons 101 :
Tabanus par S Waiker (7° rufipes MAcOuART).
BIBLIOGRAPHIE : Pulletin du Muséuin de Paris, 1907, n° 3, page 212.
Cette espèce, dont la femelle seule était connue, est représentée
par deux spécimens mâles.
L'un d'eux a été pris par M. TsCHOFFEN à Boma. Un second
exemplaire, très usé, a été recueilli par M. WAELBROECK à Kin-
chassa en 1899.
Longueur, 10 millimètres; tête beaucoup plus grosse que le thorax, com-
posée d’yeux confluents, glabres. Ces yeux se divisent en deux zones de
— 24 —
cornéules; la zone des plus grosses, de couleur brun rouge, comprend toute
la partie médiane et supérieure de l'œil; la zone des petites cornéules de
couleur foncée se sépare nettement de la première à hauteur du sommet du
triangle frontal et se dirige horizontalement presque jusqu'au bord où elle se
relève pour entourer la première zone d’un anneau d'autant plus étroit qu'il
se rapproche du vertex. Triangle frontal testacé, antennes rousses, joues et
barbe jaunâtres, palpes renflés, oblongs, jaune clair, à quelques poils
brunâtres épars. Pièces buccales testacées. Thorax brunâtre hérissé d’une
pubescence et d’une tomentosité jaune un peu verdâtre, flancs à poils
jaunâtres, poitrine à tomentosité cendrée. Scutellum brunâtre à tomentosité
jaune.
Abdomen jaune à pubescence jaune et quelques poils noirs épars, derniers
segments abdominaux légèrement rembrunis; ventre jaune clair à courte
pubescence jaune. Pattes jaunes en entier à pubescence jaune. Ailes hyalines,
bord costal et stigma jaunes, nervures jaunes, pas d’appendice à la troisième
nervure longitudinale qui fait un angle obtus.
Balancier jaune pâle à disque un peu globuleux.
Tabanus ianthinus © Surcouf (7°: rufocanus Q Ricardo 1. 1.).
BIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle de Paris 1G07,n"4,p 258.
Type © dans la collection du Museum de Bruxelles provenant
du Haut-Congo.
Le cotype, dans la collection du British Museum, provient de
Léopoldville et a été communiqué par l'École de médecine tropi-
cale de Liverpool (février 1904, 267).
Espèce brun rougeâtre à tomentosité gris bleu sur le thorax et l'abdomen,
bande frontale très étroite à callosité étroite et allongée, prolongée par une
ligne qui atteint le vertex. Antennes d’un rouge brillant. Pattes rougeûtres,
tibias antérieurs jaunâtres. Aïles hyalines, teintées de brun. Longueur
17 millimètres. Voisin de 7° Besti SURCOUF, auquel il ressemble par la forme
de la bande frontale, la callosité, la couleur des antennes, le thorax et
l'abdomen rougeûtres, la couleur caractéristique de la tomentosité, l'abdo-
men très large. Il se distingue de 7° rufipes P. B. par la couleur rouge
brillant des antennes et la forme de la callosité frontale.
Face couverte d’une tomentosité jaune brun assombrie par quelques poils
noirs au milieu, des poils brun jaunâtre sur les joues et les parties inférieures
de la face. Barbe noire. Palpes jaune rougeûtre à pubescence noire, minces,
légèrement dilatés à la base seulement. Antennes d’un rouge brillant, les
deux premiers articles à pubescence noire, le troisième article long et mince
à dent distincte. Bande frontale étroite, environ huit fois plus longue que
me Sie
large; callosité brun noisette, longue, étroite, n’atteignant pas les yeux,
prolongée par une ligne élargie qui s’amincit presque jusqu'au vertex.
Quelques poils noirs sur la bande frontale et le vertex, yeux glabres. Thorax,
scutellum et abdomen d'un brun rougeâtre mat, revêtu d’une tomentosité
grisâtre ou bleu grisâtre et d’une pubescence noire éparse ; thorax sans appa-
rence de bandes, envers de l’abdomen d’un rouge plus sombre avec une
tomentosité grise et une pubescence noire. Pectus et flancs rougeûtres à
poils noirs. Pattes d’un rouge brillant avec une pubescence noire qui leur
donne une apparence sombre, spécialement aux fémurs et aux tarses; tibias
antérieurs plus clairs, jaunâtres ou rougeâtres, mais avec une pubescence
entièrement noire. Ailes teintées de brun jaune au bord externe, marquées
de nervures brunes, stigma brun jaunâtre. Première cellule postérieure non
rétrécie. Balanciers bruns à disque jaunâtre.
Tabanus Severini © Surcouf.
RIBLIOGRAPHIE : /ulletin du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, 1907, n° 4, p. 259
Type : un exemplaire femelle : étiqueté Banana Boma (TscHor-
FEN, O1).
J'ai dédié cette espèce nouvelle du groupe de 7° variabilis à
M. SEvERIN, Conservateur au Musée royal d'Histoire naturelle de
Bruxelles.
Longueur, 13 millimètres.
Tête plus large que le thorax; veux bronzés, glabres ; bande frontale cinq
fois plus haute que large, à côtés légèrement divergents au vertex, de cou-
leur jaune brunâtre, portant à la partie inférieure une callosité rectangulaire
tangente aux yeux, d'un brun brillant et prolongée par une ligne étroite
légèrement dilatée, qui s'arrête au milieu de la hauteur de la bande. Epi-
stome jaune brunâtre, barbe et pubescence blanches. Antennes : premier
article tronqué obliquement, brun à épaisse pubescence noire, base brune;
deuxième article brun rougeatre, revêtu sur son bord apical de denses soies
noires; troisième article noir à tomentosité noire, rougeâtre à la base.
Palpes assez allongés, peu renflés, blancs à pubescence noire, courte et
régulière.
Thorax brun à quatre bandes de tomentosité blanchâtre, pubescence du
dessus concolore, flancs à poils noirs, pectus à tomentosité cendrée et poils
blancs.
Scutellum de la couleur du thorax. Abdomen brun portant un triangle
blanc sur les 3°, 4° et 5° segments; ces triangles ont leur base sur le bord
postérieur du segment et n’atteignent que la moitié de la hauteur des seg-
ments; deux facies blanchâtres latérales sur les 2°, 3° et 4° segments; les
1 —
deux derniers segments à pubescence noire; ventre rougeâtre à pubescence
noire éparse, le bord postérieur de chacun des segments blanchâtre.
Hanches antérieures brunâtres à tomentosité cendrée et pubescence
blanche, fémurs brun rougeâtre à pubescence noire, tibias testacés, plus
sombres à l’apex, à pubescence blanche dans la partie claire; tarses noirs à
pubescence sombre; fémurs médians et postérieurs brun rougeâtre à pubes-
cence noire; tibias rougeâtres à pubescence mélangée, tarses bruns à pubes-
cence concolore.
Ailes hyalines teintées de brun au bord costal et à la partie inférieure de
l'aile, stigma brunâtre; première cellule marginale postérieure fortement
rétrécie; balanciers bruns à disque jaune.
F 3
Dans une troisième note nous avons étudié d'autres Tabanides
provenant du Congo belge (Musée de Bruxelles et Musée du Congo
Belge à Tervueren) donnant la liste des espèces déterminées et la
description d'une nouvelle espèce, Zabanus Lematrei SURCOUF.
Les espèces représentées étaient les suivantes :
7"
Tabanus ruficrus Q PAL. BEAUV. — Tshumbiri, sur le Congo : Bords du
Bussira; Léopoldville et ses environs.
Tabanus Pluto 9 NAIKER. — Léopoldville, mai et juin 1809 (E. CLAVA-
REAU).
Tabanus canus Q KARSCH. — Ibembo (WAELBROECK); Bangala, 10 oc-
tobre 1905, entre 8 heures et o heures du soir (WAELBROECK); Kwa-
mouth, février 1906 (W ÆLBROECK)).
Tabanus Brucei Q RICARDO. — Katanga : du lac Moëro au lac Bengwelo
(Dr CHEVAL). Tanganvika (LEMAIRE).
Tabanus Billingtoni Q NEWSTEAD. — Bokutalaka, 8 novembre 1905, par
un temps chaud et orageux (WAELBROECK). Même lieu, à 8 heures du
soir, par un temps clair et chaud, dans un vol de milliers de micro-
lépidoptères.
Tabanus fasciatus © FABRICIUS. Ün seul exemplaire extrèémement voisin
du Zabanus niloticus Q AUSTEN. Il est à prévoir que ce dernier n'est
qu'une varièté du 7. fasciatus FAB.
Tabanus secedens WALKER (7. gabonensis Q MACQOUART). — Haut-
Congo près Issangi, de 7 heures à 8 heures du soir (WAELBROECK).
Bokatulaka, 8 novembre 1905, par un temps chaud et orageux (WAELr-
BROECK). Bangala, de 8 heures à o heures du soir, 10 octobre 1905.
Tchoa, octobre 1896 (CABRA). Léopoldville; Mayumbé (CABRA).
Sur le steamer Président Urban dans le Bussira, 13 octobre 1905
(WAELBROECKE).
Tabanus distinctus ® RICARDO. — Lupopela, portant l'étiquette : 7°. gabo-
nensis. — Congo (Musée de Tervueren, don de Le Marinel, 1898).
Tabanus socius Q WALKER. — Expédition LEMAIRE au lac Tanganyika
(Musée Tervueren).
Tabanus temperatus ® WALKER. — Musée Tervueren, don de LE MaARI-
NEL, 1808.
Tabanus Lemairei ® Surcouf.
RIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, 1907, n° 4, p. 259.
Type : un exemplaire femelle provenant du Katanga, recueilli
par la Mission LEMAIRE et appartenant au Musée royal d'Histoire
naturelle de Belgique.
Un second exemplaire femelle porte la mention WEyxs, Bas-
Congo (Musée de Tervueren).
Nous avons dédié à M. LEMAIRE ce nouveau 7abanus.
Il appartient au groupe de 7° {emperatus W AIKER et est très
voisin du 7! Martini ® Surcour (Bulletin du Muséum, n° 5,
p- 332, 1907).
Longueur, 18 millimètres.
Noirâtre avec une bande abdominale composée de triangles gris et de
chaque côté une bande ‘formée de taches grises, arrondies et non reliées
entre elles.
Tête grande, plus large que le thorax; yeux sans bandes colorées ; bande
frontale cinq fois aussi haute que large à la base, d’un brun jaunâtre ; portant
à la base une callosité brun noirâtre, étroite, allongée, prolongée par
une étroite ligne noirâtre, saïllante, s'étendant jusque vers le milieu de
la bande. Triangle frontal d’un blanc grisâtre. Joues ornées d’un poil blan-
châtre, partie postérieure de la tête peu velue. Antennes brunes, premier
article obliquement tronqué du dessus vers le dessous, couvert de poils
blancs; deuxième article court, glabrescent; troisième article de même
coloration que le précédent, portant une dent peu saillante mais nettement
visible. Palpes allongés, d’un gris brunâtre, portant quelques courts poils
nOITS.
Thorax noirâtre portant les traces de cinq bandes grises au bord
antérieur. Scutellum noir, recouvert d’une pollinosité grisâtre. Abdomen
brun noirâtre, portant sur le milieu de chaque segment, le premier com-
pris, un triangle de pollinosité grisätre, dont la base, à partir du deuxième
seoment, limite le bord de l’anneau et se relie aux taches latérales.
Lo Re
Celles-ci existent sur chaque segment sous la forme d’une tache blan-
châtre arrondie, occupant toute la hauteur du segment. Dessous du corps
grisâtre.
Pattes brunâtres recouvertes d’une tomentosité blanchâtre et d’une
pubescence de mème couleur, tarses d'un noir rougeâtre à pubescence
noire. Aïles rembrunies à nervures brunes, bord costal et stigma d’un brun
foncé
*
Enfin, en deux notes parues l'an dernier nous décrivions encore
quelques formes nouvelles :
Tabanus marmorosus Surcouf.
BIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, 1909, n°6, p. 351.
Nous avions déjà désigné cet insecte sous le nom 77 lfteris de
Tabanus marmoratus, mais il existait un /richelacera marmoratus
B1GoT qui doit être rapporté au genre 7abanus.
Le, type femelle provient de l'Afrique occidentale (L. Cox-
RADT, 1896) et fait partie de la Collection du Musée de Madrid.
Deux autres femelles, de la collection du Musée royal d'Histoire
naturelle, proviennent de Bena-Bendi, Sankuru(L. CLOETENS, 1895);
Congo (DELEVAL).
Grande espèce à aïles presque hyalines, très voisine du Zabanus quadri
guttatus RICARDO.
Tête plus large que le thorax, face rougeâtre pâle, entièrement recouverte
d'une pubescence jaunâtre mélangée de longs poils blancs sur les joues.
Palpes assez longs, cylindriques, brusquement terminés, de couleur noïrâtre
et à pubescence noire. Antennes noires à pubescence noire. Bande frontale
environ Cinq fois aussi longue que large à la base, de couleur brune, ornée
d’une callosité allongée, brun rougeûtre, qui est tangente aux yeux dans sa
partie la plus large et se continue par une ligne élevée jusqu'au vertex. Yeux
sans bandes colorées.
Thorax rouge brunâtre à courte pubescence noire, éparse, sans lignes
distinctes, pubescence des côtés mélangée de blanc, origine des ailes portant
des touffes de poils blancs.
Scutellum couvert d'une pubescence blanche.
Abdomen assez long et noir en général : premier segment complètement
blanchâtre; deuxième segment couvert d’une pubescence blanc d'argent,
portant à la partie supérieure une tache médiane triangulaire d’un brun
— 29 —
rougeâtre; les cinq suivants sont noirs à pubescence noire; les troisième,
quatrième et cinquième portent sur leur bord postérieur une tache médiane
blanche atteignant la hauteur du segment. Flancs des premier, deuxième et
quatrième segments marqués de blanc.
Ventre noir, le bord postérieur de tous les segments largement bordé de
blanc; une bande longitudinale médiane noire parcourt tout l’abdomen en
interrompant la bordure blanche et se compose de taches semi-circulaires
ayant leur base au bord antérieur de chaque segment.
Pattes brun noirâtre foncé, fémurs à pubescence blanche, tibias antérieurs
blanchâtres sur leur plus grande partie et ayant une pubescence blanche ;
les autres tibias et les tarses ont une pubescence foncée.
Ailes plus longues que l'abdomen, hyalines, brunes à la base et le long du
bord costal, portant une petite bande transverse brune à hauteur de l’extré-
mité apicale des cellules basilaires et une seconde bande à extrémité apicale
de la cellule discoïdale, apex claire. Balanciers bruns à tige sombre.
Tabanus irroratus © Surcouf.
BIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, 1909, n° 6, p. 355.
Cette espèce est très \oisine de 7abanus maculatissinus ©
MacouarT; le type provient de Lastourville (Congo) et a été
recueilli par M. VACHEL en 1905 (Collection du Muséum).
Bande et triangle frontaux entièrement marrons, callosité brune, quadran-
gulaire. Yeux sans bandes Premier article antennaire testacé. Les trois
derniers segments abdominaux à bord postérieur noir rougeâtre, bordé de
poils noirs. Ventre à derniers segments rougeâtres, ciliés de noirs. Ailes
à extrémité apicale noire.
Le reste comme chez Tabanus maculalissimus Q MACOUART.
Tabanus canescens © Surcouf.
BIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle, 1905, n° 6, p. 352.
Le type © a été pris dans le Chari, à Beira, par M. le
D' KERANDEL qui, par l'intermédiaire de l’Institut Pasteur, en
a fait don au Muséum. Un autre exemplaire, appartenant au Musée
du Congo et provenant du Congo belge, nous a été communiqué.
Longueur, 17 à 18 millimètres. Blanchâtre, offrant l'aspect général d'un
Tabanus canus KARSCH de petite taille. La tomentosité est d’un blanc
grisâtre et est moins dense que l’épaisse pubescence blanche et feutrée de
T. canus. En outre, les pattes sont discolores, les tarses des trois paires de
pattes et la moitié apicale de la première paire sont noirs.
Tabanus fasciatus var. nigripes Surcouf.
BIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle, 1909, n° 8, p. 537.
Cette variété (Musée du Congo belge et notre collection) se
distingue à première vue du type par la coloration noire des tibias
et des tarses.
Le petit groupe de 7. fascratus se décompose done comme suit :
Tibias antérieurs noirs à poils noirs, les autres tibias jaunâtres : 7° fascia-
fus FABR.
Tibias antérieurs brun sombre à poils dorés, les autres tibias jaunâtres,
var. z1lolicus AUSTEN.
Tibias et tarses noirs : var. 229ripes SURCOUF.
Toutes les pattes noires en entier : 7°. atripes V. DER W.
X
La mise au point d'un ouvrage d'ensemble Genera des Diptères
d'Europe, orné de 1,200 figures nouvelles et dessinées sous notre
direction par MY Louise GUYON, nous avait obligé à laisser s’accu-
muler de nombreux matériaux d'étude, de provenances bien
diverses; mais redevenu plus libre, nous avons tenu à achever
l'étude des insectes que le Musée du Congo belge, à Tervueren,
par l'intermédiaire de M. le I)' SCHOUTEDEN, conservateur de la
section entomologique, avait bien voulu nous confier. Nous y avons
trouvé un bon nombre d'espèces déjà connues et nous en donnons
ci-dessous la liste, puis deux espèces nouvelles dont l’une est
malheureusement trop usée pour être décrite. Nous dédions la
seconde à M. le Prof" GEpoELsr dont la science et l’amitié nous
furent toujours chères et profitables.
Espèces recueillies :
1 Zabanus marmorosus Q SURCOUF. — Coquilhatville à Mondombe,
10 février-1 mars 1908 (H. WILMIN).
2. Tabanus species nova indéterminable : Congo belge.
Tabanus ianthinus Q SURCOUF. — Kisantu (R. P. GOOSENS).
Tabanus croceus ® SURCOUF. — Benguella (D' WELLMAN).
Tabanus biguttatus ® (WIEDEMANN).— En aval de Kasongo, sur remor-
queur, le 20 juin 1909.
O1 ©
6. Tabanus Billingtoni Q NEWSTEAD. — Equateur (D' BOURGOIGNE).
7. Tabanus ruficrus Q PALISOT DE BEAUVOIS. - Katanga (WEYNS);
19.
Equateur (BOURGOIGNE).
. Tabanus secedens WALKER. — Equateur (D' BOURGOIGNE); sur le
fleuve en allant vers la Nouvelle-Anvers, 1° juin à 9 juillet 1909;
Coquilhatville à Mondombe, Equateur-Fschwapa, Lomami (WILMIN).
Tabalus jfasciatus FABRICIUS variété w29r7ipes SURCOUF portant les
mentions suivantes :
En aval de Mobeka, à bord, 11 juin 1900; Kebombo, sur la veran-
dah, 17 juin 1909 : en aval de Kasongo, sur le remorqueur, 23 juin 1909;
entre Ponthierville et Stanleyville, sur le wagon plat, 28 juin; dans le
chenal, à bord, 12 juillet 1909.
. Tabanus Severini ® SURCOUF. — Equateur (D' BOURGOIGNE).
. Tabanus tœniola Q PALISOT DE BEAUVOIS. — Basoko, 1 juin 19009.
. Tabanus atrimanus Q LœW. — Coquilhatville à Mondombe, ro février-
1 mars 1905 (H. WILMIN).
. Tabanus pluto Q WAIKER. — Benguella (D' WELMANN).
Tabanus par ® WALKER. — Lac Moero (D' CHEVAL).
Tabanus WellmanniQ AUSTEN. — Benguella (D' WELMANN).
. Tabanus socius Q WALKER. — Lomami, novembre-décembre 1905
(WILMIN).
Tabanus claripes ® RICARDO. — Katanga (WEYNS).
. Tabanus fuscomarginatus ® RICARDO. — De Coquilhatville à Mon-
dombe, 11 février-1* mars 1908 (WILMIN); Equateur-Tschwapa
(H. WILMIN); Lomami, novembre-décembre 1905 (H. WILMIN).
Tabanus fasciatus VFABRICIUS. — Coquilhatville à Mondombe,
10 février-1*" mars 1908 (H. WILMIN); Mayumbe (CABRA); Province
orientale (WEYNS).
Tabanus Brucei Q RiCARDO — Kisantu (R. P. GOOSSENS); lac Moero
(D: CHEVAL).
. Tabanus Gedoelsti n. sp. (voir plus loin). — Katanga (WEYNS).
Nous avons ajouté à cette collection des spécimens des espèces
suivantes :
Tabanus croceus ? SURCOUF.
Tabanus unimaculatus Q MACOUART.
Tabanus tœniola Q PALISOT DE BEAUVOIS.
Tabanus subangustus ® RICARDO.
Tabanus Laverani Q SURCOUF.
Tabanus par Q WALIKER.
Tabanus obscurehirtus Q RICARDO.
Tabanus quadrisignatus Q RICARDO.
Tabanus gratus Q Læw
Tabanus claripes Q RICARDO
Tabanus Besti O SURCOUF.
Tabanus africanus ® GRAY.
Tabanus latipes ? MACQOUART.
Tabanus Gedoelsti © sp. nov.
Deux spécimens, recueillis dans le Katanga par M. le com-
mandant WEYNSs.
Q® Longueur 16 millimètres.
Aspect d'un 7'abanus tœniola décoloré et rougeâtre. Tête plus large que le
thorax; yeux à cornéules égales et glabres ne paraissant pas ornés de bandes
ni de traits. Bande frontale large, de couleur roussâtre, portant à la base une
callosité quadrangulaire, châtain clair, prolongée par une ligne de mème
coloration à peine visible et très courte; triangle frontal jaune roussâtre,
recouvert chez les exemplaires très frais d’une pruinosité blanche; face de la
coloration de la bande, clypeus un peu rembruni, l’un et l’autre portant une
pubescence blanc jaunâtre.
Antennes jaune roussâtre, premier article terminé par une ligne droite,
second article portant une dent à son extrémité supérieure, troisième article
à saillie bien accentuée, partie apicale un peu rembrunie, quelques poils
brunâtres au sommet du premier article antennaire et au bord apical du
second. Palpes jaune pâle, dernier article renflé à la base, rapidement
aminci, terminé par une pointe obtuse, la pubescence blanche est mélangée
de quelques poils noirs au côté externe.
Thorax (dénudé) de couleur acajou montrant les traces de bandes grisâtres
assez indécises. Scutellum de même. Pectus gris cendré à poils blancs
mélangés de quelques-uns noirs. Abdomen allongé de forme un peu conique,
de sept segments visibles présentant le dessin de Zabanus tœniola PALISOT
DE BEAUVOIS, c'est-à-dire une large bande médiane jaune roussâtre et deux
bandes latérales plusclaires ; ces bandeslatérales prennent fin surle cinquième
segment; la bande médiane porte une bande longitudinale formée sur chaque
segment d’un trait gris cendré s’élargissant au bord postérieur de chacun
d'eux, cette bande comprend les six premiers segments. Les 5°, 6°, 7° sont
presque complètement rembrunis ainsi qu'une partie du 4°, ces zones sombres
portent des poils noirs.
Ventre d’un rougeâtre pâle uniforme, les deux derniers segments rembru-
nis.
Pattes : fémurs couleur chocolat, recouverts d’une pruinosité blanchâtre
3
[2]
et d’une pubescence blanche; tibias jaunâtre clair à pubescence concolore,
les tibias antérieurs rembrunis à leur extrémité apicale; tarses brunâtres;
les tibias médians sont munis de deux épines apicales saillantes.
Ailes hyalines à nervures jaunes, cellules normales, stigma mince et
allongé, jaune; cellule anale fermée avant le bord de l'aile.
Balanciers à tige roussâtre, massue partiellement blanche.
Ce Taon appartient à notre huitième groupe, 1l est donc voisin
des Z'abanus tœniola P. B., Tabanus socrus W'ALKER, etc.
Nous sommes heureux de le dédier à M. le Prof" GEDOELSs",
de Bruxelles.
*
Outre les Taons, les collections qui nous ont été soumises com-
prenaient quelques Zæmatopota.
Le genre de Diptères piqueurs connu sous le nom de Ææmato-
pola a été créé par Meigen en 1803; 1l se compose de formes
petites variant de 7 à 12 millimètres, qui offrent une grande ressem-
blance entre elles. Il y a quelques années, les recherches de
BIGOT avaient amené le nombre des espèces décrites à vingt-neuf,
y compris deux variétés.
Récemment, les travaux de MM. AUSTEN, GRüNBERG, NEW-
STEAD, de Miss G. Ricarpo et les nôtres ont pu différencier
cent cinquante formes, mais nous devons remarquer que de nom-
breuses coupures s'imposent dans ce genre trop vaste où ont été
classés des êtres très divers.
Déjà, en 1891, Braor hésitait à comprendre dans les Z«æsato-
pota un certain nombre d'espèces décrites par lui.
Le D' KerTesz, de Budapest, qui s’est voué à l’aride tâche de
faire le catalogue des Diptères, fait remarquer que MEIGEN avait
déjà donné aux Ææmatopota le nom de Chrysozona, en 1800. Il
semble donc qu'au nom des lois de la priorité cette dernière
appellation soit celle qui doive être employée, mais le nom de
ÆHæmatopota est passé dans les habitudes et a, du reste, été le seul
utilisé ; d'autre part, les auteurs anglais se refusent à l’adopter.
Le premier essai de classification fut fait par M. GRüNBERG, de
Berlin, qui créa les deux genres de Æo/coceria et de Parahæma-
topota.
0
Le premier se distingue par l'absence des dessins caractéristiques
des ailes qui, dans le cas de la seule espèce décrite, sont entière-
ment noires (/7. cognata GRÜNBERG).
Le second genre se différencie par la forme du troisième article
antennaire qui, au lieu d'être plus ou moins mince et étroit, se
dilate à sa base en une large expansion plane, discoïdale; d'assez
nombreuses espèces appartiennent à ce nouveau groupe.
M. E.-E. Ausrex, du Britsh Museum, a formé le genre /77ppo-
centrum pour quelques espèces à bande intraoculaire glabre, à der-
nier article des palpes de grande dimension et qui sont, comme les
ÆHolcoceria, dépourvus de dessins clairs caractéristiques formés de
traits courts et de points parfois réunis en rosettes qui caracté-
risent les /æmatopota.
L'espèce nouvelle Æ7. versicolor, sur laquelle M. AüsrEx con-
stitue son nouveau genre, est très voisine de l'Æærmatopota strigi-
pennis KARSCH. |
Nous avons trouvé dans les collections du Congo belge les
espèces suivantes :
Æippocentrum versicolor AUSTEN;
Iippocentrum trimaculatum NEWSTEAD,
— ? Hippocentrum strigipennis KARSCH.
Chrysozona pellucida SURCOUF;
Chrysozona mactans AUSTEN;
Chrysozona Laverani SURCOUF.
Chrysops silaceus AUSTEN.
Chrysozona pellucida Surcouf.
BIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle, ï 09, n° 7, p. 457.
Collection du Muséum de Paris, deux exemplaires pris à Léo-
poldville par le D' BRODEX en 1904. Le British Museum possède
un exemplaire de cette espèce.
Q. Longueur du corps, 9 millimètres à 9""5 (2 spécimens); longueur de
l'aile, Snm2 à onner
Brun clair, dessus du thorax portant une bande médiane gris brunâtre,
nettement blanche au milieu et sur chacun des côtés, donnant ainsi l’im-
Tr 98e
pression de trois lignes longitudinales blanches, entre lesquelles se serait
déposée une pruinosité un peu plus grisâtre; en outre, une bande latérale
peu visible contourne le thorax, colore en clair les calus alaires et se con-
tinue sur le scutellum qui paraît grisâtre sur sa plus grande partie. Abdomen
brun tabac. Antennes ocracées. Pattes claires sans anneaux aux tibias
médians et postérieurs.
Callosité frontale noire, brillante. Ailes peu tachetées.
Tête : Bande frontale brun jaunâtre clair dans sa partie médiane, taches
latérales frontales grandes, un peu réniformes, non tangentes aux yeux,
d'un noir de velours, cerclées de blanc; une zone blanche assez large
s'étend au-dessous de chaque tache dans l’angle inférieur formé par l'œil et
la callosité frontale, et porte une pubescence courte et blanche; au-dessus
de la tache subréniforme s'étend vers le vertex une zone blanchâtre. Tache
frontale impaire nulle ou très petite. Callosité frontale s'étendant comme un
bourrelet noir et luisant d'un œil à l’autre, se recourbant vers le bas contre
les yeux, bord inférieur régulièrement arrondi; sous la callosité se voit au-
dessus des antennes et entre elles une tache quadrangulaire brune. Antennes:
premier article moindre que la demi-longueur de la tête, jaune rougeûtre
clair sous la pruinosité grise qui le couvre, cylindrique, portant quelques
rares courts poils noirs; second article globuleux de même couleur; troi-
sième article rouge fauve à la base, peu dilaté, terminé par une partie api-
cale brun noirâtre à pubescence blanchâtre. Palpes : premier article petit:
second long, jaunâtre, régulièrement arqué, couvert d’une pruinosité cendrée
portant des poils jaunâtres mélangés de quelques noirs, côté interne glabre.
Joues et partie inférieure de la tête blanches à pubescence concolore. Arma-
ture buccale jaune brunâtre. :
Thorax à pubescence concolore, flancs et pectus couverts d'une pruino-
sité gris cendre et portant de longs poils blancs, faibles, peu nombreux.
Abdomen d'un brun tabac, portant au bord postérieur de chacun des
segments une étroite bande claire; le milieu de chacun d’eux est éclairei
par les traces d’une bande médiane rudimentaire; pas de taches latérales.
Ventre grisâtre, orné de poils jaunes, bord postérieur des segments très
étroitement éclairci.
Aïles roussâtres, enfumées, ne laissant apparaître le fond hyalin qu'en
deux endroits : 1° dans la cellule apicale sous la forme d'une traînée
sans contours arrêtés; 2° dans la cellule radiale hyaline depuis son
extrémité distale jusqu’au stigma; ce dernier est allongé, roussâtre et bien
défini. Les cellules basilaire supérieure, basilaire inférieure et discoïdale
sont d’un roussâtre uniforme très pâle sans mouchetures ni traits blancs
visibles à l'œil nu. Vues par transparence avec une forte loupe (ZEISS 16),
on y voit des dessins peu nombreux et mal délimités.
Cellule apicale portant à sa partie distale un gros point blanc et, vers
l’apex, deux traits flexueux blancs réunis sur la nervure inféro-cubitale.
Balanciers blanc jaunâtre à massue brunâtre sur les côtés.
Cuillerons clairs, bordés de jaunâtre.
Pattes : fémurs brun noirâtre, recouverts d’une pruinosité grisâtre, por-
tant quelques poils clairs; tibias antérieurs jaunâtres dans leur quart
distal ; les trois quarts apicaux et le tarse sont brun sombre; tibias médians
et postérieurs jaune brunâtre clair, à pubescence concolore, sans anneaux,
tarses clairs à pubescence noire.
Chrysozona pellucida appartient à un groupe très homogène qui
comprend des Insectes à ailes peu tachetées et qui n’ont pas les
pattes annelées. Les principales espèces sont : CArysozona Lave-
rant SURCOUF, C. stmilis RicARDO, C. Denshami AUSTEN, C. per-
tinens AUSTEN, C. Copemant AUSTEN.
Chrysozona Laverani Surcouf.
BIBLIOGRAPHIE : Bulletin du Muséum d'Histoire naturelle, 1907, n° 6.
Type, une femelle provenant de Kabinda.
Six femelles de la même provenance.
Nous avons dédié cette espèce à M. le D' LAvERAN, membre de
x
l'Institut, qui l’a offerte à la collection du Muséum de Paris.
Longueur du corps, 8 ‘/, à 9 millimètres.
Jaunâtre: ailes peu tachées, stigma et extrémité des ailes plus sombres.
Tête : Vertex concave, bande frontale jaune portant de chaque côté de
l’arète médiane un point noir. Callosité transverse, noir brunâtre, brillante,
courtement prolongée en triangle au milieu; antennes jaune rougeûtre pâle,
premier article convexe vers l'intérieur ; deuxième court, subglobuleux, l’un
et l’autre hérissés de courts poils noirs sur les côtés externe et supérieur ;
troisième article rougeâtre à la base, noirâtre dans toute la partie apicale,
portant une très courte pubescence noire; palpes à dernier article jaunâtre,
renflé-ovoïde à pubescence noire peu dense, joues et partie postérieure de
Ja tête recouvertes d’une tomentosité d’un jaune grisâtre glabrescente.
Thorax jaune brunâtre clair à 5 lignes blanchâtres peu visibles, scutellum
de la couleur générale, dessous blanc jaunâtre. Abdomen couvert d’une
tomentosité jaunâtre uniforme, portant une bande longitudinale médiane
plus claire et peu visible, pubescence jaune, éparse et appliquée ; ventre sem-
blable portant quelques poils noirs au bord postérieur des deux derniers
segments.
Pattes testacées à pubescence jaune, tibias antérieurs un peu dilatés,
ri
9/1
légèrement rembrunis, portant, ainsi que les tarses antérieurs, une pubescence
noire. Balanciers testacés.
Aïles d’un brun jaunâtre clair sans traits ni dessins très visibles; cellule
costale jaunâtre, cellule sous-costale hyaline jusqu'au stigma jaune brun,
cellules basilaires supérieure et inférieure, cellule discoïdale, jaunâtres sans
dessins appréciables. Apex de l’aile grisâtre, limitant l'intérieur blanchâtre
des cellules marginales postérieures vers le milieu de celles-ci et portant
une petite bande transverse blanchâtre perpendiculaire à l'extrémité de la
première nervure longitudinale.
DIE" AFRIKANISCHEN. ARTEN
MIRIDEN-GATTUNG ÆZÆLOPELTIS SIGN.
VON
B. POPPIUS (Helsingfors).
Aus der aethiopischen Region sind bis jetzt 5 Æe/opeltis-Arten
beschrieben worden und zwar : Bergrothi REUT.,rubrinervis Porr.,
Schoutedent REUT., Al/uaudri REuT. und Water house: Kirk. Von
diesen aber ist 7wbrinerus, welche Art ich nach einem einzigen
Exemplare aus dem Kilimandjaro-Gebiete beschrieb, nachdem ich
zahlreiche Exemplare gesehen habe, zu Pergrothri als Var. zu
stellen. Ich habe nähmlich keine andere als Farbenunterschiede
aufhnden künnen und überhaupt ist ja Sergrothi eine betreffs der
Farbe sehr variable Art. Wie es sich mit Waferhouser: verhält
ist schwer zu sagen, da die Art mir unbekannt geblieben ist und
die Beschreibung ziemlich Kkurz ist. Sie scheint jedenfalls mit
Alluaudi sehr nahe verwandt zu sein und vielleicht von der
letztsenannten micht einmal verschieden zu sein. Es waren also
drei oder vier Arten aus Afrika bekannt. Zu denselben kann ich
hier noch drei neue hinzufügen, von denen die eine eine ziemlich
grosse Verbreitung in den äquatorialen Teilen besitzt.
Obgleich jetzt mit einer grüsseren Arbeit über die Miriden
Afrikas beschäftigt, habe ich es jedoch als wünschenswert gefunden,
eine Uebersicht der Æe/opeltis-Arten dieser Region zu verôffent-
0 —
lichen, dies um so mehr, da einige Arten in den letzteren Zeiten
als schlimme Schädlinge zu einigen Kulturpflanzen aufgetreten
sind und besonders eine Art sehr variabel ist, woher eine sichere
Bestimmung der Arten in oekonomischer Hinsicht wohl von
Bedeutung sein wird. Eine nähere Beschreibung der Gattung
scheint mir überflussig, da dieselbe mehrmals beschrieben und
abgebildet worden ist und darum leicht zu erkennen ist.
UEBERSICHT DER ARTEN ().
1 (10) Die Hemileytren wenigstens an der Basis rot-rotgelb.
2(7) Die Membran grauschwarz-schwarz, selten in der Mitte glasartig
durchsichtig.
3 (6) Das erste Fühlerglied etwa ebenso lang wie der halbe Kôrper, die
helle Farbe rot-rotgelb.
4 (5) Die helle Farbe gelbrot. Die Hemielytren unpunktiert.
è Bergrothi REUT.
5 (4) Die helle Farbe blutrot. Die Hemielytren flach runzelig punktiert.
SANQUITEUS ND. SP.
6 (3) Das erste Fühlerglied deutlich kürzer als der halbe Kôrper. Die helle
Farbe gelb. Schoutedeni REUT.
7 (2) Die Membran ganz durchsichtig, hell.
8 (9) Die zwei ersten Fühlerglieder rot, das zweite zur Spitze verdunkelt.
Grôsser. Labaumei n. sp.
9 (8) Auch das erste Fühlerglied zur Spitze verdunkelt. Kleiner.
blebejus n. sp.
10 (1) Die Hemielytren einfarbie dunkel. Alluaudi REUT.
Helopeltis Bergrothi Reut.
ReuT. Ent. Monthl. Mag. (2) III (XXVIII), 1892, p. 159, sec.
Spec. typ. — Ofv. Finsk. Vet. Soc. Fôrh., LXVII, n. 10, p. 2.
Rotgelb, der Kopf schwarz, vorne an den Seiten und die Unterseite
rotgelb. Das Schildchen gelbrot. Die Hemielytren graubraun, das basale
Drittel des Clavus und des Coriums, sowie die Seiten des letztgenannten
(:) In dieser Uebersicht fehlt der mir unbekannte 77. Waterhousei Kirk,
sehr schmal rotgelb, der Cuneus braunrot-braun, die Membran und die
Hinterflügel graubraun, die Unterseite, das Rostrum und die Beïne rotgelb,
die Füsse braun, die äusserste Spitze des Rostrums, die Spitze des Klauen-
gliedes der Füsse und die Fühler schwarz, das erste Glied der lettgenannten
an der Basis rotgelb, die Spitze desselben braun.
Der Kopf ist etwa ‘/, schmäler als der Basalrand des Halsschildes, das
erste Fühlerglied ebenso lang wie der halbe Kôrper (14 mm..), das zweite
länger, ca 6.3 mm. Der Halsschild ist am Basalrande etwa ‘/, breiter als in
der Mitte lang, an den Basalecken etwas eimgedrückt und von hier bis zur
Einschnürung gerundet verengt. Die Scheibe ist kräftig gewôlbt und
abgeneigt. Der Cuneus etwa dreimal kürzer als der Aussenrand des Coriums.
Long. 6-0 mm.
Gabon ! (Mus. Helsingf.); Kamerun ! (Mus. Hung.); Togo :
Adeli, Bismarcksburg !, VII-IX.1890, BürrNer (Mus. Berol.);
Bas-Ogoué !, E. Hauc (Mus. Paris).
Var. disciger Popp.
Porpin Srosreprs Kilim.-Meru-Exp., Hem:12, 4, p.28:
Wie die Hauptform, der Halsschild meistens in der Mitte mit eimer
schwarzen Längsbinde, das Schildchen, die Spina ausgenommen, und die
Hemielytren schwarz, das Basaldrittel des Clavus und des Coriums sowie
der Aussenrand des letztgenannten sehr schmal rotgelb, die Membran
schwarz, die Hinterflügel dunkler als bei der Hauptform. Zuweilen sind die
Schenkel, besonders innen, die Schienen und die Füsse schwarz.
Obgleich diese Form in der Farbenzeichnung ziemlich von der
Hauptform abweicht, ist sie jedenfalls nicht als besondere Art auf-
zufassen, indem keine andere als Farbenunterschiede vorhanden
sind und auch die Farbe ist bei den zahlreichen Exemplaren
variabel, Uebergänge zu der Hauptform bildend.
Kilimandjaro ! Dr. Szsôsrepr (Mus. Holm. et Helsingf.);
Amani!, 2.11.1905, XII.1906, schädlich an C?zchona, auch an
Bixa und Ærcrnus, VossELER (zahlreiche Exemplare); Usambara !,
IT-TI1.1886, C. W. Scaminr; Mikindani !, Scaurz ; Span. Guinea :
Benito-Gebiet, 1-15.VIII.1906, Nkolentangan !, G. TEssMANN
(Mus. Berol. et Helsingf.); Franz. Congo : Haute Sanga !, P. A. FEr-
RIÈRE (Mus. Paris); Belg. Congo : Lukombé !, 9.X.1908, A. Kor.-
LER, Lokandei !, 14. VI.1909 (Mus. Congo Belg.).
Var. rubrinervis Popp.
Helopeltis rubrinervis Popr. /. c., p. 29.
Nachdem ich mehrere Exemplare dieser Form gesehen habe,
bin ich überzeugt, dass dieselbe, obgleich die Farbe abweichend
ist, micht von Pergrotht zu trennen ist. Ich habe keine andere
Unterschiede finden kônnen als die Farbe, die bei dieser Art
stark varliert.
Rot-rotgelb, die Stirn in der Mitte breit und zuweilen ein Fleck jederseits
hinter den Augen schwarz. Die Hemielytren gelb, der Clavus, die Spitze
ausgenommen, der Aussenrand des Coriums, in der Mitte abgebrochen, und
die Membranvenen rot. In der Mitte der Hemielytren eine breite braun-
schwarze Querbinde, die zuweilen nur an den Seiten des Coriums sichtbar
ist. Die Membran rauchschwarz, in der Mitte gelb, glasartig durchsichtig,
die Hinterflügel rauchschwarz, die Spitze und eine Querbinde in der Mitte
gelb. Die Hinterschenkel meistens, zuweilen auch die vorderen, die Schienen
und die Füsse schwarz.
Kilimandjaro : Kibonoto! : 2000 m. ü. d. M., 3.1.1906, Dr. S16-
srEDT (Mus. Holm.); Amani!, XII.1906, schädlich an C?rchona,
auch an Ærcinus, 2.11.1905, Vosserer (Mus. Berol. et Helsingf.);
Span. Guinea : Melleburg! Benito-Geb., 15-28.11.1907, G. TEss-
MANN (Mus. Berol.).
Helopeltis sanguineus n. sp.
Stark glänzend, blutrot, die Stirn zum grossten l'eil, auf den Henu-
elytren ein grosser Längsfleck in der Mitte und die Membran schwarz, die
Venen der letztgenannten braunrot, die Fühler schwarz, das erste Glied an
der Basis schmal rot, das Rostrum und die Hinterbeine rot, die vorderen
gelbrot, das letzte Fussglied schwarzbraun.
Der Kopf ist etwas mehr als ‘/, schmäler als der Basalrand des Hals-
schildes, die Stirn beim ® etwa dreimal breiter als der Durchmesser des
Auges. Das Rostrum erstreckt sich bis zur Spitze der Mittelhüften. Das erste
Fühlerglied ist zur Spitze etwas verdickt, kaum kürzer als der halbe Kôrper
(3.3mm), das zweite 4.6 mm. Der Basalrand des Halsschildes ist kaum breiter
als die Lange der Scheibe, etwa doppelt breiter als der Vorderrand, jederseits
innerhalb der Hinterecken grübchenformig eingedrückt. Die Seiten sind
nach vorne fast geradlinig verengt, die Scheibe mässig gewülbt und geneigt,
die Apicalstrictur hinten tief eingedrückt. Die Spina des Schildchens ist
gelbrot, die Spitze schwach verdunkelt, die Spina etwa eben so lang als der
Halsschild, nach hinten leicht gebogen. Der Clavus und das Corium sind
flach und weitläufig runzelig punktiert, der Cuneus mässig lang, etwa
dreimal kürzer als der Aussenrand des Coriums. — Long. 7.6 mm.
Sehr nahe mit Z7. Bergrothi Yerwandt. Die rote Farbe ist dunkler, die
Augen etwas grosser, die Fühlerglieder, besonders das zweite und dritte,
deutlich kürzer, der Halsschild ist weniger geneist, die Seiten fast gerade,
die Hemielytren sind runzelig punktiert und der Cuneus ist kürzer.
Belg. Congo : Api! IX. 1909 (LaAPLUME), 1 © (Mus. Congo Belg..).
Helopeltis Schoutedeni Reut.
Revente MonhM a Bd TPM EN oct) Sec
Spec. typ-
Hellgelb, der Kopf schwarz, an den Seiten vor den Fühlern, die Spitze
und die Unterseite hellgelb, das Schildchen an den Seiten etwas verdunkelt,
auf den Hemielytren ein an der Schildchenspitze beginnender, gleich hinter
der Mitte erweiteter und hier fast bis zum Seitenrande sich erstreckender
Längsfleck, der Cuneus und die Membran, die Fühler, die Spitze des
Rostrums und der Füsse schwarzbraun, das erste Fühlerglied an der Basis
sehr schmal nell.
Der Kopf ist etwas mehr als 1,3 schmäler als der Basalrand des Hals-
schildes, die Scheibe des letztgenannten innerhalb der Hinterecken mit
einem kurzen Längseindruck, der Basalrand nur wenig breiter als die Länge
der Scheibe, doppelt breiter als der Vorderrand, die Seiten nach vorne
breiter gerundet als bei Bergrothi, die Scheibe kräftig gewôlbt und nach
vorne abgeneigt. Das erste Fühlerglied ziemlich kurz, nur 3 mm., etwa 1/4
kürzer als der halbe Kôrper, das zweite 5 mm. Der Cuneus ist schmal und
sehr lang, der Aussenrand des Coriums 2 1/2 mal länger als der erstgenannte.
Long. 8 mm.
Unterscheidet sich von 'ergrothi ausser durch die Farbe beson-
ders durch das kürzere erste Fühlerglied.
Belge. Congo : Bikoro! (Mus. Helsingf. u. Coll. SCHOUTEDEN).
Helopeltis Labaumei n. sp.
Rotgelb, die Membran gelb mit roten Venen, die Fühler rot, die Spitze
des zweiten Gliedes und die zwei letzten, die Augen, die äusserste Spitze des
Rostrums und die Klauen schwarz.
tot a
Der Kopf ist um die Hiälfte schmäler als der Basalrand des Halsschildes,
die Augen klein, vorspringend, die Stirn beim © etwa viermal breiter als
der Durchmesser des Auges. Die Fühler sind länger als der Kôrper, das
erste Glied 1/5 kürzer als der halbe Kôrper (4 mm.), das zweite 6 mm. Das
Rostrum erstreckt sich bis zur Spitze der Mittelhüften. Der Basalrand des
Halsschildes ist unbedeutend breiter als die Länge der Scheibe, doppelt
breiter als der Vorderrand, die Seiten sehr leicht gerundet. Die Scheïbe ist
kräftig gewôlbt und abgeneigt. Die Spina des Schildchens ist ebenso lang
als der Halsschild, leicht nach hinten gebogen. Der Cuneus ist lang und
schmal, der Aussenrand des Coriums etwa 3 1/3 mal linger als derselbe. —
Long. ro mm.
Ist am nächsten mit Æ7. Pergrothi und Schoutedent verwandt,
von beiden sofort durch die Farbe zu unterscheiden. Ausserdem
ist der Halsschild länger und schmäler, an den Seiten sehr seicht
cerundet. Von der folgenden Art u. a. durch längere Fühler zu
unterscheiden.
Hinterland von Span. Guinea : Nkolentangan!, 12. XI, Tess-
MANN, 1 © (Mus. Berol.).
Helopeltis plebeijus n. sp.
Gelbrot, der Kopf schwarz, vor den Augen, an der Spitze, selten auch
oben zwischen den Augen rotcelb, auf dem Schildchen die Spitze der Spina
und die Hemielytren gesgen die Spitze meistens mehr oder weniger ausge-
dehnt verdunkelt, zuweilen auch der Cuneus dunkler, die Membran rau-
chiggelb, die Venen braunschwarz, das erste Fühlerglied gelbrot-gelbbraun,
die Spitze verdunkelt, zuweilen schwarz, die übrigen Glieder, die Spitze des
Rostrums und das letzte Fusselied schwarz.
Die Augen sind ziemlich klein, vorspringend, die Stirn doppelt (@‘) oder
dreimal (Q) breiter als der Durchmesser derselben. Das erste Fühlerglied
Zur Spitze etwas verdickt, unbedeutend kürzer als die halbe Kôrperlänge
(3 inm.), das zweite 4 mm. Der Basalrand des Halsschildes nicht doppelt
breiter als der Kopf, etwa doppelt breiter als der Vorderrand, kaum breiter
als die Länge der Scheibe, die Seiten sehr seicht oder fast gar micht
gerundet, die Scheibe innerhalb der Basalecken kurz, ziemlich kräftig der
Länge nacht eingedrückt. Die Scheibe ist kräftig gewolbt und nach vorne
geneigt. Die Spina des Schildchens etwa ebenso lang wie der Halsschild,
sehr leicht nach hinten gebogen. Der Cuneus ist lang und schmal, der
Aussenrand des Coriums etwa 2 ‘/, mal länger als derselbe. — Long.
6-8 mm.
Ist von #7. Bergrothri durch die anders gefärbten, kürzeren und
dünneren Fühler, von Sczoutedent durch die auffallend dünneren
Fühler zu unterscheiden.
Togo : Bismarcksburg!, III-XII, Coxrapr; Zanzibar : Bondeï!,
C.-W. ScaminT; Delagoa-Bai!, R. Moxterro (Mus. Berol. und
Helsingf.).
Helopeltis Alluaudi Keut.
Reur., Ofv. Finsk. Vet. Soc. Fôrh., XLVII, n. 10, 1904-1905,
p- I, sec. spec. tvp.
Die Unterseite, das Rostrum und die Beine gelb, der Kopf, der Halsschild
und das Schildchen schwarz, auf dem Halsschilde der Vorderrand, selten
auch die Basis in der Mitte gelbrot, das Schildchen meistens in der Mitte
und die Spina gelb, die verdickte Spitze der letztgenannten dunkler, die
Hemielvytren graubraun-braunschwarz, die Fühler schwarz, das erste Glied
an der Basis mehr oder weniger ausgedehnt, selten ganz gelb-gelbrot.
Der Kürper glänzend. Der Kopf etwa ‘/; schmäler als der Basalrand des
Haisschildes. Das erste Fühlerglied kaum kürzer als der halbe Kôrper,
3-3 - mm., das zweite 4 mm. Das Rostrum erstreckt sich bis zu den Mittel-
hüften. Der Basalrand des Halsschildes etwas breiter als die Länge der
Scheïbe in der Mitte, jederseits innerhalb der Hinterecken tief, aber kurz
der Länge nach eingedrückt, etwa doppelt breiter als der Vorderrand. Die
Seiten sind nach vorne sehr leicht gerundet. Die Scheibe kräftig gewôlbt
und nach vorne geneigt. Die Spina des Schildchens leicht nach hinten
gebogen, etwa ebenso lang als der Halsschild. Der Cuneus lang und schmal,
etwa 2. mal kürzer als der Aussenrand des Coriums. — Long. 6 mm.
Wohl am nächsten mit 77. plebejus verwandt, unterscheidet
sich aber u. a. durch die dunkle Farbe. Assinia !; Kamerun
Joh. Alberts Hôhe !, 11.1V-27.V.1898, CoNRADT; Span. Guinea :
Alcu-Benito-Geb!, XIl.1906, G. TEssmaxx (Mus. Berol.);
Fernando-Po !, L. CoNraDT (Mus. Paris).
Helopeltis Waterhousei Kirk.
Kirk, Trans. Ent. Soc. London, 1902, p. 265, 40.
« Differs from 7. Bersrothi, REUTER, by the colouring and by the difte-
rent proportions of the antennae.
® Frons and clypeus pale; elytra, legs (except pallid coxae and basal half
of femora) antennae (except orange-red base of 1° segment), scutellum, etc.,
shining black. Anterior lobe of pronotum orange-red. Abdomen above and
below bright sanguineous. Second segment of antennae 1/3 longer than 1*,
subequal to 3" (1/13 longer). The basal 4h of the scutellar horn is directed
slightly backwards, the apical 1/3 directed forwards at an obtuse angle
(nearly right angles.)
Habitat Gaboon. »
NOTE PRÉLIMINAIRE
SUR
PEN IORNOMENNNRONMDEEBAINEUNEX
le chanoine A. MEUNIER
Professeur à l'Université de Louvain.
Dans le courant du second semestre de l’année 1910, la Direction
du Musée colonial de Tervueren nous a communiqué quelques
échantillons de plankton récoltés au voisinage de Banana (Congo)
par les soins de M. le D' ETIENXE.
Ces échantillons sont au nombre de huit.
Ils ont été prélevés dans des circonstances sommairement spéci-
fées comme suit :
RG — — numéro d'envoi 16. Prélevé dans une petite mare d’eau croupis-
sante d’une lagune qu’on est en train de combler.
RG a — numéro d'envoi 17. Recueilli dans les criques de Banana, au
: filet ordinaire à plankton. Marée montante. Température de
l'eau 285.
RG 2 __ numéro d'envoi 18. Provenant de la crique de la station, au filet
1 ordinaire. Marée descendante.
RG _ — numéro d'envoi 19. Mème provenance que le précédent. Marée
montante.
2 OI Ne 2 NA Le AN
RG — — numéro d'envoi 1. Recueilli dans les criques, à marée descen-
{
dante.
DIV L - : ,
RG — numéro d'envoi 2. Plankton d’eau de mer, à 200 mètres du
rivage, en dehors et à droite du courant du Congo.
DIV 0 0 ke À pee
RG —— — numéro d'envoi bis, Même que le précédent.
9
= DIT MR RARES % à
RG =— — numéro d'envoi 3. Plankton d'eau de mer pris en face de la
10
pointe de Padrao, en dehors et à gauche du courant du
Congo.
Les quatre premiers ne portent pas de date.
Les quatre derniers portent la date du 20 juin 1910. Nous ne
savons si cette circonstance de temps se rapporte à l'exécution des
pêches ou à l'envoi des produits.
Cela importe peu, du reste, puisquil est évident que ces
échantillons n'ont pas le caractère d'une série de termes gradués
dans l’ordre chronologique, mais sont plutôt de simples spécimens
de pêches au filet fin effectuées, au hasard des circonstances sans
doute, dans les eaux les plus facilement accessibles aux environs
de la station de Banana.
C'est assez dire qu'ils ne peuvent fournir matière à une étude
quelque peu complète du plankton de la région. Ils sont pour cela
trop limités.
Nous estimons néanmoins qu'il y a lieu d'en relever sommaire-
ment la teneur, à titre de première documentation, et d'en tirer
quelques indications en vue des pêches méthodiques qu'il serait
désirable de voir instituer dans cette partie du Congo belge comme
en d'autres points de la Colonie.
Les numéros d'ordre mentionnés plus haut n'ayant de valeur que
dans la série des échantillons plus nombreux de produits variés qui
ont fait l’objet d’un envoi du D' ETIENNE, il est loisible de leur en
substituer d'autres mieux appropriés aux seuls échantillons plankto-
niques que nous avons entre les mains et de les disposer ainsi dans
un ordre plus rationnel.
La concordance s'établirait comme suit :
DIV
10
No I | | Mer. Pointe de Padrao, à gauche du courant du fleuve Congo.
ts
DIV , DIV\ à : à 2
NET —- — = HE) Mer. À 200 mètres du rivage; à droite du courant du
Congo.
{ DIV
1D'IVS-MDIVI - 3
NON En + — |Crique de lastation de ne _.
[DIV marée montante.
4
DIV ;
Sir St ——— marée montante.
No Er Autres criques de Banana Di 2
—— — marée descendante.
À 1
No V — 2 Mare d’eau croupissante.
Ce numérotage dispose en effet les échantillons dans un ordre
qui s'harmonise avec leur nature, telle que l'observation la fait
connaître.
Les numéros I et II recèlent surtout des espèces marines.
Ils ont en effet été prélevés en mer, quoique à peu de distance de
la côte, à gauche et à droite du courant du fleuve.
Les numéros III et IV présentent un mélange intéressant
d espèces d'eau marine et d'espèces d’eau douce.
Il n'en pourrait être autrement; le mélange des eaux du fleuve
et des eaux de la mer, brassées par le jeu des marées, devant amener
la promiscuité des espèces propres à ces deux milieux, dans les
criques de la côte, où se constitue une ambiance occasionnelle
toute spéciale.
Le numéro V enfin ne renferme guère que des espèces d'eau
douce ou saumâtre. Il semble bien que la mare d’où il provient est
restée tout un temps sans communication avec la mer, caronny
rencontre aucune des espèces marines, même les plus communes
de la région.
Dans les numéros III et IV, nous réunissons les produits de
pêche recueillis dans des endroits similaires apparemment, à marée
montante et à marée descendante.
Ils renferment en effet les mêmes espèces à peu près, avec cette
différence seulement que les pêches effectuées en marée descen-
dante sont, dans les deux cas, plus copieuses, plus intéressantes, plus
riches en genres et en espèces de micro-organismes, moins encom-
brées de débris organiques et minéraux qui, dans les pêches réali-
sées en marée montante, augmentent le volume du produit recueilli,
au détriment de sa valeur planktonique.
Dès le premier coup d'œil, ces cinq groupes de produits pré-
sentent des différences profondes, et l'examen plus soutenu ne
fait qu'accentuer la première impression, en mettant mieux en
relief la diversité réelle des espèces représentées, tant animales que
végétales.
Le n° I est caractérisé par de grandes formes Coséinodiscus,
quelques espèces de Chaetoceros, de beaux types de PÉRIDINIENS,
de rares TINTINNIDES et des CRUSTACÉS pélagiques.
On peut le considérer comme un échantillon de plankton
océanique à peu près pur, bien quil provienne d'un endroit peu
éloigné de la côte et de l'estuaire du Congo.
Le numéro TT partage, dans une certaine mesure, les caractères
du précédent. Ce sont les mêmes Coscirodiscus, mais en quantité
beaucoup moindre; les Chaetoceros, les PÉRIDINIENS et les TINTIN-
NIDES y font presque complètement défaut; par contre, les petits
CRUSTACÉS y tiennent une place prépondérante.
Les numéros III et IV présentent un caractère mixte, résul-
tant du mélange des espèces marines du numéro I avec des
espèces d'eau douce amenées ou entretenues sur place par les eaux
du fleuve.
A première vue, 1] semble qu'il n'y a guère que des espèces de
CRUSTACÉS larvaires ou adultes; mais un examen plus attentif y
décèle un grand nombre d'espèces cryptogamiques, des Draro-
MACÉES surtout, très variées et d'un grand intérêt.
Beaucoup de ces dernières sont d'assez petites dimensions; leur
découverte réclame une technique plus rigoureuse, dont l’appli-
cation est nécessaire pour les dégager des impuretés qui les
dissimulent.
Quant au numéro V, il est très réduit en quantité et ne com-
porte guère que de rares petites ALGUES peu variées, perdues dans
des débris organiques végétaux et animaux plus où moins macérés
par un long séjour dans l’eau.
La proximité d'origine de ces prélèvements judicieux de spéci-
ments ‘planktoniques permet donc de prendre contact à la fois
avec les petites espèces marines et fluviales qui se coudoient dans
4
les mêmes parages de l'estuaire du Congo, à une même époque
de l'année.
Nous en avons dressé provisoirement le tableau synoptique des
principaux genres, d’après un examen préliminaire à l'étude
détaillée des espèces.
On conviendra qu'on peut y trouver les éléments d’une assez large
contribution à la connaissance des micro-organismes de la région.
Dans ce conspectus des principaux groupes et genres d'orga-
nismes recensés dans un premier aperçu, nous nous sommes
abstenu d’urger la distinction des espèces, quand celles-ci sont
nombreuses, douteuses, nouvelles peut-être, différentes en tout cas
des espèces mieux connues de l’Europe.
Les dénominations spécifiques que nous aurions pu proposer, en
nous basant sur des analogies plus ou moins étroites, auraient pu
nous paraître à nous-même prématurées où même hasardeuses dans
bien des cas; elles seraient d'ailleurs restées lettre morte pour le
lecteur peu familiarisé avec les formes microplanktoniques; elles
n'auraient non plus satisfait les spécialistes qu'’auraient, à bon droit,
mis en garde des doutes fondés sur la légitimité des assimilations
tentées avec des espèces rares, peu connues, décrites une seule
fois dans des publications peu accessibles où même devenues
introuvables.
La sincérité scientifique nous oblige à figurer les formes dou-
teuses ou peu connues pour préciser leurs caractères distinctifs
observés .et traduire en même temps le facies particulier qu'elles
peuvent tenir de leur lieu d’origine.
Dans le domaine des invisibles, c'est en effet le seul moyen
pratique non seulement de prendre possession soi-même des
formes organiques, mais aussi d’en faire part aux autres et de leur
fournir les éléments du contrôle dont les espèces ont besoin pour
prendre légitimement place dans la systématique.
C'est ce que nous comptons faire prochainement.
C'est ce que nous aurions déjà réalisé si nous n'avions escompté
le bénéfice d’autres récoltes qui nous auraient fourni soit un nou-
veau contingent de formes, soit des documents plus explicites,
propres à éclairer l’histoire naturelle de certaines espèces trop peu
représentées dans nos matériaux actuels.
(Sat
e
ANNEXE
Nous avons été surpris de rencontrer, dans les divers échan-
tillons de plankton de Banana dont il est question ci-devant, des
spécimens disséminés d’un petit Acarien, dont l’ébauche ci-jointe
de la silhouette ventrale nous paraît suffire à fixer les caractères
morphologiques distinctifs (grossissement : 500 diamètres environ).
On remarquera l’ample bouclier dorsal sur lequel il est figuré
couché et la forme atrophiée de la quatrième paire de pattes du
côté postérieur. Ces pattes sont transformées en stylets rigides et
bifurqués à leur extrémité.
La surprise venait non pas de la présence d’un Acarien dans ces
produits de pêche au filet fin — nous en avons repéré là-même une
demi-douzaine d'autres espèces, — mais de la rencontre inattendue,
dans ce milieu nouveau, d’un petit organisme avec lequel nous
— 52 —
venions d'avoir fait connaissance dans un autre milieu : le paren-
chyme foliaire de plants avariés de Cotonnier provenant des
cultures de Kalamu (Congo).
Là, nous l’avons vu en pleine exercice de vie active, labourant
le parenchyme des feuilles, à l'abri des deux épidermes qu'il
respecte soigneusement pour s'assurer un abri et une protection.
On le voit là, installé comme chez lui, creusant des galeries ou de
vastes chambres et se vautrant dans les débris des cellules paren-
chymateuses qu'il met en pièces pour en absorber les produits
liquides. On trouve de ses œufs dans le même milieu.
Le dommage qu'il cause dans les plantes parasitées et qui se
traduit par la dessiccation partielle ou totale des feuilles et des
bractées, a été assez apparent pour attirer l'attention sur l'état
précaire des plantations et suggérer l'idée d'en faire rechercher la
cause.
C'est lui que nous avons dû reconnaître comme l'agent patholo-
gique principal des plants soumis à l'examen microscopique.
On peut s'expliquer très bien que le petit animal, entraîné par
les eaux de pluie avec les débris de feuilles dont il a provoqué la
destruction prématurée, se retrouve finalement, à titre d'épave,
dans les eaux du fleuve qui draîne la Colonie.
La constatation du fait n'en est pas moins intéressante.
La nocivité de l'organisme nous incite à faire connaître son
signalement pour mettre les détectives sur sa piste et solliciter
d'eux des renseignements propres à établir son identité, ses mœurs,
les phases diverses de son évolution.
Il n'est pas douteux que, parmi les lecteurs de la Xevue, il se
trouvera quelqu'un, plus versé dans la connaissance des Acariens,
qui prendra la peine de dévoiler ses origines, ses caractères, ses
antécédents connus, et de suggérer les moyens propres à prévenir
ses méfaits dans les plantations de Cotonnier,
Tableau de la distribution approximative des formes organiques
dans les cinq échantillons-types.
Le nombre variable des points mis en regard de chaque genre ou groupe
en indique la présence et l'importance relative dans chaque numéro.
Il Il III. IV V
PROTOPHYTES.
DIATOMACÉES.
PGI 0 D IICLUSIS D ES CE CT — — # = —
AACATCRNESN2 DESD RP ON # = Lu 3 es
AOC BEA SD © 18 No ro 41 d'a É —
AGIT SD le la let 606 à ë — = _ =
Asterionella japoniea CI. . . . . #3 _ — je ae
Aulacodiscus Kittonianus D ST USE — = # _ LE
Bacillaria socialis Castr. . + : . . Fe — — — —
Bacteriastrum varians Laud. - . . ts #3 Le en ue
Biddulphia 3-4 Sp
Cerataulina Bergonii Per. . : . . — & = à ans
Coscinodiscus 7-8 sp.
Chaliole 2 SD 216018 aille lé 0 ES = # AS
CRAN EC ile MEN ONMENNeN Te 3 # #: Res
COCCORELSMPIUSIEULSISp CN = = Li ax se
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Grammatophora 1 Sp. . . »: . . LÉ PE 5 sa on
TOO SERA QUE A DEN UN RCE = — #5 & ra
ÉLETLIQULUSISD NE NO Le EU # — — Le in
Hantzschia marina Grun.
WIL0 TES SEE NEERENE
Mastogloie? sp. NUE
Melosira 4-5 sp. : : .
Navicula (nombreuses espèces .
Nitzschia (nombreuses espèces) .
Orthotropis sp
PIEUTOS19 110 3-4 Sp.
Pleurodesmium sp. . . . .
Plagiogramma sp.
POUSSE ET ET
Raphoncis 2 ou 3 sp. o
Rhisosolenta robusta Norm. . .
Sceptroneis Victoriae Karst.
Schizonema sp. .
Surirella 2 sp. .
SYAELALRE ENS CE
ERA NE 2% 0 4 holloto
Tabellaria? sp.. . .
RALDIGSSTOS AS DEN
Thalassiothrix curvata Cast
PÉRIDINIACÉES.
Ceratium 4-5 Sp. . . :
Ceratocorys horrida Stein
Dinophysis homunculus Stein
PENIIRURNAAS SD ENS
SILICAFLAGELLATES
Distephanus speculum Ehb.
LIT.
I Ne DITE IV.
CHLOROPHYCÉES.
(CA L020GLECUS MIO UE UE CE — — — =
LEOAISPD ee 0 EE MON ON ON a — = — #
POPATPMS et vo a lol 1 6 En _ = 22
URSS NEO RE MEME SI TE — — — #3
CYANOPHYCÉES.
Lyngbya. . CR SNA DE AE MN TD == —
OPEN ON ro Ut 0 Re RESTE — 5 #
PROTOZOAIRES.
INFUSOIRES NON LORIQUES.
Genres indéter mines. NU = = — _
TINTINNIDES.
Tintinnopsis 4-5 sp. + . . . — 5
RADIOLAIRES.
Genre indeterminee." es LE nt
MÉTAZOAIRES.
ÉCHINODERMES.
Larves indéterminées ee an LE
ROTATEURS.
Anurea . A UE OR T LE — de =
CRUSTACÉES.
Hormesplanvaires CEE Te LS
Formes adultes. Genres indéterminés. Los ÉLUS
ACARIENS.
Genres indéterminés . . «+ «+ … . —
MOLLUSQUES.
Jeune Lamellibranche. . . . . . —
NOTES DE ZOOLOGIE ÉCONOMIQUE
LES
INSBCRESANUMSIBIEES MAUR RE ANIRANIODINS
EN AFRIQUE
PAR LE
D' H. SCHOUTEDEN
(Musée du Congo belge, Tervueren.)
Dans la lutte contre les Insectes nuisibles aux plantations, il est
de grande importance d'arriver promptement à une identification,
fût-elle approximative, des parasites que l’on est amené à observer.
Malheureusement il n'existe pas encore, pour l'Afrique, d'ouvrage
semblable à ces traités, déjà si nombreux, publiés sur les Insectes
nuisibles d'Europe, des États-Unis et même de l'Australie et des
Indes, dans lesquels sont décrits, dans leurs caractéristiques les
plus faciles à reconnaître, les principaux Insectes nuisibles aux
plantes de grande culture, avec indication des moyens de destruc-
tion préconisés. Quiconque a eu l’occasion de manier les ouvrages
remarquables d'ECKSTEIN, de Jupeicx, de tant d’autres encore,
sur les Insectes nuisibles aux forêts de l’Allémagne par exemple,
sait quels services de tels travaux rendent aux sylviculteurs. Dans
notre pays même, les brochures publiées par mon collègue du
Musée de Bruxelles, M. SEVERIN, sur les principaux Insectes
|
on
NI
nuisibles aux résineux de nos forêts ont certes grandement aidé
les forestiers dans leur lutte contre ces parasites, en les mettant à
même d'identifier ceux dont ils constataient la présence. De même
encore, les bulletins du « Department of Agriculture » des États-
Unis et ceux des « Proefstationen voor cacao, suiker, etc. », de
Java, ont rendu et rendent encore d’inappréciables services aux
planteurs de ces régions.
En ce qui concerne l'Afrique, il a certes été publié déjà, en
langue allemande notamment, des travaux fort importants sur
divers parasites, mais un ouvrage d'ensemble fait encore totalement
défaut, et j'ai souvent entendu des personnes qui me soumettaient
des Insectes recueillis dans des plantations africaines, émettre le
vœu de voir publier un tel manuel, destiné avant tout aux
planteurs.
Il m'a done paru qu'il v aurait intérêt à réunir en un ensemble
unique les principales données que l’on possède déjà sur les
Insectes nuisibles aux plantations de l'Afrique tropicale. Et j'ai
pensé que le meilleur système à suivre était celui-ci : publier ce
travail en une série de notices distinctes, traitant chacune soit d’un
Insecte, soit d'un ordre d’Insectes s’attaquant à une plante donnée,
soit encore d'Insectes vivant en parasites sur plusieurs plantes
simultanément. Chaque notice sera indexée de telle façon que
chacun pourra à son gré, ou bien réunir successivement les notes
se rapportant à une même plante, de façon à avoir un tableau
complet des Insectes qui ont été observés sur elle, ou bien réunir
ces notes dans l'ordre systématique des Insectes, sans égard à la
plante attaquée.
Pour les principaux d'entre les parasites tout au moins, je
donnerai : une courte diagnose, adaptée au but spécial de ces
notes, une figure de l’Insecte et, autant que possible, de ses stades
larvaires, un aperçu de sa biologie (ou celle de types voisins, si
elle n’est pas encore connue) et l'indication sommaire des moyens
de destruction préconisés jusqu'ici. Je pense répondre ainsi aux
principaux desiderata que l’on peut exprimer pour de semblables
notices, et j'ai l'espoir qu’elles rendront quelques services à ceux
qui auront à les utiliser sur place.
Pour rendre ces notes aussi complètes que possible, je fais appel
à tous ceux qui seraient à même de me procurer des matériaux,
quels qu'ils soient, avant trait aux Insectes nuisibles d'Afrique :
notes, spécimens, dégâts, etc. En ce qui concerne plus particuliè-
rement le Congo belge, je recevrai toujours avec plaisir (au Musée
du Congo belge, à Tervueren) tous spécimens dont la détermination
serait désirée; autant que possible, il faudrait envoyer de nom-
breux exemplaires (et les divers stades, si faire se peut) des para-
sites en question.
I] ne faut pas perdre de vue, en effet, que les Insectes nuisibles
les plus communs ne sont pas toujours pour cela bien étudiés, et
qu il est fort possible que des espèces fort abondantes soient encore
inconnues scientifiquement parlant. C'est ainsi, pour ne parler que
d'espèces dont il est question dans ce premier travail, que les deux
Sahlbergella décrits l'ont été l’un en 1893 (à proprement parler, il
ne fut décrit en tant qu'Insecte nuisible qu'en 1906), et l’autre en
1909, et l'Æelopeltis Schoutedent ne m'a été remis qu'en 1905. Et
ce sont là cependant des Insectes fort nuisibles, dont le premier
notamment a déjà ruiné nombre de plantations!
ASC
Il
LES HÉMIPTÈRES PARASITES DU CACAOYER
EN AFRIQUE
(Planches I-IT.)
J'étudierai en premier lieu les Hémiptères parasites du Cacaover,
en me basant principalement sur les matériaux récoltés au Kame-
run et à Togo par M. le Prof Busse, de Berlin, et dont il a bien
voulu jadis me confer l'étude, sur ceux que M. le Prof Hem, de
Paris, m'a communiqués au Congo français, et sur quelques récoltes
faites dans le Congo belge.
En ce qui concerne plus spécialement les agents du Congo
belge, ces notes constitueront pour eux, je pense, le premier
apercu exact des parasites qu'ils seront appelés à combattre. Le
Manuel pratique de la culture du Caféier et du Cacaoyer au
Congo belge, publié en 1908, cite, il est vrai, quelques Insectes
ennemis du Cacaover, mais en réalité ce sont des espèces qui
n'ont jamais été trouvées au Congo et ravagent les plantations
aux Indes néerlandaises spécialement, où elles ont été étudiées par
ZEHNINER.
Dans cette première notice, j'étudierai donc les Hémuptères
suivants, observés sur le Cacaoyer :
Cimicide : Bathycoelia thalassina H.-ScH.
Mirides : Æelopeltis, diverses espèces.
Sahlbergella singularis HaGr. et heobromæ Disr.
Psvllide : Une espèce encore indéterminée.
Aphide : Zoxoptera theobromaæ ScHour.
Coccides : Diverses espèces.
Parmi ces Hémiptères se trouvent les ennemis les plus dange-
reux des plantations des Cacaoyers, notamment les SaÆ/bergella,
dont les ravages sont déjà si étendus, et les /7e/opeltis, qui vraisem-
blablement sont tout aussi nuisibles.
MONS
1. — BATHYCŒLIA THALASSINA H.-SCH. (Planche IL.)
Cet Hémiptère appartient à la famille des Cimicides. C'est un
insecte de taille assez grande (16-17 mm)., en dessus de coloration
vert olivâtre plus ou moins intense, le bord de la tète et du thorax
noir, la partie visible de l'abdomen (en dessus) maculée de noir
(fig. 1). La face ventrale de l'abdomen offre une sorte de canal
longitudinal, caractéristique.
Chez la larve, dont l’un des stades est figuré ici (fig. 2), ce canal
n'existe pas. La larve, comme c'est la règle, n'a pas encore d'ailes;
ses antennes ne comptent que quatre articles, tandis que chez
l’adulte elles en ont cinq.
Grâce aux récoltes de M. le Prof’ BussE, j'ai été mis à même
d'étudier et de décrire les divers stades du développement de cet
Hémiptère, de l'œuf à l’Insecte parfait. Il m'a paru intéressant de
reproduire ie1 (planche IT) les figures de ces divers stades que j'ai
publiées en 1906 dans le Zez#schrift fur wissenschafthiche Insec-
tenbiologie. Ceci surtout afin de donner un exemple des transfor-
mations par lesquelles passe un tel Hémiptère. On remarquera
dans la succession des figures, d'une part, la disparition insensible
du pigment noir et, de l'autre, le développement graduel des
rudiments des ailes, de la première larve à l'adulte.
Fic. 1. RIG.2.
Le Bathycoelia thalassina se rencontre sur le Cacaoyer, suçant
les fruits, mais d'après M. Busse, c'est un parasite sans grande
== (GT ==
importance. À la moindre alerte, l’Insecte se laisse choir sur le
sol ; il possède à un degré prononcé l’odeur de Punaise. Diverses
autres espèces de Pathycoelia sont connues, qui peut-être se trou-
veront aussi sur le Cacaoyer.
2. — LES HELOPELTIS. (Planche I, fig. 1 à 3.)
Les Æelopeltis sont des Hémiptères qui, depuis une trentaine
d'années, ont fort attiré l'attention des planteurs, aux Indes néer-
landaises et anglaises, par les dégâts qu'ils occasionnent dans les
plantations de Thé, de Café, de Cacao, de Quinquina, etc. Jusqu'en
ces derniers temps, ils n'avaient pas été mentionnés comme nuisi-
bles en Afrique, d'où quatre espèces seulement en étaient con-
nues. De celles-ci, toutefois, l’Æe/opeltis Schoutedeni me fut jadis
remis avec l'indication qu'il ravageait les plantations de Cacaoyers
à Bikoro, dans le Congo belge, et récemment Dupceox l’a
signalé () comme occasionnant des dégâts dans les mêmes planta-
tions à la Côte-d'Or. BussE ne mentionne pas d'Âelopeltis sur le
Cacaoyer dans l'Afrique occidentale allemande, mais parmi les
spécimens quil m'a jadis communiqués s'en trouvait un exem-
plaire, malheureusement défectueux. Et, d'autre part, il me paraît
que le Disphynctus cité par ZIMMERMANN et VOsseLER de l'Usam-
bara, et figuré par le premier de ces auteurs, n'est autre que
l'Æelopelhis Bergrothi (var. discifer et autres variétés) (2); ce
soi-disant 2esphynctus est nuisible aux plantations de Quinquina,
Cacao, etc. C’est dire que ces Insectes ont vraisemblablement en
(:) Si le coloris des figures publiées par DUDGEON est exact, il s’agit probablement
d’une espèce autre que l’Æ. Schoutedeni.
() Chez les Disphynctus vrais, ni lécusson ni le thorax ne portent d’épine dressée ; or,
la figure publiée par ZIMMERMANN montre que l’Insecte en question présente une épine,
comme les Æe/opeltis. Et, d’autre part, des exemplaires de l’Æelopeltis Bergrothi var. discifer
recueillis par VOssELER ont été envoyés à mon collègue M. Poppius avec la mention qu'ils
étaient nuisibles au Ricin, au Quinquina, etc, comme il fut indiqué pour le Dishhynctus sp.,
auquel la description donnée par Poppius peut fort bien se rapporter.
Les figures publiées par ZIMMERMANN et FABER et celle qu'a récemment donnée
DupGEox de l’Æelopeltis Schoutedeni sont inexactes en ce qu’elles représentent l’épine
comme s’insérant sur le thorax, alors qu’elle se trouve sur l’écusson.
LT GO
Afrique aussi une importance économique encore insoupconnée !
Il y a donc lieu de s'y arrêter assez longuement.
CaraACtÈREs. — Les Æelopelhis sont des Insectes Hémiptères
de la famille des Mirides, assez petits (6-10 mm.), délicats, à pattes
grêles, antennes longues et minces ; vus de dessus, leur coloration
générale est pâle, variant du jaunâtre au rouge sanguin, mais sou-
vent ils offrent — sur les ailes supérieures du moins — des taches
ou des bandes de teinte sombre (ainsi que le montre par exemple
l’Æelopeltis Schoutedent que représente la fig. 3). L'écusson porte
une longue épine dressée, à apex mousse, droite ou légèrement
courbée (voir la figure 4 représentant l’Insecte à profil : e — épine
de l’écusson) ; c'est là un caractère typique de ces jolis Insectes et
qui permet de les reconnaître aisément.
Chez la larve très jeune, au premier stade, l'épine n'existe pas
encore; mais dès la première mue elle apparaît, courte, à base
large et sommet acuminé ; à chaque mue subséquente l'épine
apparaît plus développée. Les larves, comme on sait, ressemblent
assez bien à l'adulte, dont elles diffèrent par plusieurs caractères,
dont le plus apparent est le manque d'ailes. La figure 5 montre une
FIG. 3. FrG: 5.
larve à peu près arrivée à tout son développement, avec les rudi-
ments alaires assez longs déjà. De plus, la larve est de coloration
plus pâle, avec les antennes entièrement pâles, tandis que chez
l'adulte elles sont au moins en grande partie noires.
©
[8S)
Il est, je pense, inutile d'insister sur les caractères systématiques
des Æelopeltis, ni d'en donner une description minutieuse. Les
figures que je donne de la larve et de l’adulte de l’7Æ7. Schoutedenr,
combinées avec les caractères indiqués ci-dessus, et tout spéciale-
ment la présence de l’épine scutellaire, les feront rapidement
identifier par ceux à qui ces notes sont surtout destinées.
Jusqu'en ces derniers temps, on ne connaissait que quatre /7e/o-
peltis d'Afrique. Dans un travail paraissant dans ce même numéro
de la Æevue zoologique africaine, mon collègue M. Poprrus
donne une revision des espèces africaines et aux quatre formes
connues 1l en ajoute trois nouvelles. Sept espèces sont donc
décrites à ce jour, dont l’une offre deux variétés de couleur ; et de
ces sept, trois ont déjà été recueillies au Congo belge (7. Ber-
grothi, Æ. Schoutedent, Æ.sanguineus). Une partie au moins des
autres s'y trouvera également, et, d'autre part, 1l est fort probable
que de nouvelles découvertes viendront encore augmenter le
chiffre des espèces. Je serais extrêmement heureux de recevoir du
plus grand nombre de localités possible des spécimens nombreux
de ces Insectes, afin de pouvoir déterminer la dispersion des
espèces ; et l'indication des plantes sur lesquelles ils ont été récol-
tés, cultivées ou non, serait fort intéressante également, ainsi qu'on
le verra plus loin.
Les espèces déjà connues se distinguent comme suit, d’après le
travail de Popprus que je viens de citer:
1. a. Les ailes supérieures pâles à la base tout au moins. 2
b. Les ailes supérieures uniformément sombres. Alluaudi REUT.
2. a. La membrane (de l'aile supérieure) sombre, parfois transparente en
son milieu. 3
b. La membrane entièrement transparente, claire. =
3. a. Le 1‘ article des antennes à peu près égal en longueur à la moitie
du corps. 4
b. Le 1‘ article des antennes nettement plus court que la moitié du
COTPS. Schoutedeni REUT.
PAGES
4. a. Les parties pâles du corps sont d’un jaune rouge. Les ailes supé-
rieures non ponctuées. Bergrothi REUT.
5. La coloration des parties claires est rouge sanguin. Aïles supérieures
à ponctuation rugueuse. sanguineus POPP.
x
3. a. Les deux premiers articles des antennes rouges, le deuxième rem-
bruni au bout. Longueur: 10 mm. Labaumei POPP.
b. Le prennier article des antennes également rembruni au bout. Lon-
gueur : 6-8 mm. plebejus POPP.
Cette table facilitera certes la détermination, approximative tout
au moins, des /7elopeltis que l’on pourrait observer en Afrique,
mais, encore une fois, il sera fort utile de faire vériñer la détermi-
nation par les spécialistes. Je ne saurais assez insister sur ce point,
spécialement en ce qui concerne le groupe difhcile des Mirides.
BIoLOGiE.— À Java, les Æelopeltis Antonii et fheivora se trou-
vent non seulement sur le Quinquina, le Thé, le Cacaover, mais
encore sur un bon nombre d’autres plantes qui ne font pas l'objet
de culture, ce qui malheureusement complique fort la lutte contre
ces Insectes ! Il est des plus vraisemblables qu'il en est de même
pour les espèces africaines, et déjà l'Æe/opeltis Bergrothr est signalé
par VossELER comme vivant sur le Quinquina, le Ricin, les Bzxe ;
et si, comme ce me paraît indiscutable, il s’agit bien du Z7sphync-
fus sp. de ZIMMERMANN, il vit aussi sur le Cacaoyer : quatre hôtes
donc, dans l’état rudimentaire de nos connaissances.
Les hôtes connus jusqu'ici sont :
Æ. Bergrothi (et ses var. disciger et rubrinervis) : Cinchona,
Bixa orellana, Ricinus, Theobroma cacao (Usambara).
Æ. Schoutedent : Theobroma cacao (Congo belge, Côte-d'Or).
AH. sp. : Theobroma cacao (Kamerun).
Des indications données par ZIMMERMANY il ressort que l'Æ7e/.
PBergrothi | Disphynctus sp.] s'attaque, comme le fait l’Æ7. Anton:
à Java, aux fruits ou cabosses du Cacaoyer à tous leurs stades de
développement, ainsi qu'aux jeunes pousses. Les piqûres sont
décelées par une macule brun noirâtre qui apparaît à l'endroit où
l'Insecte a enfoncé son rostre, et par leur multiplicité elles peuvent
causer un tort sensible à l'arbre. De même DuDpGEoN a constaté qu'à
la suite de la succion de l’Æelopelhis Schoutedenri les fruits du
Cacaoyer se couvrent de taches semblables, qui sont un des indices
de la présence des /7e/opeltis.
Les dégâts causés sont donc de nature double :
A) Sur les fruits : Si les piqûres ont été rares, la cabosse sera
simplement tachée et son aspect plus ou moins déformé. Si elles
sont abondantes, l'enveloppe ou péricarpe se dessèche exté-
rieurement et noircit, Les fruits sont-ils encore petits (8-10 cm.\,
leur croissance est arrêtée, ils se dessèchent complètement. S'ils
sont plus grands, ils peuvent croître encore après que les couches
externes ont été tuées par les succions répétées des //elopeltis; la
pression interne fait alors éclater l'enveloppe desséchée, et le fruit
offre un aspect crevassé. (Lorsque l'écorce entière est devenue noire
à sa face extérieure, on peut reconnaître à la face interne les traces
des piqûres des Insectes.) Dans certains cas, il se forme une couche
de liège entre la partie morte du péricarpe et les couches internes
encore vivantes ; la couche externe, noircie et desséchée, se
détache, et il se constitue un nouvel épiderme, de coloration
brunâtre et d'aspect coriace.
B) Sur Les jeunes pousses : Les piqûres des ÆZelopeltis provo-
quent l'apparition de macules allongées, d'abord brunes, puis noires ;
les pousses attaquées perdent leurs feuilles et se dessèchent. Si le
cambium est atteint, 1l se produit une croissance anormale, provo-
quant l'apparition de verrues et de déformations diverses. En cas
d'attaque abondante, les dégâts ainsi causés sont considérables et
les Cacaoyers dépérissent rapidement.
Dans les endroits ombragés, les plantes résistent mieux, le des-
séchement n'étant pas activé par l’action du soleil ou du vent.
Lorsqu'ils pondent sur le Cacaoyer, les /Æ/elopeltis javanais — et
il en est de même probablement pour les /7e/opeltis africains —
le font de préférence dans l'écorce des fruits ou dans leur pédon-
cule (fruits jeunes), rarement dans les rameaux; mais s'ils pondent
sur d'autres plantes (Brxa, etc.), ils le font dans les rameaux et
les nervures principales des feuilles.
un
Pen pos
L'œuf est inséré par la femelle dans l'intérieur des tissus végé-
taux, de telle manière que seuls les deux longs appendices filamen-
teux blancs que porte l'une de ses extrémités en décèlent la pré-
sence : l'œuf est enfoui dans les tissus jusqu'à leur insertion. Cet
œuf est de petite dimension (1,4-1,5 mm.), légèrement arqué, en
forme de boudin. La figure ci-jointe (fig. 6) montre — d’après
Fic. 6. — Œufs d'Æelopeltis
Antonit Sign., insérés dans l'écorce
d’un fruit de Cacaoyer
(ZEHNTINER).
ZEHNINER — deux œufs de l'Æelopeltis Antonit pondus dans
l'écorce d'un fruit de Cacaoyer (e — œuf).
Le développement complet de l’Insecte, depuis la ponte, exige
en moyenne — d'après ce même auteur, et à Java — de 15 à 17
jours, répartis comme suit :
a) De la ponte de l’œuf à l’éclosion : 6 jours.
b) De l’éclosion à la première mue de la larve : 2 jours (l’épine
apparaît).
c) de la première à la deuxième mue : 1-2 jours (les premiers
rudiments des ailes se dessinent).
d) De la deuxième à la troisième mue : 2 jours.
e) De la troisième à la quatrième mue : 2 jours.
f) De la quatrième à la cinquième mue (adulte) : 2-3 jours (les
ailes sont complètement développées).
Cette cinquième mue amène les Æelopelhis à leur état partait :
Insectes ailés. Ils ne tardent pas à s’accoupler et bientôt après
la femelle commence normalement la ponte (elle peut toutefois la
différer assez longtemps, si les circonstances sont défavorables).
Une femelle peut pondre trente œufs et la durée de la ponte com-
prend six jours environ, d'habitude.
La larve est plus sédentaire que l’Insecte parfait, ne se dépla-
çant que rarement, et souvent elle subit toutes ses transformations
larvaires sur le même fruit où fut déposé l'œuf qui lui a donné
naissance. L'adulte, par contre, plus mobile, ailé, se déplace
fréquemment et pique l'écorce en de nombreux points; et comme
il peut vivre près de quatre semaines, il cause un tort notablement
plus marqué que la larve. D'après ZEHNINER, six à huit piqûres
suffisent à provoquer la mort d'un rameau, en quatre ou cinq jours;
et d’après lui également, un Æ7elopeltis adulte ne fait pas moins de
soixante à quatre-vingts piqûres par jour !
A la saison sèche, les Æe/opeltis semblent disparaître. En réalité
ils subsistent, bien qu'en nombre plus réduit et avec une activité
bien moindre, et ce sont ces exemplaires qui assurent la reproduc-
tion de l'espèce. On les trouve alors « hivernant » en des endroits
bien abrités et ombragés, le long de l'eau, semblant limités à
certains arbres, formant ce que ZEHNINER appelle des « ÆZelopeltrs-
nesten » (nids d’Æelopellis). Et, fait à noter, il semble bien qu'ils
se maintiennent sur les mêmes arbres, que l’on doit donc recher-
cher avec soin et même marquer pour pouvoir y détruire les para-
sites. Car, comme le dit ZEHNTINER, une femelle tuée en cette
saison vaut plus que mille femelles tuées durant le maximum
d'apparition (saison humide).
Durant la saison humide, grâce aux conditions de vie plus
favorables, les Æelopeltis se développent rapidement, en généra-
tions nombreuses, et à la fin de la saison des pluies ils ne sont que
trop abondants, principalement les ailés, qui — en partie du moins
— subsistent durant la saison sèche, constituant ces individus
hivernants dont il a été question plus haut.
MOYENS DE DESTRUCTION : Îl faudra avant tout étudier le cyele
biologique spécial de l'espèce, et notamment rechercher si les
ÆHelopeltis que l’on cherche à combattre ne vivent pas également
METRE
sur d’autres plantes, 70n culhivées, qu'il s'agira alors de supprimer
autant que possible ; ceci afin d'éviter qu'il n'y ait continuellement
infection de la plantation par cette voie, surtout si les Æe/opeltis
pondent également sur ces hôtes.
Puis il faudra rechercher les movens les plus pratiques de
destruction de l’Insecte :
Les indigènes — ainsi qu'il en est fait aux Indes — peuvent être
dressés à la récolte des /Æelopeltis, que l'on recherchera surtout
sur les fruits, où ils sont le plus nombreux. Cette récolte peut se
faire à la main ou, préférablement, à l’aide des « lijmstokjes »
employés à Java : bâtonnets fendus à un bout, la fente garnie de
fils de toiles d'Araignées, ou l’extrémité engluée. Le récolteur
touche l’'Insecte qui, en voulant s'échapper, s'empêtre dans la
toile d'Araignée ou dans la glu. Par ce moyen employé méthodi-
quement, on peut déjà récolter des quantités notables d’Æe/o-
peltrs ; mais il faut agir avec le plus grand soin et visiter à plusieurs
reprises les mêmes endroits, en ne relâchant pas son attention
lorsque les Insectes sont plus rares. Ce système a l'avantage de
permettre de vérifier le nombre des exemplaires détruits.
Un procédé plus rapide est celui qui consiste à tuer les Insectes
en frictionnant la surface du fruit; mais 1l est peu recommandable,
car le fruit est ainsi fréquemment blessé, son pédoncule tordu, etc.
L'emploi d'émulsions de pétrole donne de bons résultats, mais
cette méthode est peut-être trop dispendieuse et d'emploi difhcile
pour de grandes surfaces.
En supprimant les fruits attaqués, on détruit également les œufs
qui y ont été pondus. Mais ce moyen est peut-être un peu trop
radical.
ZEHNTNER, à Java, a songé à un autre procédé de destruction
qui lui a donné de fort bons résultats : le système du « flamboij-
eeren ou verschroeien », destruction par la chaleur des Æ7e/opeltrs.
Il consiste essentiellement à envelopper le fruit d’une atmosphère
suffisamment chaude pour tuer les Insectes, durant un temps suff-
samment court pour ne pas endommager le fruit. ZEHNINER y
arrive en employant des lampes spéciales (il emploie également
des lampes de soudeurs), donnant une flamme assez grande pour
envelopper tout le fruit et qu'il ne laisse agir que durant une paire
— 69 —
de secondes en général. Mais il faut de préférence traiter de même
les rameaux voisins du fruit, afin de détruire les exemplaires qui
auraient eu le temps de s'v réfugier. Les Æelopeltis atteints par le
courant d'air chaud sont ou bien tués immédiatement, ou bien
suffisamment maltraités pour qu'ils puissent être considérés comme
mis hors d'état de nuire; et le nombre de ceux qui échappent est,
si le traitement a été bien appliqué, fort minime. En ayant soin de
répéter l'opération ultérieurement, on arrive à des résultats très
satisfaisants. Pour atteindre les parties hautes de l'arbre, la lampe
se fixe sur un bâton ; il faut avoir soin de ne pas négliger de traiter
également ces parties élevées.
C’est principalement, comme je l'ai dit, durant la saison sèche,
alors que les Æelopeltis sont peu abondants et assez localisés, qu'il
faut agir avec la plus grande énergie pour éviter l'extension du
fléau à la saison humide.
L'indication de ces méthodes, appliquées à Java par les soins de
la Proefstation voor Cacao te Salatiga, permettra, je l'espère, de
faire des essais que je souhaite voir couronner de succès pour la
destruction des Æelopeltis s'attaquant aux Cacaoyers d'Afrique.
Actuellement, les planteurs javanais s'efforcent de découvrir des
Insectes parasites ou ennemis des /7/elopeltis, et notamment des
essais ont été tentés avec des Fourmis, dont on établit les nids
dans les arbres attaqués. Les résultats de ces recherches sont à
suivre de près.
3. — LES SAHLBERGELLA. (Planche I, fig. 4 à 6.)
Les Sahlbergella sont, comme les Æelopeltis, des Hémiptères
appartenant à la famille des Mirides. Mais leur aspect est tout
différent (fig. 7). Autant les Æelopelhis sont légers et délicats
d'apparence, autant les Sak/bergella ont l'aspect lourd et massif.
Ce sont des Insectes de taille assez petite (9-10 mm.), de colora-
tion générale sombre, variant du brun clair, brun marron, varié
de clair, au noir; les fémurs à anneau clair, les tibias pâles sauf les
extrémités ; antennes d'aspect noueux, les articles étant en général
renflés à leur extrémité (caractère variable!) ; face dorsale (thorax,
FIG. 7. FIG. 9.
écusson, partie coriace des élytres) couverte de rugosités ou de
tubercules irréguliers et sans disposition symétrique. La figure
ci-jointe (fig. 8) me dispensera d'en faire une description plus
détaillée.
—-
GS TT
Fire. 8:
Comme pour les Æelopelhis, la structure de l'écusson est carac-
téristique : vu de profil, il offre une forme spéciale, ainsi que le
montre la figure 8; de dessus, il est bombé, comme vésiculeux.
La larve, reconnaissable à l'absence d'ailes, ressemble déjà assez
bien à l'adulte. Mais l’écusson n’est pas encore développé dans son
aspect typique, qui n'apparaît qu'à la dernière mue. Cette larve,
dont l’un des stades est figuré (fig. 9), offre à la face dorsale de
l'abdomen des rugosités ou tubercules de coloration sombre.
Le genre Sahlbergella renferme actuellement deux espèces
S. singularis et S. theobromae.
Le Sahlbergella singularis fut décrit par HAGLUND en 1895,
d’après des exemplaires provenant du Kuilu (Congo français) et
figuré en 1903 par mon regretté ami G. W. Kirkarpy. En 1906,
KuHLGATZ, ne reconnaissant pas l'espèce décrite par HAGLUND, la
redécrivit, d'après des spécimens récoltés par M. le Prof BussE au
Kamerun, sous le nom de /esmatostages conturmax, et c'est sous
ce nom que la littérature économique l’a longtemps cité (ainsi que
sous les noms populaires de « Rindenwanze », « Schorswants »,
Punaise de l'écorce). Dès 1907 cependant, REUTER, étudiant des
exemplaires congolais que je lui avais communiqués, constata
l'identité des deux formes et restitua à l'espèce le nom qu'elle doit
porter : Saklbergella singularis HAGr. Une nouvelle addition, fort
inutile, à cette synonvmie fut faite par GRAHAM qui, en 1908,
isnorant les travaux antérieurs, décrivit l’Insecte sous le nom de :
« Gen.? (sic!) longicornis GRAHAM »! dont Poppius fit d'ailleurs
aussitôt un synonyme de S. szxgularis; les exemplaires de GRAHAM
provenaient des Ashantis.
Quant à S. /eobromae, 11 fut décrit il y deux ans (1909) par mon
ami M. DisranT, d'après des spécimens récoltés dans la Côte-d'Or.
Les deux espèces connues se distinguent comme suit :
a) D'un brun plus ou moins foncé, varié de clair sur les ailes supé-
rieures singularis HAGLI.
b) De coloration noire uniforme theobromae Disr.
Toutes deux vivent sur le Cacaoyer et causent dans les planta-
tions des dégâts importants.
Sahlbergella singularis est connu du Congo belge, du Congo
français, du Kamerun, de la Côte-d'Or et des Ashantis.
S. {heobromae n'est encore signalé que de la Côte-d'Or et des
Ashantis.
BioLOG:IE : La biologie des Saklbergella n'est encore qu'impar-
faitement connue (S. szngularis/). Ils vivent sur le Cacaoyer, de
préférence sur les rameaux jeunes et encore séveux ou sur les
pétioles des feuilles; à leur défaut, sur les branches plus âgées,
fixant leur rostre dans l'écorce; ce n’est qu'exceptionnellement
qu'on les trouve sur les bourgeons et les limbes foliaires. Leur
coloration s'adapte bien à ces conditions de vie spéciale et
contribue, comme nous le verrons plus loin, à rendre leur destruc-
tion difhcile.
D'après BussEe, c'est également sur les parties ligneuses du
Cacaoyer que les Sa//bergella déposent leurs œufs, car il a trouvé
dans les crevasses de l'écorce des larves de très petite taille;
d’après KuxHLGATz, il est problable qu'ils sont pondus également
dans les tissus jeunes de la plante; la ponte n'a toutefois pas été
observée, et l’œuf est encore inconnu. Ce seraient choses à recher-
cher avec soin, de grande importance dans l'étude de la biologie
de l’Insecte et des moyens de le combattre.
Les larves vivent, comme l'adulte, sur l'écorce de l'arbre. Jusqu'à
présent, on n'a pas étudié la durée des différents stades larvaires
ni celle du cycle vital complet. Mais il est certain qu'il se succède
annuellement plusieurs générations.
Les Sahlbergella sont des Insectes pas trop fragiles; leur vol est
lourd, et, dans leur dissémination, c'est surtout portés par le vent
qu'ils envahissent de nouvelles plantations. Ainsi BUssE a constaté
que, dans des endroits abrités, une allée large de 6 mètres arrête
pendant un certain temps la propagation de l'infection. C'est
surtout de très grand matin que leur activité s'exerce aux dépens
du Cacaover.
Jusqu'ici on n'a pas signalé que les Sak/bergella vivent sur
d’autres végétaux que le Cacaoyer, mais il serait important de
rechercher s'il en est bien réellement ainsi, car, comme c'est le cas
pour les Æ7elopelhs, il faudrait tenir compte de cette circonstance
aggravante dans la lutte contre ces parasites.
Lorsque le parasite envahit une plantation, emporté par
exemple par le vent, il se multiplie rapidement sur les arbres
atteints, que l’on reconnaît à leur aspect maladif; mais la planta-
tion entière ne tarde pas à être envahie. La fertilité de l’Insecte est
en effet considérable, et les innombrables descendants des premiers
colons se répandent rapidement sur tous les plants. D'après
ZWINGENBERGER, c'est surtout durant les mois de mars, juin,
septembre, novembre que les dégâts sont considérables au
Kamerun.
Sous l’action de la succion des Saklbergella, les tissus sont
marqués, à l'endroit piqué, d'une macule assez sombre, notamment
sur les fruits. Sur les rameaux, la tache s'étend, brunit, et l'écorce
se flétrit; puis elle se crevasse, crevasses noirâtres ou brunes
Nr aue
comme sur les fruits attaqués par les /7/e/opeltis. Les rameaux
atteints se reconnaissent, d’après Busse, à l'aspect écailleux de
l'écorce. Les feuilles dont le pétiole a été exploité par les
Sahlbergella se flétrissent et meurent bientôt. En outre, 1l se
forme des rameaux adventifs, à la suite de la mort de nombreuses
branches.
Le tort causé est donc de nature triple :
A) Les rameaux atteints ont une croissance réduite ;
PB) Les rameaux meurent et tombent;
C) Les fruits jeunes, piqués abondamment, n'arrivent pas à
maturité.
MOYENS DE DESTRUCTION : Comme pour les Æelopeltis, la récolte
des Saklbergella à la main donnera d'excellents résultats. Mais ici
également elle doit se faire avec grand.soin, et il faut renouveler
assez souvent la visite pour détruire les exemplaires qui ont
échappé au premier examen; d'autant plus que, nous l'avons dit,
les Saklbergella se multiplient fort rapidement. Le temps est-il
calme, la capture de ces Insectes est aisée sur les rameaux; le vent
s'élève-t-1l et l'arbre est-il agité, ils se réfugient entre les cre-
vasses de l'écorce, dans les bifurcations des rameaux, et y passent
facilement inapercus. Leur coloration leur permet en effet de sv
dissimuler assez aisément; il en est de même s'ils tombent sur le sol.
La méthode de destruction par la chaleur indiquée à propos des
Helopeltis donnerait probablement de bons résultats également
dans le cas des Saklbergella. Dans les cas d'invasion grave, tout au
moins il faudrait brûler sans hésiter les rameaux attaqués, afin de
détruire les œufs qui y ont été déposés.
Au Kamerun et à la Côte-d'Or, on a essayé avec certain succès
l'arrosage au moyen de solutions diverses; voici les formules qui
ont donné les meilleurs résultats :
ïi) Dissoudre 1 livre de savon dans 2 gallons d’eau [le gallon
vaut un peu plus de 4 ‘/, litres], par l'ébullition; ajouter, à chaud,
4 gallons de kérosène et bien mélanger le tout. Pour l'usage,
prendre 1 partie de ce mélange pour 9 parties d’eau (DUDGEON);
2) Dans 100 litres d'eau : 40 grammes de vert de Schweinfurt,
3 litres de pétrole, 1 kilogramme de savon. Pour contrôler le tra-
tail effectué on ajoute 1-2 kilogrammes de chaux (BussE).
Il me paraît toutefois que pour les Saber gella comme pour les
ÆHelopeltis 1 y aurait lieu d'expérimenter la méthode inaugurée par
les Américains pour la destruction du Pou de San-José par
exemple : la fumigation par l'acide cyanhydrique. Elle consiste
essentiellement à recouvrir l'arbre que l’on veut traiter d’une
tente imperméable à ce gaz, que l’on ferme hermétiquement et
dans laquelle on dégage de l'acide cyanhydrique obtenu par des pro-
cédés spéciaux. On laisse le gaz agir pendant plus ou moins long-
temps, suivant la résistance des Insectes et aussi de la plante,
puis on ouvre la tente et on laisse échapper le gaz. La plupart, si
pas la totalité des parasites, est détruite; mais il est recomman-
dable de répéter l'opération ultérieurement. Ce traitement présente
malheureusement des dangers considérables pour les opérateurs,
étant donnée la grande toxicité de l'acide cyanhydrique, et par
suite 1l demande à être appliqué avec les plus grandes précautions.
4. — LES PSYLLIDES.
Les Psvllides sont de petits Hémiptères Homoptères, sauteurs,
à ailes disposées en toit; 1ls sont fort difhciles à capturer, car dès
qu'un danger les menace, ils s'échappent par un brusque saut. Les
larves, non ailées, ont le corps assez déprimé en général, et diverses
espèces, en Europe et aux États-Unis, sont connues comme nui-
sibles aux Pommiers, etc.
VON FABER a observé au Kamerun une curieuse transformation
des fleurs du Cacaoyer due, selon toute vraisemblance, à un Psyl-
lide. Toute différenciation en calice, corolle, étamines et pistils
a disparu. L'axe du bourgeon floral s’est allongé et porte une
série de petites feuilles allongées, disposées en spirale, habituelle-
ment déformées ou enroulées, offrant un abri aux parasites; ces
feuilles sont couvertes de poils courts et denses, tandis qu'ils sont
épars sur la fleur normale.
D'après l’auteur allemand, le tort causé par ces Psyllides n'est
d’ailleurs pas fort notable. Ils sont en effet assez nettement loca-
lisés sur certains arbres, dont toutes les fleurs peuvent alors être
transformées sous leur action et qui ne portent donc pas de fruits.
Mais l'infection des arbres voisins ne se fait que fort rarement.
VON FABER n’a pu recueillir que les larves du Psyllide auteur de
cette cécidie. J'espère pouvoir plus tard publier une figure de la
larve et de l'Insecte parfait.
5. — LE TOXOPTERA THEOBROMAE SCHOUT. (Planche I, fig. 7-8.)
Ce Puceron (Aphide), l’une des rares espèces déjà connues
d'Afrique, fut décrit par moi-même en 1906, d’après des exem-
plaires reçus de M. le Prof" Busse, qui les avait recueillis au
Kamerun, et d’autres remis par M. le D' Herm, à qui ils avaient été
envoyés du Congo français. Depuis j'en ai vu des exemplaires pro-
venant du Congo belge, et mon estimé collègue M. MarsHarr,
l'actif secrétaire de l'Æntomological Research Committee, m'en
a Soumis qui avaient été récoltés à la Côte-d'Or. L'aire de dispersion
connue de ce parasite est donc déjà fort importante. Il ne vit,
d'après nos connaissances actuelles, que sur le Cacaoyer.
CaRACTÈRES : Le 7oxoptera theobromae et un Puceron de taille
moyenne (aptère, 1.75 mm.; ailé, 1.6 mm.), dont la feszelle aptère
(fig. 10) a les cornicules (appendices latéro-postérieurs de l’abdo-
men) et la queue bien développés, cette dernière à peu près égale
aux premiers en longueur; les antennes comptent six articles (sept
si l’on compte comme article la partie amincie du sixième article);
le corps est convexe, de forme ovalaire, de coloration vert foncé,
brun noir ou noir. La ferelle ailée (fig. 11 , de coloration semblable
à celle de la femelle aptère, avec les lobes thoraciques noirs bril-
lants et l'abdomen légèrement plus clair, les ailes transparentes
et hyalines, a les cornicules et la queue bien développés, également
de longueur à peu près égale. C'est elle surtout qui permet d'iden-
tifier l'espèce, grâce à la nervation alaire : les autres caractères
du genre sont aussi ceux du genre Aphis. Chez les Zoxoptera, la
nervure cubitale, c'est-à-dire la troisième nervure oblique en par-
tant de la base de l'aile, n'offre qu'une seule bifurcation (voir la
fig. 11), tandis que chez les Aphrs la branche distale de la bifurea-
tion se bifurque à son tour.
FIG ro. FiG. 71
BIOLOGIE : La biologie du Zoxoptera theobromæ n'est pour ainsi
dire pas connue : les Pucerons se trouvent en nombre parfois
considérable sur les jeunes pousses, à l'extrémité des rameaux, sur
les bourgeons, et par leur abondance ils peuvent arriver à causer
un certain tort à la plante. Dans la très grande majorité des cas
cependant ce sont des parasites à peu près indifférents, surtout si
on les compare aux Æelopeltis et aux Sahlbergella. Les feuilles
atteintes se recroquevillent et ont une tendance à s'enrouler vers
le bas.
MOYENS DE DESTRUCTION : On n'a guère encore fait d'essais pour
détruire les Zoxoptera theobromæ. Les aspersions de jus de tabac
sont probablement efhcaces : Faire bouillir 2 ‘/, kilogrammes de
tabac, durant une à deux heures, dans 15 litres d’eau; laisser refroi-
dir, filtrer et diluer à ‘/,; dans l’eau. D'autre part, dissoudre du
savon dans un égal poids d’eau. Mélanger 1 partie de la solution
savonneuse à 30 parties du jus de tabac (Fager). — L'emploi
des fumigations d'acide cyanhydrique, indiqué ci-dessus, serait
excellent dans ce cas-ci également.
Eventuellement il faudrait rechercher quels sont les parasites de
ces Pucerons, internes et externes, et tâcher de favoriser leur mul-
tiplication.
6. — LES COCCIDES.
Divers Coccides (Cochenilles ou Poux des plantes) ont déjà été
indiqués comme vivant sur le Cacaoyer. Ce sont : S#céococcus
REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, No I (1911). Be
FIG. 5. FiG. 4.
H. SCHOULEDEN. — INSECTES PARASITES DU CACAOYER. — I.
REA
1
REVUE ZOOLOGIOUEZ AFRICAZNE. Vor. 1 (\gur)-
:
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FiG. 1. F1G.
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FiG. 4. FiG. 6. FIG NS.
; = >
CE RQ
FiG. 7. F1G. 8.
H. SCHOUTEDEN. — INSECTES PARASITES DU CACAOYER, — IT.
Syüstedti CKiL., Æemilecanium theobromæ NEwsr., Ceroplastes
Bussei NEWST., Palæococcus theobromaæ NEwsr., Pulvinaria
Jacksoni NEWST., etc.
Ces Coccides sont en général des parasites de peu d'importance,
ne nuisant pas — dans l’état actuel de nos connaissances du moins
— de façon sensible à la plante qui les porte. Toutefois le S#cto-
toccus Sjüstedii, connu du Kamerun, est signalé comme un ennemi
peut-être sérieux du Cacaoyer. On le trouve en colonies denses
établies sur les rameaux, sur les pédoncules des fruits et sur les
fruits eux-mêmes, suçant les sucs de la plante et amenant par cette
succion multiple un affaiblissement de celle-ci. Les particularités
de sa biologie sont inconnues encore, et l’on n’a pas indiqué de
moyens de destruction efhicace. Les aspersions mentionnées pour
le Zoxoptera theobromæ sont à essayer. L'emploi de l’acide cyan-
hydrique aurait sans doute raison de ces parasites également.
Comme pour les Pucerons, la recherche d’Insectes parasites des
Coccides peut donner d'excellents résultats.
Je me propose de revenir dans une note ultérieure sur les Coc-
cides parasites du Cacaoyer, qui seront alors étudiés plus en détail.
EXDEICAMONN DES PEANCELRS
PLANCHE I.
Fig. 1. — Æelopeltis Schouteden: REUT., Insecte parfait.
Fig. 2. — Ia., Larve.
Fig. 3. — ds Insecte parfait vu de profil : € — épine de l’écusson.
Fig. 4. — Sahlbergella singularis HAGL., Insecte parfait.
Fig. 5. — Ta Larve.
Fig. 6. — Ta Insecte parfait vu de profil.
Fig. 7. — Toxoptera theobromæ ScHOUT., femelle aptère.
Fig. 8. — Id., femelle ailée.
PLANCHE Il.
Fig. 1. — Bathycælia thalassina H.-ScH. Œuf.
Fig. 2. — Ja., Larve venant d’éclore. Longueur : 2 mm.
Fig. 3-4. — Ia., Larve après la première mue. Longueur : 4 mm,
Fig. 5-6. — Jar, Larve après la deuxième mue. Longueur : 9 mm.
Fig. 7. — Ta Larve après la troisième mue. Longueur : 13 mm.
Fig. 8. — Ja., Insecte parfait. Longueur : 17 mm.
NEUE
AFRIKANISCHE ARTEN DER BIENENGATTUNGEN
MEVECTA, CROCISA und MEGACATILE,
VON
EMBRIK STRAND
(Berlin, Kônigl. Zoolog. Museum).
1. — Melecta mauretaniensis n. sp.
Ein 5‘ aus Algier (M. QUEDENFELDT).
Die Antennenglieder 4 und flg. nicht oder kaum breiter als lang, Behaa-
rung des Scutellums mit Ausnahme des Hinterrandes dunkel, die weissen
Hinterrandbinden der Abdominalsegmente sind weit unterbrochen (die
beiden Hälften der vorderen Binden unter sich um 2 1/2 mm. entfernt, welche
Entfernung nach hinten allmählig abnimmt), die drei hinteren Binden
nehmen nur die Hälfte der Länge des betr. Segmentes ein, die Spitze der
Femoren ist bloss an I und zwar nur hinten spärlich weiss behaart, Tibien
und Tarsen sind zwar aussen weiss behaart, aber die Spitze bleibt immer
schwarz, Flügel gebräunt mit zwei grosseren hyalinen Flecken am Ende
der letzten Cubital- und Discoidalzelle und kleineren ebensolchen in den
Cubitalzellen, in der Marginalzelle und der letzte Discoidalzelle, auch gegen
die Basis finden sich hellere Stellen ; Mesonotum hinten normal gebildet;
Scutellum ist sehr grob punktiert und hinten in zwei scharfe, horizontale,
aussen parallele Dornen ausgezogen, die aber nicht heller als das übrige Scu-
tellum gefärbt sind, ausserdem weist das Scutellum eine besonders hinten
tiefe, ziemlich unregelmässige mittlere Längsgrube auf. Abdomen etwas
glänzend, aber ziemlich kräftig und nicht fein punktiert, die Hinterränder
oglatt und glänzend, Analsegment an der Spitze quergeschnitten mit leicht
gerundeten Ecken. Clypeus stark vorstehend : in Profilansicht erscheint
die Spitze desselben von dem Auge um fast den kürzeren Durchmesser des
letzteren entfert, von oben und vorn erscheint er fast trapezformig, am
Ende quergeschnitten mit ganz schwach gerundeten Ecken. Die 2. Cubi-
talzelle oben so stark verschmälert, dass die obere Seite kaum 1/3 so
lang wie die untere (u. vordere) Seite ist. Totallänge 11-12 mm. Breite des
Abdomen 4 mm. Länge der Flügel 10 mm. — Metatarsus III gerade, so lang
wie die Tarsenglieder zusammen, in Profil gesehen nur halb so breit wie
die Spitze der stark verdickten, kolbenfôrmigen Tibien III. Das 2. Geis-
selglied fast unmerklich länger als das 3. Analsegment quer abgestutzt mit
abgerundeten Ecken. Von der aus Algier beschriebenen Welecta rugosa
Dours am leichtesten durch das Vorhandensein von je ‘einem weissen
Seitenfleck auch auf dem 5. Rückensegment zu unterscheiden, ebenso wie
von luctuosa,aegyphtiaca etc. Die Form des Abdomens ist mehr langgestreckt,
oben der ganzen Länge nach gleichmässig gewôlbt. Die grob punktierte und
etwas gerunZelte Oberlippe ist reichlich so lang wie an der Basis breit,
dasebst jederseits mit einem kleinen glänzenden Hôcker, am Ende
quergeschnitten und breit gerundet sowie mit aufgeworfenem Rande.
2. — Crocisa kilimandjarica n. sp.
Ein © von : Deutsch O. Afrika, Kilimandjaro (unterh. Moschi)
10.V.1902 (MERKER). — Ist ebenso wie die hier als #wbd2ca LEP.
und seyuncta SAUSss. aufoeführten Formen von FRIESE als Cr. Ars-
trio bestimmt worden.
Die Art steht gewissermassen zwischen zubica und seuncta; mit letz-
terer hat sie gemein die hellen Flügel; mit ersterer stimmt die Zeichnung
des Mesonotums, das Fehlen von Seitenflecken auf dem Scutellum, etc.
überein ; als Unterschiede von zubica kommen eigentlich nur in Betracht
die helleren Flügel und dass die Ecken des Scutellums viel schärfer zuge-
spitzt sind, der Ausschnitt ist ausserdem an der Basis breiter, da aber die
Spitzen so scharf sind, erscheint der Ausschnitt dennoch fast so tief wie bei
nubica. Das Flügelgeäder stimmt mit dem von se/zncta überein, jedoch
mündet die erste rekurrente Ader noch weiter hinten, am Anfang des letzten
Viertels, in die 2. Cubitalzelle ein, so dass die 2. Cubitalquerader doppelt
so weit von der Zweiten wie von der ersten recurrenten Ader entfernt ist (bei
sejuncla gleich weit entfernt).
Ob diese Form eine gute Art bildet wird erst durch reicheres
Material entschieden werden künnen. Nach den Beobachtungen
RO —
von H. BraAuNs (in : Ver. Zoo!l. Bot. Ges. Wien, LIX, H. 1-2,
pp. 12-22) wäre die Form des Auschnitts des Scutellums innerhalb
der Art nicht konstant und die vorliegende Form wäre dann wahr-
scheinlich mit #wbica zu vereinigen. Dass so deutliche Unterschiede
im Scutellum, wie sie hier vorliegen, nicht spezifisch sein sollten,
scheint mir recht unwahrscheinlich zu sein und ich führe daher
vorliegende Form als Art auf; dass sie wenigstens ebenso gut
charakterisiert ist wie die meisten von VACHALSs Arten, die jedoch
mit wenigen Ausnahmen Anerkennung gefunden haben, wird
kaum in Abrede gestellt werden kônnen.
3. — Crocisa pica n. sp.
Einrovon.:" Deutsch"S WW Aïfrika südluDeil, Chamis
(MoLIÈRE). |
Q Ebenfalls von FRIESE als C. his/rio F. bestimmt, ist aber auf den ersten
Blick davon zu unterscheiden durch das Vorhandensein von weissen Flecken
auf der Mitte des Scutellums, oben bis Zur Spitze weiss behaarten hinteren
Tibien, an der Basis des ersten Rückensegments ist eine weisse Querbinde
vorhanden etc. Der Ausschnitt des Scutellum ist zwar tief und etwa dreieckig,
iedoch an der Basis nicht scharf winklig, sondern gerundet und die Ecken
sind lang und scharf zugespitzt, die Aussenseiten derselben sind subparallel
und ähneln darin am meisten C. kilimandjarica, bei welcher sie jedoch
kürzer sind und unverkennbar die Konvergenz nach hirten zeigen. Das (bei
diesem Exemplar) ziemlich abgeriebene Scutellum zeichnet sich übrigens
durch spärliche, aber kräftige Punktierung mit glänzenden Zwischenräumen
der Punkte aus. Auch Mesonotum ist kräftig. aber spärlich punktiert mit glän-
zenden Zwischenräumen und weicht dadurch recht erheblich von z. B.
sejuncta ab, bei welcher die Punkte des Mesonotums so fein sind, dass sie
mit einer schwachen Lupe kaum zu erkennen sind; leider ist dies Merkmal
nur bei etwas abgeriebenen Exemplaren zu erkennen. Die 2. Cubitalzelle ist
oben ein wenig schmäler als bei z#wbica, aber nicht so stark zusammen-
geschnürt wie bei seuncta oder kilimandjarica; die rücklaufende Ader
empfängt sie am Anfang des letzten Viertels. Der weisse Haarfleck des
2. Segments verbreitet sich bis zum Vorderrand, während er bei zwbica
(nach dem einzigen vorliegenden Exemplar zu urteilen; an der Abbildung
sind alle Seitenbinden zusammengeflossen) vom Vorderrande weit entfernt
bleibt und auch bei den beiden anderen Arten den Vorderrand kaum erreicht;
dies Merkmal wird aber kaum konstant sein. Flügel grauschwarz mit einer
hyalinen, die Basis nicht erreichenden Querbinde in der Basalhälfte und einer
it —
ganz schmalen ebensolchen an der Spitze der Cubital- und Discoïdalzellen
und subhyalinen Wischen innerhalb der Cubitalzellen und am Ende der
zweiten Discoidalzelle. Pygidialfeld nur in der Basalhälfte mit deutlichem
Seitenrand, in der Endhälfte mit einer mittleren Längserhôhung, die eine
eingedrückte Mittellinie zeigt. Das 5. Bauchsegment nur am Ende mit Andeu-
tung eines Längskiels. Kôrperlänge 15-16 mm. Abdomen 11 mm. lang, 64
breit. Flügellänge 13772.
4. — Crocisa amanica n. Sp.
Von Amani IV, 1908 (VossELER) liegt ein S' vor, das jedenfalls
mit Cr. lanosa FR. nahe verwandt ist. Es weicht von einer im
Museum vorhandenen Cotvpe dieser Art durch Folgendes ab :
Die Haarbinden sind mehr grauweisslich (bei der Type schôn hellblau),
die Behaarung ist weniger lang, der Ausschnitt des Scutellums ein wenig
tiefer und schärfer winkelformig; die 2. Cubitalzelle oben weniger zusam-
mengeschnürt, indem ïihre obere Länge etwa gleich 23 der Entfernung
zwischen der ersten recurrenten und der ersten Cubitalquerader, während
dieselbe bei der Type weniger als halbso lang ist; die erste rekurrente Ader
mündet hier am Anfang des letzten Drittels, bei /azosa fast in die Mitte der
2. Cubitalzelle ein; die Seitenlappen des Scutellum der /anosa sind weiss
behaart, hier dagegen nicht; die Hinterfiügel am Ende dunkel rauchbraun
und zwar ist dies Feld von der hyalinen Partie scharf abgesetzt, während
bei /anosa der Uebergang allmählich ist und die Verdunkelung der End-
hälfte nur unbedeutend. Das 3. und 4. Fühlerglied bei /anosa fast gleich lang,
bei unserer Art ist das 3. unverkennbar länger. Der Beweis aber, dass beide
Formen verschieden sind, liefert das Analsegment; dies ist bei /anosa
schmal, am Ende quergeschnitten und daselbst mitten seicht eingeschnitten,
bei unsrer Art ist es doppelt so breit und endet in 3 kürze, gleichlange
parallel und horizontal nach hinten gerichtete Zähne, von denen der mittlere
ein wenig stärker als die seitlichen ist.
Korperlänge 11-12 mm., Flügellänge 11 mm., Breite des Abdomens 471.
5. — Crocisa somalica n. sp.
Ein © von : Somali, Sidimun 29.V.1901 (C. v. ERLANGER).
Brauxs's Bestimmungstabelle der südafrikanischen Crocrisa führt
auf Crocisa Alfkent Br., indem : die Hinterschenkel ungezähnt
sind, Scutellum ganz fein punktiert, Seitenstücke des Scutellums
ungefleckt; die Art weicht aber von A/fkenz dadurch ab dass :
MR
Scutellum mit weissem Haarfleck am Ausschnitt, also an der Oberseite
(ausserdem mit Haarflocke an der Unterseite wie bei A/fkeni), die Haar-
flocken in den Aussenecken des Scutellum unterhalb der Seitenstücke (diese
berührend) sind tomentartig anliegend, die vor den Haarbinde des ersten
Abdominalseoments scheint zusammen hängend zu sein, die hintere ist nur
ganz kurz unterbrochen, beïde gleich breit; Schienen und Tarsen sind hinten
weiss tomentiert, aber erstere am 3. Paar nur bis zur Mitte, die anliegende
schwarze Behaarung die feine Punktierung nur teilweise verdeckend
(vielleicht weil sie etwas abgerieben ist), Ausschnitt ganz schwach geschwun-
gen; fünftes Bauchsegment wie bei A/fkem:, am Ende kurz zugespitzt.
Hinterleibsbinden wie bei A/fkeni scharf begrenzt; die des 2. Segments
verlängert sich an der Seite nach vorn, ohne aber den Vorderrand des
Segments zu erreichen; die Binden der Segmente 2, 3, 4 und 5 sind reichlich
um : mm. unterbrochen, die hintere des 1. Segments nur halb so weit.
Die 2. Cubitalader ist oben (vorn) reichlich halb so lang wie die 3. oder
etwa halb so lang wie die Entfernung der 1. Cubitalquerader von der
1. rekurrenten Ader. — Kôrperlänge 85, Flügellänge 8 mm. Breite des
Abdomen 37%5.
6. — Crocisa transvaalica n. sp.
Ein © von : N. Transvaal, Ha Tschewasse, 1894 (C. BEUSTER).
Hat mit einer im Berliner Museum vorhanden südwest-afrika-
nischen, von FRIESE als a/bomaculata 1). G. bestimmten Form viel
Aehnlichkeit, aber :
Die Grundbehaarung des ganzen Mesonotum ist schwarz und die weissen
Flecke daher scharf hervortretend (bei a/bomaculata dagegen in der vorderen
Hälfte grauweisslich und die weissen Flecke daher undeutlich), auf dem
Scutellum ist am Einschnitte, der ein wenig tiefer als bei a/bomaculata zu
sein scheint, ein weisser Haarfleck vorhanden, die weisse Behaarung der
Basalhälfte der Tibien III überragt nicht die Mitte des Gliedes, während
sie bei a/bomaculata fast die Spitze erreicht. Von unserer suncta Sss.
durch geringere Grôsse, dunklere Flügel, nur am Ende gekieltes 5. Ven-
tralsegment, etc. zu unterscheiden. Von der von BRAUNS gegebenen
Beschreibung der Crocisa maculiscutis CAM. durch Folgendes abweï-
chend : die hintere der Querbinden des 1. Abdominalsegments weiter als
die vordere unterbrochen, die Metatarsen hinten nicht weiss gefleckt,
sondern in toto weiss behaart, lange weisse Behaarung an der Unterseite
der Vorderschienen fehlt, Ventralsegment 5 nur am Ende gekielt; Grôsse
geringer : 12 mm. lang, Flügel 1ow"s5 lang, Breite des Abdomen 475.
Von calceata (VACH.) Br. abweichend, indem die Tomentbinden und
Flecken des Mesonotum weisslich sind, Scutellum mit weissem ‘Haarfleck
am Einschnitt, der weisse Haarfleck der hinteren Tibien nur die Basal-
hälfte bedeckt, die 2. Cubitalquerader ist in ihrer ganzen Länge schwach
und gleichmässig gebogen (bei calceata kurz unterhalb der Mitte fast knie-
formig sebogen), die 2. Cubitalzelle ist oben meistens weniger verschmälert
als bei calceata. Ferner treten die weissen Haarzeichnungen des Pronotum
schärfer hervor als bei calceata und der Längsfleck ist etwas schmäler.
Ob diese Form eine gute Art bildet, lässt sich erst durch mehr
Material mit vôlliger Sicherheit entscheiden.
7. — Crocisa ukerewensis n. sp.
Zwei S'O' von Neuwied Ukerewe (A. CoNrADs).
g Die Flügel erinnern an C. Ayalinata VACH., aber Scutellum ohne
weissen Discalfleck, die Vorderhälfte des Mesonotum nicht einformig weiss
behaart, etc.
Die ganze Oberfläche ziemlich dicht, aber äusserst fein punktiert und
daher, wenn abgerieben, recht stark glänzend, Behaarung der hellen Zeich-
nungen weiss; der Längsfleck des Mesonotums erreicht kaum die Mitte des-
-selben und auf der Scheibe ist nur Andeutung zu zwei kleinen runden Flecken
jederseits des Längsflecks vorhanden, wohl aber ist das Mesonotum stark
abgerieben; am Hinterrande zwei runde Flecke, die mit den Binden des
Seitenrandes nicht oder kaum zusammenhängend sind. Seitenlappen des
Scutellums gänzlich weiss behaart, am Ausschnitt einige weisse Haare
erhalten und von der : nterseite des Scutellum entspringt wie gewôhnlich
eine weisse Haarflocke. Das erste Abdominalsegment mit zwei an den Seiten
zusammenhängenden Querbinden, von denen die erste mitten stark
verschmälert und linienschmal unterbrochen ist, während die hintere, die
parallelseitig ist, deutlicher unterbrochen erscheint (ob auch bei ganz
frischen Exemplaren?). Die Segmente 2, 3, 4, 5 mit Binden, die sämmtlich
unter sich um 2 mm. unterbrochen sind, die des 6. Segments nur unbedeu-
tend weniger. Bauchsegmente 2,3 und 4 mit grossen Seitenflecken. Tibien III
in der Basalhälfte hinten weiss tomentiert, während II in der Mitte hinten
bis zur Spitze, au den Seiïten der Apicalhälfte der Hinterseite dagegen mit
grauschwarzer, Hinterseite der Metatarsen Il und III weiss, bloss an der
Spitze dunkelbraun behaart. Hinterrand des 5. Bauchsegments mit recht
langer und dichter schwarzer Haarbürste, das 6. Bauchsegment mit seichter
aber nicht glatter Aushôhlung. Analsegment verjüngt, mit quer abgeschnit-
tenen Spitze. Flügel hyalin mit brauner, 2 mm. breiter, die Spitze der
Radialzelle, aber nicht der übrigen Zellen berührender Saumbinde. Tegulae
Ron
und Flügelbasis braun. Scutellum seicht ausgeschnitten, die Seiten leicht
geschwungen. Die Geisselglieder 3 und 4 gleich lang, von oben gesehen nur
unbedeutend kürzer als 2.; die Geissel hat hinten 2 durch eïne feine Längs-
erh6hung getrennte Reihen seichter, länglicher, schräggestellter Eindrücke,
die zicht glänzend sind.
Kôrperlänge ca. 153 mm. Flügellänge. r2 mm. Breite des Abdomen 5 mm.
8. Crocisa panganica n. sp.
d' von : Dar-es-salaam, Pangani u. Hinterland (REGNER). Mit
Cr. arcuata verwandt, aber kleiner, die Flügel dunkel, etc.; von
delumbata durch u. a. die Lage der Scutellumflecke abweichend.
Die helle Behaarung der Seiten des Thorax sowie die des Pronotum weiss,
die übrige hellblau; die sich dazwischen befindende Behaarung der Oberseite
schwarz. Vorderhälfte des Mesonotum wie gewôhnlich mit einem Längs-
streife und zwei runden Flecken sowie mit ziemlich breiter Randbinde, die
hinten ohne Unterbrechung oder Einschnürung in den Flecken am Hinter-
rande des Mesonotum übergeht.. Seitenlappen des Scutellum ohne helle
Flecke; Scutellum mit je einem solchen am Seitenrande, die Seitenlappen
hinten berührend; am Einschnitt ist zwar kein weisser Fleck erhalten, aber
vielleicht abgerieben; von der Unterseite des Hinterrandes des Scutellums
wie gewohnlich eine weisse Haarflocke. Erstes Abdominalsegment mit zwei
an den Seiten zusammenhängenden Querbinden, von denen die hintere um
fast 2 mm. unterbrochen ist, die vordere vielleicht etwas weniger; das
2. Segment mit Binde, die um reichlich 2 mm. unterbrochen ist und an der
Seite sich bis zum Vorderrande verbreitert; das 3. Segment mit parallel-
seitiger, fast die ganze Länge des Segments einnehmender Binde, die
Segmente 4 und 5 mit ebensolcher, bei zur Basis reichender Binde. Bauch-
segmente 2 und 3 jederseits mit Andeutung eines hellen Haarflecks. Jeden-
falls die Coxen I und III mit weisslichen Fleck. Flügel dunkel rauchbraun,
schwach violett schimmernd, mit kleinen undeutlichen helleren Wischen am
Ende und in den Cubital- und Discalzellen sowie gegen die Basis. Die
Tibien IT und III hinten mit weissem, die basalen ‘/, des Gliedes einnehmen-
dem Haarfleck, die Metatarsen III hinten nur an der Basis, II an fast der
ganzen Hinterseite weiss behaart; sämmtliche Tarsen rein schwarz behaart.
Antennen dick, hinten wie so häufig mit 2 Reihen Grübchen, die aber hier
auffallend tief sowie rund, kaum in die Länge gezogen, sind; zwischen beiden
Reïhen keine deutliche Leïiste. Das 2. Geisselglied unbedeutend länger als
die gleichlangen Glieder Nr 3 und 4; Schaft von vorn gesehen von der Basis
bis zur Spitze allmählich an Dicke zunehmend. Die 2. Cubitalzelle oben so
wenig verschmälert, dass die Länge dieser Seite reichlich halb so lang wie
die untere Seite ist. Die 2. Cubitalquerader ziemlich gleichmässig gekrümmt,
wenn auch in der unteren Hälfte am stärksten; die 3. Cubitalzelle oben etwa
doppelt so lang wie unten; die 3. Cubitalquerader sehr stark und zwar
gleichmässig gekrümmt. Analsegment quergeschnitten, aber mit beiden
Ecken zu kurzen Dornen nach hinten ausgezogenen und in der Mitte ganz
schwach ausgebuchtet. Das 5. Bauchsegment mit mässig langer Hinterrand-
bürste, das 6. ohne Auszeichnung, gleichmässig dicht behaart. Korperlänge
11.5, Flügellänge roms. Abdomen 4"18. breit.
9. Megachile garua n. sp.
Ein & von: Kamerun int., Garua, 3-12. VIT.1909 (RIGGENBACH).
og Achneit W. flava FR., aber das Analsegment mitten ausgerandet, die
Flügel nicht fumat ete. — Am meisten mit 7. ZLoosi VACH. überein-
stimmend, von der Beschreibung dieser nur durch Folgendes abweichend :
Mandibeln schwarz, aber mit einer subapicalen roten Binde oder Fleck,
Beine schwarz mit den 2-3 letzten Tarsengliedern hellbräunlich; Metatarsen
und Tarsen des 1. Paares weïiss, jedoch die Fortsitze der ersteren
schwarz; die Behaarung des Gesichts goldgelb, die der Basalhälfte der
Mandibeln sowie der Schläfen blass graugelblich; die Behaarung des
Clypeus bildet an seinem Ende eine schmale, aber dichte, quergestellte
abstehende Bürste, die nicht dunkler als die übrige Clypeusbehaarung ist;
Scheitel und Mesonotum ebenfalls gelb behaart, aber trüber als die
Behaarung des Gesichts; alle Rückensegmente goldgelblich behaart, Nr 2
und 3 nur an der Basis dicht gelb behaart, sonst so dünn behaart, dass das
dunkle Tegument überall durchscheint ; Flügel hyalin mit grauer, die Spitze
der Radial-, aber nicht der Cubital- und Discoidalzelle erreichender Binde;
Clypeus so dicht behaart, dass weder Skulptur, noch Form zu erkennen
ist; das 3. Fühlerglied kaum ‘/, länger als das 2. und etwa *’, so lang wie das
4. Glied ; Behaarung der Beine, insbesondere des 1. Paares mit gelblichem
Schimmer ; der Mandibelfortsatz nach hinten gekrümmt; die Fortsätze der
Coxen I subparallel, fast dreimal so lang wie breit, am Ende gerundet, von
vorn und hinten flachgedrückt; das 6. Segment ohne besondere Behaarung,
Lamina apicalis wie bei Loosi, aber ausserdem mitten ziemlich tief einge-
schnitten. Das 7. Segment mit 2 kleinen, aus der Behaarung nicht heraus-
ragenden, unter sich um fast die Breite der Lamina apicalis getrennten,
feinen, nach unten und hinten gerichteten Dornspitzen. Die vier vorderen
Bauchsegmente mit dichten, breiten, in der Mitte und an beiden Enden
leicht verschmälerten weissen Hinterrandhaarbinden.
Korperlänge 11 mm. Länge der Flügel 8 mm. Breite des Koptes 43.
DEUXIÈME NOTE
SUR
PÉSNDIPIDÉIRE SN PIOIUEIURRS
DU MUSÉE DU CONGO BELGE
PAR
J. R. M. SURCOUF
Chef des travaux de zoologie du Laboratoire colonial
du Muséum d'Histoire naturelle de Paris.
M. le D' SCHOUTEDEN, conservateur de la Section entomolo-
gique du Musée du Congo Belge, a bien voulu me faire un nouvel
envoi de Diptères piqueurs provenant du Congo Belge. J'v ai
reconnu les espèces suivantes :
1 — Tabanus ruficrus © Palisot de Beauvois.
Cinq exemplaires portant tous la mention : Coquilhatville à
Mondombe, 10 février-1° mars 1908 (H. WiLMiIN).
2. — Tabanus pluto © Walker.
Un exemplaire provenant de Banana (D' ETIENNE).
3. — Tabanus marmorosus © Surcouf.
Un exemplaire recueilli à Kindo (D! AvERzA).
4. — Tabanus secedens © Walker.
Onze exemplaires dont sept portent la mention : Coquilhatville
à Mondombe, 10 février-1® mars 1908 (H. Wirmix); quatre exem-
plaires : Uelé (SERET).
5. — Tabanus atrimanus Lôüw.
Quatre exemplaires portant la mention : Coquilhatville à Mon-
dombe, 10 février-1* mars 1908 (H. WILMIN).
6. — Tabanus fasciatus © Fabricius.
Variété z1gr1pes SURCOUF.
Deux exemplaires, dont l'un sans étiquette, l'autre portant :
dans le chenal, à bord, 13 juillet 1909.
7. — Tabanus thoracinus © Palisot de Beauvois.
Un exemplaire incomplet, provenant de Banana, août 1910
(D° ETIENNE).
8. — Tabanus Billingtoni © Newstead.
Un exemplaire de l'Uelé (SERET);, une femelle de Kindo
(1) AVERZA).
9. — Tabanus ianthinus © Surcouf.
Un exemplaire étiqueté : Kasai, Lukenge (FONTAINAS).
10. — Tabanus ? sugens WIEDEMANN.
Cet unique exemplaire, recueilli dans le Katanga, appartient
sans nul doute au groupe 7. {æniola P. B. (VIII: groupe des
Tabanides d'Afrique). Par ses antennes noires, 1l se rapproche de
Tabanus sugens © WIEDEMANN, dont on ne connaît pas d'autre
exemplaire ; 1l est vraisemblable qu'il appartient à cette espèce.
u. — Tabanus nitidus © n. sp.
Treize exemplaires : « Kiambi et au campement de Memba
Kunda ».
Longueur du corps, de 10 ‘/, à 12 millimètres.
D’'aspect brillant, thorax noir, abdomen jaune rougeûtre.
NO SRE
Tête : Yeux glabres à cornéules égales, paraissant monochromes, sauf un
trait transverse obliquement place. Bande frontale cinq et demi à six fois
aussi haute que large à la base, châtain, ne montrant aucune villosité dans
nos exemplaires, portant une callosité concolore un peu renflée, presque
aussi large que la bande à la base, prolongée en ogive surélevée, puis en une
ligne épaissie et immédiatement élargie en un fuseau étroit, qui s'étend
jusqu'aux trois quarts de la hauteur ; le vertex porte une très petite callosité
ovoïde, peu visible, il est glabre ainsi que le bord occipital. Triangle frontal
châtain, recouvert d’une très fine pruinosité jaunâtre. Antennes jaune rou-
geâtre brillant, premier article avec quelques rares poils noirs à l’apex,
second très petit; troisième avec une saillie bien marquée, l'extrémité de son
dernier article apical rembrunie. Palpes jaunes, premier article ovoïde,
second très long, mince. Pièces buccales dépassant de peu les palpes.
Thorax brun de poix sur le disque, jaunâtre sur les côtés, recouvert d’une
très fine pruinosité grisâtre. :
Scutellum brun noirâtre. Pectus couvert d’une pruinosité gris cendré.
Abdomen d’un jaune rougeâtre sur les quatre premiers segments, les trois
derniers sont rembrunis presque noirs, le bord postérieur de chacun des
segments est étroitement marginé de blanc. En outre, le milieu du premier
segment porte une ligne noire issue d’une tache sous-scutellaire confuse et
s'élargissant au bord postérieur du segment. On voit sur quelques exem-
plaires la trace de cette ligne sur le second segment.
Ventre jaune rougeûtre, semblable à la face supérieure, mais le rembru-
nissement des segments apicaux est moins sensible.
Pattes : Paire antérieure à fémurs, quart apical des tibias et tarses brun noï-
râtre; les trois quarts basilaires des tibias sont jaune rougeûtre; fémurs
médians et postérieurs brun jaunâtre, sauf à l’apex, où ils deviennent
jaunâtres ; tarses un peu rembrunis.
Ailes complètement hyalines; nervures jaunâtres.
Balanciers à tige brunâtre et massue jaune.
Nous nommons cette espèce nouvelle : 7abanus nitidus à cause
de son aspect brillant. Elle appartient nettement à notre
VI: groupe et doit s'intercaler entre 7abanus par WAIKER et
Tabanus thoracinus PALISOT DE BEAUVOIS.
12. — Tabanus socialis © Walker.
Trois exemplaires recueillis à Banana, le 1 août 1910, par le
D" ÉTIENNE.
Cet insecte, assez variable et souvent envoyé en Europe en
mauvais état de conservation, a successivement reçu les noms de :
RS ee
Tabanus socialis © WaAaikEr; Atylotus hypoleucus Q BiGor;
Tabanus leonum Q Bicor; Zabanus nigrohirtus Q RiCARDO.
Le mâle n'est pas connu.
13. — Chrysops dimidiatus © Van der Wulp.
Deux exemplaires portant, l'un, la mention : Lukungu; le
second : en aval de Basoko, poste de bois, 6 juin 1909.
14. — Chrysops silacea © Austen.
Trois exemplaires de Lukungu; un de Kindo (1)' AverzA).
15. — Hippocentrum trimaculatum © Newstead.
Six exemplaires; l’un d'eux porte la mention : en amont de
Ponthierville, poste de bois n° 5, sol, 13 juin 1900.
Deux autres ont comme indication : Api, 9 octobre 1909
(LAPLUME).
Les trois dermiers proviennent de Kindo (1)' AvERzA).
16. — Chrysozona pulchrithorax Austen.
Deux exemplaires femelles : l’un de Api, novembre 1909
(LapLuME); le second de Lissala, 22 octobre 1905 (W AELBROECK).
17. — Chrysozona torquens © Austen.
Un exemplaire de Lukungu.
18. — Chrysozona Schoutedeni © n. sp.
Type : un exemplaire femelle provenant de Kindo (D'AverzA)
et communiqué par le Musée de Fervueren; un autre spécimen de
même origine.
Longueur du corps, 9 millimètres; longueur de l'aile, 9 ‘}, millimètres.
Brun. Ailes brunes portant peu de dessins clairs. Abdomen sans ligne
médiane, m taches orbiculaires.
Tête : Bande frontale brunâtre, plus claire aux côtés du sommet, portant
trois taches noires, la médiane petite, les deux latérales grandes, ovoïdes,
tangentes au bord des yeux, atteignant presque la callosité intraoculaire ;
celle-ci est saillante, arrondie vers le haut, noire à reflets métalliques; au
milieu du bord inférieur est une tache bifide noire située sur une zone claire,
entre les antennes; en outre, la face porte deux taches noires successives,
plus ou moins distinctes, situées le long du bord inférieur des yeux; la face,
de coloration gris cendré, a en plus une tache noire peu nette à la base
externe de chacun des deux palpes. Antennes allongées, brun noirâtre, non
renflées, premier et second articles d’un noir luisant, troisième mat, à partie
apicale noire. Les deux premiers portent de nombreux poils noirs et raides.
Clypus brunâtre. Palpes allongés de deux articles, le second brunâtre à poils
noirs. Au vertex, la bande frontale porte quelques poils noirs; elle se termine
en pointe dans la région occipitale et se recouvre d’une large tache de colo-
ration brune.
Thorax brun noirâtre portant la trace de cinq bandes linéaires blanches,
la médiane disparaît avant la suture transverse, les latérales se continuent
jusqu'à cette suture et s’y terminent par une petite tache blanche arrondie,
les sous-latérales deviennent peu visibles, puis reparaissent en formant, le
long du scutellum, deux dessins linéaires en forme de C symétriquement
situés. Pubescence concolore. Pectus brunâtre avec quelques longs poils
blancs.
Scutellum de la couleur du thorax.
Abdomen brun noirâtre sans ligne longitudinale médiane, ni taches, le
bord postérieur des segments étroitement bordé de blanc. Poils noirs sur le
disque des segments. Ventre semblable au-dessus de l'abdomen.
Pattes noirâtres: fémurs noirâtres en entier; tibias antérieurs noirs dans
leur moitié apicale, blancs dans leur moitié basilaire à pubescence de la
couleur du fond; tibias médians noirs portant un anneau blanc crème près de
la base et un second anneau blanc plus étroit situé vers les trois quarts à
partir du sommet; tibias postérieurs à quart basilaire blanc crème; tarses
noirs à premier article blanchâtre à la base.
Ailes brunes peu marquées de dessins clairs, une tache ronde, blanche,
située contre l'extrémité du stigma; l'extrémité de l’aile porte une tache
analogue à celle de Æippocentrum trimaculatum Newstead. Les dessins sont
en général par paires.
Balanciers jaunâtres.
Nous dédions cette espèce nouvelle à M. le D' H. SCHOUTEDEN,
le distingué conservateur des collections entomologiques du Musée
du Congo belge.
19. — Hippobosca sp.
Six exemplaires provenant de Loka, 6 juillet 1909 (BovoxE), et
recueillis sur des Bovidés. Ces spécimens seront ultérieurement
déterminés.
ZUR KENNTNIS
TERMITEN UND TERMITENGASTE
BELGISCHEN CONGO
(Mit 5 Tafeln und 2 Figuren im Texte)
VON
E. WASMANN, S. J.
(188. Beitrag zur Kenntnis der Myrmekophilen und lermitophilen).
Herr E. Lura hat in den letzten Jahren manches interessante
Material an Termiten, Termitengästen und Termitennestern zu
Kondué (Sankuru, Süd-Kassai, unterer Congo) gesammelt und
an Herrn V. FErRANT, Conservator am Naturhist. Museum zu
Luxemburg gesandt, der mir die Bearbeitung desselben übertrug.
Anderes Material an Termiten und Termitengästen erhielt ich
von P. HERMANN Kour, Missionär am oberen Congo bei Stanlev-
ville. Die Termitengäste sind zum Teil noch unbeschrieben. Hier
sollen einige Notizen über das Termitenmaterial von Lura u. Konr.
gegeben werden, mit brieflichen Beobachtungen Luza’'s, welche
Herr FERRANT mir zu diesem Zwecke zur Verfügung stellte.
Ferner sollen Photographien der Termitennester beigefügt wer-
den (teils nach den Originalaufnahmen Lura’s zu Sankuru, teils
nach meinen Aufnahmen der im Luxemburger Museum befindli-
chen Nester), sowie Photographien neuer Termitengäste. Herrn
V. FERRANT spreche ich für sein freundliches. Entgesenkommen
hiemit meinen Dank aus, ebenso Herrn E. Lura u. P. H. Konr
für die überlassenen Termitengäste. Ein [nhaltsverzeichnis folgt
am Schlusse der Arbeit.
FamiLtEe METATERMITIDAE Holmegren. à
Termes natalensis Havil.
Diese von HaAviLAND aus Natal beschriebene Art ist durch das
ganze tropische Afrika weit verbreitet. SsôsrepT (‘) (Monogr.,
p. 105 und Syphlement, p. 50) erwähnt sie auch aus Transvaal
Rhodesia, Kaffernland, Angola, Lunda, Togo, Congo, Goldküste,
Liberia, etc. Von der schwedischen NOoRDENSKkIÜLD' schen Expedi-
tion wurde sie auch am weissen Nil im Sudan häufig gefunden
(TRAGARDEH (°) S. 7). HaviLanp (°) (p. 383) hat bereits einen Pilz-
garten dieser Termite abgebildet. Ueber ihre Bauten berichtet
bereits BucHHOLZz von der Goldküste (bei SJôsrepr, Monosgr.,
p- 104) ; nach 1hm sind jene Bauten mehr als mannshohe, zugespitzte
Hügel. Haviranp (p. 384) beschreibt dieselben Bauten als 4 Fuss
hohe Hügel. Nach TRAGARDH (p. 7), der die Maasse einer Reïhe
von Nestern angibt, haben sie die Form von ziemlich spitzen, regel-
mässigen Hügeln, deren Durchmesser an der Basis gewôühnlich
doppelt so gross als die Hôhe ist, und deren Hôhe mehr als 2 Meter
erreichen kann.
Von Herrn E. Luya liegt ein grosses Material von dieser Termi-
tenart vor aus Sankuru (Süd-Kassai, Congo belge). Kôniginnen,
, alte und junge, Kônige, Soldaten und Arbeiter aus einer Reïhe
von Nestern.
Die grôsste mir von Lura vorliegende Kônigin ist 10 em. lang
(:) SJôstepT, Y., Monographie der Termiten Afrikes, Stockholm 1900; Supplement 1904.
(2) TRAGARLH. Zermilen aus dem Sudan (Results Swedish Zool. Exped to Egypt and
the White Nile 1901. Part I, n° 12, 1903.) ;
(5) HaviLanND. Observations on Termites ; with Description of new Species (Journ. Linn.
Soc. London, XXVI, 1808, S. 358-442.)
|
O
&S)
|
und 3.5 cm. breit (‘). Färbung nicht rein weiss, sondern eine in
der Mitte sich verbreiternde Längsbinde des Rückens, je eine Sei-
tenbinde und die Mitte der Unterseite graubraun. Die übrigen
alten Kôniginnen haben in der Mittellinie des Rückens und des
Baucnes und an den Seiten eine sehr variable Reïhe graubrauner
Flecke. Die jüngeren Kôniginnen sind bis 7 em. lang und 2.5 cm.
breit, rein weiss. Der grüsste Kônig misst 1.8 cm. Länge und
0.6 Breite.
Während man früher glaubte, dass die Nester der grossen 7esmes
Arten stets nur ezz künigliches Paar beherbergen, ist diese Regel
nach Lura nicht ohne Ausnahme. In einem Bau (n° III) fand er in
einer riesigen kôüniglichen Zelle vzer halberwachsene Xüniginnen
(7 cm. lang u. 2.5 cm. breit, siehe oben) und zwer Xünige.
Eine ganz vorzügliche photographische Abbildung eines über
2 m. hohen Baues von 7! natalensis, welche LuyA aufnahm
(LurA u. zwei Neger daneben stehend), reproducieren wir auf
Taf. 1, Fig. 1. Sie gibt eine sehr anschauliche Vorstellung von der
Grôsse und der Gestalt dieser Nester.
Obwohl über Nestbau und sonstige Biologie von 7° natalensis
schon Manches berichtet worden ist von den oben citierten Auto-
ren, so dürite es doch nicht überflüssig sein, aus einem der von
E. Luja an Herrn V. FERRANT, Conservator am Museum zu
Luxemburg, gerichteten Briefe vom 1. März 1904 hier Einiges,
mit den begleitenden Skizzen, wiederzugeben.
Kondué, le 1° mars 1904.
CHER MONSIEUR FERRANT,
Il y a quelques semaines, j'ai commencé à faire des recherches dans les
grandes termitières; j'ai vu et trouvé des choses admirables. Les termitières
en question ont généralement de 1"80 à 2 mètres de hauteur et pénètrent
dans la terre presque à la même profondeur. On les rencontre partout; dans
la forèt, dans la brousse, dans les terrains plats et dans les terrains
accidentés. J'ai procédé à la démolition de plusieurs termitières, travail que
() Nach Luya’s Brief vom 1 II, 1904 misst die grôsste von ihm gefundene KGnigin sogar
11 cm. Länge und 5 cm. Breite. (Siehe LuJas unten folgenden Brief.)
j'ai fait exécuter sous ma surveillance par deux nègres munis de houes et de
bèches. Vous n’ignorez pas que ces termitières sont édifiées avec de la terre
humide qui, après desséchement, devient aussi dure que du ciment. Les
Termites évitent toute lumière; ce n'est que durant la nuit qu'ils entre-
prennent leurs travaux d’agrandissement au dehors. Pour l'intelligence de ce
qui va suivre, veuillez consulter les croquis ci-contre (°).
La partie supérieure de la termitière (fig. 1), c'est-à-dire celle au-dessus
du sol, est composée d’un grand nombre de chambrettes plus ou moins
grandes, et de nombreuses galeries, de dimensions variées, qui correspondent
entre elles. Ces chambrettes sont à parois uniformes et d’une propreté exem-
plaire. On en remarque qui sont vides, d’autres renferment des œufs, des
larves, ou bien elles contiennent comme une masse spongieuse qui n'est
autre que le terrain de culture d’un petit Champignon (le Rozites gongylo-
bhora? (°) dont les Termites se nourrissent. Cette masse est de couleur
brune avec un duvet grisàtre, c'est le mycélium du Champignon en question.
Le Champignon lui-même, de la grosseur d’une tête d’épingle, est rond, sessile
et entièrement blanc; il a le goût de notre Agaric comestible d'Europe. Dans
d'autres chambrettes, j'ai trouvé une réserve de débris de feuilles, rongées
presque toutes de la mème façon, c'est-à-dire en forme de demi-lune. Ce sont
ces débris de feuilles coupées qui servent à la préparation du terrain de
culture, et il me semble que le but de cet entassement préalable dans les
chambrettes est de leur faire subir une fermentation qui favorise plus tard la
croissance du Champignon. À travers toute la termitière on rencontre les
divers types, soldats, ouvrières, etc., les habitants de la colonie. Le centre
de la termitière vers la base est généralement occupé par un immense parc
à culture de Champignon; l’ensemble en est merveilleux ; c’est comme une
grotte en miniature, garnie de sortes de stalactites, de casemates, de vastes
salles, bref, un labyrinthe. Au centre du nid et tout au fond se trouve la case
de la reine (fig. 2). Cette case, qui atteint extérieurement jusqu'à 30 centi-
mètres de longueur sur 20 de haut, a tout à fait l'aspect d'une énorme
pomme de terre. Elle pèse jusqu'à 5 kilogrammes. Entièrement dure, elle
est de la consistance d’une pierre de taille. Tout autour se trouvent de petits
orifices qui conduisent vers l’intérieur. Ayant sorti de la termitière cette
case, j'ai procédé à son ouverture avec le plus grand soin possible. J'ai entaillé
(:) Dieselben sind von Herrn FERRANT umgezeichnet Worden.
{2) Es handelt sich nicht um diesen, von den Blattschneiderameisen Amerikas kultivierten
Pilz. Die Conidienform der Pilzgärten von Zermes Redemani und obscuriceps auf Ceylon
ist nach PETCH eine modifizierte Vo/varée ( V. eurhisa B. und Br ). Daneben kommt noch
eine Xy/aria (X. nigripes) in den Pilzgärten zur Entwicklung, namentlich auf verlassenen
Termitennestern (PErCH, The fungi of certain termite nests, 1906). Die Conidienform der
Pilzgärten afrikanischer Termiten ist meines Wissens noch nicht näher festgestellt
(E. WASMANN.)
au moyen d’une petite scie la case sur tout son pourtour jusqu’à une certaine
profondeur et finalement j'ai écarté les deux côtés avec un couteau. Au
milieu de la case, dans une excavation, se trouve la reine (PI. I, fig. 2); il lui
est impossible de sortir et de faire d’autres mouvements que ceux de la
respiration (°), qui sont tellement accentués que l'énorme abdomen assume
un mouvement continuel de vague. Dans la case de la reine se trouve un
autre individu que je suppose être le roi (©), car c’est le seul de son espèce dans
toute la termitière. En outre se trouvent dans la case toujours un grand -
nombre d'individus uniformes que je suppose être les ouvrières (nourrices)
et dont la charge est de vaquer aux besoins de la reine, de la nourrir, etc.
La tête et le thorax de la reine sont bruns, l’abdomen entièrement blanc
avec quelques lignes brunes sur la partie dorsale et des points bruns sur les
côtés. Quoique reine de millions d'individus, cette bête est tenue ainsi pri-
sonnière, Car 1l ne lui est accordé que juste la place pour pouvoir respirer.
Triste sort pour un être aussi noble, souche de la vie d’une innombrable
progéniture.
On la nourrit comme une mère son enfant; son devoir est de pondre. La
reine étant très petite au début, sa case l’est en conséquence; les Termites
l’agrandissent au fur et à mesure de la croissance de la reine dont je possède
un superbe exemplaire ayant 11 centimètres de longueur sur 5 d'épaisseur.
J'avais toujours cru que chaque termitière ne contenait qu’une seule reine;
or, il y a quelques jours, j'ai mis à découvert avec des précautions inouïes
une case énorme; j'entrepris de l'ouvrir, croyant y trouver un exemplaire
hors ligne. Quelle ne fut pas ma surprise, lorsque les deux moitiés se sépa-
rèrent, d'y voir quatre reines ayant chacune les mêmes dimensions, soit
8 centimètres de longueur sur 3 de large. La case renfermait en outre
deux rois et un grand nombre d’ouvrières. J'en étais ébahi, ne m’attendant
pas à pareille surprise. Très heureux du résultat obtenu, je n'ai pas voulu
me montrer ingrat envers les nègres qui m'ont aidé à mettre à découvert cet
intéressant objet. En rentrant à la maison, je leur ai fait cadeau de plusieurs
aiguilles, article très apprécié par les sauvages du pays que j'habite. En fait
d'hôtes, je n'ai encore rien trouvé dans les termitières, mais j ai trouvé un
nid d'une autre espèce de termites (*) dans une grande termitière que je
démolissais. Je vous envoie ce nid avec les Termites respectifs. Mon envoi
d'aujourd'hui contient les choses suivantes qui illustreront ce que je viens de
vous raconter, mais ce ne sont que de petits exemplaires. Il y a d’abord une
petite case de la reine. Dans le tube n° 2a, vous trouverez la reine et le roi
(:) Es muss wohl heissen « de la circulation du sang », da es sich ohne Zweifel um die
rhytmischen Bewegungen des Vas dorsale (Rückengefässes) handelt.
(2) Es handelt sich tatsächlich um den Kônig, welcher der Sendung beigegeben war.
(E WW)
() Mécrocerotermes parvus HAVIL. (E. W.)
— 97 —
appartenant à cette case; dans le tube n° 24, les individus qui se trouvaient
dans la même case (récoltés en janvier 1904). Le tube n° 3 () contient une
reine ainsi que les Termites de la termitière où j'ai capturé la reine. Elle
est un peu abimée, car c'était la première que j'avais sortie. Le tube n° 5
contient une reine et un roi, également un peu abîmés.
Le tube n" 1 contient une reine, un roi et les esclaves (nourrices) de la
case royale. Cette reine est intacte.
Auf eine /unge Kolonie von 7° xatalensis beziehe ich einen Fund
von LuJA (1904), wo er in einem kleineren Bau zahlreiche Arbeiter
(nicht von Maximalgrüsse), £eine Soldaten, eine nur 37 mm.
lange und 15 mm. breite Kônigin mit zahlreichen Eiern und einem
Kôünige fand.
Da mir bisher keine Gäste von 7ermes natalensis vom Congo
vorlagen, gebe ich hier nur ein Verzeichniss der mir von anderen
Teilen Afrikas bekannten Gäste dieser Termite :
Sudan (TRAÂGRADH!) : Coleoptera : Gonocnemis Jäügerskiôldi
WasM., Paragononcnenns Trägäardhi Wasm., Aoplonyx termi-
tophilus WasM., ÆEndostomus sudanensis WasM., Alphitobius
vrator Muirs., Mimocellus trechoides W AsM., Connodontus acumt-
natus RAFFR. — Æymenoptera : Carebara vidua F.S.; Pheidole
termaitobia For.; Prenolepis Trägardhi For. — ÆEmbiina : Oligo-
toma termitophila N Asm.— Thysanura : Atelura sudanensis Escx.
Ferner aus Ziberia (Ssôsrepr !) (*) : Carabidae : Larve von
Glyptus (sculphilis Brürz.?)
Aus Vatal (G. D. HaviLaNDp!) : Séaphylinidae : Termitolinus
natalensis W AS. n. g. n. sp. — Ziptera, Phoridae : Thauma-
toxena Wasmanni Brebp. & BÔR\.
Da Zermitolinus natalensis wahrscheinlich bei derselben Ter-
mite auch am Congo vorkommt, gebe ich hier seine Beschreibung.
Termitolinus n. gen. Aleocharinorum.
Corpus filiforme. Caput elongatum, cylindrico-quadratum. Thorax elon-
gato-quadratus, lateribus omnino parallelis. Abdomen marginatum, ante
(*) Dieser Tubus enthielt Zermes gabonensis SJOST., nicht »afal/ensis.
(2) Bei Termes tumulicola SJOST. = natalensis Hav.
e.
er
medium inflatum, dein sensim angustatum. Antennae 1r-articulatae, rectae,
apice incrassatae. Oculi parvi, mandibulorum basi approximatae. Labrum
latum, rotundatum, apice truncatum. Mandibulae simplices, acutae, validae.
Maxillae angustae et breves, malae longitudine inter se aequales, exterior
apice barbata, interior apice corneo, acuto, intus cillata. Palpi maxillares
4-articulati, sat validi, art. 3° longiore 2°, clavato, 4° dimidio breviore 3,
subulato. Labium elongatum, paraglossis magnis, membranaceis, lateraliter
prominentibus, sed ligulae apicem haud attingentibus; ligula lata, latitudine
haud longior, cordifornus, apice emarginato et utrimqu: cono sensorio
instructa. Palpi labiales 3-articulati, art. 1° crasso et longo, ceylindrico,
2° brevi, transverso, 3° multo angustiore sed duplo longiore 2°, subcylin-
drico. Pedes coxis anticis inter se contiguis, mediis anguste separatis, posti-
cis late separatis; tibiae apice bispinosae; tarsi antici 4-, medii et postici 5-
articulati, horum art. 1° haud elongato, articulo ultimo omnium longo,
valido, biungiculato.
Durch die sehr schmale, gestreckte, schwach gewülbte Gestalt
einem sehr kleinen Xaéfholinus oder Zrspinus ähnlich, in seinem
Habitus das gerade Gegentheil der dickleibigen physogastren Aleo-
charinen Zer/mitobia etc., sowie des breit scheibenfôrmigen Zer-
mitodiscus. Die kleinen Augen stehen sehr weit nach vorn an dem
flach walzenfôrmigen, langen Kopfe. Die Zunge ist breit herzfôrmig
(an dem breiteren Vorderrande, dessen Seiten gerundet sind, aus-
gerandet), jederseits mit einem kleinen, innervierten Geschmacks-
kegel versehen.
Termitolinus natalensis n. sp.
Testaceus, thorace, capitis basi et abdomimis medio piceis, mitidus,
parce pilosus. Caput fronte convexa, laevi, lateribus subtiliter punctatis et
striolatis. Antennae capite thoraceque breviores, apice incrassato; art. 1°
brevi, clavato; 2° vix angustiore 1°, conico, latitudine paullo longiore;
3° angustiore et paullo breviore 2°, conico; 4°-110m sensim latioribus ;
4° conico, latitudine haud longiore; 5° et 6 quadratis, paullo transversis;
7-10 valde transversis, ultimis longitudine duplo latioribus; 11° magno, lato,
ovato, latiore 1°, duobus praecedentibus umitis longitudine aequali. Thorax
capitis longitudine sed paullo latior, latitudine distincte longior, aequaliter
convexus, lateribus subtiliter marginatis, angulis posticis rectis, longitudi-
naliter striolatus et punctatus, linea lata media longitudinali laevi. Elytra
thoracis longitudine sed dimidio latiora, quadrata, parce subtiliter punc-
tulata. Abdomen subtiliter parce punctatim, apicem versus laeve. Long.
2 mm.
Diese interessante Art ist ein gesetzmässiger Gast von 7er/es
natalensis HAv., und lebt in den P#/zbeeten (fungus-beds) dieser
Termite. Sie liest aus einer beträchtlicher Anzahl Nester der
genannten Termitenart vor (aus Nest n°630, 634, 641,667 und 690).
Shivyre, Natal, Juni, October, November 1898 von Herrn G. D.
HaviLanD entdeckt.
Termes gabonensis Sjôst. (Monogr. pp. 92-94).
Von dieser Art lagen von E. LuJa aus Sankuru (unterer Congo)
1898-1899 eine beträchtliche Anzahl grosser und kleiner Soldaten
und Arbeiter verschiedener Grôüssenstufen, Larven, etc. vor. Ferner
von demselben Fundort 1903-1904 eine Kônigin mit Soldaten und
Arbeitern. SJôSTEDT (Entom. Tidskr. 1907, p. 238) erwähnt eben-
falls diese Art vom Congo (Mukimbungu).
Die grossen Soldaten messen 15-17 mn., obwohl die Länge des Kopfes
mit den Kiefern constant 8 mm. misst; der Hinterleib ist nämlich bei einigen
Individuen desselben Alcoholmaterials erheblich grôsser als bei anderen, ja
sogar bei solchen, die in Alcohol-Xylol-Paraffin gehärtet wurden. Der
schwach herzformige Kopf ist bei manchen Individuen fast ganz dunkel-
braun, hinten nur wenig heller, so dass die beiden, von SJôSTEDT erwähnten
dunklen Nackenlinien dann undeutlich werden
Auf die von SJOSTEDT I. c. bereits beschriebenen Stände gehe ich hier
nicht weiter ein. Unbeschrieben sind dagegen die Kônigin und teilweise
der grosse Arbeiter, die ich hier beschreibe.
Kônigin. — (Nach einem etwas geschrumpften Alcoholexemplare
gemessen) 6,5 cm. lang und 1,5 em. breit, also viel kleiner als die Kôni-
ginnen von 7°. natalensis. Der Vôrderkôrper ist jedoch erheblich grüsser
und namentlich breiter als bei letzterer; Breite des Mesothorax 6 mm., des
Prothorax 4 mm., des Kopfes mit den Augen 5 mm. Dunkle Rückenschilder
des Hinterleibes 6,5 mm. breit (bei zatalensis nur 5,5 mm.), schwarzbraun.
Kopf und Thorax oben schwarzbraun. Kopf glänzend, etwas lederartig
chagriniert, Fontanellpunkt auf der Stirn kaum sichtbar. Ocellen gross, um
mehr als 1hren Durchmesser von den Augen entfernt. Augen gross, halb-
kugelformig vorragend. Epistom (Clypeobasale) sehr wenig gewèlbt. An
den Fühlern die Endglieder fehlend. Von den vorhandenen 14 Gliedern ist
das 2. nur wenig kürzer als das 1., Cylindrisch, so lang wie das 2. und 4.
Glied zusammen; die folgenden Glieder kaum länger als breit, an Länge
— OO), —
kaum zunehmend. Prothorax schmaler als der Kopf, fast dreimal breiter als
lang, halbmondfôrmig mit ausgeschnittenem Hinterrande.
Grosser Arbeiler. — 7,5-8 mm. lang, Breite des Kopfes 2,7-3 mm. Unter-
scheidet sich von der kleinen Arbeiterform durch den relativ viel grôsseren,
oben glänzend dunkelbraunen Kopf. Auf der Mitte der Stirn ein kleiner
weisser Punkt. Unterhalb desselben ist die Stin ziemlich flach. Epistom
kürzer als beim kleinen Arbeiter, wenigstens viermal breiter als lang und
stark gewôlbt. Fühler r8gliedrig, sehr schlank und dünn, gelbbraun gerin-
gelt; sämtliche Glieder erheblich länger als breit mit Ausnahme des 2. und
4., die zusammen s0 lang sind wie das dritte. Vorderlappen des Prothorax
hoch und steil aufgerichtet, oben deutlich ausgerandet; Seitenecken des
Prothorax scharf, fast dornartig vortretend.
Zwischen der kleinen und der grossen Arbeiterform gibt es noch eine
ziemlich scharf abgegrenzte Mittelform, welche in der Grôsse (6 mm.) dem
kleinen Arbeïter gleicht, aber durch den viel breiteren (2 mm.) und dunkel-
braunen glänzenden Kopf, sowie durch die schlanken, r8gliedrigen Fühler
an den grossen Arbeiter sich anschliesst.
Gäste noch unbekannt.
Termes monodon Gerst. (vgl. Srôsrepr, Monogr. pp. 109-110).
War aus Westafrika bisher unbekannt. Soldaten und Arbeiter
lagen vor aus Sankuru, Congo, von E. LuJA 1904 unter der Rinde
eines Baumes in einer Erdgallerie gefunden.
Diese Soldaten und Arbeiter stehen in der Mitte zwischen dem
typischen 7. szonodon und der var. /uyana vom Zambesi (siehe
unten). Die Fühler des grossen Soldaten sind 17gliedrig wie bei
monodon 1. sp., nicht 18gliedrig wie bei der var. ana. Dagegen
sind die Fühler des Arbeiters 19gliedrig wie bei var. /xjana, nicht
18gliedrig wie bei 72010407 1. sp. Der charakteristische Längskiel
der Stirn ist auch bei den Soldaten aus Sankuru deutlich, wie bei
den ostafrikanischen 7°. #7onodon.
— ON
Termes monodon Gerst., var. lujana Wasm. (Allg. Ztschr.
für Entom. 1902, p. 294).
Diese als Subspecies von mir beschriebene z2070don- Form kann
ich nur noch als Varietät gelten lassen wegen der obenerwähnten
monodon vom Congo, welche zwischen ihr und der Stammform
stehen.
Grosser Soldat 9 mm. Totallänge, Kopf samt Kiefern 5,5 mm., Kôrper-
linge 1,5 mm. Fühler 18gliedrig. Stirnkiel wie bei monodon; Pigment-
augenfleck wie bei letzterem fehlend.
Kleiner Soldat wie bei #1on0don. Arbeiter 5 mm., Fühler 1ogliedrig,
sonst wie jener von 7120710407.
e
Soldaten und Arbeiter in grosser Zahl lagen vor aus Morumballe,
Zambesi, 1900 m. Meereshühe, von E. Lura gefunden, October-
November 1901, zwei Kolonien von ihm beobachtet. Die eine hatte
ibr Nest unter einem Holzstück, worunter neben der Termitenko-
lonie eine Kolonie von Sérumigenys Lujae For. (”) sich angesiedelt
hatte.
Ueber die andere Kolonie schrieb LuJya : « Termites, capturés
dans ma chambre sous un tapis en paille. Leur présence m'a été
trahie par le bruit particulier que ces insectes font de temps à
autre. Le sol, fait en maçonnerie, a été traversé par des galeries pour
arriver au tapis, qui était déjà en partie rongé par les termites.
Contient des insectes termitophiles. »
Die letztgenannten Gäste sind 7 Stück eines neuen Paederus
(P. termitophilus W aAsm.), dessen Beschreibung ich hier folgen
lasse.
Paederus termitophilus n. sp.
Totus rufoferrugineus, nitidissimus, longe et erecte nigrosetosus. Caput
orbiculare, punctis paucis setigeris, uno antice in fronte, ternis in margine
interno oculorum et quaternis in genis post oculos. Antennae capitis thora-
cisque longitudine, apicem versus incrassatae, longe nigrosetosae, art. 3°
longiore 2° vel 4°, 5-11 sensim crassioribus, 9° et 10° fere globosis, 11° elon-
(:) Allg. Ztschr. für Entomol., 1902, p. 294.
— CE —
gato-ovato, acuminato. Prothorax capitis latitudine, valde convexus, ovalis,
latitudine dimidio longior, basin versus angustatus, disco utrimque tripunc-
tato, lateribus longe setosis. Elytra thorace multo angustiora et breviora,
longe setosa, punctis setigeris paullo elevatis. Abdomen praeter puncta seti-
gera haud punctatum. Long. 4,5 mm.
Durch den stark glänzenden, eïnfarbig rostroten Kôrper, die ebenso
gefärbten Fübler und Beine, die sehr lange, senkrechte Borstenbehaarung
(namentlich auf dem Hinterleib sind die Borsten so lang wie der Kopf),
durch die sehr schmalen und kurzen Flügeldecken ausgezeichnet, welche
um die Hälfte kürzer und schmaler als das Halsschild sind. Die kurzen
Kiefertaster haben ein noch stärker verdicktes vorletztes Glied als gewüôhn-
Hch; es ist wenig länger als breit.
Termes cavithorax Sjüst.
Auf diese Art beziehe ich eine Anzahl Soldaten und Arbeiter
verschiedener Grôssenstufen, welche von LuürA 1907 zu Sankuru in
einem unterirdischen Erdnest («nid terrestre ») gefangen worden
waren. Die Beschreibung SI6STEDTS stimmt gut zu denselben; nur
die Kieferbildung des grossen Soldaten weicht ab, indem der linke
Oberkiefer zwei mikroskopisch kleine Zähnchen in der Mitte zeigt;
auch sind die Fühler 15gliedrig (nicht 14gliedrig). Ich halte jedoch
diese Unterschiede nicht für massgebend, zumal SJôSTEDT nur zwei
Exemplare der grüsseren Soldatenform gesehen hat. Ich gebe hier
eine kurze Ergänzung der Beschreibung SJ3ôsTEDTS nach den mir
vorliesenden Exemplaren.
Soldat. — Zweïerlei Gréssenstufen, die jedoch durch allmähliche Ueber-
gänge mit emander verbunden sind. Arbeiter ebenfalls mit Uebergängen
zwischen beiden Grôssenstufen.
Grüsserer Soldat. — Totallänge 4-4,3 mm., Kopf mit Kiefern 1,8-2 mm.
Kopf nicht länger als breit, fast quadratisch mit gerundeten Ecken bei den
grôsseren, mehr kreisformig bei den kleineren Exemplaren. Oberkiefer nur
von halber Kopflänge, stark gekrümmt und scharfspitzig, der rechte ohne
Zähne, der linke mit zwei sehr kleinen Zähnen in der Müitte, von denen
namentlich der hintere erst bei starker Lupenvergrôsserung sichtbar ist.
Fübhler r5gliedrig, etwas länger als der Kopf, das 2. Glied so lang wie das
3- und 4. zusammen, das 3. noch kürzer als das 4., das so lang wie breit ist;
die folgenden kaum länger als breit, gegen die Spitze nicht verdickt, das 15.
um die Hälfte länger als breit. Oberlippe kaum so lang wie breit, zungen-
formig, vorn stumpf zugespitzt. Vorderlappen des Prothorax tief dreieckig
ausgeschnitten.
Kleinerer Soldat. — 2,5-3,6 mm., Kopf mit den Kiefern 1,2-1,6 mm.
Kopf schmaler als beim grossen Soldaten, schwach oval bei den grôsseren,
und etwas stärker oval, nach hinten verengt bei den kleineren Exemplaren.
Oberkiefer ohne Zähne, ein wenig länger und weniger gekrümmt als beim
orossen Soldaten. Fühler 15gliedrig, etwas länger und schlanker als beim
grossen Soldaten. Oberlippe etwas länger, so lang wie breit. Fontanelle
fehlt wie beim grôsseren Soldaten und ist durch einen kleinen kreisrunden
Eindruck nur angedeutet.
Die beiden Arbeiterformen, 3-4 und 2,5-2,8 mm., sind mit SJÔSTEDT'S
Beschreibung übereinstimmend. Der Vorderlappen des Prothorax ist ebenso
tief ausgeschnitten wie bei den Soldaten.
Microtermes alboniger Wasm. n. sp.
Zur Gattung Arcroterimes Wasm. durch die Soldatenform
gehôrig, durch die Kleinheit der Imago von den anderen Arten
derselben Gattung weit verschieden.
Imago alata. — Expansio alarum 12-13 mm., long. alae 6 mm., lat.
1,2 mm.; long. Corporis cum alis 7,5 mm.; corporis solius 4-4,5 mm. Kopf
mit Ausnahme der Mundteïle glänzend schwarz, Thorax und Flügelschuppen
braun. Hinterleib rein weiss, ohne dunkle Schilder.
Kopf sehr gross, auch ohne die Augen breiter als das Halsschild, mit den
Mundteïlen länger als breit, bis zur Oberlippenbasis so lang wie breit. Fonta-
nellpunkt der Stirn erhaben, von einem ringfôrmigen Eindruck umgeben.
Augen mitteleross, wenig vorspringend. Ocellen nahe an die Netzaugen
gerückt. Stirn oberhalb des Epistoms flach eingedrückt. Epistom (Clypeo-
basale) kurz, schwach gewôlbt, mit einer Längslinie in der Mitte. Oberlippe
sehr gross, länger als breit, vorne gerundet verengt. Fühler lang und kräftig,
bedeutend länger als der Kopf samt Prothorax, gegen die Spitze verdickt,
16gliedrig, 2. Glied viel länger und dicker als die folgenden, 3.-5. Glied sehr
klein und kurz, zusammen kaum länger als das 2. Glied; 6.-8. Glied etwas
grôsser, knotenfôrmig, die folgenden Glieder immer grôsser werdend, aber
mit Ausnahme des letzten kaum länger als breit. Prothorax klein, fast halb-
mondformig, doppelt so breit wie lang, mit einer tiefen Querfurche nahe
dem Vorderrand, der Vorderrand aufgebogen, gerundet, der Hinterrand
nicht ausgeschnitten, mit einer kurzen Längsfurche in der Mitte der Basis.
Flügelschuppen gross, die vorderen etwas länger als die hinteren. Flügel
milchweiss, mit Ausnahme der Costa und der dünnen Subcosta sind die
Adern sehr schwach, die Zweige der Submediana nur in der Basalhälfte des
Flügels sichtbar.
Soldat. — 3,5 3,8 mm. lang, Kopf mit Mandibeln 1,3 mm. Kopf gelb,
relativ gross, rechteckig mit abgerundeten Ecken, um mehr als die Hälfte
länger als breit, mit einem sehr kleinen Fontanellpunkt auf der Stirn. Ober-
lippe lanzettformig, mehr als doppelt so lang wie breit, so lang wie die
Oberkiefer. Letztere rot, schmal, an der Spitze gebogen, ungezähnt. Vorder-
lappen des Prothorax schmal und hoch, an der Spitze ausgeschnitten; der
Prothorax ist sehr klein, nur ‘; (oder ‘/,) der Kopfbreite erreichend, die
Seitenecken gerundet. Fühler 13gliedrig, gegen die Spitze verdickt, kürzer
als der Kopf; das 2. Glied ist fast so lang und fast so dick wie das 1., so lang
wie die 3 oder 4 folgenden zusammen ; Glied 3-6 sind sehr klein und kurz,
die folgenden allmählich grôsser, aber kaum länger als breit.
Arbeiter. — 3,7 mm. lang, weiss, Kopfschwach gelblich, länger als breit,
das gewôlbte Epistom mit vertiefter Längslinie. Vorderlappen des Prothorax
ausgeschnitten wie beim Soldaten. Fühler mit kürzerem 2. Gliede als beim
Soldaten. (Gliederzahl micht feststellbar, weil verstümmelt.)
Unterscheidet sich von zcrotermes incertus HAG. durch die
Kleinheit der Imago und durch die Soldatenform, deren Kopf
grüsser und länger und der Prothorax viel kleiner und schmaler
ist als bei 2#certus.
Biologie : Zahlreiche geflügelte Imagines, eine Anzahl Soldaten
und wenige Arbeiter lagen vor von E. Lura, Sankuru, im Walde
Oct. 1904. Er schreibt darüber : « Gefangen beim Herauskommen
aus einem Gange eines unterirdischen Nestes im Augenblick, als
die Geflügelten davonflogen. Die Soldaten bewachten die Offnung
des Ganges. 8 Uhr Morgens; im Gegensatzzu den übrigen Termiten,
bei denen der Ausflug der Geflügelten gegen Einbruch der Nacht
erfolgt, erschienen diese nur am Morgen; diese Tatsache habe ich
oft beobachtet ». Die auffallend geringe Zahl der Arbeiter im
Vergleich zu den Soldaten kommt auch bei anderen Æzcrotermes
vor, Während bei den meisten übrigen Termiten die Arbeiter
weit zahlreicher sind als die Soldaten.
Acanthotermes spiniger Sjôst. (Monogr., pp. 65-67.)
Liegt mir in einer Anzahl Imagines, grosser und kleiner Soldaten
und Arbeiter vor aus Sankuru, Süd-Kassai, belg. Congo, E. Lura!
1905-1906. Luja schreibt über dieselben : « Termites creusant le
bois de leurs galeries. Communes dans les habitations.
Der Vergleich dieser Lura’schen Exemplare mit der Beschreïi-
bung von Sjüstedt ergab Folgendes :
Die Fühler des kleinen Soldaten und manchmal auch jene des grossen
Soldaten (°) sind nur 1ogliedrig, nicht 2ogliedrig, wie bei den von SJOSTEDT
erwähnten. Besonders auffallend sind unter den grossen Soldaten zwei
physogastre Exemplare, die den Eindruck »eotener Individuen machen.
Ihre Totallänge beträgt 10 mm., Hinterleibslänge 5 mm., Hinterleibsbreite
2 mm. Der Kopf ist heller rotbraun als bei den normalen Individuen.
Eine andere Kolonie von Acanthotermes spiniger fand Lusa (in
einem Erdnest) zu Sankuru in zusammengesetztem Nest mit einer
grossen schwarzen Poneride, Wegaponera Dohrni Em.(Von EMERY
bestimmt.)
Zur Biologie dieser Art bemerkt Srôsrepr (Monogr., 1900,
p. 67), dass sie wahrscheinlich in der Erde lebe, also in unterir-
dischen EÉrdnestern. Dasselbe bestätigt er später (Ueber eine Ter-
imitensammlung aus Congo, in : Arkiv. f. Zoolog. 1905, Bd 2,
N° 16, p. 4-5) nach Lamans Beobachtungen. Dass diese Termite
auch im Holze der menschlichen Wohnungen lebt und dort als
Haustermite lästig fällt, ist somit eine neue Beobachtung Lura’s.
Vel. hierzu die Lebensweise von spiriger subsp. Lujae und Xo04/1
W AsM.
(*) Deshalb ist die subsp. Zujae, welche r9gliedrige Fühler der beiden Soldatenformen
hat, nicht durch die Fühlerbildung, sondern durch die anderen unten erwähnten Merkmale
VOn spéniver in sp. getrennt.
— 1 196 —
Acanthotermes spiniger subsp. Lujae Was.
Diese Rasse von spzuiger wurde von mir bereits in den Zo0/og.
Jahrbüchern [Supplement, VII (1904) p. 673, Anm.] kurz erwähnt.
Hier folgt ihre nähere Beschreibung :
Unterscheïidet sich von spiniger i.sp.(SIôSTEDT, Mon. d. Term. Afr. 1900,
S. 65-67 u. Taf. Il. C) durch die nur rogliedrigen Fühler beider Soldaten-
formen (bei shiniger 19- oder 2ogliedrig), durch den viel breiteren Kopf des
grossen Soldaten, der nur wenig länger als breit, hinten fast gerade abge-
schnitten und fast doppelt so breit wie der Prothorax ist (bei shiniger hinten
gerundet, nur wenig breiter als der Prothorax), ferner durch die stumpferen
Seitenecken des Metathorax beider Soldatenformen (bei spiziger spitzer).
Die geflügelte Imago hat einen grôsseren und viel stärker glänzenden, wie
polierten Kopf (bei spiziger (*) kleïiner, schwächer glänzend, fein chagri-
niert), das stark gewôlbte a ist hinten stärker halbkreisfo!mie
gerundet ( (bei spiniger fast dreieckig), die Fontanelle ist nur durch einen
winzigen, etwas vertieften Punkt angedeutet (bei shzziger durch einen
kleinen erhabenen Kiel). Der Prothorax ist ebenfalls stärker glänzend als
bei spiniger. Auch die Biologie ist verschieden, mdem LUJAE hohe Hügel--
bauten errichtet, nicht unterirdisch oder im Holze lebt wie shiriger.
Grosser Soldat. — Totallänge 8-8,5 mm., Kopf samt Oberkiefern etwas
über 4 mm. und fast 2 mm. breit. Kopf gelbrot, der übrige Kôrper oben.
bräunlich. Kopf rechteckig, mit wenig gerundeten Hinterecken, kaum
länger als breit, ziemlich gewolbt, mit deutlichem Fontanellpunkt auf der
Stirn. Fühler rogliedrig, den Hinterrand des Kopfes erreichend, die Glieder
mit Ausnahme des 1. (manchmal auch des 3.) nicht oder kaum länger als
breit, fast knopfformig. Oberlippe breit herzformig, nicht länger als breit,
vorn mit einem breiten, schwach dreilappigen weissen Saum. Oberkiefer
kaum von halber Kopflänge, schwarz mit rôthlicher Basis, leicht säbelformig,
in der Basalhälfte mit einigen stumpfen Zähnen, in und vor der Mitte
undeutlich gekerbt. Prothorax fast nur halb so breit wie der Hinterrand des
Kopfes, die Vorderecken scharf dreieckig, in der Mitte des Vorderrandes mit
2 grossen dreieckigen Dornen, die schwach kegelformig gewèlbt und so
lang wie an der Basis breit sind. Von den V eds verengen sich die
Prothoraxseiten stark und geradhenig nach hinten; Basalrand in der Mitte
schwach ausgebuchtet. Mesothorax schmäler und um die Hälfte kürzer als
der Kopf, mit spitz dreieckigen Seitenecken. Metathorax so breit wie der
(°) Beschrieben von SJôsTEDT in : Eutom. Tidskr. 1907, S. 236-237.
— 107
Prothorax, so lang wie der Mesothorax, mit stumpfen Seitenecken. Hinter-
leib oben glatt, unten schwach behaart.
Kleiner Soldat. — Totallänge 4 mim., Kopf mit den Kiïefern 1,8 mm.
Kopf eiformig, nach vorn erweitert, um ‘/; länger als breit, viel stärker
gewôlbt als beïm grossen Soldaten, an der Basis kaum, vorn doppelt so breit
. der Prothorax. Fühler, Taster und Oberkiefer relativ bedeutend länger
s beim grossen Soldaten. Fühler den Hinterrand des Metathorax errei-
ue rogliedrig, alle Glieder wenigstens doppelt so lang wie breit. Ober-
kiefer viel spitzer und schmäler als beïm grossen Soldaten, von halber
Kopflänge, ungezähnt und ungekerbt. Oberlippe länger und spitzer, mehr
dreieckig, deutlich länger als breit, mit viel schmälerem Hautsaume an der
Spitze. Die Seitenecken des Prothorax viel weniger spitz als beïm grossen
Soldaten, fast rechteckig, die Dornen des Vorderrandes länger als an der
Basis breit, schmal kegelformig. Die Seiten des Mesothorax spitz dreieckig,
jene des Metathorax stumpf.
Grôsserer Arbeiter. — 4-5 mm. lang; Kopf gross, kreisformig, fast 2 mm.
breit, braun mit weisser Längslinie des Hinterkopfes und gelbem Vorder-
kopf. Fühler 2rgliedrig. Clypeobasale mässig gewôlbt, mehr als doppelt so
breit wie lang. Prothorax nuit schmalen Seitenecken, tief zweibuchtigem
Hinterrand und zweizähnigem Vorderrand, dessen kegelformige Zähne
länger als der übrige Prothorax und gegen die Spitze häutig sind.
Kleinerer Arbeiter. — 3 mm. lang; Kopf relativ kleiner, nur 1 mm. breit
und heller braun. Ca e kaum doppelt so bei wie lang, sehr stark
gewôlbt. Sonst wie der grôssere Arbeiter.
Geflügelte Imago. — Länge des Kôrpers mit den Flügeln 22-26 mm.,
Kôrperlänge Allen 13-15 mm., Flügellänge 20-23 mm. Kôrper oben mao
braun, unten gelbbraun, es weissen Segmentbinden. Kopf oval, mit den
Mundteilen kaum länger als breit, glänzend schwarzbraun, fein lederartig
sculpiert, Hinterkopf gerundet, gewolbt. Netzaugen ziemlich gross, seitlich
vorspringend. Ocellen klein, schräg, oval, um ïhren eigenen Durchmesser
von den Augen entfernt. Stirnfontanelle nur durch einen winzigen, hellen,
vertieften Punkt angedeutet. Stirn oberhalb des Epistoms mit einem breiten
Quereindruck, in dem zwei seichte Längseindrücke stehen. Epistom
(Clypeobasale) gelb, doppelt so breit wie lang, mit dunklerer Mittellinie,
hinten halbkreisfrmig. Fühler um die Hälfte länger als der Kopf, 21gliedrig
beim ç', 23gliedrig beïm ©, hellbraun, weiss geringelt, das 2. Glied länger
als das 3., welches quer und das kürzeste von allen ist, die folgenden so lang
wie breit. Prothorax deutlich schmäler als der Kopf samt Augen, trapez-
formig, vorn doppelt so breit wie lang, die Seiten fast gerade nach hinten
convergierend, die Hinterecken breit gerundet, der Hinterrand gerade oder
= I —
kaum ausgebuchtet, der Vorderrand in der Mitte mit einem dreieckigen
Einschnitt, der von zwei kurzen Hôckern (den Prothoraxdornen des Solda-
ten entsprechend) seitlich begrenzt wird; Färbung des Prothorax hellbraun,
fein lederartig. Hinterrand des Meso-und Metathorax breit ausgebuchtet, mit
stumpf dreieckig vorspringenden Hinterecken. Flügel (°) fast glashell, die
Subcosta bis gegen die Spitze dunkelbraun, währerid die Costa nur an der
Basis braun, sonst gelblich ist. Von den übrigen Adern nur die Basis der
Mediana und Submediana und die basalen unteren Zweige der Submediana
gelbbraun, die übrigen Adern farblos. Das schmale Costalfeld ist gegen die
Spitze mit feinen Queradern versehen. Von der Mediana gehen zahlreiche
feine Queradern zur Subcosta nach oben und an der Spitze zwei Adern nach
unten. Von der Submediana gehen ungefähr 14 Zweige nach unten, von
denen die apicalen manchmal gegabelt sind. Mediana und Submediana
sind einander mehr genähert als Mediana und Subcosta. Auf den Vorder-
flügeln entspringt die Mediana getrennt von der Subcosta auf der Schuppe,
auf den Hinterflügeln aus der Basis der Subcosta. Ursprung der Mediana und
Submediana auf beiden Flügeln getrennt. Das cf ist etwas kleiner als das Q.
Nymphe der Imago. — Weiïss, 10-14 mm. lang, bei 3-4 mm. Hinterleibs-
breite. Die gelben Flügelscheiden stehen auf dem Rücken schräg nach oben
und reichen (niedergedrückt) bis zum 4. freien Dorsalsegment des Hinter-
leibs. Fühler 23gliedrig, dünn, mit sehr kurzen Basalgliedern. Augen nur
schwach pigmentiert, nicht vorragend. Kopf und Prothorax relativ kleiner
als bei der Imago, der Hinterleib dagegen dicker. (Trotzdem ist es mir
zwWeïfelhaft, ob diese Nymphen als neotene Geschlechtsindividuen aufzufassen
sind, da die Cuticula nur sehr schwach chitinisiert ist.)
Nymphe des grossen Soldaten. — Gleicht bereits sehr dem grossen
Soldaten, ist aber ganz weiss. Die weisse Hautmaske hebt sich im Vorder-
teil des Kopfes über den Mundteilen deutlich ab. Länge 7-8 mm.
Viele Hunderte von Arbeitern, mehrere Dutzend geflügelte Ima-
gines, Imago-Nymphen und kleinere Soldaten lagen vor; von grôs-
seren Soldaten und deren Nymphen nur wenige. Das Zahlenver-
hältnis der grossen Soldaten zu den Arbeitern betrug kaum 1:300,
das der kleineren 1:50.
Kondué, Sankuru, E. Lusa 1903-1905.
(°) In der Terminologie der Flügeladern habe ich die alte Bezeichnungsweise nur
deshalb beïbehalten, um den Vergleich mit den SJüsrepr'schen Beschreibungen zu
erleichtern. Die neuere Terminologie vgl. bei N. HOLMGREN, Zermilenstudien, 1.1009, p. 128.
=
Zur Biologie dieser Art schreibt Lura, dass diese Termitenart
die daselbst häufigen, z2e/rere Meter hohen Æügel baut. Photo-
graphische Aufnahmen derselben, zum Vergleich mit den Hügel-
bauten von 7ermes natalensrs, liegen leider nicht vor. Da Acan-
thotermes Spiniger 1. sp. unterirdische Erdnester hat oder im Holze
der Wohnungen lebt (siehe oben), sind die Hügelbauten der
Subspecies Zujae auch ein neuer Beweis, das es um verschtedene
Rassen sich handelt. Die subsp. X04/7 (siehe unten) schliesst sich
in der Nestbauart an Zuyae an.
Am Fusse der Bauten von Acanthotermes spiniger subsp. Luyae
traf LuJA (nach dessen brieflichen Notizen) wiederholt Kolonien
einer unterirdisch lebenden grossen Wanderameise, Dorylus ful-
vus WeEsrw.subsp. dentifrons W As. (Zool. Jahrb. Supplem. VII,
1904, S. 673-074) welche durch die zahnfôrmigen Stirnleisten der
grossen Arbeiterform ausgezeichnet ist. Diese Wanderameisen
waren mit Ausrauben der Termitenbauten beschäftigt und hatten
noch im Alcohol Termiten zwischen ihren Kiefern. Es sei hier
bemerkt, dass auch Srôsrepr (Monogr. d. Term. Afr. 1900,S. 163)
eine Beobachtung von BucHHoOIZ eingehend berichtet, welcher in
Kamerun am Fusse eines Baues von « Æutermes» Aurivéllir Siüsr.
neben einer Kolonie von « Æutermes » (Mirotermes) socialis
SJôsr. eine Menge Arbeiterinnen von 2orylus (RAogmus) fimbria-
fus SHUCK. aus der geüfineten Nestoberfläche hervordringen sah,
um die Termiten massenhaft wegzuschleppen. P. H. Kouz fand in
der Basis eines Baues von Acantfhotermes spiniger subsp. Ko
sogar eine riesige Kônigin von Zorylus (Rhogmus) termitartus,
n. sp. die dort mit ihren Arbeiterinnen wohnte. Letztere waren
ohne Zweifel ebenfalls Zerwitenräuber.
Diese Beobachtungen sind von Bedeutung für den von mir fest-
gestellten stammesgeschichtlichen Uebergang gewisser Dorylinen-
gäste aus den Gattungen /oryloxenus und Pygostenus zur termito-
bhilen Lebensweise ().
(*) Siehe unten bei Pygostenus termilophilus.
— 11O —
Acanthotermes spiniger subsp. Kohli Was. n. subsp.
Unterscheidet sich von spiniger Siôsr. u. der subsp. Zuyjae
Wasm. durch folgende Punkte : -
Soldaten. — Die Fühler des grossen Soldaten sind 21gliedrig, das
3. Fühlerglied kürzer als das 2*, kaum länger als das 4%. Die Fühler des
kleinen Soldaten sind 19-2ogliedrig, im ersteren Falle das 3. Glied viel
länger als das 4*. Die Kopfform der Soldaten unterscheidet am besten diese
Rasse von den beiden vorigen. Beïm grossen Soldaten ist der Kopf mehr
oval, seitlich und namentlich hinten stärker gerundet. Die Breite des
Kopfes steht in der Mitte zwischen den beiden vorigen, indem er um die
Hälfte breiter als der Vorderrand des Prothorax ist. Der Kopf des kleïinen
Soldaten ist länger als bei den beiden vorigen, fast doppelt so lang wie breit
bis zur Kieferbasis (bei jenen etwa um die Hälfte länger als breit), birn-
fürmig, auch vorn (gegen die Kieferbasis) stärker verengt. Die Seitenecken
des Metathorax sind stumpf, wie bei Zzwyae.
Imago. — Dieselbe gleicht in der geringeren Grôsse des Kopfes und
dem matteren Glanze desselben mehr sperziger 1. sp., ebenso auch die Form
des Epistoms. Die Fontanelle ist nur durch einen kaum sichtbaren Punkt
angedeutet.
Geflügelte Imagines lagen nicht vor, sondern nur Soldaten, Arbeïiter,
Kônig und eine junge Kônigin aus einem Neste, mit zahlreichen Gästen.
Die junge Kônigin ist 30 mm. lang und 6 mm. breit. Ausserdem lagen vor
aus anderen Nestern je eine Kônigin von 50 mm. L. und 18 mm. Br,
bezw. 45 mm. L. und 16 mm. Br. (vel. Taf. L, Fig. 3).
Missionstation Romé bei Stanleyville am oberen Congo,
P. HErManx Koxr!
Bezüglich der Biologie dieser Termite teilte mir P. Koxz mit,
dass dieselbe mehrere Meter hohe und breite Lehmhügel bewohne.
Sie cultiviert ?7/zgärten ; in diesen waren die in dem Neste gefun-
denen Gäste, besonders die physogastre Aleocharine (7erwito-
pædia) am häufigsten.
Die Gäste umfassen folgende Formen :
Eine sehr kleine 7erzatenart, von welcher nur wenige Exem-
plare vorlagen : ein Paar geflügelte Imagines u. Nymphen, zwei
dünne, langgestreckte Kôniginnen von 25 mm. Länge und 4 mm.
Breite, und einige Arbeiterlarven. Wahrscheinlich handelt es sich
— NU =
um eine Art der. Gattung Azrotermes Wasm. Da keine Soldaten
vorlagen, verzichte ich einstweilen auf die Beschreibung derselben.
Ferner mehrere Käferarten aus der Familie der Séaphyliniden :
Eine neue pAysogastre Aleocharine : Termitopaedia Kohlr n. g.
n. sp. (Beschreibung S. 114) in grôsserer Anzahl, zwei andere
Aleocharinenarten in vereinzelten Exemplaren. Ferner PAr/onthus
thermarum AUBÉ (") (6 Exemplare) und Oxyéelus planus Fauv. (°)
(4 Exemplare).
Einekleine Æeferoptere sammt Larve (wahrscheinlich termito-
phag). Ferner eine Zepisrmide und eine Acarine in grüsserer Anzahl
(noch unbearbeitet).
Endlich fand P. Kouz im unteren Teile desselben Termiten-
baues eine grosse Aünuigin von Dorylus (Rhogimus) mit einigen
Arbeiterinnen
Don lue (Rhogmus) termitarius n. sp. (Taf. I, Fig. 4.)
Arbeiterin. — Nur 2 Exemplare liegen noch vor ©), 5,5 und 4 mm. lang,
hellrotbraun, der Hinterleib mehr gelblich. Fühler rogliedrig. Die bewim-
perten Oberkiefer haben auch bei dem 5,5 mm. langen Exemplare nur
2 deutliche, weit von einander entfernte Zähne. Der Kopf ist rechteckig,
kaum länger als breit, Hinterkopf schwach ausgeschnitten, nur mit einer
kurzen Rinne (beï fuscipennis ist diese Rinne viel länger und reicht fast bis
an die Stirnrinne), stark glänzend, weitläufig punktiert (nach EMERY'S
Mitteilung viel feiner punktiert als bei fuscipennis); bei der kleineren Arbei-
terin ist der Kopf nach hinten geradlienig verschmälert und dort gerade
abgeschnitten, die Occipitalrinne kaum angedeutet. Promesonotalnaht
fehlt. Meso-Epinotalnaht scharf eingedrückt. Promesonotum mit einer
deutlichen Längsrinne in der Mitte (bei /uscipennis flach). Epinotum um
(*) Eine durch fast alle Weltteile (nach GANGLBAUER, Kafer Mitteleuropas, Il, S. 460)
verbreitete Art, die bisher wohl aus Ostafrika, aber nicht vom südlichen und centralen
Afrika bekannt war. Die Bestimmung meiner obigen Exemplare stammt von FAUVEL, und
ich selber konnte auch keine spezifischén Verschiedenheiten dieser termitophilen Congo-
exemplare von denen meiner Sammlung (SKALIZIZKY | Prag) entdecken, ausser der etwas
bedeutenderen Grôsse 3.4-3.5 mm.).
(*) Nach FAUVEL’s Bestimmung, dem ich die Art Zur Ansicht sandte.
(3) Eine drittes sandte ich Prof. EmMERY, welcher die Art für mit ©. fuscipennis verwandt,
aber von ihr verschieden erklärte. Die Beschreibung der Arbeiterform von XA. fuscipennis
gab FOREL in den Notes Leyden Mus. XXXI., r910, pp. 224, Anmerkung.
— NZ —
1, kürzer als das Promesonotum, die abschüssige Fläche sehr kurz, nur
1, von der Länge der Basalfläche erreichend (also bedeutend kürzer als
bei fuscipennis). Der Thorax ist bedeutend grôber und dichter punktiert als
der Kopf, daher auch viel matter als dieser. Stielchen breiter als lang,
nach hinten gerundet erweitert (also nicht querrechteckig wie bei fusci
pennis nach FOREL). Hinterleib feingenetzt, fein und zerstreut gelblich
behaart, mit längeren abstehenden Haaren gegen die Hinterleibsspitze
(bei uscipennis ohne abstehende Behaarung nach FOREL).
Kônigin. — 47 mm. lang, Kopfbreite 5 mm., grôsste Hinteyleibsbreite
11 mm. (10 mm. bei dem in Alcohol etwas geschrumpften Exemplar). Fühler
rrgliedrig, der dicke Schaft deutlich kürzer als die Geissel; zurückgelegt
überragen die Fühler kaum die Kopfmitte. Kopf fast doppelt so breit wie
lang, von oben gesehen fast von der Gestalt zweier in der Mitte verwach-
sener Halbkugeln. Hinterrand seicht ausgeschnitten, mit einer scharf einge-
schnittenen Hinterkopfrinne, die bis zu den drei punktformig vertieften
Ocellen reicht. Die Hinterecken des Kopfes sind stark gerundet, die Seiten
fast gerade und parallel. Der Vorderkopf besitzt eine unterhalb der Ocellen
beginnende, breite und tiefe Mittelfurche, die aber nicht scharf eingeschnit-
ten ist. Augen fehlen voliständig. Oberkiefer zahnlos, nach vorn sichel-
formig verengt. Stirnleisten nur sehr kurz, nicht zahnformug, sondern
stumpf gerundet.
Thorax ohne Spur von Flügelansatzstellen, lang rechteckig, nur halb so
breit wie der Kopf. Pro-, Meso- und Metanotalnaht deutlich, nur die erstere
in der Mitte vertieft, die beiden anderen nur mit einem eingedrückten
Punkte in der Mitte. Epinotum fast so lang wie das Pronotum, hinten
gerundet und in der Mitte der Basis eingedrückt, die abschüssige Fläche sehr
kurz. Stielchen sehr breit, von der Breite des Kopfes und doppelt so breit
wie der Thorax, die Seiten fast geradlienig nach hinten erweitert, die
Hinterecken in Gestalt eines stumpfen breiten Zahnes vortretend ; Vorder-
rand ausgeschnitten und in der Mitte längseingedrückt, Hinterrand fast
geradlienig zwischen den vortretenden Hinterecken, in der Mitte schwach
eingedrückt.
Hinterleib sehr lang, die 3 Dorsalsegmente an Länge allmählich etwas
zunehmend. Pygidium hinten sehr flach gerundet. Hypopygium eine oben
gespaltene, nach hinten verengte Platte bildend, deren dorsalwärts umge-
bogene Flügel bei Oberansicht des Tieres zwei kurze Haken bilden, deren
convexe Seite nach innen, die concave nach aussen gekehrt ist, und welche
nur ‘/, von der Länge des letzten Dorsalsegmentes messen. È
Die 9 Stigmenpaare an den Kôrperseiten sind gross, von den 3 Thoraxstig-
men jene des Epinotums am grôssten, dasjenige des Stielchens ventralwärts
liegend, die 5 Abdominalstigmen lateralventralwärts.
An den Beïinen sind die Spitzen sämtlicher Tarsen abgerissen, nur noch
3 Glieder erhalten. (Die Verstümmelung der Tarsen ist bei den Porylinen-
Weibchen allgemein und auf den Transport derselben durch die relativ sehr
kleinen Arbeiterinnen zurückzuführen. Immerhin scheint die vorliegende
Kônigin relativ jung zu sein, da die Ventralseite des Abdomens keine durch
die Reibung auf der Unterlage verursachten Längsschrammen zeigt.) Der
Sporn der Vorderschienen ist innen ausgerandet, jener der ae und
Hinterschienen gerade, neben dem letzteren stehen noch zwei kleinere
Dornen.
Färbung glänzend rotbraun, der Hinterleib mehr gelblich braun.
Skulptur : Kopf und Thorax sehr fein und mittelmässig dicht punktiert,
Stielchen und erstes Dorsalsegment des Hinterleibes ebenfalls fein punktiert,
die übrigen Dorsalsegmente sehr fein genetzt. De Kopf ist namentlich an
den Seiten matter glänzend.
Die Kônigin von Æ%. lermitarius unterscheidet sich von der
durch BrAUNS (*) beschriebenen von Æ#. fmbriatus SHuck. durch
die Form des Kopfes, welcher breiter, stärker gewôlbt und seitlich
in der Mitte nicht flach eingeschnürt ist, durch die stärker gerun-
deten Hinterecken desselben und die viel kürzeren Flügel des
Hvpopygiums, welche bei ##0r1atus fast von der Länge des letzten
Dorsalsegmentes sind. Von der durch Srrrz () beschriebenen
(Dichthadia) durch die Stellung der Ocellargruben verschieden,
welche ein Dreieck (mit der Spitze nach vorn) bilden und nicht
in einer Linie liegen; ferner durch die kürzern und stärker diver-
gierenden Flügel des Hypopygiums bei dorsaler Ansicht. {Die
von SriTZ beschriebene Kôünigin ist übrigens nicht zur Untergat-
tung ichthadia gehôrig, da sie 11gliedrige Fühler, nicht 12glie-
drige besitzt.)
Ich lasse nun die Beschreibung der neuen fAysogastren Aleo-
chartine folgen.
Da mir nicht weniger als vier neue physogastre Aleocharinen-
formen aus afrikanischen Termitennestern vorliegen, auf die
ich in einer späteren Arbeit zurückkommen werde, beschränke
ich mich hier auf die notwendigsten Diagnosen.
(:) Zeitschrift für Hymenopterologie und Dipterologie, 1903, Heft 5, S. 294 ff.
(©) Zoolog. Anseiger., XXXV. N°8, 21. Dez. 1900, S. 231 ff.
Termitopaedia (‘) n. gen. Aleocharinorum (Taf. IT, Fig: 8):
Corporis forma generi Facobsonella SILV. similis, sed multo minor, thorace
multo angustiore, convexo, elytris thorace haud brevioribus. Abdomen
permagnum et valde inflatum, sed apice acuminatum, pyriforme vel fusi-
forme (ut in genere Z'ermitopulex FAUV.), convexum, marginatum, scutis
dorsalibus marginem lateralem attingentibus (multo latioribus quam im
Facobsonella). Antennae 11-articulatae, rectae (haud geniculatae ut in genere
Termitopulex).
Unter den zahlreichen physogastren termitophilen Aleocha-
rinengattungen meiner Sammlung gleicht diese neue Gattung zwar
in der lang und dick spindelfôrmigen Form des Hinterleibes einiger-
massen 7'erzmitopulex FAUv., unterscheidet sich von 1hm aber durch
den nicht ganz chitinôsen, sondern membranûs quergebänderten
Hinterleib, die mcht geknieten, viel kürzeren Fühler und die
viel kürzere, spärlichere Beborstung des Kôrpers sowie durch den
deutlich abgesetzten Kopf. Sie steht vielmehr näher der neuerdings
aus Java beschriebenen Gattung /acobsonella Six v., gleichtihr in der
Form des Vorderkôrpers, in der Fühlerbildung (‘), in dem hori-
zontal (wie bei Zermrfobia Wasm.) ausgestreckten, nicht aufge-
bogenen Hinterleib. Sie unterscheidet sich von ihr im Habitus
jedoch durch die viel breiteren Chitinschilder des Hinterleibs,
welche auch bei den dicksten physogastren Exemplaren den
aufsebogenen Seitenrand direkt erreichen, nicht durch eine weisse
Membran mit ihm verbunden sind; letztere bildet dagegen weisse
Querbänder zwischen den Dorsalsegmenten. Auch ist der Hinter-
leib viel länger und zugespitzt. Die Vordertarsen sind 4gliedrig,
die Mittel- und Hintertarsen 5gliedrig, mit verlängertem ersten
Gliede. Flügel sind vorhanden, aber rudimentär. (Vgl. Taf. INT,
a Ce)
Die Mundteile weichen von /acobsonella ab, namentlich die
Ober- und Unterlippe. Die Oberlippe ist vorn einfach gerundet,
(5) Latdtov.
(:) Die madagassische Gattung Zermitochara WAsM. hat ähnliche Form des Vorder-
kôrpers und der Fühler, aber nur 4gliedrige Tarsen aller Füsse und einen viel kleineren
Hinterleib, der zudem aufgebogen ist, nicht horizontal.
— IIS —
nicht dreilappig wie bei /acobsonellu. Die Zunge ist schmal
kegelfôrmig, ungespalten, nicht zweilappig wie bei /acobsonella.
Die Unterkieferladen sind kurz und schmal, unter sich gleich lang.
Die 4gliedrigen Kiefertaster (‘) haben ein viel stärker verdicktes
vorletztes Glied. Die Lippentaster sind nur unvollständig 3gliedrig,
indem das kurze 2. Glied vom 1. nicht vollständig getrennt ist.
Die Oberkiefer sind kurz, eimfach.
Termitopaedia Kohli n. sp. (Taf. III, Fig. 8, &, 6, c).
Long. corporis totius 2,5-2,8 mm., Corporis anterloris 0,5-0,6 min., abdo-
minis, 2-2,2 mm., latitudo abdominis o,8-1,2 mm.
Brunneotestacea, nitidissima, fere glabra, parce setosa, abdomine trans-
versim albolineato. Caput subquadratum, convexum, oculi parvi, ori approxi-
mati. Antennae capite thoraceque multo longiores, apicem versus incrassatæ,
ait. 1° paulo tantum longiore et latiore 2°, 2°-30 Jatitudine triplo, 4°-5u"
latitudine duplo longioribus, 6°-0'® sensim brevioribus et crassioribus,
10° quadrato, 11° oblongo-ovato. Prothorax capite paullo latior, quadratus
et convexus, angulis omnibus rotundatis. Elytra thoracis longitudine, sed
duplo latiora. Abdomen pyriforme vel fusiforme, valde dilatatum, late
marginatum, apice acuminato et subtiliter piloso. Pedes graciles.
Der Vorderkôrper trägt spärliche, ziemlich kurze, abstehende
Borsten. Vorderrand, Seitenrand und Spitze des Hinterleibes sowie
die Hinterränder der Dorsalsegmente desselben sind ebenfalls mit
ziemlich kurzen Borsten besetzt, die nur an der Hinterleibsspitze
etwas dichter stehen.
Ich benenne diesen hübschen Gast zu Ehren des Entdeckers, der
ihn in Anzahl in den Pilzgärten von Acanthotermes spiniger Kohli
fand (siehe oben). Alle Individuen zeigen eine mehr oder minder
hochgradige Physogastrie.
Microcerotermes edentatus n. sp.
Mit 97. subtilis W AsM. aus Madagaskar und fuscotibialis Syüsr.
aus Kamerun verwandt, aber durch den noch längeren Kopf, die
(:) Auch bei Yacobsonella sind sie 4gliedrig nach der gewôhnlichen Zählung, bei der
das kleine Basalglied als 1. Glied gerechnet wird.
— T6 —
ungezähnten Kiefer und (von swb4ls) durch den ganzrandigen
Vorderlappen des Pronotums verschieden.
Soldat :6,5 mm., Kopf nuit Kiefern 3,3 mm. Kopf elfenbeingelb, flach cylin-
drisch mit schwach gerundeten Hinter- und Vorderecken, mehr als doppelt so
lang wie breit. Die Stirn ohne Fontanellpunkt, vorn allmählich abfallend.
Oberlippe zungenformig, so lang wie breit (bei sub/ilis doppelt so breit wie
lang). Oberkiefer von halber Kopflänge, schwarzbraun mit rotgelber Basis,
fast gerade, erst an der Spitze nach innen gebogen, scheimbar wrgezähnt, erst
bei starker Vergrôsserung mit feinen Kerben. Vorsprünge an den Kopfseiten.
vor der Kieferbasis fehlen. Fühler 13gliedrig, kürzer als der Kopf, gegen
die Spitze allmählich verdickt, das 3. Glied viel kleiner als die benachbarten.
Prothorax schmal, schmaler als die halbe Kopfbreite, ohne Längsèindruck,
der Vorderlappen ganzrandig (bei subtilis mit tiefem Längseindruck, der
Vorderlappen tief ausgeschnitten).
Arbeiter : 4,5-5mm., Kopf gelblich, in der Mitte der Stirn flach eingedrückt,
mit T-formiger weisser Zeichnung. Epistom (Clypeobasale) breit, schwach
gewôolbt. mit emgedrückter Längslinie. Fühler 13-14gliedrig, kaum von der
Länge des Kopfes, gedrungen, nur die letzten Glieder länger als breit.
Biologie. — Eine beträchtliche Anzahl Soldaten und Arbeiter
aus verschiedenen Nestern, Sankuru, LuJA! 1904, etc. Abbildung
eines der Nester siehe Taf. Il, Fig. 5: Ein ähnliches Nest {ein
Erdkartonnest) war auf der Spitze eines Baumes. Eine Kolonie
glänzend schwarzer Ameisen, Carmponotus Meinerti For. var.(nach
EmErY s Bestimmung) hatten den äusseren Teil dieses Nestes
besetzt. Unter den Termiten dieses Nestes fand LuJa als Gäste
eine Anzahl langoestrekter weisser Aäferlarven (von der Form
eines /#wlus) von 10-13 mm. Länge, die mir unbekannt sind.
Ferner eine Zeprismide in grosser Zahl, von der jedoch nur ein
verletztes Exemplar gefangen wurde. Ein anderes Nest derselben
Termite befand sich in einer Astgabel näher dem Boden. Von
diesem ist die Photographie Taf. IT Fig. 5 genommen.
Microcerotermes parvus Havir.
Diese weitverbreitete und häufige afrikanische Termitenart liegt
mir auch aus Sankuru (unterer Congo) von E. LuJA aus mehreren
REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, Vor. I (1911).
FiG.
£. WASMHANN. — TERMITEN UND TERMITENGASTE VOM KONGO.
JOUE
REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, Vor. I (19rr). PCAIVE
F1G. 6.
Æ£. WASMANN. — TERMITEN UND TERMITENGASTE VOM KONGO. — II.
REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAZNE, VoL. I (ront). Pr. V
ue
Fig. 8e. Fi. 86. FIG. 84.
FIG. 9. F1G. 10. FiG. 11
£. WASIANN. — TERMITEN UND TERMITENGASTE VOM KONGO. — IL.
"
Nr
Het.
RER
ne NE ETC ONT CENTRO
LE
— I17 —
Nestern vor. Ferner (in allen Ständen) aus Bothaville (Oranje-
freist.) und Port Elizabeth (Capkolonie) von Dr. BRAUNS, von
G. D. HaviLaANDp aus Natal, etc.
Die Vester dieser Termite sind meist kegelfôrmig bis birn-
f‘rmig und befinden sich in der Erde, die Basis des Kegels nach
oben. Die Verhältnisszahl der Soldaten zu jener der Arbeiter
beträgt oft kaum 1 : 100. Ein birnfôrmiges « nid en terre » von
LuJA ist abgebildet auf Tafel IT, Fig. 6. Zum Vergleiche füge ich
die Photographie eines kegelfürmigen Nestes derselben Art von
- Dr. Brauxs bei auf Taf. ITT, Fig. 7. Die Färbung der Nester ist
schwarz, und sie haben eine schuppige Struktur der Oberfläche.
Man kann sie als « Erdkartonnester » bezeichnen.
LuJa fand auch Nester dieser Termite in anderen Termiten-
nestern, wo Microcerotermes parvus als Diebstermite wohnt. Ein
solches Nest traf LuUJA in einem alten pilzfôrmigen Neste von
Cubitermes fungifaber Sjüsr. (VTIT 1904), ein anderes im äusseren
Teile eines Nesthügels von 7Zermes natalensis Haviz. Die von
LuJa dem letzteren Funde beigegebenen Pilzgärten gehüren jedoch
sicher 7°, zatalensis an, nicht der Iiebstermite.
(Schluss folgt.)
LE RHINOCÉROS BLANC
PAR LE
D' H. SCHOUTEDEN
(Musée du Congo belge, Tervueren.)
Dans l’état actuel de nos connaissances, il existe en Afrique
deux espèces de Rhinocéros : le Rhinocéros ordinaire ou Rhino-
céros noir, ÆAinoceros { Diceros) brcornts, et le Rhinocéros blane,
Rhinocéros camus ou Rhinocéros de BurCHELL, ÆÀAanoceros
{Ceratotherium) sinus. Ces deux espèces sont profondément
distinctes entre elles, et d’après certains auteurs elles doivent
même être séparées génériquement l’une de l’autre et aussi des
ÆRhinocéros proprement dits (de l'Asie).
Le Rhinocéros noir est répandu dans une grande partie de
l'Afrique éthiopienne. Jadis on le trouvait abondamment jusqu'au
Cap, mais il a été graduellement exterminé dans le sud de l'Afri-
que, et actuellement on n’en connaît plus guère au Transvaal que
quelques exemplaires. Au nord, il s'étend jusqu'au pays des Somalis,
à l'Abyssinie, au Soudan; dans l'Afrique centrale, on ne le trouve
que dans certaines régions dont l'humidité est modérée.
Le Rhinocéros blanc, par contre, est bien plus rare, et sa distri-
bution géographique est fort limitée. Longtemps on a cru que cette
espèce si intéressante n'existait que dans le sud de l'Afrique,
au-dessous du Zambèze. Abondant au début du siècle dernier, il a
malheureusement été l’objet d’une chasse si intense de la part et
des chasseurs blancs et des indigènes, qu'à l'heure actuelle il a
pour ainsi dire disparu de cette région. Protégé, tardivement, par
la loi, il en subsiste quelques exemplaires de-ci de-là, notamment
dans le Zululand, où M. SAUNDERS put, en 1903, en voir deux spé-
cimens tués par des indigènes, dans le village desquels ils s'étaient
aventurés ; les photographies qu'il a prises de l’un de ces Rhino-
céros sont, avec celle faite en 1870 par M. HÉRITTE et publiée
en 1908 par LYDEKKER, les seules connues du Æ/z70cer0s stmus
typique, jadis si commun. Dans les Musées européens, le Æ#110-
ceros stmus de l'Afrique australe est extrêmement rare, et l’on ne
peut guère citer que les Musées de Leyden, de Londres et de Tring
qui en possèdent des spécimens complets. En ces dernières années,
les Musées sud-africains se sont enrichis de quelques exemplaires
de ce bel animal, le plus grand des Mammifères terrestres existants
de nos jours, après l'Éléphant d'Afrique et l’Éléphant d'Asie.
Certains indices déjà, dans les récits de voyageurs, avaient laissé
entrevoir la possibilité de l'existence du Rhinocéros blanc dans la
région du Nil blanc. Mais ce n’est qu'en 1900 que le premier crâne
dont l’origine fût bien précise fut rapporté en Europe (d’où il passa
en Amérique) par le major GIBBONS : ce crâne appartenait à un
Rhinocéros tué aux environs de Lado. En 1902, le capitaine
HAwWKER rapporta en Angleterre une corne de Rhinocéros blanc
qu'il avait reçue d'officiers belges commandant l'Enclave de Lado;
d'après ce que rapporte SCLATER (1903), « les Belges ne le distin-
guaient pas de l'ordinaire Æ#rnoceros bicornis et semblaient croire
que tous les Rhinocéros de ce district appartenaient à une même
espèce ». De fait, il est extraordinaire vraiment que l'existence
d'une espèce aussi nettement distincte du Rhinocéros ordinaire ait
pu passer inaperçue aussi longtemps dans cette région, somme toute
relativement assez fréquentée. En cette même année 1903,
M. SCHERREN signala que l'espèce était commune dans la région
nord du Congo (il entend par là évidemment le territoire de Lado)
et les parties voisines du Soudan, et que divers sportsmen anglais
possédaient des cornes provenant de cette région.
En 1908 enfin, le sportsman anglais bien connu par ses chasses
si fructueuses en Afrique, major POwEeLL COTTON, fit parvenir au
British Museum le crâne d'un Rhinocéros blanc tué par lui dans
—, 120 —
l'Enclave de Lado également. Se basant sur l'étude de ce crâne,
M. LYDEKKER, le savant conservateur au Musée de Londres, établit
pour le Rhinocéros blanc de Lado une sous-espèce spéciale, sous
le nom de Coftonr.
Depuis, divers sportsmen ont rapporté en Europe des spécimens
du AArnoceros simus Cottont, provenant de la région de Lado prin-
cipalement, où cette race est assez abondamment représentée. Mal-
heureusement, encore une fois, les chasses fréquentes — ou, pour
le dire avec BERGER, les massacres (Wildschlachtereien!) — qui
ont eu lieu dans cette région en ces dernières années ont déjà fait
disparaître quantité d'exemplaires, et le temps n’est peut-être plus
éloigné où le ÆÆrnoceros simus Cottoni y sera devenu aussi rare
que le XArnoceros simus typique dans l'Afrique australe.
Le Rhinocéros blanc se retrouve toutefois en d’autres régions
encore au nord du Zambèze. Le British Museum possède, en effet,
deux cornes de cette espèce provenant des environs du lac Tchad,
d'où elles furent rapportées au début du siècle passé. Et tout
récemment (1910) BERGER mentionne qu'on viendrait de tuer un
exemplaire du Rhinocéros blanc dans le nord du pays des Somalis.
Enfin, ainsi qu'on le verra plus loin, je puis indiquer, à mon tour,
que le ÆArinoceros simus existe également dans l'Uellé, c’est-
à-dire dans le nord du Congo belge.
La distribution géographique connue actuellement du Rhino-
céros blanc est donc en résumé celle-ci : d’une part, au sud du
Zambèze, le AAznoceros simus; de l'autre, dans la région du Nil
blanc et jusqu'au lac Tchad, ainsi que dans l'Uellé, le ÆAenoceros
stmus Cottont. Entre ces deux aires de distribution 1l y a un
hiatus profond, le Rhinocéros blanc n'étant pas signalé de toute la
région au nord du Zambèze et de la zone des Grands Lacs. Fait-1l
réellement défaut dans ces régions ou, plus simplement, a-t-1il passé
inaperçu, comme ce fut le cas si longtemps à Lado? C'est ce qu'il
serait des plus intéressant de connaître, et ] espère être à même,
dans un avenir prochain, de répondre à cette question.
Les caractères séparant les ÀAinoceros bicornis et sinus sont des
plus tranchés et fort faciles à saisir. J'indique ci-dessous les princi-
paux d'entre eux, dans l'espoir de voir ces notes contribuer à
éclaircir le problème de la distribution géographique du Rhino-
—, IQ —
céros blanc. Tous ceux qui dans notre colonie du Congo belge
pourraient observer des Rhinocéros m'obligeraient beaucoup en
me faisant part de leurs observations et en faisant parvenirau Musée
du Congo tout au moins une corne témoin provenant de l'endroit
où l'observation a été faite.
Le Rhinocéros blanc ne se distingue nullement du Rhinocéros
noir par la couleur, comme son nom semblerait l'indiquer : la teinte
des deux espèces est à peu près identique, et l'on ne sait pour quelle
raison les anciens Boers ont baptisé le /iceros simus du nom de
Wit Rhenoster, « White Rhinoceros », Rhinocéros blanc.
Les caractères différentiels des deux espèces qui sont le plus aisé
à observer sont les suivants :
A. Caractères morphologiques (comparez la fig. 1, dessin repré-
F1G. 1. — Tête du Rhinocéros noir.
sentant la tête du Rhinocéros noir (imité de ScLaTER), à la
planche V1, photographie de la tête du Rhinocéros blanc) :
1. Le museau est tronqué, coupé carrément chez le Rhinocéros
blanc, et la lèvre supérieure n'est nullement saillante au milieu.
Chez le Rhinocéros noir, le museau est plus rétréci en avant et la
lèvre supérieure offre au milieu une saillie nette, préhensile.
2. La narinè du Rhinocéros blanc est en forme de fente allon-
gée, parallèle à la bouche. Chez le Rhinocéros noir, elle est
arrondie.
3. L'œil du Rhinocéros blanc est situé nettement en arrière de
l'axe de la deuxième corne. Chez le Rhinocéros noir, il est situé
plus près de celui-ci.
4. L'oreille du Rhinocéros blanc est plus allongée, à sommet
pointu, et ses bords se soudent sur une certaine longueur à la base,
formant cylindre. L'oreille du Rhinocéros noir est arrondie à son
sommet et non fermée en cylindre à la base.
5. La corne antérieure du Rhinocéros blanc est aplatie à sa face
antérieure, de telle sorte que sa coupe est triangulaire, ce que l’on
perçoit aisément au toucher. La corne du KRhinocéros noir est
arrondie en avant, et sa section est elliptique.
6. Le crâne du Rhinocéros blanc est plus allongé, et les os
nasaux sont coupés largement et tronqués en avant. Chez le Rhi-
nocéros noir ces os sont rétrécis et arrondis en avant.
7. Les molaires supérieures du Rhinocéros blanc ont le dessin
des surfaces masticatrices plus compliqué, et cette surface est unie.
Chez le Rhinocéros noir, cette surface offre des rides. Ce caractère
représente une adaptation à la nourriture différente des deux
espèces (voir 5).
B. Caractères biologiques :
8. Le Rhinocéros blanc ne se nourrit que d'herbes et de
feuilles; 1l broute, et la forme de son museau est bien adaptée à ce
genre de nourriture. Le Rhinocéros noir se nourrit de plantes
diverses, d’arbustes, broyant les rameaux.
9. Le Rhinocéros blanc dépose-t-il ses excréments, 1l les laisse
intacts et il revient ultérieurement au même endroit pour accom-
plir les même fonctions jusqu'à ce que l’amoncellement d’excré-
ments soit considérable. Le Rhinocéros noir, au contraire,
piétine et retourne de sa corne ses excréments, et jamais il ne
revient au même endroit.
10. Les jeunes du Rhinocéros blanc précèdent leur mère dans
la marche, tandis que ceux du Rhinocéros noir la suivent.
11. La trace du pas du Rhinocéros blanc est plus grande que
celle du Rhinocéros noir.
2
[e>)
12. Le Rhinocéros blanc est plus pacifique que le Rhinocéros
noir ; tire-t-on sur lui, il fait face au chasseur et attend tranquille-
ment, en position de défense, l'attaque ; le Rhinocéros noir, au
contraire, balance la tête de droite à gauche, cherchant l'ennemi.
(D'après BERGER.)
Comme on le voit, les caractères, tant biologiques que morpho-
logiques, séparant les deux Rhinocéros africains sont des plus nets
et des plus tranchés, et permettent une identification facile de ces
espèces.
La race septentrionale du Rhinocéros blanc a reçu le nom de
Rhinoceros stmus Coftont, ainsi que je l'ai dit plus haut. Cette race
se distingue du ÆArnoceros sinus typique de l'Afrique australe,
selon LYDEKKER, par une largeur plus grande des os nasaux.
TROUESSART mentionne de plus, comme caractère différentiel, que
le RArnoceros sinus Cottoni offre sur la peau des sortes de saillies
arrondies, que n'offrent mi le Rhinocéros noir ni le Rhinocéros
blanc typique. Mais c'est là une erreur due sans doute à une fausse
interprétation des photographies reproduites par cet auteur, car
BERGER, qui a chassé le Drceros sinus Cottoni et en a rapporté des
exemplaires, dit expressément que la peau est presque unie (« fast
glatt »). Et de même. mon ami le D)' R. Dans, qui accompagna
M. Sozvay dans ses expéditions de chasse dans la région de Lado,
me confirme que la peau du Æ#rnoceros Coftont ne porte pas de
tubercules arrondis et est simplement craquelée. C’est aussi ce que
montrent les exemplaires que possède le Musée de Tervueren.
Le Musée de Tervueren est relativement riche en Rhinocéros
blancs. En 1908, le major Powerz COTTON, auquel la race Cotton
est dédiée, a bien voulu lui offrir la dépouille et le squelette com-
plet d'un exemplaire femelle tué par lui (longueur de la corne
69,3 cm.). En 1909, notre compatriote M. Sorvay lui offrit la
tête d’un mâle énorme tué par lui dans l'Enclave de Lado (corne :
98 cm.). Et l'an passé, 1l fit don au Musée de la dépouille com-
plète d’un bel exemplaire mâle (corne : 69,5 em.). C'est la tête de
ce dernier spécimen, naturalisé par les soins de la maison RowLAND
War», de Londres, que représente la planche VI, exécutée
d'après une photographie que je dois à mon excellent ami le D" J.
DESNEUX..
Dans les collections du Musée, j'ai en outre trouvé deux cornes
antérieures de Rhinocéros qui appartiennent sans aucun doute pos-
sible au Rhinocéros blanc. Ces cornes proviennent du Congo belge,
mais elles sont malheureusement dépourvues d'indications très pré-
cises de localités d’origine. L'une d'elles (67,5 cm.) faisait partie de
la collection d'objets ethnographiques de M. FRAIPONT, acquise
récemment par le Musée de Tervueren : elle provient de la région
est du district de l'Uellé, donc de la région voisine de l'Enclave
de Lado. L'autre (62 cm.) fut offerte au Musée par M. DE LA
KÉTHULLE, qui l'avait rapportée des environs de Rafaï, à la fron-
tière nord de la région ouest du même district, près du Tchad par
conséquent. Ces deux cornes sufhisent à démontrer que le Khino-
céros blanc existe dans le nord de notre Colonie, et les deux régions
d'où il était déjà connu (Lado et Tchad) se trouvent donc reliées
également par notre province de l'Uellé.
_ Chose curieuse, en fait de Rhinocéros noirs le Musée est extrè-
mement pauvre. Non seulement il ne possède pas d'exemplaire
complet de cette espèce pourtant commune (et peut-être à cause
de cela!), mais il n'en a même pas de crânes ni de cornes isolées
provenant du Congo! M. BricHART a bien voulu lui offrir une tête
de AÆrnoceros bicornis remarquable par le grand développement
de la deuxième corne, plus longue que la première, mais cet exem-
plaire a été tué dans l'Afrique orientale anglaise, en dehors de
notre Colonie donc. Cette tête se rapporte vraisemblablement au
Rhinoceros bicornis Holmwoodi. I] serait fort intéressant de rece-
voir des éléments d'étude se rapportant au Rhinocéros noir du
Congo, dont l'étude est encore à faire.
_ La photographie reproduite sur la planche VI montre fort nette-
ment les caractères tirés de la forme de la bouche, de la narine, de
l'œil, de l'oreille. Elle montre aussi fort bien l'aspect de la peau,
crevassée mais non couverte de tubercules arrondis, et le pli épais
de la peau au haut de la patte. L'extrémité de la corne antérieure
a malheureusement été coupée par le bord de la plaque.
(CŒAT 2407079 SNULS SO4II0U1YY)
‘OaVT 44 ONVI4 SOUNHOONIHA AT — NYGHINOHIS HA
CxXNOUSA( "f UP)
TANT *(1161) 1 “10A 'YNZFOIVNIF TND01907007Z HOAGA
ZNEIVNEUE AFRIKANISCHE ARTEN
DER
LIBELLULINEN-GATTUNG ORTHETRUM
VON
D' FE. RIS in Rheinau, Schweiz.
Des Verfassers Monographie der Libellulinen liegt nunmehr
zur Hälfte gedruckt vor als Fasc. IX-XII der «Collections SELYs »;
pp. 176-244 ist die grosse und teilweise schwierige Gattung
Orthetrum behandelt. Es ist dort schon darauf hingewiesen, dass
die Darstellung, insbesondere der afrikanischen Arten, nicht als
eine abgeschlossene gelten kann. Einem Nachtrag der Monogra-
phie, der unzweifelhaft nôtig wird und für welchen schon einiges
Material vorliegt, wird hier ein kleines Stück vorweggenommen,
weil ich nicht wünsche die zwei Beschreibungen bis zu dem wahr-
scheinlich noch fernen Zeitpunkte des Druckes eines solchen
Nachtrags hinauszuschieben. lie erste der hier neu beschriebenen
Arten habe ich sicher vorher noch nie gesehen, von der zweiten
sind môüglicherweise einzelne Exemplare verkannt und unter andern
Formen registriert worden. Ich hoffe durch die beiden folgenden
Beschreibungen einen nützlichen Beitrag zu der immer noch
unvollständigen Aufklärung einer schwierigen Gruppe zu geben
und eventuellen weitern Aufklärungen für den erwähnten Nachtrag
vorzuarbeiten.
— 126 —
1. Orthetrum Kristenseni nov. spec.
3 S, 2 © Kunhe, Abissinia, leg. KRISTENSEN 1910, coll. Ris.
ct juv. Lippen, Gesicht und Stirn gelblichbraun; sehr schmale schwarze
Stirnbasislinie, die nur ganz wenig am Auge nach abwärts reicht. Scneitel-
blase braun. Thorax goldbraun; gerader, vollständiger, etwa 1 mm. breiter,
weéisslichgelber Antehumeralstreif ungefähr in der Mitte zwischen der
Median- und der Schulternat, an seinem lateralen Rande von einer Ziemlich
scharf begrenzten tiefschwarzen Linie begleitet. Seitlich ein unvollstandiger,
weisslicher, etwa gleichbreiter Streif, der vom dorsalen und ventralen Rande
je etwa 2 mm. entfernt bleibt und hinten von einem tiefschwarzen schmalen
Streifchen begleitet ist, in welchem das Stigma liegt; der ventrale Rand des
Metepimeron vorne schmal, hinten etwas breiter weisslichgelb, nicht scharf
begrenzt. Ventralseite hellbraun. Beine hellbraun, Tarsen und Dornen
schwarz.
Abdomen an der Basis mässig seitlich und dorsovental erweitert, am
3. Segment ziemlich stark eingeschnürt, dann ziemlich schmal, schwach
spindelformig. Licht rôtlichbraun mit schmal schwarzen Kanten; Dorsal-
kante von Segment 8-0 etwas breiter schwarz; sonst ohne dunkle Zeichnun-
gen weder der Dorsal- noch der Ventralseite. Appendices superiores so lang
wie Segment 0, ihre scharfen Spitzen etwas divergent; der fast gerade
Ventralrand mit 10-12 feinen Zähnchen, ohne deutliche Unterecke; Appendix
inferior |, der Länge der superiores. Genitalorgane am 2. Segment klein,
alle 3 Teile fast gleichhoch; Lamina anterior niederliegend, in hôchstens
30° geneiet, flachgewôlbt, nut kurzen Dornbôrstchen dicht besetzt, am
breiten Ende eine kurze ziemlich tiefe Rinne; Innenast des Hamulus in die
Längsaxe gestellt, ein fast dreieckiges, mit der äussersten Spitze lateralwärts
gedrehtes Häkchen; Aussenast viel miedriger, fast in die Queraxe gestellt,
gerade abgeschnitten, das laterale Ende stumpf gerundet, das mediale an
dem mässig tiefen Einschnitt gegen den Ia etwas spitz vorspringend. Lobus
fast kreisrund.
œ ad. Färbung an Kopf und Thorax etwas nach oliv verdüstert, die
weisslichen und schwarzen Zeichnungen des Thorax erhalten, insbesondere
der seitliche Streif am Stigma scharf und leuchtend weiss. Femora und Tibien
dunkler braun. Dorsum des Abdomen von Segment 3-8 dünn blaubereift;
Segment 4-7 mit einem schwärzlichen Punkt jederseits nahe dem Ende
(noch mehr adulte Exemplare werden wahrscheimlich in weiterm Umfang
und dichter bereift sein).
Flügel hyalin; Nodus distal von einem goldgelben Fleckchen gesäumt.
Basis mit kleinen goldgelben Fleckchen, im Vorderflügel in se bis halbwegs
Ang 1 und Spur in eu, im Hinterflügel in ce und se bis halbwegs Ang 1, Spur
in m, etwas weiter in cu. Membranula braunschwarz. Pterostigma goldgelb
mit dünnen schwarzen Randadern. Costa breit hellgelb bis zum Pterostigma,
Queradern in sc weisslichgelb. Arculus im Vorderflügel genau an der 2. Anq
oder eine Spur proximal, im Hinterflügel ein wenig distal. Anq beträchtlich
variabel : 12.10, 12.12, 14.13. Zwei Zellreihen Rs-Rspl. Alle Exemplare mit
kurzen Strecken von 4 Zellreihen im Discoidalfeld der Vorderfiügel, zwei
Exemplare mit asymmetrisch 4 Zellen am t. Cu im Hinterflügel an der
analen Ecke von t. ht im Vorderflügel durchquert, bei einem Exemplar
asymmetrisch fre.
Q. Färbung wie das of juv.; bei dem einen Exemplar ist der weisse Streif
am Stigma etwas breiter und reicht dorsal-und ventralwärts weiter. Abdomen
ziemlich robust, die Basis wenig erweitert, dann fast cylindrisch. Ränder
des 8. Segments mässig erweitert, Ziemlich breit schwarz gesäumt. Valvula
vulvae sehr klein, in engem Bogen fast zum Grunde ausgerandet. Flügel mit
etwas grôssern gelben Zeichnungen als beim cf : das goldgelbe Fleckchen
am Nodus überschreitet diesen proximalwärts; schmale coldgelbe Sume
der Queradern in c zwischen Nodus und Pterostigma; goldgelbe Basisfleck-
chen beider Flügel in se bis Anq 1, in cu bis halbwegs Cuq. Hell rôtlichbraun
sind : R bis zum Pterostigma, der Arculus, Cu bis zum t, M° "resp. M'+°
bis zum Nodus. Anq 11.11, 13.13. Aderung sonst wie &, beide Exemplare
ebenfalls mit vierreihigen Strecken im Discoidalfeld der Vorderflügel; das
eine mit symmetrisch freien ht im Vorderflügel.
CGtAbd-22, Ad 54 Pt = OAbd33; fl 35, Pt 2.
Die Art wäre in der lTabelle Lib. p. 178 in die Gruppe Il als
eine neue Untergruppe zwischen C und D einzuschalten. Sie ist
von allen verwandten Arten verschieden durch das gelbe Fleck-
chen am Nodus, ferner durch die eigentümliche Lage der hellen
Thoraxstreifen. Wie ÆAyzséensent haben auch {aentolatum und
caffrum einen antehumeralen und zwei laterale weissliche Streifen;
der antehumerale Streif liegt bei allen 3 Arten ungefähr an der
entsprechenden Stelle; die Seitenstreifen liegen bie caffrum und
taentiolatur: übereinstimmend unmittelbar hinten an der Schulter-
und der hintern Seitennat; bei ÆX7rstensenr sind beide Streifen
weiter nach hinten gerückt, der vordere bis ganz nahe an das
Stigma, der hintere an den ventralen Rand des Metepimeron; bei
O. chrysostigina hat der einzige helle Seitenstreif die gleiche Lage
wie der vordere von caffrum und éaentolatum. Vie Form des
Hamulus ist von allen Verwandten verschieden und hat Aehnlich-
keit mit brunneum.
Ich widme diese schône Art Herrn GUNNAR KRISTENSEN, Natu-
— 12 —
ralist, zur Zeit in Harrar, der sich die nur wissenschaftlich aber
nicht materiell dankbare Aufgabe stellt, auch die weniger popu-
lären Insektenordnungen in Abissinien zu sammeln. Herr Kkis-
TENSEN berichtet über die Art : « Kunhe ist ein kleiner Ort im
Hochgebirge, etwa 5 Tagesritte westlich von Harrar, Hôhe etwa
2300 m. Die Exemplare wurden nicht am Wasser gefunden,
sondern an trockenen Plätzen, im Sonnenschein fliegend; sie
setzten sich nach kurzem Flug an dürres Gras oder auf den Erd-
boden und waren nicht schwer zu fangen. Sie flogen nur einzeln ».
2. Orthetrum microstigma nov. spec.
9 S, 2 © Bongola bei Campo, Kamerun, coll. Ris (durch die
Insektenhandlung « Kosmos > von H. Rorre in Berlin); 2 ©,
1 © Busu-Hill, Busoga, Uganda, leg. Dr. J. Carr, Mus. Genf.
3 ad. Ünterlippe düster oliv; Mittellappen und bei emem Teil der
Exemplare ein Streif über die Mitte der Seitenlappen schwarz, im Maximum
von gleicher Breite wie der Mittellappen. Oberlippe oliv, am vordern Rand
breit, etwas diffus begrenzt schwarz. Gesicht düster oliv. Stirn und Scheïtel-
blase schwarz ohne Zeichnung. Thorax sehr düster oliv mit schwarzen
Zeichnungen im Typus des O. brachiale : mässig breiter Saum der Median-
nat; antehumerale Linie schräg von unten lateral nach oben medial; schmale
Linie an der Schulternat, im dorsalen Drittel etwas von dieser abgerückt;
fast vollständige, in der Mitte etwas verbreiterte Linie auf dem hintern
Drittel der Distanz von der Schulternat zum Stigma; ähnliche Linie über
das Stigma; schmale Linie über die hintere Seitennat; breitere, bei einem
Teil der Exemplare unvollständige Linie über die Mitte des Metepimeron;
ziemlich breiter Saum der ventralen Kante des Metepimeron. Ventralseite
düster oliv, das Metasternum ringsum schwarz gesäumt. Beine schwarz,
Femora r oliv.
Abdomen an der Basis stark seitlich und sehr stark dorsoventral erweitert,
am 3. Segment mässig eingeschnürt, dann depress und etwas spindelfôrmig,
ziemlich breit. Dorsum sehr dicht und hell weisslichblau bereift. Seiten von
Segment 1-3 oliv mit schwarzen Kanten. Ventralseite oliv, die Seitenkanten
ziemlich schmal, die Segmentenden breit schwarz. Appendices superiores
schwarz, so lang wie das 0. Segment, die spitzen Enden kaum divergent, an
der ventralen Kante 8-10 kleine Zähnchen und Andeutung einer sehr
stumpfen Unterecke; Appendix inferior bis zu dieser Unterecke reichend.
Genitalorgane am 2. Segment : klein, ähnlich wie bei ©. caffrum : Lamina
anterior niederliegend, in ca. 30° geneigt, sehr flach, mit vielen sehr kleinen
Dornbôrstchen und einigen längern Borsten besetzt, das mässig breite Ende
mit kurzer und sehr flacher Rinne. Hamulus von gleicher Hôhe, fast drei-
eckig, die Spitze lateralwärts umgebogen; der Aussenast nicht durch einen
deutlichen Einschnitt vom Innenast getrennt, nur ein sehr stumpfer Hôcker,
vor welchem eine kleine rundliche Grube liegt. Lobus sehr breit, annähernd
quadratisch mit gerundeten Ecken.
Flügel hyalin, bei den am meisten adulten Exemplaren vom t an bis zur
Spitze rauchgrau getrübt. Basis der Vorderflügel hyalin, der Hinterflügel
mit einem tief schwarzbraunen, am Rande etwas aufgehellten Fleck, in
welchem die Adern blaubereift sind : in © Spur, in sc bis halbwegs Ang 1,
in m Spur, in cu bis fast Cuq, im Analfeld bis zum Ende der Membranula.
Membranula gross, tief schwarz. Pterostigma sehr klein und schmal, gelb-
braun bis dunkelbraun, mit dicken schwarzen Randadern. KFlügelform an
der Basis breiter und am Ende schmaler als bei ©. s{emmale capense, mehr
wie bei O. drunneum, oder brachiale. Costa sehr fein gelb gesäumt; alle
Queradern schwarz. Arculus etwas variabel, an der 2. Anq oder ein wenig
distal. 12, 13, oder meist 14 Ang. Meist 2 Reïhen Rs-Rspl, doch bei einzelnen
Exemplaren asymmetrische Flügel mit 1 Reihe, bei einem Exemplar alle
Flügel mit r Reïhe. 3 Reïhen Discoidalzellen im Vorderflügel. Cu im
Hinterflügel gleichäufig an der analen Ecke von t und ein wenig getrennt.
Q. Unterlippe trübbraun, Mittellappen schwarz. Oberlippe und Gesicht
trübbraun. Stirn vorne orange, oben die Basis breit schwarz, nach vorne
etwas diffus begrenzt (1 Exemplar Kamerun) oder nur mit schmaler
schwarzer Basislinie (1 Exemplar Kamerun und 1 Exemplar Busoga).
Thorax grünlichbraun; die entsprechenden dunkeln Zeichnungen wie
beim Gÿ, aber überall in der Färbung weniger tief und im Umfang erheblich
reduziert. Beine braun, die Tarsen, Dornen und das distale Viertel der
Femora schwärzlich. Abdomen sehx robust, von der erweiterten Basis zum
Ende ganz allmählig etwas verschmälert. Seiten des 8. Segments stark blatt-
_formig erweitert, die Erweiterung schwarz. Valvula vulvae (bei keinem der
3 Exemplare ganz deutlich zu sehen) : am Ende der 8. Bauchplatte scheint
ein medianer tiefer Ausschnitt zwischen zwei kleinen lateralen, rechteckigen
Blättchen zu bestehen. Färbung trüb rotbraun; schwarz sind alle Kanten
in schmalen Säumen und das Dorsum von Segment 8-0 ziemlich breit.
Ventralseite braun mit etwas diffus verdunkelten Segmentenden. Bei
einem Exemplar diffuse Andeutung von hellern Seiten und Randmonden
von Segment 3-6.
Flügel hyalin, bei den mehr adulten Exemplaren von Kamerun ziemlich
dunkel graubraun beraucht. Grosse gelbe Basisflecken, lichtgelb bei dem
Exemplar von Uganda, tief goldgelb bei den 2 Exemplaren von Kamerun,
distalwärts diffus begrenzt, in der Ausdehnung etwas variabel. : Exemplar
(Kamerun) im Vorderflügel bis Anq 1 und Cuq, nur in se und eu tiefgelb;
im Hinterflügel bis Anq 2, t und im Bogen zum proximalen Rand nahe dem
Le)
Analwinkel. 1 Exemplar (Kamerun) im Vorderfiügel bis Arculus und fast
tim Vorderflügel, dunkler in sc und cu; im Hinterflügel bis Anq 4, zum
distalen Ende von t und in fast gleicher Breite zum Analrand. Das Exemplar
von Uganda ungefähr in der Mitte zwischen den beiden eben beschrie-
benen. Pterostigma wie beim G‘ oder ganz wenig grôsser. 12-15 And.
2 Reïhen Rs-Rspl, übrige Aderung wie Gf.
GLAbd. 30, AA. 33, Pt°2.5 — OMAbd. 26, Hfl;32, Pt 25.
Die Art fällt in der Tabelle Lib., p. 179 in die Gruppe ITI.D.#4.
Leider bleibt die Färbung der unbereiïften ©‘, die wahrscheinlich
von derjenigen des © ziemlich weit abweicht, vorläufig unbekannt.
Nach der Färbung der Ventralseite des Abdomens würde ich eine
ähnliche Zeichnung wie bei ©. hrachiale und séemmale vermuten.
Die S' sind ©. séemmale capense ungemein ähnlich, unterscheiden
sich aber durch die Flügelform, das ausserordentlich Kkleine
Pterostigma und ganz besonders die weit abweichende und ©. caf-
frum ähnliche Form der Hamuli. Diese fällt besonders insGewicht,
weil sie sich bei der ganzen Reiïhe der hier beschriebenen ©’ gleich-
mässig nachweisen lässt und weil ferner aus dem gleichen Los von
Bongola bei Campo eine kleine Reïhe in Flügelform, Färbung und
Hamuli unsern Beschreibungen Z. c., p. 214 ff, fig. 146 entspre-
chende ©. stemmale capense vorliegen. Von ©. caffrum ist die
Thoraxzeichnung zu weit verschieden, als dass die Zugehôrigkeit
der neuen Form zu dieser Art angenommen werden dürfte, zumal
da die Form der Hamuli wohl ähnlich, aber doch nicht überein-
stimmend ist, da ferner caffrumhelle Queradern in sc hat. Immerhin
verliert dieser letztere Unterschied etwas an Gewicht, wenn wir
bedenken dass es nach den Hamuli unzweifelhafte O. brachiale
mit fast vôllig geschwärzten Queradern gibt. Ich bin nicht vüllig
sicher, dass unter dem /. c., p. 214 aufgezählten Material von
O. stemmale capense sich nicht einzelne verkannte Exemplare von
microstigima finden kôünnten; auch wäre daran zu denken, dass die
wenigen p. 201 als caffrum aus Togo und Nigeria erwähnten
Exemplare hiehergehôren kônnten. Darüber wird eine Nach-
prüfung des Materials Aufschluss geben müssen. Die richtige
Zauteilung der hier beschriebenen o halte ich für überaus wahrschein-
lich, nach dem sehr kleinen Pterostigma und weil mir andere
Orthetrum © mit schwarzen Queradern in sc und so wenig gezeich-
netem rothraunem Abdomen unbekannt sind. Die © haben eine
ganz auflallende Habitusähnlichkeit mit indonesischen ©. £esta-
ceurn,; die Aehnlichkeit kônnte noch grüsser werden, wenn zufällig
die t im Hinterflügel bei ©. wzcroshigima eine Querader hätten,
wovon eines unserer Exemplare ein Rudiment zeigt.
NEUE
CETONIDEN VOM BELGISCHEN CONGO
VON
J. MOSER.
Die nachfolgend beschriebenen neuen Cetoniden sind mur von
Kustos Dr. SCHOUTEDEN aus dem Musée du Congo belge geschickt
worden. Sie wurden von Herrn Ct. CoLmanT in der Residenz
Sassa, Nôrdl. Uelle-Distrikt vom Congo, nahe am Bomu-Fluss,
erbeutet worden.
Gnathocera trivittata sericea n. subsp.
Bei dieser neuen Form ist die Oberseite nicht glänzend, wie bei
der Stammform, sondern sie zeigt einen seidenartigen Schimmer.
Die Flügeldecken erscheinen schräg betrachtet matt. Das Hals-
schild ist braun, fein und zerstreut punktiert, die mittlere weisse
Längsbinde ist sehr schmal. Die Flügeldecken haben eine zusam-
menhängende gelbliche Seitenrandbinde, die Naht ist nicht schwarz
gefärbt. Unterseite und Beine sind braun, die Seiten der Brust
und des Abdomens, sowie der grôsste Teil der Hinterschenkel
sind weissgelb tomentiert. Der Brustfortsatz ist kürzer als bei der
Stammform und am Ende nicht aufwärts gebogen.
Amaurina brunneipennis n. SP.
Supra, capite excepto, opaca, subtus nitida. Capite, vertice viridi opaco,
fronte clypeoque nigris, nitidis; prothorace viridi, flavo-cincto; scutello,
elytris pygidioque brunneis. Subtus, abdomine brunneo excepto, nigra,
medio sparsim lateribus paulo densius punctata, albo-setosa; tibiis anticis
bidentatis. — Long. 14 mill.
Wie bei allen Arten der Gattung ist die Oberseite mit Ausnahme
des Kopfes matt, tomentiert, die Unterseite glänzend. Nur der
Scheitel des Kopfes zeigt einen grünen Tomentüberzug, sonst ist
der Kopf schwarz, glänzend, neben den Augen mit einigen groben
Längsnadelrissen, im übrigen mit nicht dichter, nach vorn zu
schwacher werdender Punktierung versehen. Das Halsschild ist
nach vorn bogenfürmig verjüngt, die Hinterecken treten infolge
schwacher Ausbuchtung der Seiten vor denselben etwas seitwärts
hervor, der Hinterrand ist abgerundet. Die Oberfläche ist zerstrent
punktiert, grün, gelb gerandet. Das braune Schildchen ist glatt.
Die Flügeldecken sind braun, im hinteren Teile mit Längsnadel-
rissen versehen, welche nach vorn verschwinden oder sich in
schwache nadelrissige Punkte auflôsen. Das Pygidium zeigt eine
kaum sichtbare weitläufige Punktierung, ist rothbraun gefärbt und
trägt am Hinterrande kurze weissliche Borsten, sowie jederseits
einen kleinen weissen Tomentfleck. Die Unterseite ist schwarz,
das Abdomen braunrot. Die Mitte ist zerstreut punktiert, die
Seiten sind nadelrissig. Punkte und Nadelrisse tragen kurze weiss-
liche Borsten und sind auch Schenkel und Schienen weitläufg
damit besetzt. Auf den Abdominalsegmenten findet sich in den
Hinterecken ein kleiner weisser Fleck. Der Brustfortsatz zeigt
vor dem Vorderrande eine Querreihe von weissen Borsten. Die
Vorderschienen sind zweizähnig, die Schenkel, Mittel- und Hinter-
schienen am Innenrande weiss bewimpert.
Macromina tuberculata n. sp.
Q® Nigra, nitida, antennis, prothorace, scutello pectorisque lateribus rufis.
Capite, fronte aciculata, medio carinato, carina apice cornuta, celypeo margine
antico elevato, medio paulo producto; prothorace sparsim punctato, longi-
tudine latiore, lateribus paulo ante medium angulato-prominentibus, angulis
posticis rotundatis, margine postico ante scutellum emarginato; scutello
acuto, laevi; elytris parce punctatis, lateraliter tuberculatis; pygidio medio
carinato et utrinque tuberculo instructo. Subtus medio sparsim punctato,
abdominis lateribus tuberculatis; processu mesosternali brevi, obtuso, tibiis
anticis bidentatis. — Long. 14 mill.
Die Art hat in Gestalt und Färbung Aehnlichkeit mit Pracky-
macroma rufitorax KrTz. Sie ist glänzend, schwarz, die Fühler, das
Halsschild, mit Ausnahme eines Fleckes am Vorderrande sowie
des schmalen Hinterrandes, das Schildchen und die Seiten der
Brust sind gelbrot. Die Stirn ist quernadelrissig und in der Mitte
mit schmalem Längskiel versehen. Dieser Längskiel trägt an
seinem Ende auf der Mitte des Clypeus einen kleinen senkrechten,
am Ende abgerundeten Zapfen. Der Vorderrand des Clypeus ist
etwas aufgebogen, seine Mitte schwach vorgezogen. Das sehr
zerstreut punktierte Halsschild ist etwas breiter als lang, vor der
Mitte winklig erweitert, nach vorn stark, nach hinten schwach
verjüngt. Die Hinterecken sind abgerundet, der Hinterrand ist vor
dem Schildchen ausgebuchtet. Das Schildchen ist glatt, schart
zugespitzt. Die Flügeldecken sind sebr weitläufig punktiert, die
Punkte an den Seiten hufeisenfürmig. Neben den Seitenrändern
zeigt jede Flügeldecke ausser der Schulterbeule noch drei beulen-
artige Erhebungen. Das Pygidium lässt an der Basis einige
Quernadelrisse erkennen, die Mitte trägt einen den Hinterrand
nicht erreichenden Längskiel und jederseits desselben befindet
sich eine hôckerartige Erhebung. Die Seiten der einzelnen Bauch-
segmente zeigen gleichfalls einen beulenartigen Hôcker. Der
Brustfortsatz ist kurz, vorn flach abgerundet. Die Vorderschienen
sind zweizähnig.
Incala nigromaculatus n. sp.
Supra flavo-griseus, nigro-maculatus opacus, fulvo-setosus, subtus niger,
nitidus. Capite aciculato-punctato, clypeo antice dilatato, margine antico
medio elevato; prothorace aciculato, lateribus ante medium angulatis,
angulis posticis fere rectangulis; scutello, elytris pygidioque aciculato-
punctatis. Subtus aciculatus, haud dense flavo-setosus, tibiis anticis triden-
tatis. Long. 17 mill.
Graugelb, schwarz gefleckt, ohne weisse Zeichnungen. Von
dem ähnlichen aschanticus KRTz unterscheïdet sich die Art leicht
dadurch, dass die schwarzen Flecke der Flügeldecken nicht wie
bei dieser Art verschwommen, sondern scharf begrenzt sind. Der
Vorderrand des nach vorn erweiterten Clypeus ist in der Mitte
beim © stark lappenfürmig, beim © schwach aufgebogen. Das
Halsschild ist ein wenig breiter als lang, die Seitenränder bilden
vor der Mitte einen Winkel, die Hinterecken sind fast recht-
winklig. Die Oberfläche ist quernadelrissig punktiert und trägt
ebenso wie Schildchen, Flügeldecken und Pygidium kurze, auf-
rechte, gelbliche Borstenhaare. Die Flügeldecken sind ziemkch
dicht mit bogenfôürmigen Punkten bedeckt. Die Unterseite zeigt
dicht stehende quere Nadelrisse und eine sehr feine borstenartige
Behaarung. An den Seiten und am Vorderrande der ersten Bauch-
segmente befinden sich einige gelbe Flecke, die beim © auf dem
Abdomen fast ganz fehlen. Die Vorderschienen sind dreizähnig.
BIBLIOGRAPHIE
Wissenschaîftliche Ergebnisse der Schwedischen Zoologischen Expedition nach
dem Kilimandiaro, dem Meru und den umgebenden Massaisteppen Deutsch-
Ostaîfrikas 1905-1906 unter Leitung von Proff D' Yngve Siôstedt. — Stockholm.
1909-1910, trois forts volumes in-4°.
Mon excellent ami le Profr SJôSsTEDT vient d'achever la publication des résultats obtenus
par l’expédition suédoise qui fit sous sa direction, en 1905-1906, l’exploration zoologique du
Kilimandjaro, du Meru et de la contrée avoisinante. Jusqu'à présent cette région n'était
encore que bien fragmentairement connue, et l’expédition y a fait des récoltes fort remar-
quables, qui sont décrites dans les trois volumes in-4° qui viennent de paraître. Pour leur
étude, il a été fait appel à la collaboration d’une série de spécialistes suédois et étrangers,
grâce auxquels la publication a pu rapidement être menée à bonne fin (les auteurs belges
sont : M. KERREMANS, Buprestidæ ; et M. SCHOUTEDEN, Canicidæ, Coreidæ, Pyrrhocoridæ,
Reduviidæ\.
Le tome I, comprenant 848 pages et 31 planches, traite des Vertébrés, des Mollusques et
des Insectes Coléoptères ; il est précédé d'une étude générale de SJôSTEDT sur la zoogéogra-
phie des régions parcourues. — Le tome II (844 pages, 19 planches) renferme les travaux
relatifs aux Hyménoptères, Lépidoptères, Siphonaptères, Anoplures, Hémiptères, Névro-
ptères et Pseudonévroptères. — Le tome III (636 pages, 37 planches) décrit les Corrodents,
Physapodes, Orthoptères, Apterygogenea, Myriopodes, Arachnides, Crustacés et Vers.
Les chiffres suivants donneront une idée des résultats obtenus par le Proff SJ6STEDT :
NOMBRE D'EXEMPLAIRES. NOMBRE D'ESPÈCES. NOUVEAUTES.
MAamNIeTES SERRE 417 80 3
Oiseaux . NU ane 1,546 402 3
REDUIES RER - 220 SI I
BAACIENS 0 0 0 0010 398 21 I
BOISSONS TS 82 II 3
MOLIUSQUES EEE 3,800 2 27
Coleopteres Re T0 2 60 1,250 342
Hyménoptères 6,165 519 357
Éépidoptéres er 2,270 537 60
DPTÈT SIM EE ARE 1,533 260 130
Siphonaptères. . . . 250 - 6 3
OI MES Me à Vo 0 0 50 3 I
NOMBRE D'EXEMPLAIRES. NOMBRE D'ESPÈCES. NOUVEAUTES.
Hemipierc sr 8,473 448 138
Névroptères . . . . 10ù 25 10
Pseudonéoroptères . . 489 54 12
CorrodentS Re 200 34 13
PhysSapodeS ER 464 6 5
@Orthoptèr es enr 6,977 265 120
Apterygogenea . . . 1,520 S 15 8
Myriopodes. … + … 700 33 20
ATaChMACS EE NT 9,286 224 145
(CRUSTACÉS ER EN 627 19 13
VICCS RS A RICA 181 22 IT
Il fut donc récolté 65,017 spécimens de tous ordres, appartenant à 4,337 espèces, parmi
lesquels il ne se trouva pas moins de 1,426 types nouveaux, soit plus du quart.
Ces chiffres suffisent pour montrer l'importance considérable des résultats obtenus et
l’activité intense qu'a dû déployer l'expédition pour réunir des collections aussi étendues en
un peu plus d’une année.
On ne saurait assez rendre hommage également au généreux mécène suédois, M. GUSTAv
Pazmoüisr, dont l'intervention permit d'organiser l'expédition en d’aussi excellentes
conditions. ES
Materiales para el conocimiento de la Fauna de la Guinea Española. Publicados
con il auxilio del Ministerio de Estado. — ME. R. Soc. Espan. Hisr. NAT. I,
1903-1910. Un volume de 596 pages, 12 planches.
Ce volume donne les résultats de l’étudé des collections zoologiques faite par M. MANUEL
MARTINEZ DE LA ESCALERA, qui accompagnait en qualité de naturaliste la Commission de
délimitation des frontières de la Guinée espagnole, en 1902. En un court espace de temps
(trois mois), il a pu recueillir des matériaux déjà fort importants et parmi lesquels il s’est
trouvé nombre de nouveautés. Voici quelques chiffres résumant les résultats obtenus :
Mammifères : 41 espèces (2 formes nouvelles) ; Batraciens (3 nouvelles); Repuiles : 24;
Mollusques : 45 (1 nouvelle), Arthropodes : 1020 (162).
En tenant compte du laps de temps si limité et de l’époque défavorable durant laquelle
eurent lieu les récoltes, on doit reconnaître que ces résultats sont déjà fort satisfaisants.
L'étude des divers groupes a été répartie entre une série de spécialistes espagnols et
étrangers. (La Belgiaue est représentée par M SCHOUTEDEN : Pentatomidæ.) HPRS"
Zoological Collections from Northern Rhodesia and adjacent Territories. —
I. Lepidoptera Rhopalocera, par S. A. NEAVE: Il. Lepidoptera Phalaenæ, par Sir GEORGE
F. HAMPsON. — Proc. Zool. Soc., 1910, 3 et 6 planches
Au cours d’un séjour prolongé dans le nord de la Rhodésie et dans le Katanga, le DS. À
NEAVE a formé d'importantes collections zoologiques, recueillies avec grand soin, et d’une
valeur considérable pour le zoologiste grâce aux indications précises de dates, localités,
abondance, etc., dont elles sont accompagnées. Les deux travaux indiqués ci-dessus
énumèrent les Lépidoptères recueillis : ils ne comprennent pas moins de 450 Rhopalocères,
dont 29 formes nouvelles (espèces, sous-espèces, variétés), et 668 Hétérocères, dont 202
— 138 —
inédits! Le nombre total des spécimens rapportés en Angleterre fut, d'après l'indication
donnée par M. NEAVE, d'environ 25,000! C’est là, certes, une des collections les plus impor-
tantes qui aient été formées en Afrique tropicale! HS:
On the Birds of Northern Rhodesia and the Katanga District of Congoland,
par S. A. NEAvE. — Ibis, 1910, 2 planches.
Dans ce travail. le Dr S. A. NEAVvE étudie une autre partie des belles collections formées
par lui en Rhodésie et au Katanga. Il n’a pas recueilli moins de 370 espèces d’'Oiseaux, pour
chacune desquelles il donne. avec sOn soin coutumier, l'indication des localités où il l'a
observée, la date, l'habitat, le nom indigène. Pour les exemplaires rapportés en Angleterre,
il indique de plus la coloration du bec, des pattes, de l'iris. Ce mémoire est d'un intérêt
considérable pour la connaissance des Oiseaux de l’Afrique centrale. HS:
RÉSUMÉ DES TRAVAUX PUBLIÉS DANS LE 1: FASCICULE
DE LA REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE.
Eu. Coart. La Section des Sciences naturelles du Musée du Congo belge
(pp. 1-11).
Dans ce travail, l’auteur nous donne un aperçu sommaire de l’organisation de cette
Section du Musée de Tervueren. Dans les salles publiques, le but que l’on se propose est
surtout d'instruire le visiteur en l’intéressant, et le côté biologique y recevra une attention
spéciale. Dans les salles d’étude, il faut rendre les collections facilement accessibles au
spécialiste, et ces collections devront être aussi riches que possible. Les missions envoyées
au Congo par les soins du Ministère des Colonies contribueront certes beaucoup à enrichir
le Musée. Mais, en outre, il est fait appel à tous ceux qui séjournent en Afrique pour qu’ils
veuillent bien collaborer à cette œuvre, tout envoi étant intéressant, d'où qu'il vienne.
G.-A. BouLeNGER. L'état présent de nos connaissances sur la faune ichthyo-
logique du Bassin du Congo (pp 12-21).
Depuis la publication, en 1801, de l'ouvrage Les Poissons du Bassin du Congo, dans lequel
M. BouLENGER mit au point les connaissances sur cette faune si intéressante, de nombreuses
espèces nouvelles ont été découvertes. L'auteur nous donne un relevé des nouvelles addi-
tions faites à la faune du Bassin du Congo : en 1901, il en décrivit 320; en 1911, ce chiffre
est porté à 467, chiffre déjà considérable, mais qui très probablement s’élèvera encore
notablement.
J. R. M. Surcour. Note sur les Tabanides du Congo belge des Musées de
Bruxelles et de Tervueren (pp. 22-37).
M. Surcour donne un relevé des divers envois de Taons, qui lui ont été faits par le Musée
de Bruxelles et par celui de Tervueren. Ils renfermaient 34 espèces, dont 7 nouvelles pour
la science. L'auteur y ajoute le relevé des ÆZzppocentrum, Chrysozona, Chrysops.
B. Porpius. Die afrikanischen Arten der Miriden-Gattung /7c/ope/tis SIGN.
(pp: 35-45).
Des observations récentes ont montré qu’en Afrique comme aux Indes les Æ/e/opeltis pou-
vaient causer un tort considérable aux plantations. M Poppius a bien voulu détacher d’un
mémoire d'ensemble sur les Mirides d'Afrique, ce travail dans lequel il décrit les /7e/opeltis
africains (7 espèces. dont 3 sont nouvelles). Il en donne une table dichotomique destinée à
faciliter la détermination (la traduction de cette table se trouve dans le travail de M. Scxou-
TEDEN sur les Znsectes parasites du Cacaoyer, p. 63).
A. Meuxier. Note préliminaire sur le microplankton de Banana (pp. 46-55).
Le plankton des eaux congolaises (à part celui des Grands-Lacs, partiellement étudié déjà)
est encore inconnu. Les échantillons recueillis par le Dr ÉTIENNE, bien que peu nombreux,
ont donc un réel intérêt, et l'étude préliminaire qu'en donne M. MEUNIER montrera quelles
sont les formes principales recueillies déjà.
H. ScHoOuTEDEN Les Insectes nuisibles aux plantations en Afrique. — I. Les
Hémiptères parasites du Cacaoyer (pp. 56-77, pl. I-IT).
Il n'existe pas encore de travail d'ensemble sur les Insectes nuisibles aux plantations de
l'Afrique tropicale. L'auteur se propose de combler cette lacune en publiant une série de
notes traitant de ces parasites La première est consacrée à l'étude des Hémiptères vivant
aux dépens des ( acaoyers. Il en est donné une description succincte, accompagnée de
figures; leur biologie (ou celle de types voisins) en est décrite, et les moyens de destruction
préconisés jusqu'ici sont indiqués.
EMRR. SrRAND. Neue aîfrikanische Arten der Bienengattungen Z/e/ecta, Crocisa
und Megachile (pp. 78-85).
Description de nouvelles espèces d’Apides appartenant au Musée de Berlin.
J. R. M. Surcour. Deuxième note sur les Diptères piqueurs du Musée du
Congo belge (pp. 86-00).
Relevé d’un nouvel envoi de Tabanides (plus un //:ppobosca) provenant du Congo belse
et comprenant 18 espèces, dont 2 sont nouvelles.
E. WasmAnn. Zur Kenntnis der Termiten und Termitengäste vom Belgischen
Congo (pp. 01-117, pl. III-V).
Dans ce travail, le P. WAsMaAnNN décrit et figure, en grande partie, toute une série de
Termites et d'hôtes de Termites recueillis au Congo belge par M. LuJa et le P. Koxz. Les
Termites congolais sont encore fort peu connus, et dans des nids d'apparence identique
parfois habitent des espèces toutes différentes; ou encore une espèce bâtit son nid à l’inté-
rieur du nid d’une autre espèce. En les récoltant pour les envoyer en Europe, il faut donc
— 140 —
avoir soin de ne jamais mélanger les récoltes faites dans deux nids (même semblables !)
et réserver à chacune un tube ou un flacon. à moins de les séparer par un tampon d’ouate.
En outre, dans les nids de Termites (et de Fourmis !), on trouve souvent une série de
commensaux : petits Coléoptères, etc., qui sont en général inconnus: leur petite taille les
fait passer inaperçus souvent. Il est du plus grand intérêt de les recueillir et de les envoyer
en compagnie des Termites (ou Fourmis) dans les nids (ou colonnes) desquels ils ont été
trouvés. Dans le présent travail, le P. WAsmanN décrit un certain nombre de ces hôtes
(pl. V et VIII). provenant notamment des grands nids massifs (pl. I, fig. 1) et des nids
. en champignon si communs mais encore si mal connus.
H. ScHouTEDEN. Le Rhinocéros blanc (pp. 118-124, pl. VI).
Il existe en Afrique deux espèces de Rhinocéros, le Rhinocéros noir, ou ordinaire, et le
Rhinocéros blanc. Celui-ci, connu d’abord du sud de l’Afrique. a été découvert en ces
dernières annés dans l’Enclave de Lado, et M. SCHOUTEDEN en a trouvé dans les collec-
tions du Congo des cornes provenant de l’Uellé. Désireux de déterminer quelle est dans le
Congo belge la répartition des deux espèces, il en donne les principaux caractères différen-
tiels et fait appel au concours de tous ceux qui, au Congo, ont possibilité d’en observer.
F. Ris. Zwei neue afrikanische Arten der Libellulinen-Gattung Othetrum
}
(pp: 125-131).
Nouvelles espèces de Libellules provenant de l’Abyssinie et du Kamerun.
J. Moser. Neue Cetoniden vom Belgischen Congo (pp. 132-135).
Description de Coléoptères Cétonides nouveaux recueillis par le commandant COLMANT
dans le nord de l'Uellé et faisant partie des collections du Musée du Congo.
LES
LANGOUSTES DE LA CÔTE OCCIDENTALE
D'AFRIQUE
PAR LE
Professeur A. GRUVEL (Paris)
Depuis que les Langoustes tendent à disparaître de plus en plus
de nos côtes européennes, la recherche des gisements de ces
Crustacés devient de jour en jour plus nécessaire, car personne
n'ignore la place prépondérante que ces Animaux occupent dans
l'alimentation pour certains pays comme la France, la Belgique, etc.
Il était donc naturel de rechercher, au cours de nos différents
voyages sur la côte occidentale d'Afrique, les espèces de Palinu-
ridæ qu'on pouvait y rencontrer, et de savoir si ces crustacés
pouvaient, peu à peu, être exploités industriellement et dans des
conditions économiques suffisamment favorables. Nos études ont
été couronnées de succès, et telle espèce qui n’était considérée
jusqu'ici que comme une rareté de collections scientifiques, est
devenue à la suite de nos publications, et en quelques années seu-
lement, un animal d'exportation des plus rémunérateurs.
On trouve sur la côte occidentale d'Afrique, depuis le détroit
de Gibraltar jusqu'au cap de Bonne-Espérance, trois espèces de
Langoustes et une variété. Ce sont : Palinurus vulgaris LATR.;
Pal. vulgaris LATR. var. #auritanicus À. GRUvV.; Panulirus
regius Briro Car., et enfin, /asus Lalandei M. Enw. Nous
allons les étudier successivement.
La Langouste vulgaire de nos côtes (Pa/inurus vulgaris LATR.)
se rencontre à peu près sur tous les points rocheux des côtes du
Maroc, en particulier aux environs de Mogador. Elle descend
aussi, identique au type, à peu près jusqu'à la hauteur du Cap
10
— 142 —
Bojador qui semble être la limite méridionale extrême de disper-
sion.
Nos marins bretons connaissent bien aujourd’hui les points où
on la rencontre. Certains d’entre eux font, là bas, la pêche spé-
cialement, d'autres s y arrêtent en allant à Port-Étienne ou en en
revenant.
Nous avons, nous-même, rencontré, depuis la hauteur du Cap
Barbas à peu près, jusqu'un peu au nord de Saint-Louis du Sénégal,
par des fonds de 20 à 35 mètres, souvent formés de sable coquillier
plus ou moins grossier, quelques exemplaires d’un Palinuride que,
dès l’abord, nous croyions être une espèce particulière à cette
région. Un examen attentif nous a bientôt démontré que nous
nous trouvions simplement en présence d'une variété africaine de
notre Langouste vulgaire. Cette variété se distingue par un certain
nombre de caractères anatomiques, tels que la dimension plus
grande de l’article basilaire des antennes externes, l'atténuation
plus ou moins complète des sillons des tergites abdominaux, le
renflement considérable du céphalothorax, etc. Pour la différencier
de la forme normale, nous avons donné à cette variété curieuse,
qui peut atteindre une longueur de 0"75 et un poids de 6 kilo-
grammes, le nom de Pal. vulgaris var. maurttanicus, pour rap-
peler son habitat ordinaire.
Cette forme est peu rustique et aussi assez rare. Elle ne supporte
que très difhcilement le transport en bateaux viviers et, même si
elle existait en grandes quantités, ce qui nest pas, on devrait
renoncer à la transporter vivante en Europe.
DE Brrro CAPELLO avait signalé, en 1864, une forme de Lan-
gouste extrêmement intéressante, qui aurait été localisée et, même,
paraissait fort rare, dans les îles du Cap-Vert; il lui avait donné le
nom de Panulirus regius où Langouste royale.
Depuis cette époque, personne n’a plus reparlé de cette espèce,
et les différents auteurs qui ont étudié les Langoustes de la côte
occidentale d'Afrique, ou bien l'ont ignorée ou l'ont confondue
avec d'autres. Bref, ce n’est qu’en 1905 que le Prof BouvIER, du
Muséum de Paris, a fait revivre, en quelque sorte, ce curieux
animal, à propos des Langoustes capturées aux environs des îles
du Cap-Vert par la Pyréncesse- Alice. À la même époque, nous
signalions nous-même l'abondance extrême de ces Crustacés sur
— 143 —
la côte saharienne, aux environs du Cap-Blanc. Bien que déjà, à
ce moment, les langoustiers fussent à la recherche de nouveaux
lieux de pèche, la nouvelle que nous leur annoncions, qui aurait
dû, semble-t-il, les combler de joie, fut accueillie avec un certain
scepticisme, pour ne pas dire autre chose. Pensez donc! un zoolo-
giste qui se permettait de signaler à des professionnels, à des
marins, des gisements de Langoustes, d’une Langouste qu'ils ne
connaissaient pas! De quoi donc venait-il se mêler! Et l’on ren-
voyait le zoologiste, plus ou moins poliment, à son laboratoire.
Mais les pêcheries sahariennes recommencaient à faire parler
d'elles, et enfin un chalutier, qui était allé dans les parages signalés
par nous, pour la pêche du poisson, rapporta, à fond de cale,
quelques milliers de Langoustes qui furent débarquées dans un
vivier de Bretagne où quelques langoustiers bretons purent les
contempler à l'aise.
On commença à croire que nous avions dit vrai, et quelques
timides voyages furent organisés vers le Cap-Blanc.
Les résultats de la pêche dépassèrent toutes les espérances, et les
bateaux capturèrent, chacun, une moyenne de 600 à 700 Lan-
goustes par jour. Alors on trouva que nous n'avions pas dit toute
la vérité et qu'il y avait beaucoup plus de Langoustes que nous ne
l’avions annoncé !
Le résultat de tout celà, c'est que l’année dernière (1910) il a
été importé de la côte saharienne près de 50,000 Langoustes et que
cette année le premier bateau langoustier est rentré fin avril avec
4,000 de ces Crustacés.
Ces Langoustes ont une couleur tout à fait différente de celle
de l'espèce de nos côtes; elle est bleu verdâtre, avec des bandes
jaunes sur les pattes et les anneaux de l'abdomen; aussi a-t-elle jeté
quelque surprise lorsqu'elle est apparue sur le marché français et,
plus particulièrement, parisien. Pendant deux ans, elle a été
boycottée et n'a trouvé que des prix peu rémunérateurs pour les
pêcheurs.
Mais une enquête récente, que nous avons nous-même faite aux
Halles centrales, nous a permis de nous rendre compte qu'il en
était maintenant tout autrement. Les vendeuses à qui nous nous
sommes adressé nous ont, en effet, toutes certifié que ceux de
leurs clients qui en avaient une fois goûté en redemandaient de
préférence à la Langouste vulgaire, d’abord à cause du prix qui est
un peu inférieur et ensuite de la qualité qui est trouvée excellente.
C'est aussi l’avis des très nombreuses personnes à qui nous avons
eu le plaisir d'en offrir. Certaines mêmes affirment que leur chair
est plus blanche et plus fine que celle de la Langouste vulgaire.
Quoi qu'il en soit, nous avons au moins la satisfaction de con-
stater que nous avons doté notre pays d’un élément économique
nouveau qui permet à un certain nombre de marins de gagner lar-
gement leur vie et qui aura pris, d'ici très peu de temps, la place
qui lui revient sur le marché français. Nos compatriotes ne s’en
plaindront pas, surtout si l’on sait que cette espèce, réputée rare
jusqu’en 1905, a été retrouvée par nous, au cours de notre dernier
voyage, sur tous les points rocheux de la côte occidentale d'Afrique,
du Cap Barbas jusqu’au sud de l’Angola portugais, c’est-à-dire du
23° degré de latitude nord environ au 16° degré de latitude sud.
À partir de cette latitude, la Langouste royale est remplacée par
une autre forme, complètement différente de celle-là, qui est, aux
environs du Cap de Bonne-Espérance, d’une abondance extraordi-
naire, c'est le /asus Lalande: M. Epw., qui remonte jusqu'aux
environs de Lüderitsbucht (Angra pequeña), dans le Damaraland
allemand.
Il existe, aux environs du Cap, deux importantes usines pour la
fabrication des conserves de Langoustes, dont l’une est, précisé-
ment, dirigée par un Français. Cette dernière traite en moyenne
3,000 Langoustes par jour; — ce chiffre sufhit, pensons-nous, pour
montrer l'abondance extraordinaire de ces Crustacés en ces
parages. Au marché de Capetown, on peut, à peu près tous les
jours, choisir une Langouste dans les 400 ou 500 en tas, pour la
modique somme de deux penny et demi (fr. 0.25).
Ce sont là les seules espèces ou variétés de Palinuridæ que l’on
rencontre sur la côte occidentale d'Afrique. Il a été signalé
d'autres formes, mais nous pouvons aflirmer aujourd'hui, après
une étude complète de cette question, que les espèces signalées en
dehors de celles-là sont dues à des erreurs de détermination, à de
regrettables confusions, ou, pour les petites formes, ne sont que les
formes post-larvaires (Vatant-stage de Boas) des espèces que nous
avons indiquées.
ZUR KENNTNIS
DER
TERMITEN UND TERMITENGASTE
VOM
BELGISCHEN CONGO
(Schluss, mit 2 Tafeln.)
VON
E. WASMANN, S. J.
(188. Beitrag zur Kenntnis der Myrmekophilen und Termitophilen).
« Eutermes » (Cylindrotermes?) rectangularis SJôsr.
Von dieser Art lagen von Sankuru, E. LuJa, Nov. 1907, ein
Soldat, eine Anzahl Arbeiter und Larven, sowie Nymphen (nur
5 mm. lang, sehr schmal) vor; endlich 2 kopflose Kôniginnen von
4omm. Länge und 12 mm. Breite, deren Vorderkôrper (ohne Kopf)
nur 1,5 mm. lang ist. Im Vergleich zur bedeutenden Länge und
Breite des Hinterleibes sind die Dorsalschilder desselben äusserst
klein, nur : mm. breit und linienfôrmig kurz.
Diese als Æutermes beschriebene Art ist durch den sehr lang
cylindrischen, dicht weiss behaarten Kopf des Soldaten mit relativ
kurzen, säbelfôrmigen, in der Mitte mit einem grossen Zahne
versehenen Kiefern und die 12gliedrigen Fühler ausgezeichnet. Sie
zeigt Verwandtschaften mit Mzcrocerotermes Sizv., ÆEurytermes
Wasm., in der Kieferbildung auch mit Aswrrlermes (Æamitermes)
SILV. und muss ohne Zweifel zu einer eigenen Gattung erhoben
werden, die Cylindrotermes HorMGr. zunächst steht oder mit
— 146 —
dieser Gattung zusammenfällt. Da Herr Nirs HOLMGREN gerade
mit der Gattungsrevision der 7 'ermitinen beschäftigt ist, überlasse
ich ihm die Entscheidung hierüber.
Biologie. — Luja fand diese Termite « dans une termitière
souterraine; elle consistait en une souche d'arbre mort, dont tout
le bois a été rongé pour le transformer en galeries et cellules.
Sankuru-forêt ». SJôSTEDT (onogr. 1900, p. 189) berichtet nach
den Beobachtungen von BucHHorz in Kamerun bereits näher über
den Nestbau dieser Art.
Thoracotermes n. g. (« Eutermes ») macrothorax SJüsr.
(Taf. VII, Fig. 14)
Die Soldatenform unterscheidet sich von Termes WASM. (sensu str.)
durch die grosse, offene, von einem Borstenkranze umgebene Fontanelle der
Stirn sowie durch den sehr breiten kragenformigen Prothorax; von Cubiter-
mes WASM. dagegen durch den vorn schräg, nicht steil, abfallenden Kopf,
die zungenformige, ungespaltene, nur längsgefurchte Oberlippe und die Pro-
thoraxform. Die Zmagoform unterscheidet sich von Cubitermes namentlich
durch eine accessorische Querader zwischen Subcosta (°) und Mediana im
Hinterflügel sowie durch die Fühlerbildung. Sonst Cubitermes nahe stehend.
Imago alata (noch unbeschrieben). Sehr ähnlich jener von Cubitermes
(Eutermes) fungifaber SIdST., oben schwarzbraun mit schwarzem Kopf
und schwärzlichen Flügeln, Thorax und Hinterleib spärlich gelb behaart,
matt glänzend. Long. corporis 7,5-8 mm. cum alis 16,5-17 mm. Kopf
glänzend, dicht chagriniert, etwas breiter als bei C. fungifaber, ohne die
Oberlippe deutlich breiïter als lang; auch der Kôrper ist etwas breiter als bet
fungifaber, bei derselben Länge. Die Stirnfontanelle bildet einen scharfen,
tiefen aber schmalen, fast strichformigen Eïindruck, vor demselben ein
kleiner Längskiel (das dreieckig erhabene Feld vor der Fontanelle, das
bei C. fungifaber vorhanden ist, fehlt). Augen sehr gross, stark vorsprin-
gend, Ocellen um ihren Durchmesser von den Augen entfernt. Fühler viel
länger und kräftiger als bei fungifaber, 16gliedrig, den Hinterrand der
vorderen Flügelschuppe erreichend, gegen die Spitze verdickt, die 4 letzten
Glieder um die Hälfte länger als breit (bei fungifaber nur wenig länger als
(:) Im älteren Sinne.
breit), Glied 3 und 4 klein, aber auch deutlich grôsser als bei /ungifaber, beide
so lang wie breit. Clypeobasale 3 ‘|, mal so breit wie lang, stärker gewôlbt als
bei fungifaber und vorne nicht ausgerandet, sondern gerade. Prothorax
halbmondfôrmig, nur so breit wie der Kopf ohne die Augen, die Seiten-
grübchen in der Querfurche nahe dem Vorderrande sehr tief, die Mittellinie
schwächer vertieft als fei fungifaber, der Hinterrand in der Mitte schwach
ausgerandet.
Die Ælügel (vgl. die Photographien Taf. VII, Fig. 14 und 15) etwas
schmaler und kürzer als bei fungifaber ; ich fand folgende Maasse :
T'horacot. macrothorax : Vorderflügel 13 mm. lang, 3,6 mm. breit. Hinter-
flügel 12 mm. lang, 4 mm. breit.
Cubiterm. fungifaber : Vorderflügel 14 mm. lang, 4 mm. breit. Hinter-
flügel 13,6 mm. lang, 4,2 mm. breit.
Die Aderung der dunkel rauchfarbigen, fast schwarzen Flügel ist im
Vorderflügel ähnlich C. fungifaber, im Hinterflügel jedoch ganz ab-
weichend. (Ich gebe den Vergleich der Einfachheit halber nach der älteren
Nomenklatur der Flügeladern.)
Bei C. fungifaber sind die Vorderflügel sehr ähnlich geadert wie die
Hinterflügel. Costa und Subcosta sehr stark markiert, Mediana feiner, der
Submediana näher als der Subcosta, im Spitzendrittel des Flügels in zwei
Zweïige sich teilend, von denen der eine im Vorderflügel sich wieder in
2 oder 3 Zweige teilt, während er im Hinterflügel einfach bleibt. Sabmediana
mit 9-10 Zweicven.
Bei Thoracot. macrothorax sind die Hinterflügel s2k7 verschieden von
den Vorderflügeln geadert, trotz der Ahnlichkeit des Verlaufes und der
Verzweigung der Hauptadern mit C. fungifaber. Im Vorderflügel gehen
von der Subcosta nur eine Anzahl wellenformiger Queräderchen schräg
nach unten gegen die Mediana hinab. Die Mediana ist im Spitzendrittel
dreiteilig. Im rnterflügel finden sich dagegen noch zwei accessorische
Queradern, von denen die erste stärker ist und in der Flügelmitte schräg
nach rückwärts läuft und in die Mediana mündet, während die zweite im
Spitzenviertel des Flügels von der Subcosta ausgehend gegen die Flügel-
spitze verläuft und sich dort mit der Subcosta wieder vereinigt, so dass sie
ein lang elliptisches Feld einschliesst; von der Mediana bleibt diese Ader
weit entfernt. Die letztere accessorische Ader komt auch bei Cubitermes
sulcifrons vor (vel. Taf. VIT, Fig. 16), die erstere, rückläufige Ader dagegen
nicht. Die Submediana ist auf beiden Flügelpaaren ähnlich, mit 11-12
Zweigen.
Kônigin. — Die Kôniginnen von Cubit. fungifaber sind nach SJIÔSTEDT
meist 20-23 mm. lang, im Maximum 26 mm; ihre Breite beträgt 4-5 mm.
Die mir vorliegenden Exemplare aus Kamerun und belg. Congo messen
20-25 mm. bei einer Breite von ca 5 mm. Die Rückenschilder sind 2,2 mm.
breit. Die Ventralseite ist nicht punktiert.
— 148 —
Die mir vorliescenden Kôniginnen von Z’horac. macrothorax haben eine
Länge von 15-25 mm., sind aber vzel schmaler als jene von C. fungifaber,
bei 15 mm. Länge nur 2,3 mm. breit, bei 25 mm. Länge nur 4 mm. breit.
Daher erscheinen die Rückenschilder relativ viel breiter als bei fungifaber,
obwohl sie nur 2,3 mm. breit sind. Die Ventralseite ist, wie bereits SJÔSTEDT
hervorhob, dicht und tief punktiert.
Arbeiter. — Sehr ähnlich jenem von C. fungifaber, aber etwas grôsser
und namentlich dicker, 5,5-6,5 mm. lang und 2 mm. oder darüber breit
(bei fungifaber 5-6 mm. lang, 1,5-2 mm. breit); der Kopf ist etwas
grôsser, 1 mm. breit, meist dunkler gelb als bei fwngifaber, das Clypeobasale
noch stärker gewôlbt und stärker vorspringend, länger, nur Zweïmal breiter
als lang (bei furgifaber 2°]. mal). Die Fühler sind etwas schlanker, stets
deutlich r5gliedrig (bei furzgifaber manchmal r4gliedrig), das 3. Glied so
lang wie breit (bei fungifaber viel kürzer, stark quer, manchmal ganz
xerschwindend), das 4.-6. Glied um die Hälfte länger als breit (bei fwrgi-
Jfaber kaum so lang wie breit), die 3 Endglieder doppelt so lang wie breit
(bei fungifaber um die Hälfte länger als breit); auch sind die Fühler gegen
die Spitze weniger gebräunt, nur gelblich.
Soldat. — Ganz verschieden von fungifaber, 8-0 mm. lang, Kopfmit Kie-
fern 4,2-5 mm., Kopfbreite 2-2,4 mm. Der Kopfist wie bei manchen 7ermes
rechteckig mit gerundetem Hinterkopfe, ziemlich gewülbt, die Stirn vorne
schräg abfallend; von Termes abweichend ist die grosse von einem Borsten-
kranze umgebene Fontanelle. Die Oberkiefer sind nur halb so lang wie der
Kopf, breit und fast gerade, an der Spitze gekrümmt, der linke an der Basis
mit kleinen Sägezähnchen. Die Oberlippe ist wie bei Termes zungenfôrmig :
sie ist etwas länger als breit, vorn stumpf Zugespitzt, mit einer breiten
Längsfurche, mit Bôürstchen am Rande. (Bei Cubitermes fungifaber ist der
Kopf viel hôher würfelfrmig, vorne steil abfallend, die Oberlippe gabelig
gespalten, die Kiefer länger und schmaler.) Fühler 15gliedrig, so lang wie
der Kopf, mit kleinem 3. Gliede. Profhorax sehr gross (daher Thoraco-
lermes), so breit wie der Kopf, fast muschelformig, viermal so breit wie lang,
mit concaven Seiten, der Vorderrand fast gerade, ohne Vorderlappen, in
der Mitte äusserst wenig ausgerandet, der Hinterrand tief ausgerandet, die
Seiten stark gerundet, die Vorderecken fast rechtwinklig. Der Mesothorax
ist nur halb so breit wie der Prothorax und unter diesem bis auf den Hinter-
rand versteckt. Der Metathorax ist um die Hälfte breiter als der Meso-
thorax, kurz, bandfôrmige.
Mir lagen vor : Eine grôssere Anzahl Soldaten und Arbeiter aus
.Mundame, Kamerun (ConrADT! Juli 1895), ferner eine Anzahl
Soldaten, sehr viele Arbeiter, einige geflügelte Imagines und
mehrere Kôniginnen aus Sankuru, E. LuyJA! Nov. 1907 aus e2nem
Neste.
Dieses pagodenfürmige Nest, das auf Taf. VIT, Fig. 13 abgebildet
ist, war ein zusammengesetztes Nest, in welchem auch eine Kolo-
nie von Cubilermes fungifaber wohnte, aber getrennt von der
Kolonie des Z'Loracotermes macrothorax. Das Nest besteht aus
zwei übereinander liegenden Kuppeln, die von den verschiedenen
Arten bewohnt waren, und zwar muss 7 Xoracotermes die untere
Kuppel bewohnt haben, da nur aus diesem Neste Kôüniginnen
beigegeben sind (nach SJôsrepT baut diese Art überhaupt boden-
ständige Nester). Die obere Kuppel ist augenscheinlich gar nicht
geôffnet worden, sondern nur die aus den Nestlüchern heraus-
kommenden zahlreichen geflügelten Imagines, Soldaten und
Arbeiter von Cubrtermes fungifaber abgefangen worden. In den
Glastuben, die das Material aus dem einen (oberen) Neste ent-
hielten, gehôrten a//e Soldaten und die Imagines nur zu fungt-
faber, in dem Glastubus aus dem anderen (unteren) Neste a//e
Soldaten und die wenigen Imagines nur zur #acrothorax. Dasselbe
gilt auch für die Arbeiter, von denen ich jedoch nur einige Dut-
zend hierauf untersucht habe.
Als Gast fand LuJA in dem von 7horacotermes macrothorax
bewohnten Teile des Nestes ein Exemplar von Zermitusa hystrix
Wasm. n. sp. Wahrscheinlich war dieser kleine Staphylinide
jedoch aus dem anderen, von Cubitermes fungifaber bewohnten
Nestteile herübergekommen (der nicht aufgebrochen worden war),
da er nach LuJA's andren Funden ein regelmässiger Gast von
fungifaber ist. (Siehe unten S. 159.)
Ferner fand LuJA in demselben zusammengesetzten Neste von
Thoracotermes macrothorax und Cubitermes fungifaber auch
einige grosse, dicht rot behaarte Lamellicornierlarven, die wahr-
scheinlich Cefoniden (Coenochilus ?) angehôren.
Zur Gattung Cubitermes W asm.
Diese Gattung wurde von mir 1906 (") (S. 51 bezw. 573, Anm.)
(:) Beispiele recenter Artenbildung bei Ameisengästen und Termitengästen (Festschrefl
für F. Rosenthal, S. 43-58; Biol. Centralblatt , XXNI, Nr 17 und 18, S. 565-580),
auf 7ermes bilobatus Havir. gegründet, und von den damals
beschriebenen Arten auch Æwfermes fungifaber SJjôst. und
arboricola SjôsT. zu 1hr gestellt. Sie wurde damals folgendermassen
charakterisiert :
Soldat mit grossem, hohen, von oben und seitlich fast rechteckigen
oder würfelformigen Kopfe (daher Cubitermes). Vorderteil der Stirn steil
abfallend mit einer, fast immer von einem Borstenkranze umgebenen
Fontanellgrube. Oberlippe gabelformig, tief zweispaltig, die dreieckigen
Zinken der Gabel meist länger oder wenigstens so lang als der ungespaltene
Basalteil, stark divergierend. Oberkiefer symmetrisch, schmal säbelfôrmig,
ungezäbhnt, nicht länger als der Kopf. Fühler 14-15gliedrig, mit sehr kurzem
3. oder 3. und 4. Glied. Prothorax klein und schmal, mit hochaufgerichte-
tem Vorderlappen.
Arbeiter mit weissem, viel kleineren Kopfe als bei Eutermes, Clypeobasale
sehr stark gewôülbt, Fühler meist 15gliedrig.
Tmago alata kaum grôsser als der Soldat, meist dunkel gefärbt und dicht
behaart, mit rauchfarbigen Flügeln. Auf der Stirn ein kleiner Fontanell-
punkt. Fühler 15-r6gliedrig, mit sehr kleinem 3. oder 3. und 4. Glied.
Zur Unterscheidung der Gattungen Capritermes, Mirotermes
und Cubitermes, welche durch die Bildung der Oberlippe und der
Fübhler der Soldaten miteinander verwandt sind, gebe ich folgende
Differentialdiagnose der Soldaten :
a. Oberlippelangrechteckig, mit borstenformig verlängerten Vorderecken.
b.
5. Kopf lang cylindrisch, ohne Nase und ohne offenen Fontanellpunkt.
Oberkiefer asymmetrisch, schraubenfôrmig gewunden.
Capritermes WASM.
b'. Kopf kürzer cylindrisch, mit einer dicken kegelformigen Nase in der
Mitte der Vorderstirn. Ein offener Fontanellpunkt an der Spitze der Nase.
Oberkiefer symmetrisch, sehr lang und dünn, oft länger als der Kopf,
entweder stabformig mit ausgerandeter Spitze oder sehr lang sichelformig.
Mirotermes WASM. ().
(©) Zu Mirotermes WASM. gehôren :
Miroiermes saltans NaAsM., Südamerika.
Mirotermes saltans WASM., subsp. zigritus Sizv., Südamerika. -
Mirotermes fur SiLv., Cuyabà.
— IjI —
a’. Oberlippe tief gabelformig gespalten, die Zinken so lang oder länger
als der Basalteil. Kopf würfelformig, vorn sehr steil abfallend, die Fontanell-
grube stets unterhalb des Stirnrandes auf dem abfallenden Teil. Oberkiefer
nicht länger als der Kopf, symmetrisch, dünn säbelformig.
; Cubitermes WASM.
Eine nähere vergleichende Charakteristik, auch auf Grund der
Imago- und Arbeiterform wird Dr. Nizs HormGrEM im II. Bande
seiner 7ermitenstudien geben. Nach seinem umfangreicheren
Material wird er auch entscheiden kônnen, ob zwischen A7rotermes
und Cubrtermes Uebergänge vorkommen, in welchem Falle
letztere vielleicht nur als Untergattung der ersteren zu betrachten
wäre. Nach meinem Material scheint allerdings die Lage der Fon-
tanelle einen durchgreifenden Unterschied zu bilden : bei A4ro-
ermes an der Spitze eines Stirnvorsprunges, bei Cubrtermes
unterhalb desselben auf der abfallenden Stirnfläche.
Uebersicht der mir vorliegenden Cubitermes-Arten
nach der Soldatenform.
a. Oberrand des abfallenden Stirnteils einfach gewôlbt oder in der Mitte
wulstig vorgezogen, aber nicht leistenartig erhaben. Fühler r14- oder
1sgliedrig. b.
a’ Oberrand des abfallenden Stirnteiles ringsum einen scharfen, vortre-
tenden Kamm (crista) bildend, der bis unter die Fühlergruben reicht.
4,5 mm. (‘). Abfallender Stirnteil concav, mit einem Borstenkranze um
den Fontanellpunkt. Fühler r4gliedrig, etwas länger als der Kopf. Kopf
gelbbraun, um 1/4 länger als breit, mit parallelen Seiten. Oberkiefer reich-
lich von der Länge des Kopfes, schwarzbraun. Vorderlappen des Prothorax
nicht ausgeschnitten und ohne Längseindruck. Z#a90 alata noch unbekannt
(siehe unten). C. cristifrons WASM. n. sp. (Sankuru, Congo).
Eutermes baculi Sjüsr., Kamerun.
Eutermes hospes Syôsr., Kamerun.
Mirotermes Braunsi WaAsM , Kapkolonie. (SCHULIZE, Æorschungsreise im westl. und
central. Südafr., Denkschr. mediz.-naturw. Ges. lena XIII, 1008, S. 443 (241) Anm. 3.)
Ferner die Gruppen von Zermes seticer und commis HaAviIL. aus Ostindien und noch viele
andere Arten, die Nizs HOLMGREN zusammenstellen wird.
(‘) Bei den Längenmassen der Soldaten ist stets die Kieferlänge miteingerechnet, bei
jenen der Imagines ist nur die Kôrperlänge ohne die Flügel gemeint.
— 152 —
b. Fontanellerube der Stirn ohne gelben Borstenkranz. Sehr kleine
Art, 3,5 mm. Fühler r4gliedrig. Kopf um 1/4 länger als breit, ganz weissgelb,
mit roten, an der Basis gelben Oberkiefern. Oberkiefer so lang wie der
Kopf. Fontanellpunkt in einem tiefen, schmalen Quergrübchen unterhalb
des Stirnwulstes. Vorderlappen des Prothorax an der Spitze ausgeschnitten.
Imago 5 mm. lang, oben glänzend rotbraun, mit 1sgliedrigen Fühlern.
C. (Eutermes) arboricola Ssôsr. (°) (Kamerun, Congo).
b'. Fontanellgrube der Stirn mit gelbem Borstenkranze. Mittelgrosse bis
grosse Arten, 6-11 mm. Fühler (des Soldaten) stets 15gliedrig. c.
c. Mittelgrosse Arten, 6-6,5 mm., Kopf mit Kiefern 3,3-3,4 mm. /"”ago
mit 15- oder 16gliedrigen Fühlern. d.
c'. Grosse Arten 8-11 mm., Kopf mit Kiefern 4,4-6 mm. /"”ago stets mit
16gliedrigen Fühlern. e.
d. Oberrand des abfallenden Teïles der Stirn in der Mitte wulstig vorge-
zogen, so dass er die Fontanellgrube überdeckt, welche in der Mitte einer
tiefen Querfurche unterhalb des Stirnwulstes verborgen liegt. Fühler 15glied-
rig. Kopf gelb mit rotbraunen Oberkiefern, um die Hälfte länger als breit,
parallelseitig. Oberkiefer etwas kürzer als der Kopf. Fühler von der Länge
des Kopfes. Vorderlappen des Prothorax an der Spitze nicht ausgeschnitten
und nicht längsgefurcht. /71ago 6,5 mm., oben dunkelbraun, fast glanzlos,
mit 15gliedrigen Fühlern.
C. (Termes) bilobatus HAVIL. (°) (Natal, Congo).
d'. Oberrand des abfallenden Teiles der Stirn nicht wulstig vorgezogen,
Fontanellerube daher freiliegend. Kopf kaum länger als breit, nach vorn
deutlich verschmälert, gelbbraun mit schwarzbraunen Kiefern. Kiefer von
der Länge des Kopfes. Fühler etwas länger als der Kopf, dünn. Vorder-
lappen des Prothorax an der Spitze schwach ausgeschnitten und längsge-
furcht. /ago 7 mm., oben schwarz, stark glänzend, mit r6gliedrigen
Fübhlern. C. sankurensis WASM. n. sp. (Sankuru, Congo).
e. Kopf (bis zur Fühlerwurzel gemessen) nur um ‘/; länger als breit, ohne
Hinterhauptrinne. Oberrand des abfallenden Stirnteiles in der Mitte nicht
oder kaum wulstig vortretend, abfallender Stirnteil daher hôchstens seicht
quergefurcht. Vorderlappen des Prothorax weder ausgeschnitten noch längs-
gerinnt. /ago oben schwärzlich, mit einer kleinen, punktformigen Stirn-
fontanelle. Je
(* Nach den von SJôsrepr freundlichst übersandten Exemplaren.
(*) Nach den von G. D. HavirAND mir übersandten Exemplaren. Vom Congo, woher
SJôsTEDT (Ark. f. Zool., 1905, Ne 16,8. 9) die Art ebenfalls erwähnt, lag sie mir nicht vor.
— 153 —
e’. Kopfum die Hälfte länger als breit, mit tiefer Hinterhauptrinne. Ober
rand des abfallenden Stirnteiles in der Mitte wulstig vorgezogen, der abfal-
lende Stirnteil daher mit tiefer Quergrube. Vorderlappen des Prothorax tief
ausgeschnitten und längsgerinnt. /”ago oben hellbraun, mit grosser, gru-
benfôrmiger Stirnfontanelle. — Soldat 10,5-11 mm., Kopf mit Kiefern 6 mm.
Kiefer um ‘/; kürzer als der Kopf, schwarz, ziemlich stark gebogen. Kopf
gelbbraun, vorne dunkler. Fühler sehr schlank, Glied 7-10 drei bis viermal
so lang wie breit. //1a90 9,5-10 mm., oben hellbraun, nur mattelänzend, mit
hellbraunen, relativ sehr kurzen Flügeln, die nur dreimal so lang wie breit
sind (Taf. VII, Fig. 16); vor der Fontanellgrube der Stirn ein erhabener
Längskiel. C. sulcifrons WASM. n. sp. (Kamerun).
I
J. 8-8,5 mm., Kopf mit Kiefern 4,4-5 mm. Kiefer um ‘/; kürzer als der
Kopf, ziemlich stark gebogen. Fühlerglied 7-10 nur etwa doppelt so lang
wie breit. Kopf gelbbraun bis gelbrot, vorne dunkler bräunlich. Oberkiefer
rotbraun bis schwarzbraun. /#14a90 7,5-8,5 mm., oben schwarzbraun bis
schwarz, glänzend, Flügel schwärzlich, fast viermal so lang wie breit(Taf. VII,
Fig.15). C.(ÆEutermes) fungifaber SIdST. (°) (Kamerun, Congo, etc.).
f°. 10,5-11 mm., Kopf mit Kiefern 6 mm. Kiefer nur um ‘/; kürzer als der
Kopf, weniger gebogen. Fühlerglied 7-10 etwas mehr als doppelt so lang
wie breit. Kopf rôtlich gelbbraun, vorne wenig dunkler, Kiefer schwarz-
braun. /mago 9-10 mm., oben schwarz, glänzend, Flügel hôchstens 3 ‘/, mal
so lang wie breit. C. (Termes) Zenkeri DESN. (°).
Cubitermes cristifrons Was n. sp. (Siehe oben S. 151.)
Soldat.—4,5 mm.Totallänge, Kopf mitMandibeln 2,5mm.,wovon reichlich
die Hälfte auf die Mandibeln kommt. Der kurz rechteckige Kopf ist hell
gelbbraun, der abfallende Stirnteil dunkler, bräunlich; der Kopf ist um
‘|, länger als breit; von der Seite gesehen ist er um die Hälfte länger als
hoch, vorn kammformig erhoht. Die dünnen, schwach gebogenen Oberkiefer
sind reichlich von Kopfeslänge, länger als bei den übrigen Cubifermes mit
Ausnahme von arboricola SIÔST; ihre Farbe ist schwarzbraun, mit brauner
Basis. Die Zinken der tief gabelformigen Oberlippe sind so lang wie der
Basalteil, an der Spitze gerundet, nur schwach divergierend. Die 14gliedri-
gen Fühlér sind länger als der Kopf,ziemlich schlank, vom 7. Glied an
doppelt so lang wie breit.Leicht kenntlich durch dex scharfen, kammyfôrmi-
gen Oberrand des abschüssigen Stirnteils, der ringsum bis unter die Fühler-
(“) Nach den von SJôsTEDT übersandten typischen Exemplaren und jenen von LuJa
und Kour (Congo) und ConraDr (Kamerun).
(:) Nach den von DESNEUX freundlichst übersandten typischen Exemplaren.
gruben Zzieht, so dass die Stirn bei Vorderansicht cozcau erscheimt. Die
Mitte des Oberrandes ist dreieckig vorgezogen. Der Fontanellpunkt liegt
ungefähr in der Mitte des concaven Stirnteils und ist von einem Kranse
sehr feiner gelber Haare umgeben. Der Prothorax hat nur ‘/; der Kopfbreite,
sein bogenformiger Vorderlappen ist sehr niedrig und an der Spitze nicht
eingeschnitten, auch ohne Spur einer Längslinie. Der Mesothorax ist
erheblich breiter als der Prothorax, und der Metathorax viel breiter als der
Mesothorax. Von « Æutermes » jucundus SJÔST. verschieden durch den
viel grôsseren Soldaten, von « Æufermes » laminianus SJdST. durch die
Form der Vorderstirn und den grôsseren Kopf und durch die nur schwach
divergierenden Zinken der Oberlippe.
Arbeiter. — 3,5-4 mm., Kopf weisslich, Epistom (Clypeobasale) stark
gewôlbt, Fühle: r4gliedrig, gegen die Spitze schwach gelbbraun. Die
Thorakalsegmente wie beim Soldaten.
Auch einige So/datenlarven lagen vor, deren Thoraxsegmente nur
wenig an Breite zunehmen, während der Kopf dem des Soldaten ähnelt,
aber kleiner, kürzer und nach vorn verbreitert ist.
Kônigin. — Nur ein schlecht konserviertes Exemplar lag vor, 22 mm.
lang, 4 mm breit. Kopf, Thorax und Rückenschilder des Hinterleibes
rotbraun, letztere noch kleiner als bei C. sankurensis, nur 1,3 mm. breit, fast
linienformig schmal. Fühler mit verstümmelter Spitze, länger als Kopf samt
Prothorax, aber viel kürzer als bei C. sankurensis; gegen die Spitze sind
sie kaum verdickt, auch die auf das 6. folgenden Glieder kaum oder micht
länger als breit. Ocellen um ihren Durchmesser von den Augen entfernt.
Fontanellpunkt der Stirn gelblich, schmal oval.
Kôünig.— 7,5 mm. lang, aber nur 1,2 mm. breit. Kopf, Thorax und Dorsal-
segmente des Hinterleibes rotbraun. An den Fühlern fehlen ebenfalls die
Endglieder.
Biologie.— « Aus einem Termitennest im Walde », Januar 1905,
Sankuru, E. Luja! Die Form des Nestes ist leider nicht näher
angegeben (pilzfôrmiger Bau wie bei C. fungifaber?).
Cubitermes arboricola SJôsrT.
Lag mir vom belgischen Congo nicht vor, sondern nur aus
Kamerun. SJôsreptr [Entom. Tidskr. XX VIII. H. 4 (1907) p. 241]
erwähnt diese Art jedoch schon von Mukimbungu am Congo. Für
die Differentialdiagnose vel. die obige Tabelle, S. 152.
Cubitermes bilobatus HaAv.
Lag mir nur von Natal vor (Havicanp!). Sjôsrepr [Arkiv f.
Zool. IE, n° 16 (1905) p.9] erhielt sie jedoch auch von Mukimbungu
am Congo, wo sie nach Lamaxs Beobachtungen hutpilzähnliche
Nester baut. Für die Differentialdiagnose vgl. die Tabelle, S. 152.
Cubitermes sankurensis WASsM. n. sp. (Siehe oben, S. 152.)
Imago alata. — Expansio alarum 25-26 mm. Long. corporis cum alis
14 mm.; long. alae 12 mm., lat. 3 mm.; long. corporis 7 mm., lat. 1,4 mm.
Oben schwarz, ziemlich dicht abstehend gelb behaart, Kopf und Thorax
stark glänzend, Hinterleib etwas matter. Kaum kürzer aber deutlich
schmaler als die Imago von C. fungifaber, Kopf und Prothorax sehr fein
lederartig punktiert. Fontanellpunkt der Stirn klein, gelb, oval, nicht vertieft.
Stirn ohne dreieckiges erhabenes Feld vor dem Fontanellpunkt. Augen
gross, vorspringend.Ocellen um ihren Durchmesser von den Augen entfernt.
Kopfschild (Clypeobasale) viel feiner punktiert als bei fuzgifaber. Fühler
16gliedrig, kräftig, viel länger als Kopf und Prothorax, aber auch die
5 letzten Glieder wenig länger als breit. 3. und 4. Glied sehr kurz. Prothorax
so breit wie der Kopf ohne die Augen, halbmondfôrmig, mit einer vertieften
Querlinie vorn und einer Längslinie in der Mitte; Hinterrand wenig
ausgeschnitten. Flügel hell rauchbraun, nicht so dunkel wie bei fungifaber.
Submediana nur mit 7-8 Zweigen.
Kônigin. — 20-23 mm. lang, kaum kürzer als bei fungifaber, aber viel
schmaler, nur 3-4 mm. breit. Namentlich fällt die Kleinheïit der Rücken-
schilder des Hinterleibs auf; bei san kurensis sind sie nur 1,5 mm breit, bei
Junoifaber über 2 mm.
Soldat. — Die Unterscheidungsmerkmale desselben sind in der Tabelle
angegeben. Die Fühler sind vom 7. Glied an doppelt so lang wie breit. Die
Zinken der Oberlippe sind etwas länger als die Basis derselben, an der
Spitze quer abgestutzt; bei bi/obatus und fungifaber sind sie kürzer, aber
stärker zugespitzt. Die Gesammtlänge beträgt 6,5 mm., Kopf samt Kiefern
3,4 mm. Obwohl der Soldat etwas kleiner ist als jener von i/obatus, hat er
doch fast dieselben Längenmaasse wegen der längeren Oberkiefer. Durch
den kürzeren, nach vorn etwas verengten, gelbbraunen (nicht hellgelbroten)
Kopf, dessen Fontanellerube frei liegt, ist er leicht von b#/obatus zu unter-
scheiden.
Auch So/datenlarven lagen vor.
Arbeiter. — 4-4,5 mm. lang, etwas kleiner als jener von bé/obatus,
— 156 —
mit heller weissem kopfe und breiterem Kopfschild (Clypeobasale). Fühler
14gliedrig.
Biologie. — Lag von E. Luja (Sankuru, 1905, etc.) in allen
Ständen aus einer Reïhe von Nestern vor. Zum Nestbau bemerkt
Luja : « Nester in Pilzform, in hohem Gebüsch, 0,40-0,50 m.
hoch ». Für die ähnlichen pilzfôrmigen Bauten von C. fungifaber
gibt er dagegen 0,60 m. Hôhe an.
Mehrere interessante Gäste wurden von LuJa in den Nestern
von C. sankurensis gefunden :
Coleoptera, Staphylinidae : Termitusa Lujae Was». n. sp. (") (in
Anzahl); Scopaeus sp. (nur ein Exemplar), kaum als termitophil
zu betrachten.
Hymenoptera, Formicidae (Gastameisen bezw. Diebsameisen) :
Tetramorium termitobium Em. n. sp. (Ann. Soc. Ent. Belg., LIT,
1908, p. 186); Monomorium mminutum Mayr, var. leopoldina
For. (von FoREL bestimmt).
Cubitermes sulcifrons Wasm. (siehe oben S. 153). (Flügel
Mar VIENS 6)
Imago alata. — Expansio alarum 30-32 mm.; long. corporis cum als
19-20 mm.; long. alae 15 mm., lat. fere 5 mm., long. corporis 9,5-10 mm.,
lat. 2,5 mm.Oben hellbraun, mit Ausnahme des Kopfes nur schwach glänzend,
dichter und länger gelb behaart als C. fungifaber und Zenkeri.Kopf mit den
vorspringenden Augen kaum breiter als der Prothorax, bis zur Oberlippe
etwas kürzer als breit. Augen relativ kleiner als bei fuzgifaber. Ocellen
gross, querelliptisch, um mehr als ihren Durchmesser von den Augen
entfernt. Stirn flach eingedrückt, mit einer grossen, erhaben gerandeten,
kreisformigen Fontanellgrube; vor derselben ein starker Längskiel. Epistom
(Clypeobasale) stark gewôlbt, dreimal so breit wie lang, vorne stark ausge-
randet, viel kürzer und viel stärker gewülbt als bei C. fungifaber.Oberlippe
gross, etwas breiter als lang, vorne gerundet. Fü/ler 16 gliedrig, kräftig, den
Hinterrand des Halsschildes überragend; 3. und 4. Glied kleiner und
schmaler als die benachbarten, 5.-11. an Länge allmählich zunehmend,
5. und 6. quadratisch, die folgenden um die Hälfte länger als breit, unter
sich fast gleichlang. Prothorax fast halbkreisformig, doppelt so breit wie
(") Die Beschreibung siehe unten S. 163 f.
— 157 —
lang, die Seiten ganz allmählich gerundet verengt, daher der Hinterrand
viel breiter als bei fungifaber. Die Querfurche nahe dem Vorderrande
endet in den ausgehôhlten und herabgebogenen Vorderwinkeln, die Längs-
furche in der Mitte ist nur sehr seicht, der Hinterrand weder eingedrückt
noch ausgerandet. Die hellbraunen Æ/ügel (Taf. VIT, Fig. 16) sind im
Verhältnis zum Kôrper kurz und sehr breit, nur dreimal länger als breit.
Maasse (ohne Schuppe): Vorderflügel 15 mm.lang, 4,8 mm. breit; Hinterflügel
14,5 mm., lang, 5 mm breit. Die braunen Adern sind scharf markiert, die
Subcosta ist von einem dunklen Strich begleitet, der in der Flügelmitte
verschwindet. Im Spitzenviertel der Vorderflügel (*) gibt die Subcosta eine
Reïhe feiner, welliger Queräderchen nach unten ab, im Spitzendrittel der
Hinterflügel dagegen einen kurzen, dicken, stark gekrümmten Zweïg, der
nahe der Spitze der Subcosta in den Aussenrand des Flügels mündet (°).
Die Mediana ist schon von der Mitte des Flügels an verzweigt, an der
Spitze etwas nach unten gebogen; auf den Vorderflügeln hat sie drei
einfache Zweige, auf den Hinterflügeln spaltet sie sich in der Mitte in
zwei, wiederum Zweigespaltene Zweige. Submediana (Cubitus) stark nach
unten gekrümmt, mit 8 einfachen Zweigen.
Künigin. — 30 mm. lang, 10 breit, hellgelb mit braunem Vorderkôrper
und Dorsalschildern, welche fast 3 mm. breit sind. Behaarung grossenteils
abgerieben, daher der Vorderkôrper stärker glänzend.
Nymphen.— 10-11 mm. lang, mit mässig verdicktem Hinterleibe und
langen, bis zum letzten Drittel des Hinterleibes reichenden Flügelscheiden.
Kopf und Prothorax ähnlich der Imago, Fühler 15-16gliedrig, noch etwas
dicker als bei der Imago.
Arbeiter. — 6-7 mm., mit dickem, bauchigen Hinterleib. Fühler r5glied-
rig. Clypeobasale stark gewôlbt, mehr als doppelt so breit wie lang, aber
deutlich schmaler als bei C. fungifaber, an den Seiten breiter gerundet.
Vorderlappen des Prothorax kaum bemerkbar ausgeschnitten.
Biologie. — ConraApr, welcher im November 1895 Imago,
Soldaten, Soldatenlarven, Nymphen der Imago, Arbeiter, Arbei-
terlarven und eine Kônigin in einem Neste zu Lolodorf, Kamerun,
sammelte, teilt über die Nestform dieser Art nichts Näheres mit.
(:) Aufder Photographie Taf. VII, Fig. 16, steht der Vorderflügel in dem Canadabalsam-
präparat irrtümlich #xter dem Hinterflügel.
(©) Bei Zoracotermes macrothorax mündet dieser Zweig in die Spitze der Subcosta
selber.
II
— 158 —
Wahrscheinlich baut sie gleich fungifaber pilzfôrmige Hügel, wie
er auf seiner Fundortsetikette bei fungifaber bemerkte, und bei
sulcifrons vielleicht nur deshalb nicht wiederholte, weil er ihn
von fungifaber nicht unterschied.
Wahrscheinlich wird C. sulcifrons auch am belgischen Congo
noch gefunden werden.
Cubitermes (Termes) Zenkeri DEsx. (Siehe oben, S. 153.)
SJÔSTEDT (Æ?ne neue Termitensammlung aus Congo, Entom.
Tidskr. Arg. 28, H. 4, 1907, p. 241) erwähnt diese Art, die früher
nur aus Kamerun bekannt war, auch von Mukimbungu am Congo.
Nach den Angaben in obiger Tabelle ist sie von f#rgifaber leicht
zu unterscheiden. Mir lag sie vom belgischen Congo noch nicht
VOT.
Cubitermes (Eutermes) fungifaber Sjüsr. (siche oben die
Habelle/SAxS)IQ):
Diese im tropischen Westafrika weit verbreitete Art lag mir vor
aus Kamerun von SJüsrEDT (Bonge und Cap Debundscha) und von
CoNRADT aus Mundame am Elefantenfluss (1895), woher CONRADT
auch die pilzfôrmigen Nestbauten erwähnt. Vom belgischen Congo
lag sie vor von E. LuJA (1905-1907) aus Sankuru am unteren Congo
aus mehreren Nestern, und von P. H. Koxr aus der Gegend von
Stanlevville (Station Romé) am oberen Congo. Ihre pilzfôrmigen
Bauten aus Kamerun hat bereits SJôsTEDT (Monographie 1900,
Taf. VI) abgebildet. Nach Luja’s brieflichen Notizen erreichen
sie in Sankuru eine Hôhe von 0,60 m..: sie finden sich im Walde und
im Buschland. Er erwähnt auch solche Nester, die mehrere Pilz-
schirme übereinander zeigen. Ein solches mit 2-3 Schirmen ist auf
unserer Tafel VIT, Fig. 12 nach Luja’s Originalphotogramm abge-
bildet. Diese fungrifaber-Nester unterscheiden sich von jenen des
Eutermes Aurivillir Sjôsr., welche SJôsTEDT (WMonogr., Taf. VIT)
(2) Siehe auch oben (S. 146 ff.) bei Zoracotermes macrothorax die Vergleichspunkte mit
Cubiterimes fungifaber.
— 159 —
abgebildet hat, durch ihren viel schlankeren Bau und durch das
Fehlen der Schirme im Basalteil.
Cubitermes fungifaber ist ziemlich variabel, besonders in der
Grôsse der Soldaten und in der Grôsse und Färbung ihres Kopfes.
Vel. die obige Tabelle S. 153. Die Soldaten ezxer Kolonie sind
jedoch untereinander von derselben Grüsse und meist auch von
derselben Färbung des Kopfes, abgesehen von den verschiedenen
Reifestadien, indem die frischentwickelten Soldaten heller sind.
Auf 50-100 Arbeiter kommt (nach Luja’'s Æ#unden) nur 1 Soldat.
Die mir bisher bekannt gewordenen Gäste von Cubitermes
fungifaber sind :
Coleoptera, Staphylinidae : Pygostenus termitophilus W As.
(Sankuru, Congo, Luja!). (Taf. VII, Fig. 18.) (Wahrscheinlich
auch Pygostenus infimus FAUV., Gabun, Escalera!);
Termitusa Syüstedti Wasm. (Cap Debundscha, Kamerun,
SJÔSTEDT !) (Taf. V, Fig 0);
Termitusa hystrix WaAsM. n. sp. (Sankuru, Congo, Luja!) (")
(DE VE Ero)e
Termitusa Lujae W AS. n. sp. (Sankuru, Congo, LuJa!) (°).
Coleoptera, Erotylidae : n. g., n. sp.? (noch unbestimmt) (Stan-
leyville, Congo, P. Koxr!).
Thysanura, Lepismatidae : Atelura Kohli EscHer. (Stanley-
ville, Congo, P, Koxr). (Beschrieben in Zool. Anzeiger XXX,
N. 23, p. 740.)
Ein sehr merkwürdiges zusammengesetztes Nest von Cubi-
termes fungifaber und 7horacotermes {Eutermes) macrothorax
SyJôsr. fand E. Luya zu Sankuru im November 1907. Es ist das auf
Taf. VII, Fig. 13 abgebildete pagodenfürmige Nest, über welches
oben (S. 149) bei 7 %oracotermes näher berichtet wurde. Als Gast
fand sich ein Exemplar von Zermaitusa hystrix, und zwar in der
unteren Kuppel, bei 7oracotermes macrothorax. Da aber die
obere, von Cubitermes fungifaber bewohnte Kuppel nicht auf-
() Beschreibungen siehe S. 163 ff. in der Tabelle der 7ermitusa-Arten.
€) Nur ein Exemplar; zahlreicher bei Cubitermes sankurensis Was. (vel. S. 156).
— 160 —
gebrochen wurde, ist anzunehmen, dass diese Z'ermitusa aus dem
oberen Neste in das untere herabgelangt war und eigentlich zu
dem Cubitermes gehôürt, bei dem sie von LuJA in einem anderen
Neste in Mehrzahl entdeckt worden war. Ferner fanden sich in
jenem zusammengesetzten Neste einige grosse, rotbehaarte Lamelli-
cornierlarven (von Coenochilus?), von denen nicht zu entscheiden
ist, ob sie zu Cubitermes oder zu T'horacotermes gehôürten (siehe
oben S. 149).
Ich lasse nun einige Beschreibungen von Cubitermes-Güästen
folgen.
Pygostenus termitophilus Wasm. (Taf. VIII, Fig. 18.)
Rufopiceus, capite et elytris piceis, politus, nitidissimus. Antennae lon-
gae, thoracis marginem posteriorem longe superantes, articulis 3°-9*" latitu-
dine paulo longioribus, 10° latitudine dimidio longiore, 11° elongato et
acuto, latitudine plus triplo longiore, tribus praecedentibus. unitis vix
breviore. Prothorax capite multo latior, longitudine dimidio latior, lateribus
basin versus paulo dilatatis et rotundatis. Elytra thoracis longitudine.
Abdomen basi laeve, apicem versus subaspere, sed haud grosse striolatum.
Long. 2,5 mm., lat. 0,8 mm.
Von der Grôsse der kleinsten Exemplare des Pygostenus pubescens
Wasm. vom Congo (vel. Taf. VIII, Fig. 17), von dieser und den übrigen
dorylophilen Arten durch schmalere Kôrpergestalt, längere Fühler und
glattere Skulptur verschieden. Die Oberseite des gelbbraunen, auf Kopf
und Flügeldecken dunkleren Kôrpers ist stark glänzend, und zwar nicht
blos auf dem Vorderkôrper, sondern auch auf dem Hinterleib, der bei den
dorylophilen Arten durch dichte Strichelung stets #1att oder fast matt ist;
bei P. termitophilus zeigt sich nur auf der hinteren Hälfte des Abdomens
eine feine Strichelung, als Rest der ehemaligen dorylophilen Skulptur. Die
Oberseite ist vollig unbehaart, mit Ausnahme der Randborsten und Spitzen-
borsten des Hinterleibs, während bei den dorylophilen Arten wenigstens
der Hinterleib dorsale Querreihen von Borsten und eine feine anliegende
Behaarung trägt. Der Kopf von /ermitophilus ist ferner stärker gewolbt als
bei den dorylophilen Aïrten.
Nahe verwandt mit ?. {ermitophilus ist eine andere, von Esca-
LERA in Gabun (ohne Wirtsangabe) endeckte Art, Pygostenus
infimus Fauv., der wahrscheinlich ebenfalls Zerzitophal ist. Da
OR —
diese Art mir von FAUVEL zur Ansicht vorlag, gebe ich hier ihre
Beschreibung :
Pygostenus infimus Fauv. i. 1.
Die kleinste, schmalste und flachste aller mir bekannten Arten dieser Gat-
tung, nur 1,4 mm. lang und 0,4 mm. breit. Gelbbraun, Flügeldecken und
Hinterleisbsmitte bräunlich, Kopf pechbraun. Fühler relativ schlank, länger
als Kopfund Halsschild. Augen gross. Halsschild und Flügeldecken spiegel-
glatt, unpunktiert. — Untercheidet sich von Pyg. pusillus WASM. vom
Congo durch das nach vorn verengte Halsschild und die glatte Skulptur
der Oberseite, von {ermitophilus WASM. durch die viel geringere Grôsse und
flachere Gestalt. — Biafra, Cabo San Juan.
Pygostenus termitophilus wurde bereits 1906 (‘) von mir kurz
beschrieben als neues Beispiel für recente Artbildung, mdem wir
annehmen müssen, dass er seine Gattungsmerkmale des Trutztypus
der Dorylinengäste einer älteren dorylophilen Anpassung verdankt,
während seine abweichenden Artmerkmale, die in derselben Rich-
tung sich bewegen wie jene der ostindischen termitophilen /o7y-
loxenus-Arten, aus einer späteren, relativ recenten /erwitophilen
Anpassung entsprungen sind. Wir kennen bisher über 20 dorylo-
phile Pygostenus aus Afrika (und einen aus Syrien), die teils bei
oberirdisch jagenden /orylus subgen. Anomma, teils bei unter-
irdisch jagenden /ory/us sensu stricto leben und diese Wander-
ameisen auf ihren Raubzügen begleiten, welche sich häufig gegen
Termitennester richten (siehe oben S. 109). Während die auf den
Wanderameisen reitenden Zoryloxenus (éransfuga und £ermito-
philus W AsM.) dadurch in die Gesellschaft der Termiten gelangten,
dass sie in den engen Gängen der Termitennester von ihren Reitern
abgestreift wurden, müssen wir für die termitophil gewordenen
(:) Beisptele recenter Artenbildung bei Ameisengästen und Termitengästen (Festschrift für
J. Rosenthal, 1906, S. 43-58 und Biolog. Centralbl., XXVI, Ne 17 und 18), S. 52 (574). Vel.
auch : Dre phylogenetische Umbildung ostindischer Ameisengäste in Termitengäste (Compt.
rend. VI Congr. internat. de Zoologie, Berne, 1904, pp. 436-448, mit Taf.); Zur Kenntnis
der Gäste der Treiberameisen und ihrer Würte vom obern Congo (Zool. Jahrb., Supplem. VII,
Festschrift für Weismann, 1904, S. 611-682), S. 651-655; Die moderne Biologie und die Ent-
wicklungstheorie, 3. Aufl., 1906, S. 355-365,
Ce —
Pygostenus annehmen, dass sie beim Eindringen von Wander-
ameisen in Termitennester in den Gängen der letzteren sich
verirrten und beim Abzug der Ameisen, denen sie zu Fuss zu
folgen pflegen, zurückblieben. Ein solches Vorkommnis mag wohl,
sowohl für Doryloxenus wie Pygostenus, tausende von Malen sich
ereignet haben, ohne dass es dadurch zu einer dauernden Anpas-
sung der ehemaligen Dorylinengäste an die termitophile Lebens-
weise kam. Aber unter günstigen Umständen muss es doch für
Vertreter beider Gattungen eznigemal gelungen sein, da wir keine
andere natürliche Erklärung für die Existenz verernzelter termato-
philer Arten in jenen zwetfellos dorylophilen Gattungen finden
künnen.
Uebersicht der Termitusa-A7ten.
Die Aleocharinengattung 7ermitusa W ASM., die im Habitus an
Myllaena und Oxypoda erinnert und durch schlanke, nach hinten
stark zugespitzte Kôrpergestalt und lange, wirtelfôrmig behaarte
Fühler ansgezeichnet ist, wurde von mir in der Revue d'Ento-
mologie, 1905, p. 199 auf 7ermitusa Sjüstedii gegründet, die
daselbst näher beschrieben ist. Letztere Art wurde von SJôSTEDT
am Cap Debundscha (Kamerun) in den pilzfrmigen Nestbauten
von Cubitermes (Eutermes) fungifaber SjôsT. in mehreren Exem-
plaren gefunden (‘). Eine zweite, von EscarERA in spanisch
Guinea entdeckte Art wurde von AzB. FAUVEL 7ermitusa Esca-
lerae benannt und nach seiner brieflichen Mitteilung in den
Memor. d. 1. R. Soc. Esp. de Historia natural de Madrid beschrie-
ben. Von dieser Art erhielt ich ein Exemplar von FAUVvEL für
meine Sammlung. Wirtsangabe derselben fehlt leider, aber sie
lebt wahrscheinlich auch bei Cubrtermes. Sämtliche Arten dieser
Aleocharinengattung scheinen Cubitermes-Gäste zu sein. [ch gebe
hier eine Uebersicht der Arten, mit Beschreibung zweier neuen.
Kôrper ca 2 mm. lang, schlank, hinten stark zugespitzt, mit schmalem
erhabenen Seitenrande des Hinterleibs. Kopf nicht abgesetzt, sondern
() Typen im Naturhist. Reichsmuseum zu Stockholm und in meiner Sammlung-
— 163 —
unter den Vorderrand des grossen quergewôlbten Halsschildes etwas
zurückgezogen; Stirn stark gewôlbt, so dass von oben nur der Hinterkopf
sichtbar ist. Fühler schlank, wirtelformig behaart. Färbung braun bis
schwarzbraun, die Fühler und Beïine gelbbraun. Flügel vorhanden, gut
entwickelt.
a. Flügeldecken am Hinterrand tief ausgeschnitten, so dass sie in der
Mitte desselben um die Hälfte kürzer als das Halsschild sind. Grôssere Art,
2-2,3 min. — Kôrper sehr schlank, Fühler sehr schlank, den Hinterrand
der Flügeldecken erreichend, ihre Glieder vom 4. an mindestens doppelt
so lang wie breit (*). Oberseite stark glänzend, unpunktiert, braunschwarz
mit braunem Hinterleib, Halsschild und Flügeldecken mit Querreihen
mässig langer, an der Basis zicht verdickler schwarzer Borsten besetzt.
Hinterleib mit Querreihen längerer schwarzer Borsten, die aber ebenfalls
an der Basis xicht auffallend verdickt sind.
T. Sjüstedti WAsM. (Taf. V, Fig. 0)
(bei Cubitermes fungifaber, Kamerun, SIÔSTEDT !)
a’. Flügeldecken am Hinterrande nur schwach ausgeschnitten, so dass
sie auch in der Mitte desselben nicht oder nur wenig kürzer als das
Halsschild sind. Kôrper weniger schlank. Kleinere Arten, bis 2 mm. 0.
b. Halsschild und Flügeldecken kahl, Hinterleib nur mit Seitenborsten,
blos an den Analsegmenten auch mit Rückenborsten. Flügeldecken in der
Mitte des Hinterrandes so lang wie das Halsschild. 2 mm. lang.— Oberseite
stark glänzend. Halsschild fein punktiert. Kopf und Halsschild braun,
letzteres mit breitem gelben Hinterrande. Flügeldecken schwarz, Hinter-
leib gelbbraun. Fühler nur die Mitte der Flügeldecken erreichend, ihre
Glieder vom 4. an nur um die Hälfte länger als breit.
T. Escalerae FAUV. (Gabun, ESCALERA !)
b'. Halsschild, Flügeldecken und Oberseite des Hinterleibes behaart.
Flügeldecken in der Mitte des Hinterrandes etwas kürzer als das Hals-
schild. ‘ c.
c. Halsschild, Flügeldecken und Oberseite des Hinterleibes stark glän-
zend, nur mit einfacher Behaarung, die aus Querreihen sehr langer,
rückwärts gerichteter, an der Basis #/6ézlich verdickter und daher sfachel-
fürmiger, schwarzer Borsten besteht. Flügeldecken in der Mitte des
Hinterrandes deutlich kürzer als das Halsschild. Fühler schlank, den
() Das Endglied ist noch länger als die vorhergehenden, Auch bei jenen Arten, deren
Fühler gedrungener sind, ist das Endglied stets mindestens doppelt so lang wie breit.
— 164 —
Hinterrand der Flügeldecken erreichend, ihre Glieder vom 4. an mehr als
doppelt so lang wie breit. Unpunktiert, Färbung schwarzbraun, Hinterleib
braun bis rotbraun. 1,8-2 mm. (Taf. V, Fig. 10.)
T. hystrix () n. sp. (bei Cubitermes fungifaber SIôST. (©),
unterer Congo, LUJA !).
c'. Halsschild und Flügeldecken mattglänzend, mit doppelter gelber
Behaarung, einer anliegenden kurzen und einer abstehenden längeren, die
jedoch ebenso wie die einfache, abstehende Behaarung des Hinterleibes
nur aus sehr dünnen, gelben Borsten besteht. Fühler kürzer, nur die Mitte
der Flügeldecken erreichend, mit Ausnahme des ersten und letzten Gliedes
nur wenig länger als breit. Flügeldecken in der Mitte des Hinterrandes ein
wenig kürzer als das Halsschild. Kôrper einfarbig braun, Halsschild und
Flügeldecken deutlich punktiert, Hinterleib unpunktiert, stärker glänzend.
1,7-1,8 mm.
T. Lujae n. sp. (bei Cubitermes sankurensis WASM., und bei
C. fungifaber SrosT., unterer Congo, Lura!).
Mirotermes (Eutermes) hospes SJüsr.
Diese Art wurde von SJôsTEDT (Monogr. 1900, p 197 und
Taf. V, Fig. J) nach zwei Soldaten und einem Arbeiter beschrie-
ben, die in einem Neste von Æuéermes lateralis in Kamerun
gefunden worden waren. Obwohl die mir vorliegenden Exemplare
einige Abweichungen von SJüsTEDT's Beschreibung zeigen, z. B.
in den Maassen der Kopflänge, so wage ich doch nicht, sie von
dieser Art zu trennen.
Soldat. — Totallänge 5,2-5,4 mm., Kopf samt Kiefern 3-3,2 mm., Kopf-
breite 0,7 mm. Durch die relativ sehr kurze Nase ausgezeichnet -sowie
durch die relativ kurzen Kiefer. Kopf cylindrisch-rechteckig, reichlich
doppelt so lang wie breit, der Oberrand des abfallenden Stirnteiles in der
Mitte in eine kurze, stumpf kegelformige Nase ausgezogen, die an der
Spitze eine offene Fontanelle bezitzt und mit gelben Borsten bekleidet ist.
Die stabformigen, schwarzen, schwach zweimal gebogenen Oberkiefer sind
ein wenig kürzer als der Kopf. Die r4gliedrigen, rotgelb geringelten Fühler
(5) — Stachelschwein, wegen der stacheligen Beborstung.
(£) Auch in einem zusammengesetzten Neste von C. jfungifaëer und Thoracotermes
macrotherax SIÔST. ein Exemplar (siehe S. 149).
=>: 165 ==
sind von der Länge des Kopfes, 2. und 3. Glied kurz, unter sich gleich
lang, die folgenden länger als breit, das 13. doppelt, das 14. dreimal so lang
wie breit. Der Vorderlappen des Prothorax ist nicht ausgeschnitten.
Arbeiter. — 3-3,3 mm. lang, Kopf klein, oval, länger als breit, weiïss,
mit stark gewôlbtem Epistom (Clypeobasale), das fast dreimal breiter als
lang ist. Die von SIdSTEDT erwähnte, deutliche Fontanellgrube in der Mitte
der Stirn ist sehr schwach ausgeprägt, linglich.
Imago alata. — Expansio alarum 12-13 mm., long. corporis cum alis
7-7,5 mm.; long. alae 6-6,5 mm.; lat. alae 1,5-1,7 mm.; long. corporis
3-5,5 mm. Sehr schmal, oben dunkelbraun, Kopf schwarz; ziemlich dicht
und fein gelb behaart, daher nur wenig glänzend, mit Ausnahme des
polierten Kopfes. Kopf rundlich, ohne die Mundteiïle so lang wie breit,
zienilich gewôlbt. Augen gross, vorspringend, länger als die Wangen hinter
den Augen. Ocellen um die Hälfte ihres Durchmessers von den Augen
entfernt. Stirn in der Mitte flach eingedrückt, mit einem kleinen, länglichen
Fontanellpunkt. Fühler kräftig, r6gliedrig, länger als Kopf und Prothorax,
Glied 3 und 4 sehr klein, stark quer, 5-7 grôsser, schwach quer, die
folgenden so lang wie breit, das 13. um die Hälfte, das 14. doppelt so lang
wie breit. Prothorax halbkreisformig, so breit wie der Kopf ohne die Augen,
viel dichter und grôber punktiert als der Kopf, nur um die Hälfte breiter
als lang, Hinterrand nicht eingeschnitten. Vordere Flügelschuppen wenig
grôsser als die hinteren, beide nur halb so lang als das betreffende Thorakal-
segment. Flügel schwärzlich, die Mediana der Submediana (dem Cubitus)
genähert, letztere 15-16 Zweige nach unten abgebend.
Biologie. — Eine Anzahl Soldaten und geflügelte Imagines mit
wenigen Arbeitern lagen vor von Sankuru, E. LuJA, Januar 1905 :
« Capturés dans une habitation ».
Eutermes latifrons SJüsr.
Soldaten, Arbeiter und Larven und einige Nymphen lagen vor
aus zwei Nestern von Sankuru, E. LuJja! 1905. Er schreibt darüber :
« Nester in hohlen Bäumen. Diese Termiten haben einen eigen-
tümlichen, unangenehmen Geruch ».
Der Kopf der (mit der Nase) fast 5 mm. langen So/daten ist, bis zur
Fühlerwurzel gerechnet, deutlich breiter als lang. Die Länge des Koples
— 106, —
samt Nase erreicht fast 2 mm., die Kopfbreite 1,2 mm. Sonst mit SIÔSTEDTS
Beschreibung übereinstimmend.
Die WMymphen sind neotene Individuen mit kurzen Flügelscheiden,
7,5-8 mm. lang, 2-2,3 mm. breit, weiss, mit 4 bräunlichen Flecken auf dem
Kopf, braunem Rande des Prothorax, der Flügelscheiden und der Abdo-
minalsegmente. Die Flügelscheiden reichen bis zur Hälfte des dritten
Dorsalsegments. Augen mittelgross, grau, kaum vortretend. Fühler 15glied-
rig, gegen die Spitze bräunlich, so lang wie Kopf und Prothorax, die
Glieder mit Ausnahme des ersten und letzten nicht länger als breit. Das
Clypeobasale ist sehr breit und kurz, kaum gewôlbt, viermal breiter als lang.
Als Gäste in einem Neste von Æutermes latifrons fand LuJa
eine Art der Gattung edon (Staphylinidae; nur ein Exemplar,
wahrscheinlich nur ein zufälliger Gast). Ferner einen Chernetiden
in Mehrzahl und endlich eine sehr merkwürdige, asselfürmige,
gehürnte Insektenlarve (Taf. VIII, Fig. 19).
Nach der Bildung der Fühler, Mundteile und Beine muss es
eine Co/eopterenlarve sein, obwohl sie manchen Lepidopterenlar-
ven (Lycaeniden) in der Gestalt entfernt ähnlich sieht. Vielleicht
gelingt es, auf Grund der beigefügten Photographien (Taf. VIII,
Fig. 19) Anbhaltspunkte zur systematischen Bestimmung dieser
merkwürdigen Larve zu gewinnen. Sie ist 5 mm. lang, 2 mm. breit,
von der Gestalt einer Assel, weissgelb, mit zwei langen roten,
nach vorn und oben gerichteten Ochsenhôrnern auf dem Prothorax
und mit einem kleineren, stumpfen, gelben Horn auf jeder Seite
desselben Segmentes; die folgenden zwei Thoraxsegmente tragen
jederseits einen zweigabeligen gelben Hornfortsatz, dessen Spitzen
gerundet sind; die Dorsalsegmente des Hinterleibes tragen jeder-
seits ein einfaches gelbes Horn, das an der Spitze nur schwach
zweilappig erweitert ist. Ausserdem trägt die ganze Dorsalseite
des Tieres zwei Längsreihen von kleinerengelben Hôckern, welche
an Zahl den Seitenhôrnern entsprechen. Zwischen diesen Hôcker-
reihen und den seitlichen Hôürnerreihen liegen die sehr grossen,
stark queren, erhaben gerandeten S#gmen, sowohl die Hôcker
als die Seitenhôrner sind nur als seitliche Fortsätze der Stigmen-
ränder aufzufassen, mit Ausnahme der beiden mittleren Ochsen-
hôrner des Prothorax. Der Xopf ist sehr klein, nur von vorne
sichtbar, oben vom gehôürnten Prothoraxrande überragt; er trägt
ein Paar ziemlich lange, 3gliedrige Fühler, deren erstes Glied dick
— 167 —
und kurzcylindrisch, die beiden folgenden viel dünner cylin-
drisch sind. Auf der Spitze des Endgliedes sitzen zwei papillen-
fôrmige Anhänge, von denen der eine länger, stark zugespitzt, der
andere kürzer und mit Endborsten versehen ist. Die Oberlippe
ist klein, halbkreisfürmig gewôlbt; die kräftigen Kiefertaster
scheinen 4gliedrig zu sein, mit borstentragendem Endgliede.
Oberkiefer konnte ich nicht bemerken. Eine nähere Untersuchung
der Mundteile war an dem einzigen, trocken präparierten (in
Alcohol-Xylol-Parafñn gehärteten) Exemplare nicht môglich.
Die drei Beinpaare des Thorax sind ziemlich lang, ähnlich den
Beinen mancher Staphylinidenlarven gebildet; der Tarsus endet
in eine kräftige, ungespaltene Klaue. Bauchbeine fehlen. Cerci
konnte ich nicht bemerken.
Eutermes Ferranti n. sp.
Nasutus (Soldat). — 3,3 mm. lang, Kopf samt Nase 1,3 mm. Unter-
scheidet sich durch die #ühlerbildung von den übrigen Arten mit 13glied-
rigen Fühlern, indem das 3. Glied nicht oder kaum länger als das 2. ist,
das 4. viel kürzer als das 3., stark quer. Von Æut. comorensis Wasm (*), dem
er in Form, Grôsse und Färbung unter den kleinen Æufermes mit mono-
morphen Soldaten nahe steht, überdies durch die nicht plôtzlich sondern
allmählich verengte, und daher viel breitere Nase verschieden.
Sehr klein und schmal, aber mit kräftigen, gegen die Spitze verdickten
Fühlern. Kopf gelbbraun mit schwarzbrauner Nase, lang kegelformig, bis
zur Fühlerwurzel so lang wie breit, die Nase, von der Fühlerwurzel an ge-
messen, um ‘/; länger als der Kopf, dick, von der Basis zur Spitze allmählich
verengt. Im Profil gesehen bildet die Nase eine gerade Linie mit der
Stirn. Die 13ghedrigen Fühler sind gelb geringelt, nicht länger als der Kopf
mit Nase, das 2. Glied von der Länge des 3., beide kaum länger als breit,
das 4. viel kürzer, quer, das 5. so lang wie breit, die folgenden an Grôsse
etwas zunehmend, aber erst vom 10. an ein wenig länger als breit. Vorder-
lappen des Prothorax schmal, nicht ausgeschnitten.
Arbeiler.— 3 mm. lang., Kopf fast viereckig, braun mit weisser Zeichnung,
() VoezTzKow, Reise in Ostafrika, 1903-05. Bd. III, 1910, S. 126. — Der S. 125 beschrie-
bene Æutermes mauritianus n sp. muss in Voel/{zhowi n. sp. geändert werden, da es bereits
einem Æxtermes mauricianus RAMB. (1842) gibt.
— 69 —
flach eingedrückt und längsgerinnt. In der Mitte der Längsrinne ein
ovaler, weisser Fontanellpunkt. Epistom (Clypeobasale) sehr kurz und
breit, fast leistenformig schmal, sechsmal breiter als lang. Fühler gedrungen,
von der Länge des Kopfs, ragliedrig, gegen die Spitze gelbbraun, ziemlich
stark verdickt, nur die letzten Glieder länger als breit, das 3.-4. Glied sehr
kurz und stark quer. Vorderlappen des Prothorax ganzrandig.
Aus der Kleinheit der Arbeiter und aus den gedrungenen
Fühlern der Soldaten geht hervor, dass letztere monomorph sind
und somit keine grossen Soldaten vorkommen.
Biologie. — Sankuru, E. Luya, 1904. Aus einem Neste. Nähere
Fundangaben über die wenigen Soldaten und Arbeiter, die vor-
liegen, fehlen. Ich benenne die Art zu Ehren des Herrn Vicror
FERRANT, Conservator am Naturhist. Museum zu Luxemburg,
welcher Herrn LuJA zu seinen reichen entomologischen Samm-
lungen am Congo anregte.
Eutermes Lujae n. sp.
Soldat (Nasutus). — Nur von einer Grôssenstufe. Totallänge 3,2 mm,,
Kopf mit Kiefern 1,2 mm. Sehr ähnlich dem Æut. Ferranti, aber durch
folgende Punkte verschieden : Kopf breiter kugelformig, die Nase, von der
Füblerwurzel an gerechnet, nur so lang wie der Kopf. Nase bedeutend
schmaler, an der Basis viel stärker verengt und von dort nach der Spitze
nur wenig verengt. Auch die Färbung des Kopfes ist heller, rotgelb mit
brauner Nase. Die r3gliedrigen Fühler sind ganz verschieden von £. Fer-
ranti, indem das 3. Glied viel länger ist, so lang wie das 2. und 4. zusam-
men, das 4. ein wenig kürzer als das 2., welches ein wenig länger als
breit ist. Manchmal sind die Fühler unvollständig r4gliedrig, indem dann
das 3. Glied in der Mitte schwach eingeschnürt ist. Die Fühler sind
gelbgeringelt, so lang wie der Kopf samt Nase, gegen die Spitze kaum
verdickt; das 4. Glied ist so lang wie breit, das 5. etwas länger als breit,
die folgenden an Grôsse ein wenig zunehmend, die 4 letzten Glieder um
die Hälfte länger als breit. Der Vorderlappen des Prothorax ist in der Mitte
des Vorderrandes abgestutzt, mit einem sehr kleinen, fast nur punktformigen,
aber deutlichen Einschnitt, der bei Æerrant fehlt.
Von Æ. maculiventris SIST. verschieden durch die viel geringere Grôsse,
durch die von der Färbung des Kopfes scharf abstechende Nase, durch
das viel längere 3. Fühlerglied und durch den nicht bogenformig gerundeten
Vorderrand des Prothorax. Von Æ. comorensis WAsM. verschieden durch
— 169 —
den schmaleren Kopf, die längere Nase, das längere 3. Fühlerglied und den
nur punktformig eingeschnittenen Vorderrand des Prothoraxlappens.
Grosser Arbeiter. — 4 mm. Kopf braun mit weisser Zeichnung, auf der
Mitte der Stirn eine flache, ovale, weisse Fontanellerube, Stirn vorne etwas
eingedrückt, Clypeobasale stark gewôlbt, fast halbkreisformig, nur drermal
breiter als lang. Vorderlappen des Prothorax in der Mitte mit einem
kleinen Einschnitt. Fühler 14gliedrig, so lang wie der Kopf, gelb geringelt,
gegen die Spitze verdickt.
Kleiner Arbeiter. — 3-3,5 mm. Kopf relativ kleiner, heller elfenbeingelb
mit weisser Zeichnung, Clypeobasale viermal breiter als lang. Sonst wie der
grosse Arbeiter. — Beide Arbeiterformen unterscheiden sich von dem 3 mm.
langen Arbeiter des Æut. Ferranti namentlich durch das längere Clypeo-
basale, das bei Ferranti sechsmal breiter als lang ist.
Nymphen. — 6 mm. lang und 2 mm. breit, weiss mit braunen Seiten-
flecken des Hinterkopfes, braunen Rändern des Prothorax, kurzen, braunen
Flügelscheiden und braunen Rändern der Abdominalsegmente. Stirn mit
einer länglichen, weissen Fontanellgrube. Fühler wenig länger als der
Kopf, etwas verdickt, 1sgliedrig, das 3. Glied äusserst kurz, kaum vom
4. abgesetzt, 4. und 5. Glied ebenfalls sehr kurz, ringfôrmig, die folgenden
Glieder allmählich länger, das 14. und 15. länger als breit.
Künig. — 6 mm. lang, schwarzbraun mit schwarzem Kopf, mit Ausnahme
des letzteren dicht gelbgrau behaart. Kopf gross, kreisfôrmig, lederartig
gerunzelt, glänzend, ohne Fontanellpunkt, aber mit einem flachen, länglich
ovalen, glatten Eindruck an Stelle desselben. Epistom (Clypeobasale) sehr
kurz und breit, mindestens sechsmal breiter als lang. Fühler 15gliedrig
(vgl. die Nymphe!), nur 11 Glieder erhalten, das 3. Glied viel kleiner und
schmaler als die benachbarten. Augen gross, vorspringend. Ocellen gross,
um ihren Durchmesser von den Augen entfernt. Prothorax kaum so breit
wie der Kopf ohne die Augen, halbkreisformig, der Vorderrand aufgebogen
und in der Mitte sehr schmal eingeschnitten, der Hinterrand bogenformig,
ohne Ausschnitt, mit einem feinen Längskiel in der Mitte der Basis.
Flügelschuppen breit, stark behaart.
Kônigin. — 20 mm. lang und 6 mm. breit, Vorderkôrper 3 mm. lang;
die Rückenschilder des Hinterleibes 2 mm. breit.
Biologie. — Aus einem einzigen Neste lagen über tausend
Soldaten und Arbeiter (beider Grôssenstufen), eine Kônigin und
zwei Kônige vor. Sankuru, E. LuJa, 1907. Das Nest beschreïibt
— T7 —
Luya als « sphérique, cartonneux, brun foncé, qui se trouve géné-
ralement sur les branches ou le tronc de petits arbres de 4-5 mètres
de hauteur, dans la forêt ».
Als Gäste fand Luja in jenem Neste mehrere Exemplare einer
neuen physogastren Aleocharine, die ich hier als Zermztella Lujae
beschreibe.
Termitella n. g. Aleocharinorum. (Taf. VIII, Fig. 22.)
Sie nähert sich im Habitus, in der Bildung des Halsschildes und
der Fühler am meisten der brasilianischen Gattung Xerogaster
Wasm. Doch beruht diese Aehnlichkeit nur auf Konvergenz, da
Xenogaster 5gliedrige Tarsen an allen Füssen hat. Die Xerogaster-
Arten leben ebenfalls bei Æwfermes-Arten als Wirten.
!
Caput latum, thoraci insertum. Antennae geniculatae, 11-articulatae,
articulo 1° brevi sed crasso, 4-11 inter se valde approximatis (haud solutis).
Prothorax capitis latitudine, quadratus, profunde transversim impressus.
Elytra thorace neque latiora neque longiora. Abdomen modice inflatum,
elytris plus duplo latius, alte marginatum (fere concavum). Palpi maxillares
articulo penultimo magno, valde inflato, ultimo minimo, vix visibili. Tarsi
omnes 4-articulati, valde setosi, posteriorum articulo 1° elongato, ceteris
tribus unitis paullo tantum breviore.
Termitella Lujae n. sp. (Taf. VIII, Fig. 22, a, b.)
Long. corporis totius 2,2 mm., abdominis 1,4 mm., latitudo abdominis
1 mm. Brunnea, nitida, impunctata, abdominis margine et apice subtiliter
setoso. Caput deflexum, transversum, vix convexum. Antennae thoracis
marginem posteriorem paullo superantes, crassae, sed apicem versus haud
incrassatae: articulus 1°° duplo tantum longior latitudine, 2"-10%* quadrati,
inter se valde approximati, 11% ovalis, latitudine dimidio longior. Oculi
magni, haud prominentes. Prothorax capite haud latior, longitudine paulo
latior, lateribus subparallelis, margine laterali deflexo, margine antico recto,
postico paulo rotundato, in medio profunde transversim sulcatus. Elytra
convexa, subtilissime alutacea.
Ich benenne die Art zu Ehren des Entdeckers.
Fami MESOTERMITIDAE HOrMGrEx.
Rhinotermes putorius SJüsr.
Das Vorkommen dieser Termitenart ist von SJôsrepr (Monogr.,
1900, p. 54) für Kamerun, Gabun, Fernando Po und vom Congo
(aus Kinchassa) erwähnt. Mir liegt sie vor von SJüsrepr aus Kitta,
Kamerun 1891, von CONRADT aus Mundame, Kamerun 1895, von
E. LuJa aus Sankuru am unteren belgischen Congo 1907 und von
P. H. Ko aus Station Romé bei Stanleyville am oberen Congo
1907. Das Luja’sche Material umfasst zahlreiche kleine Soldaten
und Arbeiter, eine Anzahl geflügelte Imagines und deren
Nymphen sowie zwei Küniginnen, alle aus einem Neste. Das
KoxL'sche Material umfasst nur einige Soldaten und Arbeiter.
Da die übrigen Stände von SJôsrEDT bereits näher beschrieben
sind, beschränke ich mich hier auf einige Notizen über die Kôni-
ginnen und die Nymphen.
Die beiden Xüniginnen, welche LuJA in einer Kolonie fand (Taf. VIII,
Fig. 20 und 21), sind von einander verschieden, indem die eine eine
nyinphoide Kônigin (Fig. 21) it Rurzen Flügelscheiden ist, die andere eine
ergatoide Kônigin (Fig. 20) ohne Flügelanlagen. Ich bezeichne die erstere
mit x. X., die letztere mit e. À. Die n. K. ist etwas grôsser, 15 mm. lang
und 4 mm. breit, die e. K. 13 mm. lang und 3,8 breit. Beide haben weisse
Fübhler, die jedoch bei der n. K. 2ogliedrig sind (wie bei der geflügelten
Imago), bei der e. K. r6gliedrig () (wie bei dem Arbeiter). Kopf und
Prothorax der ». X. sind ähnlich wie bei der geflügelten Imago, aber der
Kopf breiter als lang, der halbkreisformige Prothorax relativ zur Imago
noch breiter, indem er so breit wie der Kopf zut den Augen ist (bei der
geflügelten Imago nur so breit wie der Kopf ohne die Augen). Die Augen
sind gross, schwarz. Die Flügelscheiden sind sehr kurz, die vorderen
erreichen nur den Hinterrand des ersten, die hinteren denjenigen des
zweiten Abdominalsegments. Die Färbung ist weiss, mit gelbem Kopf und
Prothorax (die nicht rotgelb sind wie bei der geflügelten Imago), die Flügel-
scheiden und die Dorsalschilder des Hinterleibes hellgelbbraun.
Die e. X. hat einen viel schmaleren Vorderkôrper, einen kleineren,
(*) Als ich das Alcoholexemplar zum Photographieren von den anhaftenden kleinen
Fettkügelchen reinigte, brachen leider beide Fühler ab; deshalb sind sie auf der Photo-
graphie verstümmelt.
— 172 —
längeren Kopf, der (bis zur Oberlippe) so lang wie breit ist; Augen feklen
gänzlich. Der Prothorax ist klein und kurz, bedeutend schmaler als der
Kopf, mehr als doppelt so breit wie lang, nicht halbmondformig, sondern
mit fast geradem Hinterrande. Das Mesonotum ist etwas breiter als das
_ Pronotum, das Metanotum etwas breiter als das Mesonotum, von der
Breite des Kopfes; Meso- und Metanotum haben stumpf gerundete, nicht
vortretende Hinterecken, ohne Spur von Flügelscheiden. Kopf, Thorax-
rücken und die Dorsalschilder des Hinterleibes sind blass gelblich, das
übrige welss.
Die Nymphen sind 7 mm. lang, 2,2 mm. breit, mit /angen Flügelscheiden,
von denen die hinteren bis zur Mitte des Abdomens reichen. Kopf und
Prothorax sind etwas kleiner als bei der geflügelten Imago, die Fühler
2ogliedrig, weiss, die Glieder kürzer und enger aneinander gerückt als bei
der geflügelten Imago und den beiden Kôniginnen. Die Augen sind
| weissgrau.
Ueber die Lebensweise dieser Art bemerkt LuUJA nur : « in
todtem Holze », was die Angabe von SJôSTEDT (« in verfaulendem
Holze ») bestätigt.
Als Gast fand P. H. Ko bei À. putorius 4 Stück einer
merkwürdigen, 12-16 mm. langen, 2 mm. breiten, weissen Larve
mit gegliederten Abdominalanhängen (Taf. VIII, Fig. 23). Sie
steht der von TRAGÂRDH (‘) beschriebenen 7 ?rezdenlarve nahe, die
yon ihm in Zululand an zwei Stellen in Æ#znotermes-Nestern in
morschen Bäumen gefunden wurde. Form des Kôrpers, der Fühler,
der Beine ist ähnlich, aber die KoxL'sche Larve unterscheidet sich
wesentlich durch die Gliederung der Abdominalanhänge, welche
andiejenige der termitophilen physogastren Aleocharine Spzrachtha
Eurymedusa SCHIÔDTE aus Brasilien erinnert, während die Abdo-
minalanhänge der TrRaGArpH'schen Larve #2ché gegliedert sind.
Die 7 ersten Abdominalringe tragen ein Paar 6-7gliedriger Seitenanhänge;
diejenigen der 6 vorderen Paare sind 7gliedrig (wenn man das breite, dicke
Basalglied dazurechnet), jene des 7. Paares nur 6gliedrig und bedeutend
kürzer als die vorhergehenden Paare; das 6. Paar ist nur wenig kürzer als
das 5.; die Länge der Anhänge erreicht bei den vorderen Paaren 2 mm. Ich
gebe zwei Photographien dieser Larve (Taf. VIII, Fig. 23, a und b), welche
auch mehrere der Abdominalanhänge deutlich sehen lassen. Das Endglied
() Motes on a termitophilous tineid Larva (Arkiv f. Zool., IIT, n° 22, 1907).
sämtlicher Anhänge ist stets bedeutend schmaler und länger als das vor-
hergehende Glied, fast doppelt so lang als dieses; die Glieder werden vom
1. an immer dünner, das 1.-3. Glied sind kurz cylindrisch, die folgenden
lang cylindrisch. Der Kopf der Larve ist rotbraun, nach hinten ziemlich
stark verengt, fast trapezformig, mit einer weissen Linie, die im Nacken als
Längslinie beginnt und oberhalb der Stirn in zwei vertiefte Zweige sich
teilt, die zwischen der Fühlerwurzel und dem Munde endigen. Die kurzen
Fühler sind 3gliedrig, das 2. Glied doppelt so lang wie breit, cylindrisch.
Das Endglied ist ähnlich gebildet wie bei der TRAGÂRDH' schen Larve. Die
Kiefertaster sind zweigliedrig. Die Beine sind wie bei der TRAGARDH schen
Larve, 3 Paar kräftiger, horniger Thoracalbeine und 4 Paar kurzer, weisser
Abdominalbeine und ein Paar Nachschieber.
Ueber die Zebenswerse dieser interessanten Larve teilt P. KoxL
nichts Näheres mit. Die von TRAGARDH entdeckte Tineidenlarve
wurde von den Termitensoldaten und Arbeitern freundschaftlich
behandelt und nährt sich von dem Nestmaterial ihrer Wirte. Die
gegliederten Abdominalanhänge sind wahrscheinlich als symphile
Exsudatorgane aufzufassen.
In meiner Sammlung befindet sich auch eine 11 mm. lange,
weisse, sehr schmale Prpéerenlarve mit vielgliedrigen seitlichen
Kôürperänhängen, welche 8 Paare von fühlerähnlichen Gebilden
mit Je 15-16 kurzen Gliedern darstellen. Sie lebt bei Mrcrocerotermes
Szkorae WasM. auf Madagaskar. Herr Dr. Nizs HoLMGrEN, der
sie mir mitteilte, wird sie wahrscheinlich selber beschreiben.
ERKLARUNG DER TAFELN.
Tafel III.
Fig. 1. — Hügelnest von Termes natalensis HAVIL. Kondué, Sankuru.
(Aufnahme von E. LUJA 1904.)
Fig. 2. — Kôniginzelle von l'ermes natalensis HAVIL. (1 : 3.)
Fig. 3. — Kônigin von Acanthotermes shiniger SIdsT. subsp. Kokli Was.
GE) ZEISS Mess RTE T6)
Fig. 4. — Kônigin und Arbeiterin von Dorylus (Rhogmus) termitarius
WASM:. n. sp. (x : 1). (ZEISs, Tessar F. 1°:6,3.)
g. 16.
UT
9.
o JO)
o do
o 12e
— 174 —
Tafel IV.
.— Nest von Wicrocerotermes edentatus WAsM. Kondué, Sankuru,
E. LuyA! Baumnest zwischen den Gabelungen eines Stammes.
(Aufnahme von E. WASMANN, 1 : 2.)
.— Nest von MWicrocerotermes parvus HAvIL. Kondué, Sankuru,
E. LuJA! (Aufnahme von E. WASMANN, 2 : 3.)
Tafel V.
.— Nest von Microcerotermes parvus HAVIL. Bothaville, Süd-
Afrika, Dr. BRAUNS! (Aufnahme von E. WASMANN, etwas
verkleinert.)
. — Termitopaedia Kohli WASM. n. g., n. sp. (13 : 1). (LErrz,
Micr. 42 mm.) Drei mässig physogastre Alcoholexemplare :
a. Von oben; à. Von der Seite; c. Mit rudimentären Flügel-
läppchen, schräg von oben (die Beine sind neben den
Vorderkôrper gedrückt).
— Termitusa Sjôstedti WASM. (13 : k (LEtrrz, Micr. 42.)
— Termitusa hystrix WASM. n. sp. 1) (hat, Mir, 42.)
Seitenansicht des auf dem Care ares aufgeklebten
Tieres,um die stachelformigen Borsten der Oberseite zu zeigen.
— Termitolinus natalensis WASM. n. g., n. sp. (13: 1). LEITZ,
Micr. 42.).
Tafel VII.
— Pilzformiges Nest von Cubitermes fungifaber SIôST. Kondué,
Sete, (Aufnahme von E. LUJA, 1904.)
. — Pagodenfomiges Doppelnest von Cubitermes fungifaber SIT.
und 7'horacotermes macrothorax SIôST., Kondué, E. LuyJaA!
(Aufnahme von E. WASMANN, ! : 3,5.)
. — Flügel von 7'horacotermesn.g.(« Eutermes »)macrothorax STüsT.
Oben Vorder-, unten Hinterflügel (2,6 : 1). (LE1ITZ, Micr. 42.)
. — Flügel von Cubitermes (« Eutermes ») fungifaber SIdST. Oben
Vorder-, unten Hinterflügel (2,6 : 1). (LEITZ, Micr. 42.)
— Flügel von Cubitermes sulcifrons WASM. n. sp. Oben /inter-,
unten Vorderflügel (2,6 : 1). (LEITZ, Micr. 42.) (Die unregel-
mässigen grôsseren Punkte sind Staubkôrner im Canadabalsam-
präparat.)
— 175 —
Taïel VII.
. 17. — Pygostenus pubescens WASM. (18 : 1.)
. 18. — Pygostenus termitophilus WASM. (18 : 1.)
g. 19. — Gehôrnte Käferlarve bei Æut. latifrons SIôST. (7 : 11. (LEITZ.
Micr. 42.) a. Von oben. 4. Von der Seite.
. 20. — Ergatoïde Kônigin von Rhinotermes putorius SJIdST. (2,6 : 1).
(LEITz, Micr. 42.)
g. 21. — Nymphoïde Kônigin von Ahinotermes putorius SJdST. (2,6 : 1)
(LE1TrZz, Microsummar 42mm.). (Die zwei weissen Punkte auf
dem Hinterleibe sind anhaftende Fetttropfchen.)
Fig. 22. — Termitella Lujae WASM. n. g., n. sp. (13 : 1). (LEITZ, Micr. 42.)
a. Alcoholexemplar von oben. #. Getrocknetes Exemplar von
der Seite.
Fig. 23. — Tineidenlarve bei Rhin. putorius SIÔST. (5 : 1). (LEITZ, Micr. 42.)
a. Auf weissem Grunde aufgenommen. à. Auf grauem Grunde,
um die Gliederung der Abdominalanhänge zu zeigen.
INHALTSUEBERSICHT.
Seite
Termes natalensis HAVIL. (Nest Fig. 1-2 und Taf. IIL, Fig. 2) . . . 02
Gäste von 7. Her Beschreibung von Zermitolinus natalensis
WASM.n-g.n.sp. Aleocharinorum.(laf: M, Fig 11). 107
Termes Pres SOS ME NAN TERRE PTE AO 0)
Termes monodon GERST.und var. Dana Was SAONE PERRET ARR ET OO
Poe den Sen oDUTISNNENSME SSD CR EEE RE ET OT
Termes cavithorax SIGST. . . . RS EPST de PA MORE EST OZ
crotenmeNlbonorenNENSMPRNNS DEN RE RENE TOS
ACOnRrRes SRE SIC ne 6 Lne QN MORE Ne Ge TO
A6. Sade SEX Los NAS EN EME EC no
Dorylinen als Termitenräuber. . . . RS A EE ee AT O0
Acanthotermes spiniger subsp. Kohli Wa. (Te OU Men a) à 00 TO
Gäste von Ac. shiniger Kohli . : . . RE RE RME LEO
Dorvlus (Rhogmus) termitarius WASM. n. sp. ( (Taf. OL ie) à Lo di
Termitopaedia Kohli WASM. n. g. n. sp. Aleocharinorum. (Taf. V,
ROM OS) ENS Re tr ee 114
Microcerotermes edentatus Wa ASM. D. Sp. ( (Nest Te IIV, JG s) à its
Microcerotermes parvus HAVIL. (Nest Taf. IV, Fig. 6 und Taf V,
Fig. 7.). : 2
« Eutermes » (| DTA 2) re res Sion.
Thoracotermes n. g. (« Eutermes ») macrothorax SI0ST. Ge VII,
Fig. 14 und Nest Taf. VII, Fig. 13.) . :
Ein zusammengesetztes Nest von T'horacotermes dl Core
Zur Gattung Cubitermes WaAsSM. à
Uebersicht der vorliegenden Cubitermes-: Den c nach de bras
Cubitermes cristifrons WASM. n. sp.
Cubitermes arboricola SI6ST. und nes H AVIL.
Cubitermes sankurensis WASM. n. sp...
Gäste von C. sankurensis . :
Cubitermes sulcifrons WASM. n. Sp. Was VII, hr 56)
Cubitermes (« Termes ») Zenkeri DESN.
Cubitermes (« Eutermes ») RE SIÔST. (Tef. VII, Fes 15 md
Nest Taf. VII, Fig. 12.)
Gäste von Cubitermes fungifaber :
Pygostenus termitophilus WASM. (Taf. VIII, ie 18), ein | Beisiel
recenter Artenbildung . D 1 - 5
Uebersicht der Termitusa-Arten. AU enr ER RE
[Termitusa Sjôstedti WasM. (Taf. V, Fig. 9), Escalerae FAUV.
Aystrix WASM. n. sp. (Taf. V, Fig. 10) und Zujae WASM. n. sp.|.
Mirotermes (« Eutermes ») hospes SIOST.
Eutermes latifrons SIÔST. . A |
Gehôrnte CRU RE als Gast von Æ. latifrons. (Taf. VII,
Fig. 19). Ra ne |
Eutermes Ferranti WASM. n. sp.
Eutermes Lujae WASM. n. sp. nr Ets le VANNES CNE
Termitella Lujae WASM. n. g. n. sp. Aleocharinorum. (Taf. VII,
Fig. 22). s
Rhinotermes puiorius SrôsT. (Taf. v IT, el 20 Sam. 21e ) 2
Eine merkwürdige Tineidenlarve als Gast von RA. puiorius. (Taf. V HI,
Fig. 23).
Erklärung der Tafein.
Inhaltsübersicht.
REVUE ZOOLOGIOUE AFRICAINE. Vor. 1 (rar).
FIG. 13.
£. WASIZANN, — TERMITEN UND TERMITENGASIE VOM KONGO. — IV.
Pr
VII
REVUE ZOOLOGIOUE AFRICAINE, Vo. I (1911) PLV
Fig. 194 FIG. 18.
FIG 1984.
FIG. 21-
Fic. 226.
£. WASMANN. — TERMIlIEN UND TERMITENGASTE VOM KONGO. — V.
NOTES
DE
PONCENPIOLOCrIE O
PAR
le Capitaine DUPUIS (Bruxelles).
I. — Nore sur UNE Fissurella RÉCOLTÉE A ACCRA.
Pendant une escale d'une heure à Accra (Côte-d'Or), en 1896,
j'ai récolté sur les rochers de la côte, en face de la ville, deux
Fissurella, en compagnie de Siphonarta, Littorina, Mytilus et
Perna.
Les deux Æ#ssurella appartiennent à l'espèce Ærssurella [Cre-
mides) nubecula Lin., déjà signalée, en dehors de la Méditerranée,
du golfe de Gascogne aux îles du Cap Vert et sur les côtes de
Guinée, par DUNKER.
Mes spécimens sont d'un gris verdâtre au-dessus; les côtes
radiales, peu accusées, sont bordées par de fines lignes d'un brun
violet; l’intérieur de la coquille est d’un vert pâle jusqu à l'im-
pression musculaire; le reste est d’un blanc verdâtre; le callus est
vert, étroitement bordé de brun violacé.
II. — Norte sur L'Achatina Schweinfurthi von MARTENS.
J'ai récolté dans les forêts du Haut-Congo, sur les deux rives
du fleuve, de nombreux spécimens d’une Achatine dont ] ai commu-
(») Notes inédites de juin 1902.
— 178 —
niqué jadis un exemplaire au Prof vox MARTExs. Mes échantillons
proviennent de Nsendwe, de Lokandu, de Piani Kapuri, de Ponthier-
ville, de Stanley-Falls. Certains d’entre eux proviennent exactement
de la localité où ont été récoltés par le major Wevxs les Achkatina
Weyns: Daurz.
Ces Achatina ont été identifiées par le Prof vox MARTENS avec
son Achañina Schweinfurthi. Une nombreuse série d'échantillons
nous permet d'établir sans doute possible l'identité des Achatina
Schwerinfurthi et Weynsr : ce dernier nom passe donc dans la
synonymie d Achatina Schweinfurthi.
Comme toutes les Achatines, l'Achkatina Schwerïnfuréhi est très
variable ; les dimensions suivantes le démontrent :
Hauteur Largeur
Hauteur. Largeur. de l'ouverture. de l'ouverture.
160 millim. 65 millim. 75 millim. 37 millim.
160 — T5, —= 7 — LEE
ISO Ge GE AU
La columelle, dans les échantillons que j'ai sous les yeux, peut
être ou presque droite, ou droite et tordue dans son milieu, ou
parfaitement courbe et projetée en avant à sa partie antérieure.
La disposition des flammes colorées est variable. Elles varient
du brun foncé presque noir au rouge brunâtre pâle. Ces phéno-
mènes de quasi-albinisme de certains échantillons se présentent
chez beaucoup d'Achatines. Nous possédons une Achatina tincta
de l'Angola exactement intermédiaire entre l'Achatina tincéa typi-
que et l’'Achatina obliterata Daurz. Dans ces cas d’albinisme, la
coloration violette ou bleue passe généralement au rose, comme
le montrent les superbes variétés zsendweensis et albida de Peri-
dertopsis umbilicata Purz. Les échantillons de notre collection
semblent démontrer que l'Achatina obliterata DaAuTz., à colu-
melle rose, est une simple variété albine de l’Achatina tincta
REEVE, à columelle bleuâtre. Dans certains spécimens, les flam-
mules longitudinales de l’Achatina obliterata, au lieu de disparaître
à la périphérie du dernier tour, ont exactement la même disposi-
tion que chez la #ncta typique. La couleur seule varie, et la colu-
melle est rose au lieu d’être bleuâtre.
CIMICIDÆ ET COREIDÆ
RECUEILLIS DANS LES DISTRICTS DU KASAI ET DU KWANGO
PAR
MMORCARETER KOLTEERV En EUTA
PAR LE
D' H. SCHOUTEDEN
(Musée du Congo belge, à Tervueren.)
MM. Carzter et LuJA, dans le Kasai, M. KozLEr, au cours
d'un bref séjour dans le Kwango, ont réuni des collections
d'Hémiptères qui, sans être fort étendues, renferment cependant
des formes très intéressantes. Et d'autre part ces collections pro-
viennent de points bien déterminés de notre colonie. Il m'a donc
paru qu'il était intéressant d'en publier un relevé complet au heu
de me borner à la simple description des types nouveaux. Au
point de vue des études de zoogéographie, de tels relevés pré-
sentent évidemment un grand intérêt, et ils nous aideront à établir
un jour la répartition des diverses espèces dans l'Afrique centrale.
Les récoltes de M. Carrier (Musée du Congo) ont été faites à
Gali-Koko, celles de M. KorLer (Musée du Congo) à Lukombe et
à Dima, et celles de M. Luya (Musée de Luxembourg) à Kondué.
L'une des espèces nouvelles, Puppeia superba n. sp., a également
été récoltée à Kisantu (district du Moyen-Congo), par M. le
D’ BEQUAERT.
J'énumère aujourd'hui les Cimicidæ et les Corerdæ recueillis.
Je compte donner prochainement le relevé des Reduviide.
— 18O —
Famizze CIMICIDÆ.
Pour l’énumération des Pentatomidæ, je suis l’ordre du récent
catalogue de mon regretté ami G. W. KirKALDY.
1. — Damarius splendidulus FaABr. : Kondué.
2. — Afrius Kolleri nov. sp.
D'un rouge sang ou rouge brique, tendant parfois (par décoloration) au
flavescent. Sont noires, teintées de bleu, de vert ou de violet métallique,
les parties suivantes : le tylus et le bord interne et externe des joues, une
tache latérale de chaque côté de la tête, partant de la base, englobant
l’ocelle (rouge) et s'étendant jusque environ au niveau du bord antérieur de
l'œil; sur le pronotum, de chaque côté, une tache recouvrant la cicatrice et
se continuant en dehors et en arrière par une sorte de bande coudée qui suit
le bord latéral antérieur à partir du sinus, en laissant libre l’extrème bord,
puis se continuant sur le bord postérolatéral, —une bande médiane partant de
la base et s'étendant jusque près des cicatrices, et de chaque côté une bande
entre celle-ci et la bande marginale; sur l’écusson une bande marginale
latérale et apicale, et une bande médiane partant de la base et allant en se
rétrécissant jusqu'à se fusionner presque, à l’apex, avec la bande marginale;
la poitrine, sauf le limbe antérieur et latéral du prostéthium et le limbe
postérieur, au moins en dehors et en son milieu, une tache latérale du méso-
et du métastéthium, et les hanches; chez le mâle, le ventre en entier sauf de
chaque côté, à chaque segment, une tache marginale apicale; chez la
femelle, le ventre est rouge avec sur chacun des segments 2-5 une tache
médiane noire au bord apical et de chaque côté en dehors une tache
transversale occupant la partie basale du segment mais laissant libre le bord
externe; le dernier segment avec le bord apical seul rouge. Corie avec une
bande longitudinale assez peu nette sur son disque; membrane brun foncé,
brillante.
Pattes d’un noir ou noir brun à reflets d'un bleu violet ou vert brillant,
les fémurs avec des traits longitudinaux, plus ou moins interrompus, d’un
blanc d'ivoire ou ferrugineux, de même que les arêtes des tibias; les tibias
antérieurs faiblement dilatés-comprimés, les fémurs antérieurs à épine
nette. Antennes noires à reflets métalliques; 5° article le plus long, 2° et
4° subégaux, 3° un peu plus court. Rostre flavescent brunâtre ou rougeûtre,
sombre à la base.
En dessus, brillant, sauf l’élytre; ponctuation régulière et dense. Tête à
bords latéraux sinués. Pronotum à bords antéro-latéraux sinués nettement,
crénelés en avant; les angles latéraux guère saillants, acuminés; la ligne
— QE —
médiane lisse atteignant presque le bord antérieur. Écusson à partie apicale
rétrécie assez fortement, l’apex tronqué, arrondi; dans les angles de la base
une petite fossette noire bien nette. Le mâle avec une plage soyeuse dorée
de chaque côté du disque des segments 4-5.
Longueur G'Q 105 à 12 millimètres.
Cette espèce nouvelle, bien distincte des Afrius décrits
jusqu'ici, a été recueillie à Gali-Koko par M. CARLIER et à
Lukombe, le 6.X.1908, par M. KoLLER, à qui je la dédie.
3. — Planopsis silvatica Disr. : Gali-Koko.
4. — Platynopus 17-maculatus PAx. (rosératus) : Kondué, Gali-
Koko.
La var. #rijunctus WALK. a été recueillie à Lukombe, le
6.X.1908, par M. Kozrer.
. — Macrorhaphis acuta Darz. : Dima 24.IX.
[Sat
6. — Dorycoris pavoninus WEStTWw. : Gali-Keko.
7. — Glypsus conspicuus var. mœstus GERM. : Gali-Koko.
8. — Dyyadocoris? heterocerus W A1x. : Lukombe 20.X.
Y
9. — Æalyomorpha viridescens W A1K. : Kondué.
10. — 7ripanda signitenens Disr. : Dima 18.IX.
11. — Caura pugillator GERM. : Gali-Koko, Kondué.
12. — C. bipartita SIGN. : Gali-Koko.
13. — ©. flavomarginata Disr. : Gali-Koko, Kondué.
14. — C. intermedia Disr. : Kondué.
15. — Aspavia armigera FaABr. : Lukombe 29.X, Gali-Koko.
16. — A. acuminata Mot. : Lukombe 20.X, Gali-Koko.
17. — À. brunnea SiGN. : Gali-Koko.
— 192 —
18. — Carbula capito STAL : Gali-Koko.
19. — C. cuneata Disrt. : Gali-Koko.
20. — C. melacantha FABr. : Gali-Koko.
21. — Agonoscelis versicolor THUNS. : Lukombe 6.X.
22. — Stenozygum Varelai Scout. : Kondué, Dima 29.1IX.
23. — Nezara O Six. : Gali-Koko.
24. — Eurysaspis congolensis Dist. : var. : Kondué.
25. — Antestia cincticollhs THUuN8. : Dima 209.IX.
26. — Bathycælia buonopoziensis Paz. : Dima 29.IX.
27. — BP. thalassina H.-Scx. (larve) : Gali-Koko.
28. — Scribonia pilosa STÂL : Kondué. — M. MaAYXÉ nous en
a également envoyé un exemplaire recueilli à Congo da
Lemba.
29. — Atelocera serrata FABr. : Kondué, Gali-Koko.
30. — Paramecocoris pallidus Darz. : Gali-Koko.
31. — Ærachteus dubius Scaour. : Lukombe 5.X, Gali-Koko.
32. — Er. tibialis Dar. : Gali-Koko.
33. — Myrochea afiinis Scaourt. : Gali-Koko.
34. — T'antia Gelei Dist. : Dima 23 et 24.1X.
35. — 7. striata SiGN. : Dima 23.1X.
36. — Gonopsis kasaicus nov. sp.
En dessus, d’un noir assez brillant, avec une fascie en avant des angles
latéraux, l'extrême bord latéral antérieur (au moins en partie), l’écusson (les
bords rembrunis), et le connexivum, d’un flavescent ferrugineux; le bord
marginal de la corie crème, la membrane brune. En dessous, d’un flavescent
ferrugineux, la poitrine fortement rembrunie, de même que la région
médiane du ventre, tendant au brun noir; les pattes noires. Ventre à
macules punctiformes noires, notamment dans la zone médiane sombre et
dans la région des stigmates; le segment anal et l’apex du 6° segment
noirâtres également. Rostre et 1° article des antennes brun noir; articles 2-4
(5 manque) des antennes ferrugineux, l’apex plus clair; 2° légèrement plus
long que le 3° qui est subégal au 4°. Pronotum à angles latéraux saillants
transversalement et acuminés; les bords antéro-latéraux denticulés. Ponc-
tuation assez grossière et dense, mêlée de rides sur l’écusson et le pronotum,
celui-ci présentant des rides transversales plus nettes en avant des angles
latéraux ; la tête et la région voisine des bords antéro-latéraux corrodées.
Longueur cf 15%m5.
Un mâle récolté à Gali-Koko, par M. CARLIER.
37. — Aspongopus cruralis Disr. : Dima 23 et 29.1X.
38. — A. viduatus Fagr. : Lukombe 19.X, Gali-Koko.
39. — Aotea subfasciata WEstTw. : Gali-Koko, Kondué.
40. — PF. acuta STAL : Dima 24.IX.
41. — Anoplogonius nigricollis SiGN. : Gali-Koko.
42. — Cryptacrus comes FaBr. : Kondué, Lukombe.
43. —.Calidea Dregei GERM. : Gali-Koko, Kondué.
44. — Procilia nigricornis Sicx. : Kondué.
45. — Sphærocoris annulus FABRr. : Kondué.
46. — Aphanopneuma Stali Moxr. : Kondué.
47. — Ceratocoris cephalicus Mont. : Gali-Koko, Kondué.
48. — Libyaspis guttata LeacH : Lukombe 12 et 20.X.
49. — Z. sp. : Gali-Koko.
50. — Z. flavosparsa Mort. : Kondué.
51. — Cantharodes congolensis Scout. : Kondué.
2. — C. maculatus Mont. : Kondué.
— 184 —
53. — C. Lujai nov. sp.
Corps assez fortement aplati, mais convexe néanmoins en dessus, l’écusson
notamment. La tète excavée nettement, largement arrondie en avant, avec
un léger sinus médian. Le pronotum à bords latéraux dessinant un angle très
obtus et mousse, dont le côté antérieur est légèrement courbé; une dépres-
sion transverse bien nette vers le milieu, interrompue sur le disque. Bord
visible de la corie arqué assez fortement. Ecusson offrant de chaque côté
près de la base une dépression transverse, marquant le bourrelet, effacé au
milieu; la plus grande largeur se trouve après le milieu; largement arrondi
au bout; le bord externe nettement rebordé dès avant le milieu et sur tout
le pourtour apical; antennes à r et 3 subégaux, 2 très petit, 5 subégal à 2.
En dessus, brillant noir semé de macules jaunes plus ou moins con-
fluentes, peu abondantes, sauf sur la tête (sauf le disque). Celle-ci offre une
tache plus grande de chaque côté à la base, plus près de l’ocelle que de
l'œil. Le pronotum présente de chaque côté une bande assez nette partant
de la tache jaune basale de la tête et allant aboutir à l’angle basal de
l’écusson; cette bande donne un rameau assez peu net, à droite et à gauche,
dans l'impression transversale. L'écusson avec une bande irrégulière partant
de l'angle basal, s’écartant du bord, s'étendant un peu obliquement (en
dehors) au delà du milieu, puis se coudant et aboutissant au bord latéral;
à la base, au milieu, une tache assez grande; entre celle-ci et la bande
externe, une bande arquée, interrompue, allant jusqu'au milieu à peu près,
les deux bandes dessinant une ellipse interrompue latéralement et à l’extré-
mité; en outre, sur la partie apicale, de chaque côté, une bande coudée
en V à pointe interne et à bras droit atteignant le bord. Outre ces bandes (peu
larges et plus ou moins nettement marquées) le pronotum et l’écusson sont
semés de petites macules jaunes, plus nettes sur les côtés de l’écusson,
notamment à l’apex. Toute la surface (en dessus), sauf les parties jaunes,
couverte d’une ponctuation assez fine et dense, formant des vermiculations
ou de fines rides sur le disque de la tête, les côtés du pronotum et les côtés
de l’écusson à la base; de-ci de-là un point noir dans les parties jaunes;
écusson avec une fine ligne longitudinale médiane lisse, se continuant sur
le pronotum.
En dessous, d’un brun de poix très foncé, brillant, la poitrine d’un noir
mat, sauf les hanches. Les antennes à articles 1, 4-5 noirâtres, les autres
brun de poix. Pattes brun de poix, les tibias orangés (l’apex même sombre),
les tarses noirâtres à l’apex.
Longueur ç' 1375. 2
Un spécimen of provenant de Kondué et recueilli par M. LuJa
à qui je me fais un plaisir de dédier cette jolie espèce.
54. — Brachyphatys testudonigra G&er : Lukombe 10.X.
= OS =.
55. — Coptosoma Fallour Moxr. : Lukombe 20.X.
56.—C. sp. (1 ex.) : Gali-Koko.
57. — Piezosternum calidum FaBr. : Dima 23.1X, Kondué.
58. — Tessaratoma æthiops Disr. : Gali-Koko.
59. — 7. Afzelii STAL : Kondué.
FamILzze COREIDÆ.
HA
. — Phyllogonia biloba Siex. : Kondué, Lukombe 6.X.
2. — Plectropoda cruciata Darz. : Gali-Koko.
. — PI. lividipes FarrM. : Gali-Koko, Kondué, Lukombe 6 et
20.X, Dima 29.1X.
4. — PI. oblongipes FAïRM. : Gali-Koko, Kondué, Dima 29.IX,
Lukombe 6 et 9.X.
5. — P1. spinulosa Sicx. : Kondué, Lukombe 12.X.
[e>)
Cette espèce a été décrite sur le sexe mâle seul et le type
en provenait du Calabar. MM. Korzer et LuJA en ont rapporté
la femelle également. Chez celle-ci la dilatation inférieure
des tibias postérieurs part insensiblement dès la base, sa plus
grande hauteur se trouve avant le milieu, puis elle décroit à
nouveau graduellement et fortement, son bord étant vers l’apex à
peu près parallèle à la ligne élevée du tibia; la dilatation supé-
rieure ne commence qu'après le quart basal, s'élève plus rapide-
ment, a sa plus grande hauteur vers le milieu, puis décroît peu
sensiblement.
6. — Cipia dilatata Six. : Kondué.
M. LuJa a récolté à Kondué des exemplaires mâles et femelles
typiques, et en outre des femelles pour lesquelles j'établis une
variété nouvelle :
Var. pallida n. var.
Diffère de la femelle typique uniquement par la coloration (peut-être
s'agit-il d'individus immatures?). Pronotum (sauf la base), dessous du corps
— 10 —
(sauf les sutures, les hanches et les trochanters), pattes (sauf les articulations
et la dilatation interne des tibias en partie) d’un flave roux brunâtre, le
reste brun foncé ou noir comme chez le type. Antennes brun foncé, le
4° article plus clair en sa partie basale.
7. — Mygdonia tuberculosa Sicx. : Gali-Koko, Lükombe 5, 10,
14, 20.X, Dima 24.1X.
8. — Mictis loricata Dist. : Kondué.
9. — MW. metallica Sicx. : Kondué.
A
10. — Cossutia flaveola DR. : Lukombe 2.X
11. — C. Stäl Sicx. : Lukombe 2.X.
12. — Puppeia cincta SiGx. : Gali-Koko.
13. — P. superba nov. sp.
En dessus, d’un magnifique vert métallique, la membrane d’un vert
bronzé brillant. En dessous, jaunâtre, à l'exception des parties suivantes :
une bande marginale à la poitrine et les hanches d’un vert métallique;
un bande longitudinale unissant les hanches, une fascie couvrant le méta-
notum, la zone marginale du ventre, une bande latérale de chaque côté de
son disque, allant du 1° au 5° segment sur l’apex duquel elles se réunissent,
ces bandes réunies en outre par des fascies étroites occupant le bord apical
des segments 2-4, la ligne médiane de 6 et du segment terminal, les pattes,
le rostre, les antennes, d’un noir ou d’un brun foncé à reflets métalliques
verts ou violacés.
Tête à ponctuation fine et dense. Pronotum en majeure partie (sauf en
avant), clavus et corie en entier, à ponctuation forte, nettement rugueux-
vermiculeux, comme chagrinés, à rides nettes. Ecusson et pronotum en
avant plus unis, moins vermiculés. Ponctuation du prostéthium plus forte et
en dehors surtout rappelant celle du pronotum; méso- et métastéthium
moins fortement ponctués. Ventre d'aspect presque lisse.
Pronotum à bords antéro-latéraux à peu près droits (très légèrement
courbés), denticulés nettement; les angles latéraux à peine saillants, acu-
minés. Écusson guère convexe. Antennes à 4°article le plus long, 1 nettement
plus court que 4, et plus long que 2, 3 un peu plus court que 2; 3 légèrement
dilaté à l'extrémité apicale, la dilatation parfois fort nette en dessus sous
forme d’un petit lobule, d’autres fois peu marquée.
Longueur 23 millimètres à 25755.
Var. pallidipes nov. var.
Pattes en majeure partie, articles 1-3 des antennes (sauf l’apex) jaunâtres.
Cette magnifique espèce, si distincte du 2. cincta (trouvé à
Gali-Koko par M. CARLIER), se trouve à la fois dans le Kasai, où
M. LuJA l’a récoltée à Kondué, dans le Kwango, où M. KozrEr
l’a découverte à Lukombe, et dans le Moyen-Congo, où M. le
D' BEQUAERT en a recueilli un exemplaire à Kisantu, le 14. IX.
1910, au cours d'une visite rapide à cette station. Son aire de
dispersion est donc fort étendue, et il est étonnant qu'elle ait passé
inaperçue jusqu'ici.
La variété pallida appartient bien au Puppeia superba, car l’un
des exemplaires que j'ai sous les veux, typique à part cela, a les
tibias postérieurs jaunâtres, l’apex excepté, et relie donc la variété
pallida à la forme typique.
14. — Anoplocnemis pectoralis GERM. : Gali-Koko.
15. — An. curvipes FaBr. : Kondué, Lukombe 5 et 20.X.
16. — An. tristator FaBr. : Gali-Koko, Lukombe, 5, 6, 12, 14,
2ORXE
17. — An. tenuicornis STÂL : Gali-Koko.
18. — Petascelis foliaceipes Disr. : Kondué.
19. — Daladeropsis africana DaArr. : Gali-Koko, Kondué.
20. — Æomæocerus pallens Fagr. : Gali-Koko, Lukombe 5 et
HAINE
21. — Latimbus Kolleri nov. sp.
Paraît voisin du Z. nigrispinus ST., que je ne connais que par
sa description.
En dessus, d’un flavescent légèrement ferrugineux, à ponctuation ferru-
gineuse dans la partie antérieure du corps, noire en arrière. Une bande
latérale de la tête, partant de l'insertion des antennes et coupée par l'œil,
— Id —
les bords latéraux du pronotum (étroitement), le bord externe de la corie
à la base, et les articles 1-3 des antennes, noirs; le 4° article des antennes
est orangé, rembruni dans le tiers apical, noir à l’extrème base.
La ligne médiane du pronotum et de l’écusson et les extrêmes bords
latéraux de celui-ci, d’un blanc ivoire, imponctués. Sur la corie, les nervures,
lisses, ressortent en clair; membrane brune. Connexivum à angles apicaux
et angles des segments noirs. Dos de l'abdomen concolore.
Tête à tubercules antennifères non aigus. Pronotum à angles latéraux
saillants peu fortement, moins que chez Z. distinctus SCHOUT. et faiblement
relevés; les bords antéro-latéraux presque droits. Antennes à 1° article le
plus long, 4 un peu plus long que 2, 3 et 2 presque égaux.
Tète en dessous et région médiane de la poitrine jusqu'au delà des
orifices, d'un blanc ivoire ou crème; la partie extérieure de la poitrine d’un
brun-chocolat, tendant au noir vers l’intérieur, plus claire au dehors, avec
même au prostéthium, près du bord latéral, l'indication d'une bande claire.
Ventre brun-chocolat, plus pâle sur le disque et en dehors; de chaque côté
une bande crème dont le bord extérieur est en continuité avec celui de la
région crème de la poitrine : ces deux bandes se réunissent au bord posté-
rieur du dernier segment; de plus, le limbe extérieur du ventre est éclairci,
flavescent; quelques taches noires sur le ventre, notamment à la limite de
la bande crème et de la zone foncée externe. Pattes d’un flavescent brunâtre,
les ongles sombres, fémurs (médians et postérieurs) avec quelques épines
courtes et aiguës, dont deux plus longues (une de chaque côté) avant
l'extrémité.
Segment génital du mâle trisinué au bord apical, le sinus médian plus
faible.
Longueur ç‘ 12 millimètres.
Recueilli à Dima le 24.1X.1908, par M. Kozzer.
22. — Leptoglossus membranaceus FABR. : Gal-Koko, Kondué,
Dima 29.1X, Lukombe 12 et 16.X.
23. — Acanthocoris Carlieri nov. sp.
D'un noir légèrement brunâtre, recouvert d’un revêtement grisâtre, la
carène scutellaire rougeâtre ainsi que le dos de l’abdomen, le 4° article des
antennes flavescent, rembruni distalement, tarses brunâtres; l’apex de
l’'écusson flave.
Pronotum assez allongé et étroit, en forme de trapèze à partir des angles
latéraux, ceux-ci guère proéminents; une dépression longitudinale de chaque
côté près des angles latéraux, faisant paraître ceux-ci un peu relevés; le
pronotum couvert de petits tubercules. Écusson modérément convexe.
== 189 =—
Élytres à dilatation nette, n’atteignant pas l'extrémité de l'abdomen; mem-
brane brunâtre. Antennes guère tuberculées, à 4° article le plus court, 1 et 3
subégaux, 2 un peu plus long. Pattes à fémurs offrant en dessus à l’apex un
tubercule conique net; les fémurs postérieurs fortement renflés et couverts
de tubercules plus nets que sur les autres fémurs; tibias antérieurs et inter-
médiaires comprimés ; les postérieurs rétrécis à la base puis allant en s’élar-
gissant jusqu'avant le milieu, se rétrécissant alors graduellement; la crête
interne avec de petits tubercules, dont le plus fort est placé après le milieu.
Pas de tubercules marginaux à l'abdomen.
Longueur ç‘ 10 millimètres.
Gali-Koko, recueilli par M. CARLIER, à qui je l’ai dédié.
24. — Cletomorpha indicator HAGz. : Dima 17.1X.
25. — C1. lancigera FaBr. : Gali-Koko, Dima 17, 23, 24.1X.
26. — Hydara tenuicornis WEstw. : Dima 17, 21, 24.1X.
27. — Acanthomia hystricodes STÂL : Gali-Koko.
28. — Leptocorisa apicalis Wesrw. : Lukombe 16.X.
29. — Mirperus jaculus THUN8. : Gali-Koko.
30. — T'upalus maculatus Disr. : Dima 21.IX.
31. — Arptorpus dentipes FABr. : Lukombe 7, 10, 12.X.
32. — Serinetha amicta GERM. : Kondué.
DES
POISSONS DES COUCHES DU LUALABA
(CONGO BELGE)
PAR
Maurice LERICHE
Chargé du cours de Géologie à l’Université de Bruxelles.
(Planches IX-X.)
Jusque dans ces derniers temps, les formations géologiques du
Congo — en dehors de celles, d'âge crétacé et tertiaire, qui
affleurent dans l’étroite bande côtière située à l’ouest des Monts
de Cristal — n'avaient guère fourmi de fossiles. M. Duponr ()
avait seulement signalé la présence d'une Ampullaire, aux environs
de Léopoldville, dans une roche bréchoïde, appartenant à la for-
mation que l’on désigne aujourd'hui sous le nom de système du
Lubilache (°).
(:) Ep. Dupont, Lettres sur le Congo. Récit d'un voyage scientifique entre l'embouchure du
fleuve et le confluent du Kassaï, p. 268; 1889.
(2) M. CoRNET a montré ce qu'il fallait penser des deux Gastropodes qui avaient
été trouvés par CAPELLO et IVENS dans le Katanga, et qui indiqueraient — d’après ces
voyageurs et d’après DELGADO, qui a déterminé leurs échantillons — la présence, dans cette
région du Congo, de dépôts marins, tertiaires et récents |[J. Corner, Les formations post-
primaires du Bassin du Congo. (Annales de la Société géologique de Belgique, t. XXI, 1893-
1894, Mémoires, pp. 196-197)]. Celui de ces Gastropodes — un moule, rapporté avec doute
au genre Murex — sur lequel ces explorateurs s'étaient basés pour annoncer la présence de
dépôts tertiaires au Katanga, a dû être inexactement déterminé, car, jusqu'ici, aucune trace
de pareils dépôts n’a été relevée dans cette région. Le second Gastropode, reconnu par
DELGADO pour appartenir à une espèce vivant actuellement dans l’océan Indien, O/iva subu-
lata LAMARCK, a pu être apporté, par une caravane, de la côte orientale de l'Afrique.
— I9I —
La récente découverte de Poissons fossiles au centre du Congo
permet enfin de soumettre au contrôle paléontologique la classi-
fication qui a été faite des terrains qui afHeurent dans l'immense
région arrosée par le Congo et par ses aflluents.
On sait que le Bassin du Congo forme une gigantesque cuve, qui
est constituée par des terrains redressés et plissés, rapportés à
l’'Archéen et aux Terrains primaires. Au fond de cette cuve,
s'étalent, en couches horizontales ou faiblement ondulées,
des formations apparemment continentales, dans lesquelles
M. J. Corner () a, depuis longtemps, reconnu les caractères stra-
tigraphiques de la formation du Karoo, en Afrique australe.
Ces formations horizontales du Bassin du Congo ont été répar-
ties, par M. CorNET, en trois systèmes, qui sont, de la base au
sommet : le système du Kundelungu, le système du Lualaba et le
système du Lubilache (”).
En se basant sur les caractères minéralogiques des couches qui
composent ces systèmes, notre confrère a Cru pouvoir préciser
les rapports de ces derniers avec les divisions établies dans la
formation du Karoo, et, récemment, il a considéré les systèmes
du Lualaba et du Lubilache comme les équivalents respectifs
des couches de Beaufort (Trias supérieur) et de Stormberg
(Rhétien) (°).
C'est dans le système du Lualaba que fut faite la découverte de
Poissons rappelée plus haut.
L'étude de ces Poissons m'a été confiée par la Direction du Musée
du Congo et par l'Administration de la Compagnie des chemins de
fer du Congo supérieur aux Grands Lacs africains. [adresse à l’une
et à l'autre mes remerciements.
J'ai déjà fait connaître, dans une note préliminaire, le résultat
de cette étude et conclu à l'attribution des couches du Lualaba
(*) J. Corner, Les formations post-primaires du Bassin du Congo. (Azxales de la Société
géologique de Belgique, t. XXI, 1893-1894, Mémoires, pp. 262-260.)
(2) J. CoRNET, oc. cit.
J. Corner, Les Couches du Lualaba (Communication préliminaire). (Annales de la Société
géologique de Belgique, t. XXXN, 1907-1908, Bulletin, pp« 99-100.)
{5) Communication de M. J. Corner (octobre 1910).
au Trias supérieur ("). Ce résultat confirme donc celui auquel
M. CorNET était arrivé par une autre voie.
Le présent travail a pour but de justifier, par la description et la
figuration des restes de Poissons rencontrés dans les couches du
Lualaba, les conclusions de la note préliminaire précitée.
*
*%x x
Les restes de Poissons étudiés ici proviennent de deux gisements,
Kilindi et Kindu, situés sur le Congo-Lualaba (*).
Gisement de Kilindi. — Le gisement de Kilindi, qui fut décou-
vert le premier (*), est situé au confluent de la rivière Lindi et du
Congo-Lualaba, par 1°8'50" de latitude sud. Les roches qui le
constituent sont des macignos schistoïdes, tendres et blanchâtres,
disposés en bancs horizontaux au milieu du lit du Lualaba.
Ces bancs sont submergés pendant une grande partie de l’année;
ils ne découvrent que pendant une courte période, à l'étiage. C'est
en procédant à la destruction de ces bancs que feu le lieutenant
Van DER MAESEN (*) découvrit les restes de Poissons décrits
plus loin.
A la suite de cette découverte, l'État du Congo fit entreprendre,
autour de Kilindi, des recherches dans le but d'obtenir des maté-
riaux plus nombreux et plus complets. Ces recherches ne donnèrent
aucun résultat.
(2) MauRICE LERICHE, Sur les premiers Poissons fossiles rencontrés au Congo belge,
dans le système du Lualaba. (Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des
Sciences de Paris, t. CLI, pp. 840-841. Novembre 1910.)
(2) Lualaba, nom que porte le Congo supérieur, en amont de Stanleyville.
(5) J. CorNET, Annales de la Société géologique de Belgique, t. XXXN, 1907-1908,
Bulletin, p. 84.
(4) Le lieutenant PAUL-HUBERT VAN DER MAESEN, né à Bruxelles le s novembre 1876,
décédé à Lokandu (Haut-Congo) le 6 janvier 1906, appartenait au corps du génie de
l’armée belge. Au cours d’une première mission, il étudia le cours du Lualaba, en amont de
Ponthierville, en vue de l'amélioration des conditions de navigabilité du fleuve. Il fit un levé
complet de ce dernier, entre Ponthierville et Kindu.
Une seconde mission fut confiée au lieutenant VAN DER MAESEN en 1005; elle avait pour
objet l'exécution des travaux reconnus nécessaires par les premières études du jeune
officier. C’est en exécutant ces travaux que VAN DER MAESEN découvrit le gisement
fossilifère de Kilindi.
Gisement de Kindu. — Ce gisement (‘) est situé sur la rive
gauche du Lualaba, par 3° de latitude sud. IT fut découvert par les
ingénieurs de la Compagnie des chemins de fer du Congo aux
Grands Lacs africains, dans une exploitation de pierre à bâtir.
Les lits qui renferment les restes de Poissons sont des calcaires
blancs et des marnolithes vert clair.
4 DESCRIPTIONS ESMES PE CES:
Famizze DES PHOLIDOPHORIDÆ.
Genre 2ALMOPIEURUSARNER:
Peltopleurus Maeseni LERICHE (pl. IX).
Peltopleurus Maeseni. M. LERICHE, Sur les premiers Poissons fossiles rencontrés
au Congo belge, dans le système du Lualaba. (Comptes rendus hebdomadaires des
séances de ! Académie des Sciences de Paris, t. CLI, p. 841.)
Le gisement de Kilindi a fourni un certain nombre de restes et
d'empreintes d’un Pholidophoridé de petite taille. Ces restes et ces
empreintes sont, malheureusement, toujours incomplets, privés de
la tête, et réduits à une portion plus ou moins importante du tronc
et à la queue. De plus, leur état de conservation est, en général,
très défectueux. Les deux exemplaires les mieux conservés sont
figurés sous les n° 1 et 2 de la planche IX.
Le tronc de ce Pholidophoridé est assez allongé; il va en s’atténuant
régulièrement jusqu’à la naissance de la nageoiïre caudale.
Les nageoires ventrales sont petites. La nageoire dorsale est située en
avant de la nageoire anale (*). Le pédicule caudal est large; la nageoire
(2) J. CoRNET, Sur la géologie du Lualaba, entre Kassongo et Stanleyville. (Annales de
( a Soctété géologique de Belgique, t. XXXVI, 1008-1909, Bulletin, p. 231.)
() Cette nageoïire anale n'est pas conservée dans les deux exemplaires figurés.
caudale paraît être assez peu échancrée. Les flancs sont, en grande partie,
recouverts, de chaque côté, par une rangée de très hautes écailles, dont
la hauteur décroît rapidement dans la région caudale.
Les écailles sont ornées de stries longitudinales, qui viennent denticuler
leur bord postérieur.
La ligne médiane de la face ventrale est occupée par une rangée d’écailles
pointues en arrière.
La présence, d’une part, de nageoires ventrales et d’une rangée
de très hautes écailles recouvrant les flancs, et, d'autre part, la
position de la dorsale en avant de l’anale montrent que le Pholi-
dophoridé de Kilindi, quoique mal conservé, peut être rapporté
au genre Peltopleurus.
Ce Peltopleurus diffère des espèces du genre décrites jusqu à ce
jour (?. splendens KXER, P. humilis KKER, P. Knert A.-S. Woop-
WARD) par ses écailles striées longitudinalement et denticulées au
bord postérieur. Quelques très fines stries longitudinales ornent
parfois les écailles de P. splendens, mais elles n'arrivent pas à
denticuler le bord postérieur, qui reste entier.
Au point de vue de l’ornementation des écailles, le Pe/#opleurus
de Kilindi se rapprocherait peut-être davantage d'un Pe/topleurus
que KNER a désigné provisoirement sous le nom de ?. gractlis (”)
et dont les écailles porteraient des stries longitudinales.
Les Peltopleurus connus jusqu'ici proviennent tous du Trias
supérieur. [ls ont été rencontrés, au même niveau, en Carinthie,
dans le Tyrol, en Lombardie et dans la province de Salerne (Italie
méridionale).
La présence, dans le gisement de Kilindi, d'un genre aussi loca-
lisé, dans l'échelle stratigraphique, que le genre Pe/fopleurus,
détermine immédiatement l’âge de ce gisement et de la formation
à laquelle il appartient.
Les couches du Lualaba doivent donc être — en totalité ou en
partie — attribuées au Trias. La partie de ces couches qui ren-
(:) R. Kwer, Die Fische der bituminôsen Schiefer von Raïbl in Kärnthen. [Sizungs-
berichte der mathematisch-naturwissenschaftlichen Classe der khaiserlichen Akademie der
Wissenschaften, vol. LIII, 1re partie, p. 185 (en note infrapaginale); 1866.]
ferme le gisement de Kilindi — la zone moyenne, schisto-calca-
reuse, de M. Passau (‘) — doit représenter le Trias supérieur.
J'ai nommé le Pe/fopleurus de Kilindi ?. Maesent, en souvenir
du lieutenant VAN DER MAESEN, qui découvrit le gisement fossi-
lifère de Kilindi, en procédant au dérochement du Lualaba.
Localité : Kilindi.
Type : Musée du Congo, à Tervueren.
Genre PAHOLIDOPHORUS L. Acassrz.
Pholidophorus Corneti LERICHE, n. sp. (pl. X, fig. 1).
Pholidophorus. M. LERICHE, Sur les premiers Poissons fossiles rencontrés au
Congo belge, dans le système du Lualaba. (Comptes rendus hebdomadaires des
séances de l’Académie des Sciences de Paris, t CLI, p. 841)
À la carrière de Kindu, les ingénieurs de la Compagnie des
chemins de fer du Congo supérieur aux Grands Lacs africains ont
trouvé, dans un banc de marnolithe, une portion importante de
l’écaillure d'un PAo/idophorus de petite taille (pl. X, fig. 1).
Les écailles sont plus hautes que longues et lisses; leur bord postérieur est
entier. Elles sont disposées suivant cinq rangées : quatre rangées appar-
tiennent au côté droit; la cinquième, représentée seulement par trois écailles,
appartient probablement à la rangée dorsale du côté gauche.
Les écailles de la rangée qui porte la ligne latérale sont de beaucoup les
plus hautes; dans la partie antérieure du tronc, leur longueur est contenue
un peu plus de deux fois dans leur hauteur. Leur surface s'élève, sur le pas-
sage de la ligne latérale, en une quille saiïllante.
Les écailles des deux rangées qui encadrent la rangée d’écailles de la ligne
latérale sont assez différentes; celles de la rangée du côté dorsal sont sensi-
blement plus courtes que celles de la rangée du côté ventral.
Par la hauteur relativement grande des écailles de la ligne laté-
rale et par la présence d’une quille saillante accusant extérieure-
(1) G. Passau, Note sur la Géologie de la zone des Stanley-Falls et de la zone de
Ponthierville, Province orientale (Congo belge). (Annales de la Société géologique de Belgique,
t. XXXVI, 1908-1000, Mémorres, p. 238.)
— 196 —
ment le trajet de la ligne latérale, le Po/dophorus de Kindu rap-
pelle ?. purbeckensis DAVIES (‘), du Purbeckien du Dorsetshire.
Il s'en distingue cependant par ses écailles relativement plus
longues et par sa taille beaucoup plus petite.
Quoique incomplètement connu, le PAo/dophorus de Kindu
présente, dans son écaillure, des caractères qui lui sont propres, et
qui permettent de le distinguer des autres espèces décrites jusqu'ici.
Il peut donc être désigné sous un nom spécifique nouveau. Je
l’appellerai ?. Corneti, en l'honneur de M. J. Corner, le fondateur
de la Géologie congolaise.
Localité : Kindu.
Type : Musée du Congo, à Tervueren.
Fame DES SEMIONOTIDÆ.
Genre ZLEPIDOTUS,: LE: AGASSIZ.
Lepidotus (?) sp. (pl. X, fig. 2).
Lepidotus (2). M. LERICHE, Sur les premiers Poissons fossiles rencontrés au
Congo belge, dans le système du Lualaba. (Comptes rendus hebdomadaires des
séances de l’Académie des Sciences de Paris, t. CLI, p. 841.)
Une écaille (pl. X, fig. 2) trouvée à Kindu, dans un banc de cal-
caire blanc, ne peut être distinguée de celles des Zeprdotus. Elle est
épaisse et lisse. Son bord postérieur est armé de deux épines, dont
l'une occupe l'angle formé par ce bord et par le bord inférieur.
Localité : Kindu.
Musée du Congo, à Tervueren.
Enfin, des écailles assez minces, lisses, isolées ou groupées, sont
assez fréquentes dans les macignos de Kilindi. Elles indiquent un
) W. Davies, On New Species of Pholidophorus from the Purbeck Beds of Dorsetshire.
(Geological Magazine, 3° décade, vol. IV, 1887. p 337, pl. X, fig. 2-4.)
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REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, Vo. I (xorr). PIE
14
Portion de l’écaillure d’un indi-
vidu, vue par la face externe,
en grandeur naturelle (fig. 1)
et grossie quatre fois (fig. 14).
Pholidophorus Corneti, LERICHE
Localité : Kindu.
Lepidotus sp. — Écaille, vue
par la face externe, en gran-
deur naturelle.
Localité : Kindu.
M. LERICHE. — POISSONS DES COUCHES DU LUALABA. — II.
— 197 —
Poisson d'assez grande taille, appartenant soit à la famille des
Semionotidés, soit à celle des Eugnathidés.
EXPLICATION DES PLANCHES.
PLANCHE IX.
Fig. 1-2. — Peltopleurus Maeseni LericHE. Deux individus, privés de la tête, en grandeur
naturelle. — Fig. 1a-2a. Les mêmes, grossis un peu plus de trois fois.
Localité : Kilindi.
PLANCHE X.
Fig. 1. — Pholidophorus Corneti LERICHE. Partie de l’écaillure d’un individu, vue par la
face externe, et en grandeur naturelle. — Fig 14. La même partie, grossie
quatre fois.
Localité : Kindu.
Fig. 2. — Lepidotus sp. Écaille du côté droit, vue par la face externe, et en grandeur
naturelle.
Localité : Kindu.
NEW BLATTIDÆ
COLLECTED BY D SHEFFIELD NEAVE
IN THE -KATANGANREGION OF CONGO)
BY
R. SHELFORD, M. A., F. L. S.
(Oxford University Museum.)
Fam. BLATTIDÆ.
Sub-fam. £ZCTOPBIINÆ.
Ectobius Neavei sp. n.
Æ. africano Sauss. simillimus, sed minor, tegmina (S) haud
fusco-punctata, tegmmina (Q) valde abbreviata, quadrata.
d Testaceous; frons castaneous. Pronotum with lateral margins broadly
hyaline. Tegmina lanceolate, extending beyond apex of abdomen, some
minute fuscous markings between the veins in the anal field and basal third of
the discoidal field, radial vein emitting 4 rami towards the sutural margin.
Wings hyaline, veins testaceous, the venation conforming to the type
characteristic of the genus. Supra-anal lamina trigonal, surpassed by the
sub-genital lamina which is asymmetrical, produced and furnished at the
apex with one minute style. À large scent-gland opening on the ante-
penultimate abdominal tergite. Cerci and legs testaceous.
© Broader and shorter. Tegmina not extending beyond the 2nd abdominal
tergite, sub-quadrate. Scutellum exposed. Wings absent. Abdomen densely
fusco-punctate. Supra-anal lamina trigonal, sub-genital lamina semi-orbicular,
ample.
Total length (@°) 11 mm., (Q) 7,8 mm.; length of body (5°) 8 mm.; length
of tegmina (c°) 9 mm., (®) 2 mm.; pronotum 2 mm. X 3 mm.
Loc. : Kasenga-Kalumba.
(*) From the collections of the Musée du Congo belge, Tervueren.
A large number of specimens of both sexes.
In Æ. africanus Sauss. the QQ have the tegmina and wings
fully developed and in both sexes the tegmina are marked with
distinct round fuscous points very different from the irregularly-
shaped intervenular markings of this species.
Theganopteryx obscura sp. n.
Flavo-testacea; lamina supra-analis (S) trigonalis, lamina
subgenttalis producta, asyminetrica, stylis 2 minutissimis, cerct
breves, bast contigur.
g Uniform flavo-testaceous. Head castaneous, antennae fuscous: eyes
piceous, their distance apart on vertex of head nearly equal to the length of
the ist antennal joint. Pronotum posteriorly produced very obtusely.
Tegmina with 23 costals, radial and ulnar veins simple, 7 discoidal sectors.
Wings suffused with ochreous; 15 costals, medio-discal area in the middle
about 4 times broader than the medio-ulnar area and crossed by 15 transverse
venules, anterior ulnar bifurcate, the rami joining at their apices; a prominent
triangular apical area. Scent-gland openings on the 2nd and 7th abdominal
tergites ; supra-anal lamina trigonal, surpassed by the sub-genital lamina
which is produced, asymmetrical and furnished with 2 minute styles. Cerci
short, sub-acuminate, situated close together at the base.
Q Supra-anal lamina triangular, sub-genital lamina semi-orbicular, ample.
Cerci longer and more slender.
Total length (G9 11.1 mm., (@) 11-5 mm. ; length of body (c° 10 mm.,
(@) 8.5 mm.; length of tegmina (of and Q) 9.1 mm.; pronotum 3 mm.
X 3.5 mm.
Loc. : Kapema-Kipaila, 1 ©.
The types of this species are in the British Museum and were
obtained by Mr. S. À. Neave in S. E. Katanga and W. of Kam-
bove.
Sub-fam. PSEUDOMOPIN Æ.
Ischnoptera bisignata sp. n.
Î. punctifronti GErsr. ef 7. Longstaffo SHELF. affints; lestacea,
pronotuin bévittatum, lamina supra-analis (S) trigonalhis brevis,
— O0) —
lamina sub-genitalis valde producta, asynumetrica, stylis 2 atte-
nuatis.
g' Testaceous, a fuscous vitta between the eyes. Pronotum with 2 castan-
eous vittae. Tegmina and wings exceeding the apex of the abdomen.
Tegmina with radial vein bifurcate from before the middle, 13-14 costals,
the last 2 or 3 ramose, 8 longitudinal discoidal sectors, anterior ulnar
bifurcate. Wings with mediastinal vein 4-ramose, radial vein bifurcate from
beyond the middle, 10-11 costals, ulnar vein with 3 complete and 2 incom-
plete rami. Scent-gland opening as in Z. Longstaffi. Supra-anal lamina
shortly trigonal, much exceeded by the sub-genital lamina which is
produced, asymmetrical and with 2 slender pointed styles situated close
together at the apex. Front femora with a complete row of spines beneath,
the more distal shorter.
Q@ Similar, pronotum more heavily marked, abdomen beneath margined
with castaneous, supra-anal lamina shortly triangular, apex non-emarginate.
Total length (Gand ©) 15-16 mm.; length of body (5° 12 mm.; (®) 13 mm.;
length of tegmina (cf and @) 12 mm.; pronotum 3.9 mm. X 4.1 mm.
Var. microptera n. var.
Entirely similar but with the tegmina and wings in both sexes not
exceeding the apex of the abdomen.
Total length (Gand Q) 11 mm. ; length of tegmina 8,1 mm.
Loc. : Kasenga-Kalumba, Kipaila-Kisinga, Madona, Bunkeya,
Kilwa, Lukonzolwa
A large number of both sexes in all stages of development.
I know of no other species of this genus with micropterous males
and females. In the larvae the fuscous pronotal vittae extend into
the other two thoracic tergites and the abdomen is heavily mottled
with fuscous.
In the key to the African species of /schnoptera published in
Mém. Soc. ent. Belg., XV, p. 230 (1908) this species will follow
I. Longstafi and Z. punctifrons, but is distinguished from both by
the very short supra-anal lamina of the male.
Loboptera unicolor sp. n.
Picea, pronotum haud flavo-marginatum, tibiae spinis rufis,
lamina supra-analis (Q) ériangularis.
® Uniform piceous, nitid. Antennae fuscous. Tegmina narrow, squami-
Or —
form, barely extending beyond the mesonotum. Supra-anal lamina trian-
gular. Cerci short. Apices of coxae, tibial spines and tarsi rufous. Front
femora armed on anterior margin beneath with 4 strong spines succeeded
distally by piliform spines ; remaining femora strongly armed. Arolia
minute.
Total length 11 mm.; pronotum 3.1 mm. X 4.2 mm.
Loc. : Bunkeya, Moneka, Madona. Kalalangombe. A long
series of females only.
Sub-fam. BLATTIINÆ,
Stylopyga congoensis Sp. n.
Rufa; tegmina (S et ©) squamiformia, apice rotundato-trun-
cato; styli genitales furcati, asymmetricr.
a Unicolorous rufous, nitid; legs testaceous. Tegmina squamiform,
broader at base than long. Supra-anal lamina trapezoïdal, 7th abdominal
tergite produced in the middle. Sub-genital lamina subquadrately produced ;
the right genital style forked, the inner limb of the fork being reduced to a
small curved hook; the left genital style also forked, the limbs of the fork
widely separated and some minute tubercles at the junction of the limbs.
Cerci short, piceous, rufous at apex.
© Supra-anal lamina trigonal, apex faintly emarginate, truncate. Posterior
margins of abdominal tergites slightly plicated.
Total length (G) 16.17 mm.; (@) 20 mm.; length of tegmina 3.5 mm. ;
pronotum 6 mm. X 7.5 mm.
Loc. : Kambove, Kalumba, Kiamokosa, Bunkeya, Kipaila,
Lukafu : 3 SG, 4 00 (adult) and a large number of larvae.
Allied to S. zzanca GERST., but distinguished by the form of the
genital styles, the asymmetry of which is an unusual feature of this
genus.
Stylopyga Neavei sp. n.
S. anthracinae GERST. stmilis, picea, coxts, femoribus hbrisque
rufo-castaneis, terga abdominis 6° et 7° marginibus lateralibus
reflexis ; lamina supra-analis (S) trapezoidea; styli tenues, leviter
curvati, haud furcati.
Differs from $S. azthracina GERST. in the bright rufo-castaneous legs, in
the deflexed abdominal tergites 6 and 7, with reflexed margins (the structure
of these tergites resembling that in QQ of Pseudoderopeltis), and in the form
of the supra-anal lamina of the Œ. The posterior margin of the 1th abdo-
minal tergite is produced and faintly emarginate. The female is very like
that of Pseudoderopeltis aethiopica SAUSS. but the coxae are not blotched
with paler colour and the supra-anal lamina is triangular and deeply emar-
ginate at the apex.
Total length (&) 18 mm., (®) r9 mm.; length of tegmina 3 mm.; prono-
tum 6.1 mm. X 9 mm.
Loc. : Kaparowe, Bunkeya, Mfungwe, Madona-Bangweolo
SOC, 6 00:
Blatta barbara sp. n.
Rufo-castanea, tegmina (SG) ovata, cortacea, segmento 4 abdo-
aninis haud atthingentia, alae coriaceae; tegimina (©) quadrata,
segimento 2° abdominis haud attingenta, alae absunt,; lamina
supra-analis (S) érapezoidea, styli gracrles, haud curvat.
Rufo-castaneous; head piceous; antennae piceous at base, remainder
rufescent. Pronotum posteriorly truncate. Tegmina semi-corneous, obscurely
reticulate-punctaté, veins obsolescent, anal vein sometimes absent. Wings
rather shorter than the tegmina. Cerci stout, acuminate. Sub-genital lamina
sub-quadrate, apex not emarginate. Legs rufous.
Q Similar but head rufo-castaneous. Scutellum exposed. Tegmina faintly
punctate, veins entirely absent, outer margins faintly reflexed, inner margins
overlapping. 7th abdominal tergite produced in the middle; supra-anal
lamina trianeular, apex faintly emarginate.
Total length (9 15 mm., (@) 19.5 mm.; length of tegmina (5°) 7 mm.,
(Q) 5 mm.; pronotum 5.5 mm. X 7 mm.
Loc. : Kambove, Kaparowe, Madona-Bangweolo, Mpika-Fort
Jameson : 3 6G', 3 00 and larvae.
A male example taken between Mpika and Fort Jameson differs
somewhat from the type, the tegmina approximating in shape and
size to those of the female, but the specimen is in poor condition
and I am not certain if it is not a mere variety.
Deropeltis sculpturata KRrauss.
Deropeltis sculpturata Krauss, Zool. Jahrb., Abt. f. Syst., V,
p651,-pl.45, 42, 24 (1891).
Dr. NEAVE obtained some specimens which I regard as the
females of this species, previously known from the male sex only.
® Opaque piceous; head rufous; legs testaceous. Dorsal surface closely
and minutely punctate and with a sparse olivaceous tomentum. Pronotum
anteriorly with 2 depressions, the disc with some smooth spaces. Posterior
angles of thoracic tergites scarcely produced, those of abdominal tergites 5-7
very shortly produced. Posterior margin of pronotum faintly sinuate. Dise of
abdomen at base castaneous.
Total length 19 mm.; pronotum 5 mm. X 8 mm.
Loc. : Kambove-Chitura, Dikulwe, Chaka-Kundiganu, Kayambo,
13 examples.
Bantua valida sp. n.
PB. stigmosae KrAUSS affinis, sed latior; pronotum antice tuber-
culatum, disco rugoso punctatoque, angulis posthicis (Q) retro-
productis, marginibus anticis reflexis,; tegmina (S) hyalina, vast
castaneo.
d Head piceous, distance apart of eyes on vertex of head less than width
of ist antennal joint. Pronotum castaneous, anteriorly tuberculate with a
short median carina, dise rugose and punctate, anterior margin slightly
reflexed, posterior angles not produced, posterior margin minutely dentate.
Tegmina and wings extending considerably beyond the apex of the abdo-
men. Tegmina with the veins and the basal third castaneous, the remainder
hyaline. Disc of abdomen and legs testaceous, margins of abdomen casta-
neous.
Q Piceous. Head punctate, distance apart of eyes on vertex of head
greater than width but less than length of 1st antennal joint. Pronotum as
in ' but larger and with the posterior angles backwardly produced ; meso-
notum and metanotum coarsely punctate, the posterior angles of the former
slightly produced. Abdominal tergites finely rugose-punctate, sternites nitid
and posteriorly margined with castaneous. Cerci small, ovate, testaceous.
Legs rufo-castaneous. Supra-anal lamina rotundate.
Total length (5°) mm. ;(®) 20 mm. ; length of body (59) 19 mm.; length of
tegmina 20 mm. ; pronotum (@°) 5.5 mm. X 6 mm. ; (Q) 7 mm. X 8 mm.
Loc. : Kambove-Kipaïla : 1 G', 7 90.
NOUVELLES
HOUPNRES DEMCONES
FIN DUNBENOUE LA
PAR LE
D' F. SANTSCHI
La faune des Formicides de l'Afrique tropicale paraît moins
richement dotée que celle-des autres régions chaudes du globe.
Bien que jusqu'ici ce continent ait été bien moins fouillé par les
myrmécologistes et que de nombreuses espèces restent encore à
découvrir, surtout dans la partie centrale, on peut admettre cette
pauvreté relative. L'uniformité géographique du territoire africain
peut en être une des causes, mais je pense aussi que l'énorme
abondance de Fourmis de la sous-famille des Zory/ides, particu-
lièrement le genre Aromuna, peut causer aux autres Formicides
une concurrence capable d’en restreindre le développement. Les
Dorylides avec leur dimorphisme ét leurs redoutables mandibules
sont, en effet, les plus terribles ennemis des autres Fourmis
terricoles. Elles pénètrent partout dans les fourmilières, massa-
crant les adultes qu'elles emportent avec le couvain, et main-
tiennent ainsi leur prédominance. Presque seules, les espèces
arboricoles échappent à cette lutte et prennent en Afrique une
extension aussi grande qu'ailleurs. Le genre Cremastogaster, par
exemple, y pullule et offre une grande variété de formes. Les
Œcophylla, Camponotus et Polyrhachis sont aussi abondants
dans les régions forestières et se trouvent sur presque tous les
arbres.
La plupart des insectes qui sont décrits ici m'ont été envoyés
par mon regretté ami M. J. CRUCHET pour ceux du Benguela, et
par mon ami M. À. Weiss pour ceux du Congo.
Platythyrea Crucheti, n. sp.
© Longueur 7"#5. Noire. Pruineuse. Pubescence fine, dense sur l’abdo-
men, plus longue vers l'extrémité des mandibules et du gastre. Quelques soies
dorées bordent l’épistome. Mate. Finement et densément ponctuée réticulée.
Semée de fossettes moins marquées sur le gastre que sur le reste du corps. Tête
rectangulaire, plus longue que large, à côtés un peu convexes et bord occipi-
tal droit. Yeux convexes, réniformes, obliques, longs comme un peu plus
du quart du côté de la tête et placés un peu en avant du milieu. Epistome peu
convexe à bord antérieur arqué et suture postérieure peu distincte. Mandi-
bules triangulaires à bord terminal tranchant, parfois une dent subapicale
peu distincte et deux ou trois denticules obsolètes dans la moitié postérieure
du bord. Le scape dépasse le bord occipital de deux fois sa largeur. Deu-
xième article du funicule quatre fois plus long qu'épais, près de deux fois
plus long que le premier et le troisième. Tous les autres articles bien plus
longs que larges. Pronotum convexe, arrondi sur les côtés, un peu plus long
que large. Mesoepinotum plus bas, presque droit, sur le profil. Mesonotum
limité en avant par une forte suture, légèrement imprimée en arrière avec
une suture mesoépinotale un peu effacée.
La face basale de l’epinotum deux fois aussi longue que la face déclive,
légèrement aplatie. Face déclive subbordée, plane transversalementetconcave
de haut en bas. L’angle que forme l'union des deux faces est arrondi et
inerme. Pédicule d’un cinquième plus long que large, assez convexe d'avant
en arrière avec les faces antérieures et postérieures basses et plates. Le bord
postéro-supérieur arrondi, sans dents ni feston. Premier article du gastre
aussi large que long, tronqué en avant aussi long que l’article suivant.
Benguela : Cucala (J. Crucxer). Trois 5.
Plectroctena minor, Em.
L'epinotum des ouvrières de cette espèce est susceptible à
variation. Îl serait d'autant plus épineux que l'habitat est plus
14
— 200 —
austral. Les exemplaires du Benguela récoltés par M. CRUCHET
sont nettement dentés. M. EmEry a retrouvé le même caractère,
mais moins accentué, chez les ouvrières du Cameroun. La © sur
laquelle est basée la description originale est d’Assinie et a l’epi-
notum ondulé mais non denté.
one (Anomma) Kohli WasM., v. minor n. var.
© maxima. Longueur 8 millimètres. Couleur de la var. congolensis
SANTSCHI, mate, gastre, moins le segment basal, un peu luisant. Sculpture
comme congolensis, mais les fossettes sont plus apparentes, étant plus larges,
surtout sur la tête avec des intervalles plus courts. La sculpture ponctuée,
réticulée du fond légèrement plus grossière. La tête est bien plus longue que
large (comme chez les congolensis, plus longue que chez Xohli i. sp.), pres-
que aussi large en arrière qu’en avant, un peu moins fortement échancrée en
arrière. Elle mesure 23 de large sur 27"6 de long (371 x 3°%6 chez congo-
lensis), mandibules unidentées, lisses et luisantes, très aiguës.
© minima. Au-dessous de 3 millimètres jaune testacée et la tête luisante,
au-dessus de 35, la tête commence à devenir plus mate et la ponctuation
plus apparente. La tète est plus rétrécie en arrière et plus foncée que chez
congolensis. %
Diffère du type par sa tête plus rectangulaire et de congo/ensis
par la taille plus exiguë des & maxima et sa sculpture plus forte.
Benguela : Cucala (J. CrucHer). Dans du bois mort.
D. (A.) nigricans Il. v. rubella SAV.
Les voyageurs ont maintes fois déjà relaté les méfaits de ces
terribles Fourmis, car ces intrépides insectes attaquent non seule-
ment les autres Arthropodes, mais même les gros Mammifères,
sans oublier l'homme. M. J. CRuCHET m'écrivait dans sa dernière
lettre jusqu'à quel point les Asomma sont entreprenantes. « Par
deux fois dans le courant d'une année, nous avons été obligés de
sortir les vaches du kraal et de les mener ailleurs, car elles
beuglaient d'une façon lamentable. En y regardant de près on
reconnut que les Anomme étaient la cause de tout ce trouble en
entrant dans les bêtes par les orifices naturels, anus et surtout la
vulve. Une poule qui couvait eut la tête à moitié mangée sans
que l'oiseau ait abandonné ses œufs. Par trois fois, un de mes
camarades a dû, dans la nuit, déloger de la chambre qu'il occupait
et s'installer dans l'atelier. »
Dorylus (Rogmus) fimbriatus SHUCK.
©. Benguela : Cucala (J. CRUCHET).
Ænictus rixator For. v. congolensis n. v.
© Longueur 2 millimètres. Thorax, moitié postérieure de la tête et premier
article du pédicule brun rougeâtre foncé, le reste jaune un peu brunâtre. Tête,
dessus du deuxième article du pédicule et gastre très lisses et luisants. Tho-
rax et premier article du pédicule assez mat, réticulé, ponctué en dé à coudre,
surtout l’epinotum. Mandibules très finement réticulées et légèrement striées.
Une pilosité assez courte, couchée jaunâtre espacée sur le corps et les pattes.
Mandibules de trois à six dents. Le bord terminal plus large que chez cey-
lonicus. Articles 3 à 7 du funicule plus épais que longs. Du reste comme le
type.
Congo français.
Sima aethiops SM.
cg (non décrit). Longueur 13""5. Noir. Tarses antérieurs et base de l’ar-
mure génitale testacés. Submat. Sculpture et pilosité comme la ©. Tête un
peu plus large que longue. Bord postérieur de la tête transversal avec les
angles droits et mousses. Les yeux ovales et très obliques occupent les deux
quarts médians des côtes de la tête. Aïre frontale très imprimée. Epistome
sans carène. Mandibules de 5 à 6 dents inégales. Premier article du funicule
plus long que large; le deuxième un peu moins long que le scape. Face
déclive de l’epinotum légèrement convexe dans tous les sens, un peu plus
longue que la face basale. Aïle noïre brunâtre, nervures plus foncées, ptero-
stigma noire. Premier article du pédicule creusé en gouttière dans sa moitié
antérieure, légèrement convexe en arrière, inerme. Deuxième nœud aussi
long que large. Armure génitale saïllante, moitié distale du stipes noirâtre
fortement échancrée en dedans et terminée par une pointe lancéiforme
rabattue en dedans et en arrière.
Gabon : San Kito (FÉLIX FAURE), reçue avec les larves et six
nymphes.
Cremastogaster striatula Em. v. obstinata n. var.
© Longueur 278 à 3mm2. Noire. Massue des antennes et pattes jaune
roussâtre, reste du funicule plus foncé. Sculpture un peu plus forte. Tête plus
— HO —
vrande, plus large que longue, le scape dépasse un peu moïns le bord occi-
pital. Thorax plus robuste, plus large. Les épines épinotales plus épaisses,
horizontales, mais nettement recourbées en bas (droites chez le type). Pédi-
cule et gastre également bien plus robuste, du reste comme sériatula 1. sp.
Congo français : Gomba (A. Weiss). L'espèce type est de la
Côte d'Or; je l'ai reçue en nombre de la Côte d'Ivoire (J. M.
LOHIER).
Cremastogaster Wilwerthi SANTSCHI v. confusa n. var.
© Longueur 23 à 25. Noire brunâtre Mandibules, antennes et pattes
brunes. Dernier article de la massue et tarses jaune roussâtre. Sculpture striée
très effacée, ce qui donne un aspect luisant. La tête est plus longue que
chez le type, un peu échancrée derrière chez les plus grands exemplaires.
Le scape légèrement plus long. La suture promesonotale est plus marquée
que chez le type et le sillon mésoépinotal aussi profond.
Diffère de la var. Fauconneë#i For. par sa sculpture plus effacée
et luisante.
Congo français : Gomba (A. Weiss). Deux G.
Cremastogaster (Oxygyne) Stadelmanni Mayer v. doli-
chocephala Em.
© Longueur 5##5. Diftère du type et des autres variétés par sa tête plus
longue que large, aussi étroite en avant qu’en arrière, et par le premier article
du pédicule plus étroit et bien moins ovale. La couleur varie, ordinairement
entièrement noire, avec les extrémités des mandibules, et les quatre derniers
tarses roussâtres d’autres exemplaires ont le thorax plus brunâtre ainsi que
le milieu du funicule et la totalité des mandibules et des tarses. Un peu plus
luisante.
© Longueur 7=*5. Couleur et sculpture de la G. L'abdomen généralement
brunâtre. La tête est distinctement plus longue que large, un peu plus large
en avant qu'en arrière, le scape dépasse d’un quart le bord occipital. Mandi-
bules aussi étroites à l'extrémité qu'à la base, le bord terminal très oblique
armé de deux dents dont l’apicale est au moins trois fois plus longue que la
deuxième, qui est placée près de sa base. Les ailes sont fortement enfumées
avec les nervures brunes. Côtés du premier article du pédicule parallèles ou
même légèrement concaves. Deuxième nœud plus large avec une impression
médiane peu profonde. Le gastre relativement petit, plus court que le
thorax.
— 209 —
œ Longueur 42. Noir. Antennes et pattes brunes. Submat. Mandibules
et milieu du pronotum plus luisants. Sculpture et pilosité comme chez la Q.
Tête arrondie, à peine plus large que longue, avec les yeux très bombés
occupant plus du tiers médian des côtés. Mandibules étroites terminées par
trois petites dents, la postérieure rudimentaire. Le scape est presque aussi
court que le deuxième article du funicule. Sauf le premier, tous les articles
du funicule sont deux à deux fois et demie plus longs qu'épais. Thorax
robuste, plus large que la tête. Epinotum armé de deux petites épines poilues
bien plus petites que chez la ©. Aïles hyalines. Nervures brun clair. Pre-
mier article du pédicule plus court que chez la O, à côtés plus parallèles.
Deuxième nœud comme chez la © et la 6, mais plus court et plus large.
Abdomen très court, gros comme la moitié de l'abdomen.
Cette espèce est très variable; dans le même nid les © ont des
têtes plus ou moins allongées. L'aspect des mandibules de la © et
son abdomen court semblent indiquer des mœurs parasitiques,
comme c'est probablement le cas des autres Oxygyne.
Congo : Brazzaville. Mindouli et Gomba (A. Werss).
Ocymyrmex Weitzeckeri Em. st. fortior n. st.
© Longueur 7 millimètres à 7m5. Voisin de Wrougthoni FOR. Tête et
thorax rouge sombre, abdomen et cuisses noir brunâtre. Antennes et reste
des pattes roussâtres. Pilosité et psammophore d’un blanc jaunâtre disposé
comme chez Wroughtoni. Sculpture striée transversale sur le thorax et
longitudinale sur la tête (longitudinale sur le pronotum chez Wroughtoni).
La tête est plus longue que large et nettement plus large en avant qu’en
arrière. Antennes épaisses. Deuxième article du funicule plus de deux fois
et demie plus long que large (à peine deux fois chez Wroughtoni). Post-
pétiole à peine plus large et abdomen identique que chez cette dernière
race
Diffère de /aticeps For. par sa tête allongée et sa pilosité plus
forte, et des autres races du groupe par sa robustesse.
Benguela : Cucala (J. CruCcHET), vingt G.
Ocymyrmex Weitzeckeri Em. st. transversus n. st.
© Très semblable au précédent, même couleur et même pilosité, celle-ci
plus dorée. Les stries de la moitié postérieure de la tête sont transversales.
L'épistome presque lisse et luisant, l’aire frontale nettement indiquée. La tète
est presque aussi large en arrière qu’en avant, plus longue que large avec le
— 2iQ —
bord occipital pas ou faiblement concave au milieu. Deuxième article du
funicule deux fois aussi long que large. Thorax plus court que chez jortior
nœud du premier article du pédicule plus large, le reste semblable.
Benguela : Cucala (J. CrucHer). Une seule G.
Piagiolepis tenella n. sp.
© Longueur 32 à 35. Très voisine de carinata EM. Jaune testacé.
Gastre brun plus ou moins foncé. Tête et thorax densément et finement
ponctués, mates. Gastre microscopiquement réticulé avec un éclat graisseux,
parfois un peu plus luisant en avant du premier segment. Pattes un peu
luisantes. Mandibules très finement striées. Des soies roussâtres pointues,
assez longues sur la tête et l'abdomen, plus courtes sur le thorax, abondent
bien plus sur le corps que sur les cuisses. Pubescence des antennes, pattes et
cotés de la tête assez espacée et laissant voir la sculpture.
Tête nettement plus longue que large à cotés arqués aussi étroite en
avant qu’en arrière. Yeux assez grands en arrière du milieu des côtés de la
tête. Epistome caréné, le bord antérieur forme un angle obtus comme chez
carinata. Mandibules de sept dents. )
Le scape dépasse l’occiput d’un peu plus de la moitié de sa longueur.
Pronotum et mesonotum dessinant sur le profil deux lignes droites, l’une en
avant et l’autre en arrière, formant ensemble un angle très ouvert. Face basale
de l’épinotum arrondie, face déclive droite, un peu concave en bas, très
abrupte, presque deux fois aussi longue que la basale. Ecaïlle haute, cunéi-
forme, à sommet plutôt transversal avec souvent une très petite impression
médiane.
Diffère de carinata EM., dont c'est peut-être une simple race,
par sa tête allongée.
Congo : Brazzaville (A. Weiss). Trouvée aussi dans l'estomac
d'un Pangolin dans le Bas-Congo Belge (A. FOREI, 1910).
Prenolepis (Nylanderia) Weissi n. sp.
© Longueur 2""2. Jaune testacé un peu brunâtre, pattes un peu plus
claires. Gastre brunâtre. Parfois la tête est aussi légèrement rembrunie.
Pilosité dressée longue et disposée comme chez vividula NY1., mais plus fine
et jaune. Pubescence jaunâtre assez abondante, surtout sur l'épinotum et
le gastre. Mate. Tête un peu luisante, plus longue que large, aussi large en
arrière qu’en avant, convexe sur les côtés. Bord occipital droit ou faiblement
concave. Yeux ronds peu convexes, l’espace qui les sépare du bord postérieur
de l’épistome égale leur diamètre. Episteme convexe subcaréné. Mandibules
Pi
lisses de six dents. Le scape dépasse le bord postérieur de la tête d’un peu plus
du tiers de sa longueur. Thorax court et épais, comme chez Æ/lisii FOR. Pro-
notum moins long que large, bien plus large en avant et épaulé, les côtés peu
convexes. Suture promesonotale nette. Mesonotum aussi long que large, peu
convexe. Le profil du promesonotum est comme chez Æ//isu. La suture
mesonotale aussi enfoncée avec une saillie des stomates du metanotum.
Angles de l’epinotum arrondi comme chez Ællisii. Face basale longue comme
la moitié de la face déclive, laquelle est assez plane, bordée avec les stomates
saillants sur le milieu de la bordure. Ecaille élargie dans le haut à bord supé-
rieur arqué.
Congo : Brazzaville (A. Weiss). Nombreuses ouvrières.
Camponotus Wellmani For. (2} et Q).
Benguela : Cucala (J. CRUCHET).
C. equatorialis Roc.
Congo français (A. Weiss). Une & major.
C. maculatus st. cavallus n. st.
© major. Longueur 95 à ro®"5. Svelte. Brun noiïrâtre. Funicule, pattes,
côtés du thorax écaillé et deux tiers ou totalité de la base du gastre d’un jaune
plus ou moins roussâtre. Sans taches ou tout au plus une tache obsolète sur
le côté du deuxième segment du gastre. Tibias et tarses plus brunâtres. Mat.
Gastre luisant. Bord des mandibules occiput un peu luisant. Tête finement
réticulée (un peu plus finement et plus transversalement que chez maculatus
i. sp.). Mandibules très finement réticulées à la base, réticulées, striées au
milieu et presque lisses dans le voisinage des dents, parsemées de gros points
pilifères. Thorax un peu plus finement réticulé que la tête. Gastre très fine-
ment réticulé en travers. Pilosité dressée un peu plus abondante, mais plus
courte et plus fine que chez maculatus i. sp. surtout sur les joues et dessous
de la tête. Pubescence très espacée, adjacente sur le corps, un peu plus dense
sur les côtés et les angles postérieurs de la tête, très fine sur les antennes et
les pattes, se redressant le long du bord interne des tibias, lesquels présentent
deux ou trois piquants dans le quart inférieur, mais qui manquent souvent.
Tête étroite, plus longue que large (2""3 X 2""6), assez faiblement élargie en
arrière, les côtés convexes, le bord postérieur un peu concave. Les arêtes
frontales en S plus écartées en arrière que chez raculatus i. sp. Epistome
caréné, peu avancé. Le scape dépasse d'environ un cinquième le bord occi-
pital. Mandibules de 5 dents. Thorax étroit allongé comme chez liocnemis,
— DZ —
assez régulièrement arqué d'avant en arrière. Mesonotom faiblement relevé
en avant, métanotum distinct. Face basale de l’épinotum longue comme deux
fois la face déclive formant un angle peu ouvert et peu distinct. Ecaille
comme chez Zocnemis EM. Ù
Q minor. Longueur 7 millimètres. La couleur jaune envahit presque tout
le thorax et un peu le scape. Sculpture, éclat et pilosité comme chez les
© major. La tête est moins fortement rétrécie en arrière des yeux que chez
la race guttatus EM. et liocnemis, du reste semblable à Zocnemis.
© Longueur 11 millimètres. Couleur, sculpture et pilosité de l’ouvrière
major, sauf la pubescence des pattes qui est plus forte. Tête un peu plus
étroite en avant, longue de 2""6 sur 2 millimètres de large, à bord occipital
arrondi. Mandibules de sept dents. Écaille haute à bords minces plus ou
moins échancré.
L'inconstance des piquants des tibias rend la place de cette race
douteuse; elle est assez voisine d’aframentarius et pourrait en être
considérée comme variété si les piquants manquaient toujours.
Benguela : Cucala (J. CrucHer). Nidifie dans le bois mort et la
terre humide.
C. rufoglaucus JERD. st. flavomarginatus Mayr. v. pauci-
pubens n. var.
Diffère de Xavomarginatus par la couleur rouge plus étendue
sur le thorax et parfois même l’écaille. La pubescence du gastre est
plus courte, plus fine et grisâtre, en sorte que le fond de la sculp-
ture est plus apparent et que le gastre paraît noirâtre.
Benguela : Cucala (J. CrucHET).
C. rufoglaucus JERD. st. vestitus SM. v. pectita n. var.
Distincte de vestitus par la couleur noire du thorax et de la tête (rouge
chez vestitus SM.). Les mandibules, le bord de l’épistome, les antennes, les
joues, les tibias et les tarses restent seuls rouge assez vif. Chez les ouvrières
minor, la tache du devant des joues devient jaune testacé et le funicule
rembruni. Au niveau du metanotum, qui est distinct, le profil du thorax est
un peu abaissé chez les ouvrières major. La pilosité identique ainsi que la
disposition fortement ondulée de la pubescence du gastre, qui parait plus
mordorée. Longueur de l’ouvrière major, 9®#5; ouvrière munor, 675;
femelle, 11 millimètres.
Benguela : Cucala(]. CrucHer) 59. Moyen Chari (D'DECORSE) ©.
Chez cinctellus et flavomarginatus, la couleur rouge est plus som-
bre, la pubescence de l'abdomen autrement disposée et le gastre
beaucoup plus court.
C. Buchholzi Mayer. v. furva n. var.
Diffère du type par sa couleur entièrement noire, y compris les
pattes et les antennes. L'ouvrière media se rapproche morphologi-
quement davantage de l'ouvrière major que de la minor; elle
mesure 6""5 de longueur; le sillon des joues est peu distinct.
Congo français : Brazzaville (A. Weiss).
C. chrysurus GERST. v. apellis For.
Benguela : Cucala (J. CrucHET).
Camponotus foraminosus FOoREt, st. benguelensis n. st.
Q major. Longueur, 7""5; scape, 2"m3; tibia postérieur, 2 millimètres.
Noir. Mandibules, antennes et tarses rouges. Pubescence dorée, disposée sur
la tête et le thorax, comme chez auropubens, mais un peu ir fine; sur le
gastre elle est plus courte et plus espacée, à peu près comme chez a/da-
drensis FOR., sans bande glabre au milieu. Les soies, d’un blanc un peu
roussâtre, sont réparties comme chez Grandidieri FOR., mais plus espacées,
plus longues et un peu plus condensées sur la face basale de l’epinotum. Très
mat. Mandibules, antennes, pattes et écaille luisantes. Densément ponctué
comme chez #17endax EM. et foraminosus i. sp., avec les fossettes carieuses
des joues superficielles, leur fond représentant la même sculpture que leur
intervalle. Pour le reste de la sculpture comme chez Grandidieri.
Tête un sixième plus longue que large, rétrécie en avant. Bord ceci
droit et bords latéraux droit. dans leurs trois quarts postérieurs et s’incur-
vant en dedans dans leur quart antérieur. Les angles postérieurs arrondis.
Yeux et mandibules comme chez Grandidieri FOR., mais l’épistome est plus
long que chez la race malgache. Le scape subcylindrique dépasse à peine le
bord occipital. Thorax plus long et un peu plus étroit que chez Grandidieri.
Pronotum épaulé en angle mousse et non arrondi, comme chez Grandidieri
et les autres races, plus anguleux que chez auropubens For. 11 forme sur le
profil, avec le mesonotum et la face basale de l’epinotum, un arc régulier
d'avant en arrière plus étendu que chez Grandidieri. Parfois, cependant, la
face basale présente une légère dépression dans son milieu, qui fait paraître
le profil dorsal un peu plus plat en arrière. La face basale non bordée est
aussi longue que la face déclive, qui est subbordée; elles forment ensemble
un angle de 110° environ, à sommet légèrement arrondi. Pattes et abdomen
comme chez Grandidieri.
Ÿ minor. Longueur, 5 millimètres. Couleur, pilosité et sculpture comme
chez la © major, avec cette réserve que les fossettes des joues sont presque
effacées et que le scape est rembruni dans son quart apical. Tête plus longue
que chez les © Grandidieri de mème taille, et moins longue que chez
auropubens. Le bord occipital un peu convexe, les bords latéraux droits; le
scape long de 1"v2 dépasse d’un tiers le bord occipital (de la moitié chez
mendax, où il atteint 1®%4). Profil du thorax comme chez l'O major, l'angle
formé par les deux faces de l’epinotum plus ouvert (1202). La face déclive,
à peine bordée vers le bas, est un peu luisante, face basale très étroite.
Q Longueur 10 millimètres. Couleur, pilosité et sculpture de la & major.
Mesonotum et scutellum ponctués et mats comme le reste. La tête est presque
une fois plus longue que large. Un peu rétrécie en avant et les côtés droits
jusqu’à leurs angles antérieurs. Thorax plus large que la tête. Face basale
de l’épinotum longue comme la moitié de la déclive et passe de l’une à l’autre
par une courbe prononcée. Aïles antérieures longues de 12 millimètres, un
peu jaunâtres, à nervures jaunes.
œ Longueur 5mms. Noir. Mat. Abdomen submat. Mandibules et pattes
luisantes. Quelques soies blanches disposées comme chez l’ouvrière, mais
moins abondantes, surtout sur l'épinotum et l’écaille. Pubescence très clair-
semée, blanche, fine et adjacente, plus longue sur le gastre, très courte sur les
pattes. La tête est plus longue que large, fortement rétrécie immédiatement
en avant des yeux qui sont très saillants. Le bord latéral de la tête présente.
en avant des yeux, une longueur double que chez Grandidieri. Le bord
postérieur régulièrement arrondi d’un œil à l’autre. Le thorax est moims
large et plus allongé que chez Grandidierr. Les deux faces de l’epinotum de
même longueur forment un arc régulier d’un bout à l’autre.
Benguela : Cucala (J. CrucHer). Deux nids dans des termitières
terrestres avec beaucoup de débris végétaux tout autour. Les
ouvrières sont vives, alertes et peureuses.
D'après M. C. EmeryY, qui a bien voulu comparer cette race
avec l'unique & minor du foraminosus mendax, cette dernière
forme se distingue du benguelensts par sa sculpture plus luisante,
le scape plus long, le dos du thorax plus bossu en avant et plus
droit en arrière. L'angle entre les faces de l'epinotum est beaucoup
plus marqué.
Je possède deux ©& minor et médian du Natal, qui se rapprochent
de #1endax. La tête est plus allongée que chez Grandidieri, mais
moins que chez auropubens. Les yeux placés plus près des angles
postérieurs et la bande glabre du milieu du gastre assez nette.
Camponotus Perrisii For. st. Crucheti n. st.
© Major. Longueur 8 millimètres Noir. Mat. Dessous de la tête, joues et
mandibules luisants. Dessous de l'abdomen et pattes un peu luisants.
Densément ponctué, le gastre plus finement, la ponctuation s'efface sur les
parties luisantes. Fossettes carieuses un peu plus marquées que chez le type,
couvrant toute la face supérieure et les côtés de la tête Sur les mandibules
elles se réduisent en une ponctuation un peu allongée et donnant naissance,
comme partout ailleurs, à un petit poil couché fin et blanc. Les scapes sont
très densément réticulés, très mats, avec une ponctuation pilifère plus fine
que sur les mandibules. Les soies blanches sont bien plus longues que chez
Perrisii i sp., surtout sur l'abdomen, mais avec la même disposition. La
pubescence blanche argentée est clairsemée sur le thorax, un peu plus dense
sur le gastre, comme chez Olivieri, For.
La tête, bien plus petite que chez le type (2""2 X 2wm5), a le bord occipital
droit, les côtes un peu plus convexes. L'épistome porte une légère trace de
carène en arrière. L’aire frontale peu distincte, plus large que longue. Le
scape, très déprimé et relativement plus long que chez Perrisii 1. sp.,
dépasse l’occiput de plus d’un tiers de sa longueur. Le profil du thorax offre
une courbe régulière et assez convexe d'avant en arrière, à peine interrompue
au niveau de l’angle épinotal, qui est très peu distinct chez les plus grands
individus. La face basale de l’epinotum très étroite en arrière, plus large en
avant. Tibias prismatiques à piquants bruns comme chez Perrisii, 1. sp.
© minor. Longueur 6 millimètres. Couleur, pilosité et sculpture comme
la & major, mais les joues sont entièrement mates et les fossettes effacées.
Tête étroite, rétrécie en avant, arrondie en arrière immédiatement après les
yeux, épistome caréné. Le scape dépasse l’occiput de la moitié de sa lon-
gueur. Thorax aussi convexe d'avant en arrière que chez la & major, mais
les deux faces de l’epinotum sont plus droites et l'angle qu’elles forment plus
distinct quoique très ouvert (125°). La face déclive bordée mais s’unissant
par un angle arrondi à la face basale qui, comme chez la © major, n’est nulle
part bordée.
® Longueur 11 millimètres. Comme la & major. Les fossettes du devant
de la tête plus marquées. La tête est à peine plus longue que large en arrière.
Les bords latéraux et postérieurs faiblement convexes. Epistome subrectan-
gulaire peu convexe sans trace de carène en arrière. Mandibules de sept
dents. Le scape dépasse de plus des deux tiers le bord occipital. Mesonotum
plus large que la tête. Face basale de l’epinotum longue comme la moitié de
la face déclive et formant avec elle une courbe régulière. Face déclive un
peu concave. Bord supérieur de l'écaille tranchant, parfois faiblement
— 216 —
échancré au sommet. Aile antérieure longue de 12 millimètres, enfumée avec
les nervures et la tache brun foncé.
G Longueur 6 à 7 millimètres. Noir et mat. Sculpté comme la Q. Tête plus
longue que large comme chez Benguelensis, mais le scape est plus long et
plus large vers son extrémité. Thorax plus large. Ailes enfumées comme chez
la femelle, l’antérieure longue de 7 millimètres.
Cette race diffère surtout du Perrisii For. par sa petite taille,
ses longues antennes et sa pilosité.
Benguela : Cucala (J. CrucHer). Nid établi dans un tronc
d'arbre.
C. Perrisii For. st. jucundus, n. st.
© Major. Longueur 10 à 11 millimètres. Noire, base du scape et bord des
mandibules d’un rouge plus ou moins sombre. Mat. Mandibules, joues et
pattes un peu luisantes. Sculpture ponctuée comme chez Perrisii i. sp. Les
fossettes des joues sont seulement un peu moins profondes. Les soïes plus
jaunâtres et moins abondantes, surtout sur le thorax. Elles bordent en rayon-
nant l’écaille et la face déclive de l’epinotum, et sont bien plus courtes sur le
gastre où elles bordent surtout l'extrémité postérieure des segments. Sur la
tête, le thorax et les pattes, la pubescence est assez faible comme chez Per-
risii, mais sur le gastre elle abonde pour former presque une pelisse d’un
jaune doré, fine, longue et adjacente, laissant bien voir la sculpture finement
ponctuée du fond, tibias et tarses prismatiques à aiguillons brunâtres. La tête
est comme chez Perrisi, le bord postérieur légèrement concave, les côtés
convexes assez brusquement rétrécis près des angles antérieurs. De la fos-
sette antennaire part un sillon étroit et peu profond, qui peut être à peine
marqué et qui, obliquant en avant et en dehors, atteint presque l’angle anté-
rieur de la tête en arrière de l'insertion mandibulaire. Ce sillon manque chez
Perrisii et Crucheti, mais se retrouve bien plus net et plus large chez
Buchholzi MAYR. Aire frontale distincte en triangle équilatéral. Epistome
subrectangulaire non caréné. Mandibules de six dents. Scapes fortement
aplatis comme chez le type, dépassant le bord occipital de moins d’un sixième
de leur longueur. Le pronotum et le tiers antérieur du mesonotum sont aussi
convexes que chez Perrisi, mais le reste du mesonotum et la face basale de
l’'epinotum forment une ligne presque droite. La face déclive est d’un quart
plus longue que la face basale, l’angle qu’elle forme est très net, court, quoi-
que mousse, d'une ouverture de 105°. La face basale est aussi étroite en
arrière qu'en avant et fortement convexe transversalement. La face déclive
nettement tronquée, ogivale et légèrement concave. Le pronotum est arrondi
latéralement comme chez Perrisii. Ecaille entière aussi mince en haut qu’à
la base et assez étroite sur les bords avec les faces antérieures et postérieures
presque planes. Le gastre est assez gros et plus déprimé que chez Perrisii.
© minor. Longueur 6 millimètres. Caractères généraux de l’5 major. Les
joues sans fossettes, la tête petite. Le scape très large dépasse d’un bon tiers
le bord occipital. Pas trace de sillon à travers les joues. Thorax comme chez
lS major mais l’épinotum encore plus anguleux et plus étroit.
Congo français : Brazzaville, Combre, Mandouga (A. Wetss).
Recue et confondue autrefois avec le vrai Perrisir, dont elle est
cependant très distincte. Je me range à l'avis de M. EMErY pour
faire de Perrisii une espèce distincte de foraminosus, surtout
caractérisée par des scapes très larges et aplatis.
DESCRIPTIONS
NI MEN. SPC OF TERRESTRE, MOULIN
NAIVASEA, ee EAST AFRICA
H. B. PRESTON, EF. Z. S.
(With Plate XI).
Ennea Iredalei sp. n. — PI. XI, fig. 5.
Shell rimate, small, shortly cylindrical, thin, yellowish white; whorls 6,
the last ascending in front, marked with faint, very oblique, transverse
striae ; sutures deeply impressed; perforation very narrow; columella des-
cending obliquely; labrum white, dilated, slightly reflexed; aperture sub-
quadrate, armed with a very interiorly situate, oblique lamella and a
revolving columella plait also situated very interiorly.
Alt. 2.75, diam. maj. 1.25 mm.
Hab. — Naivasha, British East Africa.
Ennea lacuna sp. n. — PI. XI, fig. 8.
Shell globosely turbinate, yellowish white; whorls 7, convex, the first
five increasing, the last two decreasing, the body whorl ascending in front,
the apical whorls smooth, the remainder closely, transversely ribbed; suture
— 219 —
rather deeply impressed; umbilical area widely excavated, suddenly
narrowing below into a narrow, deep perforation; peristome exserted, con-
tinuous, sormewhat reflexed especially below, sinuous above; aperture irre-
gularly subquadrate, bearing a single, oblique, parietal lamella.
Alt. 2, diam. maj. 1.75 mm.
Aperture : alt. 0.25, diam. 0.25 mm.
Hab. — Naivasha, British East Africa.
Ennea naivashaensis sp. n. — PI. XI, fig. 3.
Shell minute, cylindrical, vyellowish white; whorls 7, the first three
rapidly increasing, the last elongately strangulate behind the outer lip,
sculptured with oblique, moderately distant riblets; suture impressed; colu-
mella vertically descending, outwardly expanded over the umbilical area;
labrum slightly reflexed especially below; aperture somewhat irregularly
triangular, edentulate.
Alt. (nearly) 2, diam. 0.75 mm.
Hab. — Naivasha, British East Africa.
Ennea Tomlini sp. n. — PI. XI, fig. 4.
Shell cylindrical, vellowish brown, somewhat thin; whorls 6 ‘/., the first
three rapidly increasing, the last ascending in front and bearing a strangulate
depression just below the periphery and immediately behind the peristome,
sculptured with fine, oblique, somewhat wavy riblets; suture impressed ;
umbilical depression narrow; labrum white, dilated, somewat reflexed;
aperture subrectangular, bearing a single, oblique, parietal lamella and a
denticle on the outer lip.
Alt. 4:5, diam. 1.75 mm.
Aperture : alt. 1, diam. 0.5 mm.
Hab. — Naivasha, British East Africa.
Thapsia conuloidea sp. n. — PI. XI, fig. r.
Shell differing from /7elix zanguebarica CRAVEN (°) from Magila, East
Africa, in its rather higher spire and slightly more inflated base, smaller
(1) Proc. Zoo!. Soc., London, 1880, p. 217, PI. XXII, fig. 4.
apical whorls, more polished upper surface and much less marked transverse
striae, and in the coarser and more distant spiral striae.
Alt. 1.5, diam. maj. (nearly) 2.25 mm.
Hab. — Naivasha, British East Africa.
Pseudoglessula pusilla sp. n. — PI. XI, fig. 6.
Shell small, ovate, thin, glassy, pale greenish white; whorls 4, shining,
smooth but for lines of growth, the last obtusely angled at the periphery;
suture impressed; columella arched above, curved, obliquely truncate
below; labrum simple, acute; aperture nearly quadrate.
Alt. 2, diam. 1.25 mm.
Hab. — Naïivasha, British East Africa.
Notwithstanding the immature appearence of the shells before
me, Î am convinced, after an examination of a good series of
specimens, that they are in an adult state.
Subulina virgo sp. n. — PI. XI, fig. 7.
Shell small, subulately cylindrical with obtuse apex, thin, iridescent,
white; whoris 5, polished, flattish, the last very long; suture impressed\;
columella descending in a curve, callously thickened, white, abruptly trun-
cate below and diffused into à well defined callus which reaches the margin
of the labrum above; labrum simple; aperture elongately, inversely auri-
form.
Alt. 2.5, diam. maj. 0.5 mm.
Aperture : alt. 0.75, diam. (about) 0.18 mm.
Hab. — Naivasha, British East Africa.
Subulina tribulationis sp. n. — PI. XI, fig. 2.
Shell differing from S. v#7go in its rather larger size, much larger apical
whorls and in having one whorl less; the colour is yellowish, the columella
is less curved, not so callously thickened and less abruptly truncate, while
the aperture is shorter and much broader in proportion to the size of
the shell.
Alt. o.3, diam. maj. 0.75 mm.
Aperture : alt. 0.5, diam. 0.25 mm.
Hab. — Naivasha, British East Africa.
REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, Vox. I (rort). PrePxT
RIGAUE
FIG 2:
FIG. 3. FIG. 4.
FiG. €.
FiG. 6.
FiG 7: F1G. 8. FIG. 0.
1. B. PRESTON. — NEW TERRESTRIAL MOLLUSCA FROM BRITISH EAST AFRICA
Curvella alabastrina sp. n. — PI. XI, fig. 9.
Shell fusiform with obtuse apex, rather thin, shining, white; whorls 5 1/2,
slightly shouldered above, sculptured with coarse, transverse, arcuate striæ;
suture well impressed; perforation extremely narrow; columella almost
vertically descending ; labrum sinuous, receding below and slightly above;
aperture inversely auriform.
Alt. 7.75, diam. maj. (nearly) .3 mm.
Aperture : alt. 2.75, diam. 1 mm.
Hab. — Naivasha, British East Africa.
LS BIS PÉLAUNEE IN NIUN DID CONGO
PAR LE
D' H. SCHOUTEDEN
(Musée du Congo Belge, Tervueren).
(Planches XII-XIIL.)
L'Éléphant d'Afrique, Æ/ephas africanus Bium., est de tous les
Mammifères terrestres actuels celui qui peut atteindre la taille la
plus grande. Dans les forêts du Congo, notamment, habitent des
Éléphants de stature parfois colossale et dont les défenses four-
nissent un ivoire fort estimé. Ces défenses peuvent atteindre une
dimension et un poids vraiment imposants, et le Musée du Congo
en possède notamment deux qui mesurent l’une 2"45 de longueur,
pour une circonférence maxima de 58 centimètres et un diamètre
basal de 19 centimètres, et l’autre, 2"43, pour une circonférence
de 56 centimètres et un diamètre de 18 centimètres. Récemment
même il a été rapporté du Congo une pointe d'ivoire pesant
108 kilogrammes.
Chose assez étonnante à première vue, ces gigantesques Mammi-
fères sont loin encore d’être bien connus au point de vue scienti-
fique, et bien rares sont les exemplaires complets que l’on en trouve
dans les musées. C'est aussi le cas pour les grands Éléphants du
Congo, si répandus cependant dans certaines régions de notre
Colonie. Le Musée du Congo lui-même ne possède pas d'exem-
plaire bien adulte de ce bel animal, qui n'est représenté dans ses
galeries publiques que par un jeune individu de 2*08 de haut
— 223 =
et par un exemplaire demi-adulte, de 124. L'intérêt scientifique
qui s'attache à l'étude de ces animaux est cependant considé-
rable, et il serait fort à désirer que nos connaissances à leur sujet
se complètent promptement.
Jusqu'il y a une dizaine d'années, tous les Éléphants vivants de
l'Afrique étaient classés sous la rubrique Æ/ephas africanus, et
l'on n'avait pas recherché s’il n’y avait pas lieu de distinguer tout
au moins des races locales de cette espèce. En 1900, l’éminent
conservateur du Musée zoologique de Berlin, D' MarsomtE, le
premier, établit cette distinction et indiqua les caractères distin-
guant quatre de ces races : Æ/ephas africanus capensis Cuv., ET.
a. cyclotis MarscxiE, Æ/. a. Knochenhaueri MaATSsCHIE et Æ7. a.
oxyotis MATScHIE. En 1906, Noack décrivit une sous-espèce nou-
velle, naine, Æ. a. purnilio. En 1907, enfin, LYDEKKER publia une
importante étude sur les races de l'Éléphant d'Afrique, étude qu'il
reproduisit dans ses principaux traits en 1908; 1l s’y base principa-
lement, comme l'avait en grande partie fait MaAïTsCcHIE, sur la
forme, l'allure, la dimension relative de l'oreille. Celle-c1 présente,
en effet, dans les différentes races une forme caractéristique et qui
semble assez constante pour qu'on puisse l'utiliser dans la distinc-
tion des sous-espèces.
LYDEKKER, en 1908, nomme treize sous-espèces de l'Æ/ephas :
africanus BLUM. :
yÆ. a. capensis Cuv. : Afrique du Sud orientale (Port-Élisabeth,
où il est protégé).
» Æ. a. toxotrs Lyp. : Afrique du Sud occidentale (près de Mossel
Bay, où il est protégé).
wÆ. a. Seloust Lxp. : Mashonaland et Matabeleland.
” Æ. a. cyclotis MATsCHIE : Kamerun.
v &. a. Cotton Lx. : Congo.
cE. a. Knochenhaueri MATsCHIE : Afrique orientale allemande,
KRhodésie N.-O.
“ Æ. a. Peeli Lxyp. : Afrique orientale anglaise.
“Æ. a. Cavendishi Lyp. : Lac Rudolf (Afrique N.-O.), Galla-
land, Lado ?
‘ E, a. oxyotis MATSCHIE : Abyssinie, Soudan, Nil bleu.
Æ. a. Orleansi Lxo. : N. Somalis.
Æ. a. Rotschildi Lyp. : W. Soudan.
ÆE. a. albertensis Lx. : Uganda.
Æ. a. pumilio NoacK : Congo français.
Dans le vaste bassin du Congo, où nous pouvons à priori nous
attendre à trouver en contact plusieurs faunes d'origines distinctes,
on n'a jusqu'ici signalé que deux Éléphants : l'Æephas africanus
Cottont et l'Elephas africanus pumilio, l'Éléphant de PoweLr-
CoTroN et l'Éléphant nain; et seul le premier est connu du Congo
belge.
L'Ælephas africanus Cottonti est un Éléphant de grande taille,
à oreilles assez petites, régulièrement arrondies, ovalaires si l’on
ne tient pas compte du lobe; celui-ci large, court, obtus; les
défenses sont de grandes dimensions. C'est à cette sous-espèce,
dédiée au major POowELL-COTTON, qui soumit à M. LYDEKKER
l'oreille d'un individu tué par lui au Congo, que probablement se
rapportent une grande partie des Éléphants que l’on trouve dans
notre Colonie. M. LYDEKKER n'indique pas la provenance de cette
oreille type, mais je présume qu’elle est originaire de l'Uellé,
district où chassa le major POWELL-COTTox.
Parmi les Éléphants de grande taille qui habitent le Congo, il
est extrêmement probable qu'il se trouve d'autres sous-espèces
encore de l'Éléphant d'Afrique. Il ne serait nullement étonnant
que l’on rencontrât au Congo l’Æ/ephas africanus cyclotis, V' ET. a.
albertensis, l'E. a. cavendishi, ou même des formes encore
inédites (déjà le petit Éléphant du Musée du Congo me paraît ne
pouvoir se rapporter à aucune des races décrites). Aussi est-il
vivement à souhaiter que le Musée du Congo soit bientôt en
possession de matériaux nombreux relatifs aux Éléphants congolais.
Même s'il s’agit d'Éléphants déjà connus, ces documents seront
de grand intérêt pour nous, en nous permettant d'établir la distri-
bution géographique des diverses races,
L'envoi de dépouilles complètes offre, cela va de soi, de
sérieuses difhicultés (préparation, transport, etc.). Mais, ainsi que
je l'ai dit, l'oreille fournit déjà, à elle seule, des renseignements
fort utiles au naturaliste, et l'envoi de matériaux de ce genre pré-
sente peu de complications (‘). Aussi prions-nous tous ceux qui
ont occasion de pouvoir le faire, de bien vouloir nous adresser ces
éléments d'étude. Faute de l'oreille elle-même, un dessin exact
ou, mieux, une photographie de celle-ci, serait fort intéressant.
Autant que possible, dans les deux cas, il Ce Joindre quelques
renseignéments sur l'Éléphant el se rapportent ces docu-
ments : taille, longueur et épaisseur maxima des défenses,
dimensions de l'oreille fraîche, etc. En outre, l'indication de la
localité où a été observé l'Éléphant est de toute première
importance.
J'espère revenir plus tard sur cette question et pouvoir apporter
des éléments nouveaux à l'étude des grands Éléphants congolais.
Des renseignements reçus récemment me permettent d'affirmer
qu'il existe au Congo belge un Éléphant des plus intéressants et
dont jusqu'ici l'existence n'y avait pas été mentionnée, que je
sache : l'Éléphant nain! Aucun exemplaire ne nous en est encore
parvenu, mais 1l y a tout lieu d'espérer que le Musée du Congo
ne tardera pas à recevoir des matériaux relatifs à cet intéressant
animal (°)
Ainsi que je l’ai indiqué plus haut, on connaît déjà un Éléphant
nain, en Afrique : l'Æ/ephas pumilio de Noack. Cet animal si
intéressant a été décrit en 1906, d'après un unique individu
importé du Congo français dans le célèbre Jardin zoologique de
Stellingen, où M. HAGENBECK a réuni tant de richesses.
En présence des renseignements reçus relativement à l'existence
d'un Éléphant nain dans notre Colonie, jai pensé qu'il y avait un
certain intérêt à donner ici quelques indications sur l'Éléphant
décrit par Noack. D'autant plus que jusqu'à présent l'individu
décrit est resté unique dans les collections.
(1) Avoir soin de dédoubler l'oreille et de frictionner les deux moitiés avec de l’alun en
poudre ou, à la rigueur, de la cendre de bois; ou encore, les passer au bain d’alun.
(2) Il ne s’agit pas, je crois bon de le dire, de l'Éléphant « aquatique » dont l'existence
aurait été constatée dans le Lac Léopold II par M. PEerir (selon M. le Profr TROUESSART),
et au sujet duquel des recherches sont faites également.
Seuls les matériaux que nous espérons recevoir à bref délai du
Congo permettront de rechercher si l'Éléphant nain qu’on nous a
signalé est identique à l'Æ/ephas pumilio ou s’il s'agit d’une forme
nouvelle, ce qui n'est nullement impossible.
À l’époque de son arrivée à Stellingen tété 1905), l'Éléphant
que décrivit NoACK, un individu mâle, mesurait 1°20 de hauteur
à l'épaule. Sa taille ne dépassait donc pas celle d'un Éléphant
d'Afrique ordinaire âgé de 1 ‘/, an. Mais les défenses mesuraient
12 centimètres de longueur, alors que celles d'un Æ/ephas africa-
nus cyclofis de même taille n'apparaissaient encore que sous forme
rudimentaire, et qu'on n'en voyait nulle trace extérieure chez
l’'EZ. a. oxyotis. Il ne s'agissait donc pas d'un jeune Éléphant de
race géante, et l'excellent connaisseur qu'est M. HAGENBECK esti-
mait qu'il était déjà âgé de 6 ans. D'ailleurs, d'après Noack, la
forme de la patte antérieure n’était plus celle d'un individu jeune :
chez ceux-ci le bras est plus long, l’avant-bras proportionnellement
plus court que chez l Éléphant adulte.
L'oreille est typique : elle est fort petite, d'un quart plus petite
que celle d'individus de même taille (mais beaucoup plus jeunes
donc) provenant du Kamerun et appartenant à la race cycloërs ; sa
forme est caractéristique, et l’on en jugera le mieux en se rappor-
tant aux figures que je reproduis de ce type si intéressant et qui
montrent bien la sinuosité du bord postérieur de l'oreille. Ainsi que
le disait Noack dans sa description, l'individu type venait d'être
vendu en Amérique par M. HAGENBECK, et l’on en perdit la trace.
Mais en 1907, M. CHazMErs M1ITCHELL, de passage à New-York, y
vit au Jardin zoologique un Éléphant adulte de très petite taille
qu à son retour en Europe il identifa à l'individu type de l'Æ/ephas
pusnilio, identification exacte, ainsi que me l’a confirmé M. Hor-
NADAY, directeur de cet établissement. M. CHarmEers MrrcHeLrL
ayant pu examiner cet Éléphant, nous a donné quelques renseigne-
ments complémentaires fort intéressants. Il signale notamment un
caractère du plus haut intérêt et que voici : On sait que chez l’ Élé-
phant d’Asie l'extrémité de la trompe offre dorsalement une sorte
de saillie ou doigt qui correspond ventralement à une lèvre beau-
— 227 —
coup plus courte et plus épaisse, divisée par un sillon médian,
la faisant paraître en quelque sorte bilobée; chez l'Éléphant
d'Afrique, par contre, la trompe offre à l'extrémité, dorsalement
et ventralement, une lèvre triangulaire arrondie, et ces deux lèvres
sont égales et semblables entre elles. Or, la trompe de l'Éléphant
nain de New-York, selon M. CHarmErs MiTCHELL, ne présente
pas cette identité des deux lèvres de la trompe : dorsalement
celle-ci est pourvue d’un doigt nettement plus long que ne l’est la
lèvre ventrale, qui toutefois est intacte, c’est-à-dire n’est pas divi-
sée par un sillon. En d’autres termes, la structure de l'extrémité
de sa trompe serait en quelque sorte intermédiaire entre celle de
l'Éléphant d'Asie et celle de l’Éléphant d'Afrique (°).
L'Ælephas pumilio n'a pas encore été figuré jusqu'ici dans une
publication scientifique. Mais lors de sa réception au Jardin zoolo-
gique de New-Vork en 1905, il en a été publié deux photographies
dans l'organe de celui-ci, le Zoological Society Bulletin. L'une
d'elles représente côte à côte, et de face, un Éléphant d'Asie de
belle taille et l'Éléphant nain; l’autre montre ce dernier de
profil.
Etant donnée la grande importance qu'offre ce type précieux et
jusqu à présent encore unique, il m'a paru du plus haut intérêt d'en
publier une photographie dans cette Revue spéciale. Et grâce à
l’extrème obligeance de M. HorNApay, directeur du Jardin z00-
(e) )
logique de New-York, j'ai pu réaliser ce projet mieux encore que
je ne l'avais espéré. M. HoRrNADAY a bien voulu en effet faire faire
pour la Aevue zoologique africaine une photographie nouvelle de
« Congo » (car tel est le nom populaire que porte l'Eléphant nain
SOA 1012
de New-York), et en outre, non content de m'autoriser à la repro-
duire, il m'a généreusement envoyé dans le même but un double
) le) J
du cliché paru en 1905 et figurant l'Æ/ephas pumilio vu de profil.
Ces deux photos sont reproduites sur les planches XIT et XIII.
P Ê P
() M. HorNapay nr'écrit : « The processes at the end of his trunk are longer and more
prehensile than in the Indian Elephant, — especially the lower lobe. The upper lobe is also
more slender and finger-like than in Indian Elephants. » {Note ajoutée en cours d'impression.)
En comparant ces deux photographies prises à six années d’in-
tervalle environ, on remarquera que si la taille de l'Éléphant s'est
relativement peu accrue durant ce laps de temps, ses défenses, par
contre, se sont notablement développées.
Voici d'ailleurs des chiffres donnant les dimensions de l'Éléphant
en 1905 et actuellement. En 1905, Noack donne comme hauteur
de son type à l'épaule, 1°20; les défenses étaient longues. de
12 centimètres; l'Éléphant était alors estimé être âgé de 6 ans par
M. HaGEenBEcKk. Dans l’article cité ci-dessus du Zoo/ogical Society
Bulletin, paru en 1905 également, l’âge de l'animal est estimé
entre 2 et 3 ans, la hauteur est donnée comme de 43 pouces
(109.22 cm.) à l'épaule, et la longueur des défenses est dite de
4 pouces (10.16 cm.); son poids est de 600 livres (272 kilogr..).
Il y a donc quelque discordance dans les mesures, prises cependant
à peu d'intervalle; mais il y a lieu de penser que les indications
données par Noacr sont plus précises, ces mesures ayant été prises
dans un but descriptif pur; et quant à la différence d'évaluation
de l’âge, il est rationnel de supposer que l'excellent connaisseur
qu'est M. HAGENBECK a pu donner une appréciation plus précise.
Il est bon de noter, d’ailleurs, qu’en 1905 l'Éléphant reçu à
New-York y était considéré comme un Æ7ephas africanus cycloëis,
et que ce n'est que ultérieurement qu'on découvrit son identité
avec le type décrit par Noack. Des indications qu'a bien voulu me
donner M. HorxaDpaY("), il résulte que, actuellement (juillet 1911),
la hauteur à l'épaule est de 3 pieds (152,40 cm.) que le poids de
l'animal est de 1,700 livres (770 kilogr.) et que les défenses
mesurent respectivement 22 pouces (55.88 cm.)(droite) et23 pouces
() Les indications suivantes, communiquées par M. HORNADAY, montreront les progrès
dans la croissance de l'Æ/cphes pumilio :
HAUTEUR. POIDS.
28 juillet 1905 - AUSSI rICE 600 livres [272 kilogr ]
PACIMALS O0 CU 3/10 =/-[x18-1 cm:] —
1 novembre 1905. … - 41 61/-"[x38.5 cm: 1,170 livres [530 kilogr..]
4 janvier 1910. 4! 9°," [146 ; cm.] —
TUTO ENS 5 [x52-4 cm.] 1,650 livres [748 kilogr.]
Gi ME EEE 29 3 5! — 1,700 livres [770 kilogr.]
‘! — (6061) ODNO0 NA NIVN INVHdHIHI — NZGTINOHOS ‘H
IX 4 ‘(161) j ‘10A ‘YNIVOIVAIV 4NO01907007Z TAAIA
1e]
1}
ne
io
1
XCD ER
Pie
, Vo. I (1971).
REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE
It,
(1911).
O
x
NAIN DU CON
— L'ÉLÉPHANT
Æ. SCHOUTEDEN.
(58.42 cm.) (gauche) (*); mais toutes deux ont leur extrémité brisée,
l'une (droite) ayant perdu 2 pouces (5.08 cm.) et l'autre (gauche)
3 pouces (7.62 cm.). L'individu étant supposé âgé de 6 ans en 1905,
il aurait donc actuellement 12 ans.
En 1905, Noack et HoRNADAY signalent tous deux que les
défenses ont une tendance à se courber vers le bas et non en avant
(voir la pl. XIT, exécutée en 1905). La photographie représentant
l'animal en 1911 (pl. XIII), montre que, actuellement, il n’en est
plus de même, que leur courbure s’est modifiée.
L'Éléphant nain constitue un type dont la découverte est assez
inattendue. Les deux espèces vivantes connues antérieurement,
l'Éléphant d'Afrique, Æ/ephas africanus, et l'Éléphant de
El. indicus £L., sont toutes deux de grande taille, et l’on n’en
connaissait pas de races naines. Par contre, parmi les Élé-
phants fossiles, 1l s'en trouve toute une série qui constitue égale-
ment des espèces naines, mesurant de I à 2 mètres de hauteur.
Le fait de l'existence actuelle d'un Éléphant nain est donc fort
intéressant, et la connaissance des conditions d'existence de cet
animal nous donnera peut-être des renseignements des plus utiles
pour son interprétation. L'origine précise de l'Éléphant recu
à Stellingen en 1905 n'est pas connue (Congo français, dit NoacKk,
« Kongostaat », m'écrit M. HAGENBECK). Aussi tous le renseigne-
ments qui pourraient nous être donnés sur l'Éléphant nain
seraient-ils du plus grand intérêt pour nous, et nous nous per-
mettons de faire encore appel à tous ceux qui, au Congo belge,
peuvent nous procurer des indications à ce sujet.
L'examen d'éléments plus nombreux relatifs à l’Æ/ephas pumilio
permettra aussi de juger de façon plus approfondie du rang qu'il
convient de donner à ce type : sous-espèce de l’Æ/ephas africanus
ou espèce complètement distincte. À New-York l'animal a reçu
rang spécifique.
(9 Les défenses de l'Éléphant mi-adulte du Musée du Congo, haut de 208, ne mesurent
que 42 centimètres de ongueur.
NOTES
SUR OUE ÉOUES" NÉMROPRERES
D'AFRIQUE
PAR LE
| R. P. Longinos NAVAS, S. J.
(Planche XIV.)
1
Dans les notes dont je commence la publication, je donnerai
non seulement la description de formes nouvelles, mais aussi des
remarques synonymiques et des observations critiques sur des
formes déjà décrites en y ajoutant, s'il y a lieu, les considérations
faunistiques et biologiques qui présenteront quelque intérêt.
Je ne suivrai pas un ordre rigoureusement taxonomique, mais je
tâcherai de grouper par famille les espèces que j'y étudierai.
L'origine des matériaux d'étude sera indiquée en lieu et place.
À tous ceux qui mont jusqu'ici envoyé ou communiqué des
spécimens je témoigne ma bien vive reconnaissance; mais surtout
je remercie tout particulièrement M. le D’ SCHOUTEDEN, conser-
vateur au Musée du Congo belge, qui a bien voulu m'envoyer à
l'examen un bon nombre de Névroptères appartenant à ce Musée
et accepter pour la Xevue zoologique africaine le présent travail.
Famizze NEMOPTERIDÆ.
1. — Lertha nasuta sp. nov. (fig. 1).
Flava, nigro picta, similis Ledereri.
Caput prosostomate paulo longiore, latitudine capitis cum oculis (fig. I, a),
fascia dorsali nigra, lobulo laterali retrorsum inclinato et angustato: palpis
nigris, primo articulo antice flavo; vertice nigro, macula transversa flava;
occipite migro, duabus maculis reniformibus nigris; oculis fuscis, spatii
interocularis tertiam partem in G'æquantibus, quartam in ©; antennis nigris,
articulo basilari partim flavo.
Prothorax longior quam latior, antice angu-
status, flavus, dorso tribus fasciis longitudina-
libus nigris. Meso- et metathorax flavi, fascia
dorsali media fusca perspicua. :
Abdomen flavum, ad latera fusco sed vage
maculatum; lamina subgenitali in c' triangu-
lari,ultra abdomen elongata, convexa, com-
pressiuscula ; valvis genitalibus supernis in ®
sibi invicem applicatis, pariterque infernis,
margine externo rotundatis.
Pedes flavi, graciles, dense nigro pilosi;
tarsorum articulis longitudine fere 21 : 5
4 : 3 : 12; unguibus divergentibus, parum
arcuatis.
Ala anterior (fig. 1, b) hyalina, apice elli-
ptice rotundata ; margine externo ad procubiti pig. 1.— Zerthanasutan. Sp. 174.
apicem manifeste emarginato; ad medium a. Tête, vue de face.
ampliata; areæ costalis membrana ante me- 6. Aile antérieure.
dium leviter flavo sordide tincta, colore ce AIS postérieure
utrimque evanescente, aream subcostalem implente, sed ultra radium haud
effuso; stigmate flavo exiguo, cellulæ partem basilarem tertiam (c‘) vel
quartam (©) haud excedente; venulis ultra stigma plerisque furcatis. Venæ
venulæque subtotæ nigræ, sectore radii ad medium orto, 4-5 ramis furcatis
aut ramosis; procubito ultra medium curvato, simplici; cubito in tertio
apicali ramoso; venulis postcubitatibus 11-14, aliquot forte furcatis.
Ala posterior (fig. 1, c) parte angusta venis venulisque fuscis, membrana
ad medium fuscescente, basi et ante spathulam albida; spathula bilobata,
lobo basilari subtoto fusco-ruto, in cf‘ elliptico, in ® triangulari, postice
truncato, interne manifestius ; parte angustata alba; lobulo apicali lanceolato
obtuso, fascia basilari fusco rufa, in Q@ latiore et præter venas interne cum
fascia lobuli basilaris continuata ; parte apicali alba.
Longit. corp. (a vertice) 13 MM. 15 mm.
> A APR AMLEE RUE EN SE EN ND EE MEET is)
» DÉDOSLET NEA A 44 >» SOMME
Latina SPAS Re DO) 4,3 »
Patrie : Maroc, sans indication de localité. Une paire dans ma
collection, don de M. le D' RENÉ MARTIN, de Paris.
— 9929 —
2352
Paraît intermédiaire par la taille et la couleur entre Zeerert et
barbara. La coloration du champ costal l’en distingue nettement :
chez ZLederert, il est entièrement incolore, chez barbara, il est
totalement d'un jaune brunâtre, coloration qui envahit aussi une
partie du champ radial. En outre, et avant tout, la forme des ailes
et de l'appareil génital différencie nettement la nouvelle espèce de
ces deux formes.
2. Nemopistha eretmoptera sp. nov. (fig. 2).
Fusca, similis imperatrici NESTW.
Q Caput prosostomate flavido, latitudine capitis cum oculis longiore, linea
longitudinali ad genas fusca, macula fusca supra labrum; vertice fusco-rufo,
concavo, atomis nigris insignito; oculis fuscis, globosis, spatio interoculari
angustioribus; antennis fuscis.
Prothorax transversus, antice angustatus, disco fusco, marginibus
lateralibus flavis. Meso- et metanotum fusca, medio rufescentia. Pectus
totum flavum.
Abdomen cylindricum, fuscum, inferne primis segmentis flavum.
Pedes fusci, coxis flavis; tibiis macula
dorsali basilari flavida; tarsis primo arti-
culo reliquis longiore, fere 8: 1:1:1:3;
unguibus testaceis, tenuibus, divergen-
tibus.
Ala anterior (fig. 2) hyalina, iridea,
reticulatione fusca, procubito et cubito
cum ramo obliquo alternatim fusco et
stramineo pictis; costa ad basim, subcosta
ante et post stigma stramineis; stigmate
fusco, inter tres venulas sito, dimidium
basilare duarum cellularum implente,
extrorsum per tres cellulas colore fusco
basi diffuso; fere 50 venulis costalibus,
40 ante stigma, 2 stigmalibus, 8 apica-
libus, aliquot ex his furcatis; 16 venulis
ante sectorem radi, ultima cellula ante
ipsum divisa; sectore radii quinque ramis;
procubito et cubito parallelis, apice simplicibus. Aliquot venulæ fusco
limbatæ, saltem 13 intercubitales, fere omnes cubitales et pone ramum
obliquum; præterea macula marginalis ad cubitorum apicem; 12 venulæ
postcubitales seu marginales posteriores.
F1G. 2. — Memmopistha eretinoptera n. Sp.
Ailes du côté droit. 1 1/..
Ala posterior in */; angustissima ; vena subcostali et radiali fuscis; venulis
fuscis: membrana levissime obscurata; spathula longa, ampla, in duas partes
manifeste divisa, basilari triangulari, antice straminea, reliquo fusca,
postice truncata, tertia parte longitudinis; parte apicali lanceolata, apice
obtusa, medio basilari fusco, apicali stramineo.
Longit. corp. (cum prosostom.) eo 220
RAR ATIT OT ER De AIMENT eS 2
» D DOSLEO 0 116, on ollo © 0 17O D
Patrie : Baro, dans la Nigérie (C. A. INGRAM, 1910). Un exem-
plaire © au Musée de Londres, communiqué par M. MEADE-
WALDO.
3. — Nemopistha lancearia Nav. (fig. 3).
L'examen d’un spécimen assez complet de cette espèce, recu en
communication du Musée de Londres, me permet de compléter la
description que j'en ai donnée dans ma Monografia de los Nemo-
ptéridos (MEM. REaL Acap. CrENC. BARCELONA, 1910, vol. VIIT,
N. 18, p. 46), description faite d'après un exemplaire fragmentaire.
Caput prosostomate longiore latitudine capitis cum oculis, lobulo lateral
laminari (fig. 3, a) inferiore in triangulum rectangulum; vertice rufescente,
concavo, oculis angustiore ; oculis globosis, fuscis;
antennis longis plus quam 2/3 alæ anterioris, basi
rufescentibus, præcipue duobus primis articulis,
apicem versus fuscescentibus.
Prothorax transversus, antice angustatus et
rotundatus, superne rufescens, marginibus latera-
libus flavis ; inferne flavus, lineis vel maculis rufe-
scentibus.
Abdomen longum et angustum, cylindricum,
rufescens; valvis ultimi segmenti flavescentibus,
parvis.
FiG. 3. — MNemopistha lan-
Pedes flavi pallidi; tibiis linea dorsali fusca; PA AD INURE.
tarsis breviusculis, rufescentibus, articulis longis a. Tête, vue de profil
fere 5:1:1:1:2; unguibus fuscis, divergentibus. 6. Partie apicale de l'aile
In ala anteriore (fig. 3, b) adsunt 33 venulæ en pa
costales ante stigma, omnes fusco-rufo vel ferrugineo limbatæ, lHimbo sensim
latiore in venulis ad stigma accedentibus et in proximis fere ad invicem con-
fluente, maculam ferrugineam formante, magis conspicuam ultra stigma,
saltem per 6 cellulas. Stigma sordide album vel flavescens, partem mediam
basilarem cellulæ implens inter duas venulas furcatas sitæ. Ultra stigma
10 venulæ, quarum aliquot furcatæ, et inter illas aliquot venulæ gradatæ.
In ala posteriore spathula in O' longior, præcipue pars terminalis alba,
venulis ferrugineis.
(e
ILONCITACOND ER MEN ER ER Cine
D AMONT 5 no do ot ot a OS D
DA PAASATILETS PR TT RE CRE SEE
» DADOSLER MINE RE TERRE SRE
SR SDALNEe MNTR PNTE Le ee 0 DATI SEE
PH ESSDATRE RENE RE TNT 2,8 »
Patrie : Blantyre, dans le Nyassaland (D' I. E. S. Old), Musée
de Londres. Un exemplaire.
Fame OSMYLIDÆ.
1. — Lysmus camerunensis WEELE.
Osmylus camerunensis VAN DER WEELE, Arkiy für Zoologi,
1906.
De cette espèce décrite d’après des exemplaires du Camerun,
jai vu un spécimen provenant du Vieux Calabar (Musée de
Londres).
2. — Lysmus ieucomatodes sp. nov. (fig. 4).
Fuscus, fulvo mistus.
Caput-.(®)
Prothorax disco testaceus, lateribus fusco .
marginatus. Mesonotum similiter pictum.
Metanotum et pectus subtota fusca.
Abdomen fuscum, dorso singulis segmen-
tis, præter apicem, fulvis, pilis fulvis.
Pedes straminei, graciles, tibüis ad genua fuscescentibus.
Alæ hyalinæ, fortiter irideæ, acutæ, fere immaculatæ, stigmate fusco limi-
tato interne et externe, macula externa semilunari, pupillis solum sub forti
lente visibilibus, albis; reticulatione fulva et fusca; venulis costalibus curvis,
FiG. 4. — Zysmus leucomafodes n. sp.
Aïle antérieure.
() Manque dans le type.
omnibus simplicibus ante et post stigma; sectore radiïi 9 ramis, omnibus ad
mareinem furcatis, ultimo ramoso.
Ala anterior (fig. 4) in quarto apicali ampla ; atomis fuscis notata venulas
aliquot cingentibus in area costali, in disco, præter cubitos, ad seriem gra-
datam externam, ad marginem posticum puncto grandiusculo ante medium.
Ala posterior angusta, in quarto apicali dilatata, tota immaculata, præter
maculas stigmatis et atomos minutos ad marginem externum.
PONCIPACONDEANMERL UN CNET AE SUR 6 mm.
D NAT A TIC TENPAAUEU NEUE ARE NE TA AI AE UT
» D OBS 0 os 0 vo) 6 oo AE D
Patrie : Congo. Un exemplaire du Musée de Londres.
3. — Spilosmylus KOLBe.
KOoLBE, dans son mémoire Ze Neézflügler Deutsch-Ostafrika’s,
Berlin 1897, page 34, forme le sous-genre Spi/osmylus pour
Osmylus africanus. En l’élevant au rang de genre, nous pouvons
compléter la description fort brève qu'en a donnée KOLBE, en
prenant comme type du genre l'Osmylus tuberculatus WAIKER,
première espèce décrite dans ce groupe.
Tres ocelli. Antennæ tenues, longæ.
Prothorax longior quam latior.
Pedes graciles, arolio magno.
Alæ angustæ; area costali venulis omnibus simplicibus; disco laxe reticu-
lato, serie venularum gradatarum externa manifesta. Ala anterior in cf bulla
ad medium marginis posterioris instructa.
Cetera ut in Osrzylo.
A ce genre semblent devoir se rapporter également les espèces
suivantes : #2qguinatus ML. (des Moluques et de Ceram), #0destus
GErsT. (de Java), 2uéerlineatus ML. (du Natal), et africanus
Kozge (de Zanzibar).
Comme diagnose, KoLBE donne la phrase suivante : « Pustula
convexa fusca margini alarum anticarum postico imposita ». J'ai
omis dans la description ci-dessus de reproduire le mot « fusca »
pour donner place aux dessins que peut avoir l’ampoule et que
présente S. évberculatus.
Fame MYRMELEONIDÆ. -
I. — Palpares latipennis RAMS. (z2c/emens WAIK.).
Léo-Stanleyville (Wevxs) (Musée du Congo).
2. — Palpares tigris Daru.
Katanga, LEMAIRE (Musée du Congo).
3. — Palpares cognatus Ras.
Congo belge, sans indication de localité (Musée du Congo).
4. — Palpares radiatus Ras.
Un exemplaire au Musée du Congo.
5. — Palpares normalis sp. nov. (pl. XIV, fig. 1).
Fulvus, alis fusco fasciatis.
Caput testaceo-fulvum; palpis fuscis; antennis fuscis ; occipite linea media
longitudinali et punctis lateralibus fuscis.
Prothorax transversus, fulvus, tribus fasciis longitudinalibus in meso- et
metanoto continuatis; pilis fuscis in prothorace, albis in meso- et metatho-
Trace.
Abdomen fuscescens, maxime apicem versus et dorso, pilis ad basim abdo-
minis albis; cercis cylindricis, brevibus, grossis, apice obtusis, testaceis,
nigro pilosis.
Pedes femoribus fuscis, in c' magis ferrugineis ; tibiis tarsisque fulvis, cal-
caribus unguibusque testaceis.
Ala membrana hyalina, levissime fulvo tincta, præterquam in quarto
basilari; margine externo ad cubitorum apicem sinuato, reticulatione fulva,
pallida, ad maculas fusca.
Ala anterior ad medium ampliata, quatuor fasciis obliquis, margini costali
perpendicularibus, transversis fuscata : 1* angusta ab origine sectoris radiü
ad finem rami obliqui cubiti; 22 latiore ante medium, a radio ad marginem
sensim angustata, sed medio ampliata; 3° post medium a costa ad apicem
cubitorum, quasi duabus composita, anteriore lata usque ad cubitos, poste-
riore angusta et cum priore angulari præter cubitos; 4* anteapicali lata
integra, a costa ad marginem externum. In areis costali et procubitali maculæ
exiguæ præter venulas; item ad marginem posticum puncta fusca; præterea
REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, Voz. I (xorr). PL. XIV.
F1G. 1. — Palpares normalis n. sp.
FiG. 3. — Palpares latro n. sp.
L. NAVAS — NÉVROPTÈRES D'AFRIQUE.
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ad apicem atomi et sub apicem ad marginem umbra fusca. Stigma
albidum.
Ala posterior ante medium ampliata; apice elliptice rotundata; tribus
fascüs latis fuscis : 1° submedia a radio ad marginem; 2° antestigmali a
costa ad marginem; 3 apicali, spatium subreniforme vel rotundatum
hyalinum ad marginem anteriorem claudente. In area costali et præter
ramum obliquum cubiti aliquot puncta fusca ad venulas.
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Patrie : Katanga, LEMAIRE (Musée du Congo).
6. — Palpares nyassanus sp. nov. (pl. XIV, fig. 2).
Minor, fulvus.
Caput parte anteriore clypei et labro flavis; palpis fuscis, ad articulationes
pallidioribus; fronte et vertice fuscis; antennis fuscis, basi gracilibus, clava
elongata, parum dilatata, mucronata; occipite medio flavo.
Abdomen fulvum, albido pilosum ad prima segmenta, ultimis nigrican-
tibus.
Pedes fusco-nigri, pilis fuseis et albis; femoribus tibiisque fortibus ; calca-
ribus validis, duos primos tarsorum articulos superantibus.
Alæ ad medium ampliatæ, apice subacutæ, totæ fusco maculatæ, stigmate
flavido.
Ala anterior membrana flavida, reticulatione subfusca; area costali crebris
maculis prope stigma grandioribus; quatuor fasciis transversis fuscis : 1* ab
origine sectoris usque ad finem rami obliqui, retrorsum per tres cubitos
extenta, maculis sejunctis vel coalescentibus; 22 a radio ad medium alæ in
margine posteriore areolas liberante; 3‘ antestigmali a radio ultra medium
alæ; 4 apicali lata, a stigmate, areolas aliquot in area apicali liberante; præ-
terea totus margo exterior fuscus, et guttæ aliquæ in campo postcubitali, ad
marginem posteriorem; membrana alba.
Ala posterior membrana basi ante fascias lactea opalina, ad basim hyalina,
inter fascias flavida. Præter maculas aliquot in area costali tres fasciæ latæ
insignes fuscæ : 1° ante medium, retrorsum dilatata et areola libera ;
2 antestigmalis, ad medium 1° approximata, retrorsum uni-vel biareolata,
sive areolas albas claudens; 3° apicalis post stigma, unam vel plures areolas
liberans.
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DOI ATTETAENEne Mu Er NEO RMI
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4 16
— 238 —
Patrie : Environs du lac Nyassa. Un exemplaire © au Musée de
Londres.
7. — Palpares latro sp. nov. (pl. XVI, fig. 3).
Similis 2yassano.
Fulvus, fusco mistus.
Caput fronte, vertice, occipite fuscis, labro flavo; palpis fuscis, flavo
annulatis.
Prothorax transversus, antice angustatus, punctis minutis nigris ad basim
pilorum fuscorum. Meso- et metathorax fusci, pilis albis.
Abdomen duobus primis segmentis fuscis, pilis albis, sequentibus fulvis,
pilis fuscis albis mixtis, brevibus rarisque, tribus ultimis fuscis; cercis cylin-
dricis arcuatis, apice modice incrassatis, fuscis, nigro pilosis, longitudine duo
postrema segmenta abdominis superantibus.
Pedes fusco ferruginei, pilis fuscis; calcaribus ferrugineis, validis; tarsis
nigris.
Alæ membrana alba, flavo leviter tincta, reticulatione flava, ad maculas
fusca, ad medium ampliatæ, apice subacutæ.
Ala anterior tota fusco conspersa, maculis fascias quatuor transversas
formantibus parum definitas, quarum 12 a radio ad extremum rami cubiti,
dissoluta; 22 ante medium distinctior et latior, a radio ad marginem poste-
riorem, inter quas fascia obliqua alba completa a radio ad marginem; 3* post
medium brevis a sectore radii ad medium alæ; 4° stigmalis completa a costa
ad marginem externum, qui totus fascia fusca notatur. Area costalis multis
maculis fuscis, ad basim minoribus, prope stigma majoribus; area apicalis
guttis et ipso apice fuscis. Totus discus maculis fuscis pallidioribus adspersus,
vel potius fuscus guttis albis adspersus. Ad basim inter cubitos duæ series
macularum fuscarum usque ad originem rami obliqui. Denique prope margi-
nem posticum atomi aliquot fusci, aliquot cum 1° fascia conjuncti.
Ala posterior membrana tertio basilari hyalina. Area costalis paucis guttis
fuscis. Tres fasciæ transversæ distinctæ fuscæ : 12 ante medium a radio ad
marginem, retrorsum dilatata et quasi ramosa, duas tresve maculas albas
liberans; 32 post stigma, a costa ad marginem, ubi cum antecedente conti-
nuatur in area apicali duas tresve areolas parvas, ad apicem grandiorem,
relinquens. Pilula grandis, transversa, ferruginea.
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Patrie : Je n'en ai vu qu'un exemplaire © au Musée de Londres,
sans indication de localité; je crois probable qu'il provient de
l'Afrique centrale.
8. — Nosa gen. nov.
Alæ area costali angusta, venulis plerisque simplicibus; area radiali
interna (ante sectorem) partim reticulata; radio duplici sectore instructo,
1° in tertio apicali furcato, ramo posteriore curvo, procubito (mediæ) appro-
ximato.
In ala anteriore area cubitalis ante ramum obliquum ad medium ampliata
et reticulata.
Cetera ut in Pa/pare.
Ce genre diffère de Palpares et des genres voisins par la pré-
sence de deux secteurs dans le radius (‘), dont le premier offre une
grande fourche à l'extrémité; en outre, par la dilatation du
champ costal après l’origine du rameau oblique, dans l'aile anté-
rieure; dans l'aile postérieure, ce champ est étroit et simple,
comme dans les genres voisins.
9. — Nosa leonina sp. nov. (fig. 5).
Caput flavum, vertice nigro, occipite linea transversa nigra, medio con-
vexa et crassiore; palpis flavis, apice
nigris.
Prothorax transversus, flavus, antice
angustus, dorso nigro lineatus in | ;
pilis fuscis. Meso- et metanotum medio
nigro lineata, ad insertionem alarum
nigra; pilis flavis, longis.
Pedes robusti, flavi, pilis, femori-
bus mediis inferne, posterioribus basi
nigris; tibiis inferne et apice, tarsis
totis cum unguibus, nigris. FiG. s. — Mosa leonina n. sp.
Alæ latæ, apice acutæ, membrana Ailes du côté gauche.
flavido tincta, reticulatione flavida,
inter maculas fusca; cellulis discalibus in tertio apicali polygonalibus;
stigmate flavo; toto margine externo fusco fasciato.
(*) Dans l’une des ailes postérieures du type, les deux secteurs se rencontrent à la base,
par anomalie ou attraction,
Ala anterior area costali venulis plerisque simplicibus fusco Himbatis; area
apicali macula grandi post stigma ex tribus composita, proxima subcostæ
elongata: area radiali ante sectorem partim reticulata. In disco venulæ
multæ fusco anguste limbatæ, præcipue in area procubitali, aliquot in cubi-
tali, ad apicem marginalium posteriorum. Præterea quinque maculæ grandes
fuscæ : r° ad originem sectorum; 2° ante medium altæ, inter cubitos; 3< post
medium inter sectores et cubitos; 42 ante stigma, ad secundum sectorem;
5° triangularis, apice versus alæ apicem.
Ala posterior ad medium ampliata; area costali venulis plerisque fusco
limbatis, duabus maculis fuscis ante stigma; area apicali lata, macula grandi
post stigma a subcosta ad marginem et limbo marginis cum alia elongata
sinuosa bisectrici verticis continuata. Præterea in disco quatuor maculæ
grandes fuscæ : 1* ad originem sectorum; 2* ad medium alæ elliptica, a
sectore ultra medium alæ; 3° et 4° pone stigma, anteriore grandiore,
oblonga, posteriore orbiculari inter cubitos et ramum posteriorem primi
sectoris sita. Cum hac series 4-5 macularum in arcum ab anastomosi et ori-
gine rami recurrentis.
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Patrie : Congo belge. Un exemplaire © (Musée du Congo).
10. — Sogra (‘) perversa sp. nov. (fig. 6).
Fulva et fusca, similis distincitæ RAMB.
Caput fronte nigra, fulvo pilosa; vertice et occipite fuscis; clypeo et labro
flavis; palpis fulvis, clava palporum labialium dorso fusca; oculis fulvo-æneis,
nitentibus.
Prothorax trapezoidalis, fulvus, lividus, fascia longitudinali in duas divisa,
linea angusta et marginibus lateralibus fuscis; atomis multis fuscis; pilis
longis fulvis. Mesonotum similiter pictum, pilis anticis fuscis, posticis
cinereis. Metanotum subtotum fuscum, pilis longis cinereiïs.
Abdomen rufescens, stris lateralibus fuscis; pilis griseis, ad basim longio-
ribus.
Pedes fulvi, longiter fulvo pilosi; tibüs fusco punctatis, pilis aliquot fuscis
longis; calcaribus in angulum obtusum geniculatis, ferrugineis, apice fuscis;
tarsis fuscis.
(°) Dans une autre note qui paraîtra dans la revue PBrofteriz, je donne les caractères de ce
genre voisin d'Acanfhac/isis. mais x champ costal simple en plus de sa moitié interne.
Alæ hyalinæ, vix maculatæ, stigmate vix sensibili, apice acutæ, ad medium
ampliatæ, reticulatione subtota fulva, pallida.
Ala anterior amplior et brevior quam pro genere; area costali in ultimo
tertio ante stigma reticulata, area apicali angusta, venulis omnibus furcatis
aut ramosis, venulis gradatis in duas series
dispositis; area radiali ante sectorem aliqua
venula transversa in duas cellulas divisa; area
cubitali ante ramum obliquum duabus cellulis
duplicatis; area postcubitali reticulata. Paucæ
venulæ totaliter, plures partialiter fuscæ.
Membrana maculis tenuibus parvisque fusco
picta, quatuor elongatis in area procubitali,
exigua ad ultimam venulam radialem, aliquot
axillis furcarum anteapicalium ramorum radii.
Ala posterior reticulatione tota pallida,
membrana penitus hyalina; area costali venu-
Us simplicibus; apicali angusta, una serie
venularum gradatarum; area radiali ante sec-
torem sex venulis rectis, intermediis vix capitatis seu geniculatis; area
postcubitali basi reticulata.
FIG. 6. — Sogra perversa n. Sp.
Région basale des ailes.
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Patrie : Congo belge, Uerré (DE Bauw). Un exemplaire © au
Musée du Congo.
Ogs. : Les ailes, nettement plus courtes et plus étroites que
chez distincta et les espèces voisines, permettent de distinguer
facilement cette espèce de ses congénères; la réticulation de la
région axillaire la sépare manifestement de distncta. La longue et
dense villosité des pattes et surtout des pattes antérieures lui
est, en outre, particulière.
11. — Creagris africanus Rams., Wévr., p. 395, n° 16 (nubifer
KoLBE, Deutsch-Ostafrika, IV, Neur., p. 25).
Congo belge : Bunkeva, dans le Katanga, X-1907, D' SHEFFIELD
NEAVE (Musée du Congo).
12. — Creagris latens sp. nov. (fig. 7).
Fuscus, gracilis.
Caput fronte fusca, clypeo et labro testaceo-fuscis; palpis gracilibus,
fulvis; vertice duabus fasciis transversis nigris, duabus inter illas fulvis;
occipite linea transversa maculari nigra, alia pone illam fulva; antennis
longis, thorace longioribus, fulvis fusco annulatis; clava parum dilatata;
oculis fuscis.
Prothorax longior quam latior, fulvus, disco lineis fuscis pictus, antice
angustatus. Meso- et metanotum fusca, fulvo maculata.
Abdomen ala posteriore brevius, fuscum, pilis brevibus tenuibusque fulvis,
apice spinulis nigris infernis.
Pedes straminei, fusco punctatissimi; calcaribus subrectis, testaceis, pri-
mum tarsorum articulum superanti-
bus; tarsorum articulis apice fusco
annulatis.
Alæ angustæ, hyalinæ, irideæ, vi-
treæ, stigmate vix sensibili, reticula-
tione plerumque pallida, fusco varie-
gata.
Ala anterior venis plerisque fusco et pallido alternatim pictis; venulis
plerisque fuscis, 7 ante sectorem radüi, 13 postcubitalibus. Membrana atomis
fuscis conspersa, ad marginem posteriorem ad venularum apicem, aliis ad
axillas furcularum marginalium, ad ultimam venulam radialem, majore ante
extremum cubitorum et grandiore ad anastomosim.
Ala posterior membrana hyalina præter 4-5 atomos ad axillas furcularum
marginalium; una venula ante sectorem; sectore radii 11 ramis; postcubito
ad marginem finiente ultra initium sectoris radïi; 6 venulis marginalibus.
FiG. 7. — Creagris latens n. sp.
Aile antérieure gauche.
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Patrie : Congo belge, Boma 1908, A. Korrer (Musée du Congo).
13. — Mossa gen. nov.
Abdomen alis multo brevius.
Calcaria primum tarsorum articulum superantia.
Ala anterior brevior posteriore, margine externo haud excavato; area
costali angusta, simplici, venulis simplicibus; area apicali paucis venulis gra-
datis; venulis pluribus ante sectorem radiü ; hoc ante medium alæ orto; area
— 243 —
cubitali ante ramum obliquum simplici; vena postcubitali longa, ultra
ortum sectoris finiente ; area postcubitali seu marginali posteriore angusta,
simplici.
Ala posterior acuta, margine externo Concavo; area apicali nullis venulis
gradatis; sectore in quinto basilari orto, una venula radiali præcedente ; vena
posteubitali longa, longe post sectoris originem, sed ante hujus primum
ramum ad marginem desinente.
Cetera ut in Myrmeleone.
14. — Mossa externa sp. nov. (fig. 8).
Fusca, gracilis.
Caput facie palpisque pallidis ; fascia angulosa ante antennas, vertic: et
occipite fuscis.
Prothorax paulo longior quam latior, marginibus lateralibus parallelis,
fuscus, maculis stramineis. Meso- et
metanotum fusca, fulvo variegata.
Pectus ad insertionem pedum alarum-
que stramineum, ad pleuras fuscum.
Abdomen gracile, superne fuscum,
singulis segmentis macula laterali elo-
ngata straminea; inferne fuscescens,
latere et apice segmentorum stramineo; pilis Due.
Pedes straminei, fusco punctati et pilosi, calcaribus testaceis; apice
seementorum tarsalium fusco.
Alæ hyalinæ, reticulatione subtota fusca; venis subcosta et radio pallidis,
ad insertionem venularum fuscis; stigmate insensibili.
Ala anterior venulis plerisque in tertio apicali et posteriore et axillis
furcarum marginalium anguste fusco limbatis.
Ala posterior (fig. 8.) lanceolata; venulis et furculis ad marginem externum
fusco limbatis.
F1G. 8. — Mossa externa n. sp.
Aïle antérieure droite.
LOMME, COS 6 el 0 96 0057 OT
DTA RATE Eee NET MR Eee TES
» D DOS 0 à 61 to co à arailo | 2200
Patrie : Conakry, dans la Guinée française. Un exemplaire dans
ma collection.
15. — Formicaleo lethalis Warx.,Cat.p.374 (/eucospilus HaAG.).
Congo belge : Lac Léopold II (DELxEz); Katanga (Exp.
LEMAIRE); Dima, 21 septembre 1908 (A. Kozrrer) (Musée du
Congo).
— 244 —
16. — Nelees (‘) lynceus FaBr. (Myrmeleon leucostigmatus
Van DER WEELE, Ueber die von Prof. Dr. ]. Sjüsrepr
auf seiner Reise in Kamerun gesammelten Planipen-
nia, Upsala, 1906).
Congo belge : Lukombe, 14 octobre 1908, A. Korrer (Musée
du Congo).
17. — Nelees tristis HAGEN.
Congo belge : Léopoldville; Katanga, LEMAIRE; Lukombe,
3 octobre 1905, A. KozrEer; Tchoa, CaBra (Musée du Congo).
18. — Myrmeleon obscurus Ras.
Congo belge : Lukombe, 11 octobre 1908, A. KozrEr; Dima,
22 september 1908, A. Kozrer (Musée du Congo).
19. — Cymothales liberiensis WEELE.
Congo belge : Camp de Lukula, D' Danrez (Musée du Congo).
S s P s
( Nouveau genre dont les caractères seront donnés dans Broteria. Je l'ai établi pour les
Myrmeleon du groupe #ristis, à ailes larges, champ costal de l’aile antérieure partiellement
réticulé et antennes à peine dilatées.
SURAPAMPONTE
DE LA
CORDYLOBIA ANTHROPOPHAGA
(GRÜNBERG)
PAR
les D J. RODHAIN et Jos. BEQUAERT
(Mission scientifique du Katanga.)
Cordylobia anthropophaga est le Muscide qui, en Afrique orien-
tale, intervient le plus souvent comme agent de la myiase humaine
et animale. Sa larve, généralement connue sous la dénomination
de « Ver du Cayor », a fait déjà l’objet de nombreux travaux. Seul
le mode de reproduction de cet insecte avait jusqu'ici échappé à
l'observation; nous avons eu récemment la bonne fortune de pou-
voir élucider ce point.
L'aire de dispersion de C. à. est très vaste : elle s'étend, à travers
l'Afrique tropicale, du Sénégal au Natal. À ce propos, :l est
curieux de constater qu'au Congo belge des cas de myiase dus à
cette espèce n'avaient été signalés que dans le sud-est de notre
colonie (au-dessous du 9° parallèle S., D' A. Vare Massey). Les
observations que nous avons faites au cours de notre voyage le
long du Congo nous ont permis de constater qu'elle est par contre
plus répandue.
Nos premières constatations à ce sujet datent du 3 février de
cette année. Nous trouvant alors au village de Kibimbi, situé dans
16*
— 246 —
une île du Lualaba en amont des Portes d'Enfer (un peu en aval
de Kongolo), notre attention fut attirée par l'aspect misérable des
nombreux chiens qu'y possèdent les indigènes. Un examen attentif
nous révéla chez deux d’entre eux (de jeunes individus d'environ
trois mois) l'existence, au milieu de la face externe de la fesse, d'une
tumeur molle, fermée, de la grosseur d’une petite noisette. L'une
d'elles était vide; l’autre, plus grosse, présentait à son sommet la
trace d’une cicatrisation récente. Cette dernière tumeur, incisée
au scalpel, laissa échapper un flot de pus séro-purulent entraînant
un corps aplati gris pâle qui, à la loupe, se montra être une enve-
loppe de larve cuticole. L'examen de l'extrémité céphalique et des
stigmates nous permit de rapporter avec certitude cette peau à la
« larve du Natal » et à celle de Cordylobria unthropophaga GrüN-
BERG que figure GEDOELST (‘) et que le même auteur, dans une
note ultérieure (), a identifiées, en même temps que le « Ver du
Cayor », comme appartenant à une seule et même espèce de
Diptère. Les chiens indigènes que nous avons observés dans ce
village avaient l'habitude de se coucher la nuit dans les cendres
encore chaudes des feux éteints; il est probable que la larve en
question, morte avant son complet développement, a été
asphyxiée de la sorte.
Notre attention étant éveillée, 1l nous a été facile de retrouver
des chiens infectés de larves cuticoles dans d’autres villages. Elles
étaient particulièrement abondantes au village de Kongolo (dans
une île du Lualaba, en face de la station terminus du chemin de
fer des Grands Lacs). Certains chiens renfermaient de très nom-
breuses larves, toujours enfoncées sous la peau des flancs et de la
face externe des épaules et des fesses. Quand les larves sont en
nombre, les tumeurs suppurantes qu'elles déterminent provoquent
l’amaigrissement de l'animal, qui dépérit profondément. Aussi les
indigènes qui connaissent la cause de ce dépérissement extraient-
ils les larves quand elles sont encore jeunes.
(?) L. GEpoELsTt, Contribution à l'étude des larves cuticoles de Muscides africaines.
(Azch. de Parasitologie, Paris, t. IX, 1405, p. 583. fig. 4, 5 et 6.)
(2) L. GEpoELsT, Note sur les larves parasites du genre Cordylobia. (Bw//. Soc. Pathol.
exotique, Paris, t. [, 1910, p. 507.)
La larve est enfoncée très obliquement sous la peau, dans une
tumeur ovoïde ayant, lors de son complet développement, un grand
diamètre de près de 2%4 et un petit diamètre de 1%5. Cette
tumeur porte, à environ o‘"5 d'une des extrémités du grand dia-
mètre, un orifice au niveau duquel l'extrémité postérieure de la
larve présente ses plaques stygmatiques. Grâce à sa faible spinula-
tion, la larve sort assez facilement, si l’on exerce une légère
pression latérale, particulièrement dans le sens du grand diamètre
vers l’orifice de la tumeur.
La plupart des larves observées à Kongolo étaient trop jeunes ;
une seule nous sembla de dimensions sufhisantes pour donner un
insecte parfait. Placée sur de la terre molle, elle s'y enfonca le
8 février, se transforma en pupe le 12 et donna une mouche © le
28 du même mois.
Plus vers le sud, sur le Lualaba, à 50 kilomètres environ. de
Kongolo, au village de Kiato, nous avons encore rencontré un
chien porteur de nombreuses larves. Celles-ci étaient éparpillées
sur les flancs et sur les faces externes et postéro-internes des
cuisses et des jambes. Parmi les larves à divers stades, trouvées à
Kiato, nous avons enlevé cinq des plus grosses pour les introduire
dans des poches sous-cutanées pratiquées au scalpel sur le dos d’un
mouton. Ces larves continuèrent à vivre parfaitement sur leur
nouvel hôte : deux d'entre elles, extirpées et placées sur la terre
molle le 20 février, se sont transformées en pupes.
Enfin nous avons capturé à diverses reprises des exemplaires
adultes de Cordylobia anthropophaga : à Kongolo, les 4, 5 et 8 fé-
vrier;, à Bukama, le 9 mars; à Sankishya (à 30 kilomètres environ
au sud de Bukama, dans l'intérieur), le 7 avril.
*
*X *
Le 4 février nous capturons à Kongolo deux © de C. a. sous le
hangar où était installé notre laboratoire, vers 6 heures du soir. Au
moment où nous la retirons du filet, l’une d'elles laisse tomber suc-
cessivement deux œufs; traitée au cyanure et épinglée, elle laisse
tomber dans la boîte deux autres œufs. Ces deux mouches venaient
voltiger autour des cages qui renfermaient nos animaux d’expé-
— 248 —
rience (des cobayes et un singe); elles y entraient même et cou-
raient au fond des cages entre les pailles de la litière; l'une d’entre
elles vint se poser sur la lanière en cuir d’une gourde, lanière
fortement imprégnée de sueur humaine. Nous en conclûmes que
ces © venaient pondre leurs œufs dans les cages mêmes des ani-
maux.
Nous en eûmes d’ailleurs la preuve quelques jours plus tard.
Dans la soirée du 8 février, vers 5 heures, une autre © vient voler
autour des cages; nous l’observons attentivement : elle entre dans
une des cages à cobayes, elle court, s'arrête un instant l'abdomen
contracté et laisse échapper un œuf. Puis elle voltige et va se
poser à un autre endroit pour déposer un deuxième œuf.
Nous pouvons ainsi recueillir un œuf fraîchement pondu, à
5 h. 30 du soir, sur un plancher de bois sec recouvert d'un peu de
poussière de sable. Nous plaçons cet œuf avec un peu de terre
sablonneuse dans un petit godet en verre que nous couvrons la
nuit par une lamelle. Nous examinons fréquemment l'œuf et avons
le plaisir d'assister à son éclosion le 11 février, à 2 heures de l’après-
midi.
Description de l'œuf. — L'œuf lui-même se présente sous l'aspect
d’un petit corps ovalaire allongé d’un blanc laiteux. Celui que nous
avons mesuré avait 1""29 de long et 0"”"443 de largeur maxima.
FiG. 1. — Œuf de Cordylobir anthropophaga
grossi environ trente fois.
Examiné au microscope sous un faible grossissement, il montre une
coque lisse, régulièrement arrondie aux deux extrémités; l’une de
celles-ci est nettement plus étroite que l’autre. Immergée dans
l'huile de cèdre, la coque laisse voir par transparence à l'intérieur
la jeune larve. Dans un œuf fraîchement pondu, celle-ci remplit
probablement toute la cavité interne de la coque. Sur la figure 1,
faite d'après un œuf conservé dans l’eau physiologique formolée,
— 249 —
on voit cette jeune larve partiellement contractée et montrant en
outre quelques traces de la segmentation.
La femelle gravide renferme un grand nombre d'œufs; nous en
avons vu plus de cinquante paraissant bien développés dans les
ovaires d’un seul individu.
Éclosion de l'œuf et pénétration de la jeune larve dans la peau de
son hôte. — Au moment de l’éclosion, l’un des pôles de l’œuf se
fend irrégulièrement et 1l en sort une larve minuscule, mince, très
mobile. L'un de nous l'ayant placée immédiatement sur la peau de
son bras, nous observons ses mouvements à la loupe. Sans se
déplacer, la jeune larve cherche immédiatement à pénétrer dans la
peau intacte; elle attaque celle-ci avec ses crochets buceaux et
s'enfonce rapidement en rampant dans l'épaisseur de l’épiderme.
Eclose à 2 heures de l’après-midi, elle est déjà à moitié enfoncée à
3 1/2 heures. C'est le stade que représente la figure 2; on y voit
que la pénétration se fait très obliquement, la larve paraissant
glisser sous l'épiderme, ce qui produit un renflement léger de ce
F1G. 2. — Larve fraîchement éclose de Cordylobia anthropophaga, à moitié enfoncée
dans la peau, grossie fortement.
dernier. À 3 h. 50 la larve est à peu près complètement enfoncée,
mais elle ne disparaît de la surface que vers 5 heures du soir.
Cette pénétration, qui ne s'accompagne que d’une très légère
sensation de picotement et de démangeaison, aurait pu passer com-
plètement inaperçue. A l'endroit où se trouve la larve, nous voyons
le lendemain un gonflement à peine perceptible et une légère
rougeur. On y distingue avec beaucoup de difhculté l'orifice avec
— 250 —
l'extrémité postérieure de la larve. À ce moment le bras ne ressent
aucune sensation spéciale.
Malheureusement une pression trop brusque fit sortir la larve de
la peau; replacée sur le tégument, elle ne parvint plus à y pénétrer
et fut perdue.
Comme nous pouvions nous y attendre, un certain nombre de
nos animaux furent infectés de larves de Cordylobia. Le 13 février
nous trouvons un cobaye © avec une petite larve sur le ventre
au-devant de la vulve, entre les deux mamelles; cette larve est
laissée en place. Nous l'enlevons le 20 février pour la placer sur
la terre molle, où elle s'enfonce. Elle nous donna une mouche &
le 10 mars à 9 heures du matin. Un deuxième cobaye montre le
13 février une larve un peu plus grosse dans un doigt de la patte
postérieure, près de l’ongle; nous l’exprimons et l’introduisons
dans une poche sous-cutanée faite au scalpel, sur le dos du même
animal; la larve y continua à se développer et sortit adulte de la
plaie dans la nuit du 18 au 19 février. Les deux observations
ci-dessus permettent d'estimer la durée de la vie larvaire à environ
dix jours; la métamorphose intrachrysalidienne exige d'autre part
seize à dix-huit jours.
L'une de nos cages à cobaves était habitée en même temps par
un petit singe /Cercopithecus pathas); cet animal montra aussi
plus tard des larves cuticoles au nombre de cinq dans la face
postéro-interne des cuisses; ces larves étaient adultes le 21 février;
elles avaient alors acquis une couleur jaune d’ambre pâle que nous
n'avons observée chez aucune de nos autres larves, ce qui nous
permet de supposer que ces dernières n'avaient pas encore atteint
leur développement complet. Mises sur la terre molle le 21 février,
ces larves du singe s'y enfoncèrent aussitôt et nous donnèrent
trois mouches (2 © et 1 ©) le 12 mars suivant au matin, soit après
dix-huit jours. La plus grande de ces larves adultes mesurait
15 millimètres de longueur sur 4 millimètres de plus grande
largeur.
Un de nos chiens s’est aussi infecté à Kongolo. Le jour où nous
l’examinons, il présente sur les flancs un véritable nid de larves
— 251 —
rassemblées sur un espace de 15 centimètres carrés; en outre, une
larve isolée dans la face externe d’une oreille, près du bord infé-
rieur. Ce chien a l'habitude de se coucher sur le flanc en appuyant
la tête contre le sol; la face externe de ses longues oreilles pen-
dantes entre ainsi en contact avec la terre. Les larves étaient très
petites lors de notre départ de Kongolo, le 17 février. Le chien
parvenait assez facilement à enlever les larves des tumeurs en
mordillant et en léchant les plaies ulcérées. Le 24 février nous ne
trouvons plus que deux larves encore incomplètement dévelop-
pées; en effet, placées sur la terre molle, elles s'y enfoncèrent,
mais sans donner des mouches.
De l’ensemble des observations ci-dessus, faites chez le chien,
le cobaye et le singe, il ressort nettement que les larves de Cordy-
lobria anthropophaga sont toujours localisées dans les parties de la
peau qui d'une façon ou d’une autre sont entrées en contact immé-
diat avec le sol; c'est ainsi que nous n'avons jamais rencontré de
larves dans le dos de ces animaux. Nous avons observé d'autre
part que les femelles gravides viennent pondre leurs œufs près des
animaux mêmes. Îl n’est pas douteux dès lors que le processus
d'infection est très simple : L'œuf est déposé sur le sol dans des
endroits fréquentés par les hôtes; la jeune larve fraîchement éclose
est très mobile; elle rampe à la surface du sol jusqu'à ce qu'elle
rencontre la peau de l'hôte; parfois même la jeune larve n'aura pas
à voyager, lorsque l'hôte se sera couché directement sur les œufs
près d’éclore.
Dans la région du Bas-Katanga où ces observations ont été
faites, l'hôte habituel de Cordylobia antropophaga nous semble
être le chien. (Les observations font défaut en ce qui concerne les
animaux sauvages.) Malgré le nom spécifique de cette mouche,
l'homme n’héberge qu'accidentellement sa larve. Nous n'avons pas
vu dans cette région, somme toute fortement infectée, un seul cas
chez des indigènes. Il est évident que des hommes doivent sy
infecter de temps en temps, puisque ces indigènes ont l'habitude
de se coucher sur le. sol; mais ces larves sont habituellement
enlevées avant d'atteindre leur développement complet.
Nous avons eu cependant deux fois l’occasion d'observer l'infec-
— 252 —
tion chez des blancs. Lors de notre passage sur la ligne de chemin
de fer de Kindu-Kongolo, entre les kilomètres 183 et 279,
M. D. S... nous montra les tumeurs en voie de cicatrisation de
quarante et une larves : 16 étaient placées sur le dos, 6 sur la face
- postérieure des fesses, 19 sur la face postérieure et interne des
bras (20 janvier); les larves avaient été extraites deux jours aupara-
vant. Le second cas concerne M. A... qui, à Kongolo, vint se
plaindre de forte démangeaison à la peau du bras (26 janvier); à
l'examen nous trouvons sur la face postéro-externe du bras une
petite papule dont le sommet présente une végétation affaissée
laissant suinter un peu de séro-pus. En appuyant sur la lésion il en
sort une petite larve. Celle-ci, inoculée sous la peau d'un mouton,
était sortie le lendemain de la poche sous-cutanée et fut ainsi
perdue.
Bukama, avril 1911.
ZWEI NEUE ARTEN
DER
TRICHOPTEREN-GATTUNG DIPSEUDOPSIS
AUS AFRIKA
von Georg ULMER (Hamburg).
(Mit 2 Figuren im Texte.)
Die erste der beiden hier beschriebenen Prpseudopsis-Arten
gehôrt zu Material aus Belg. Kongo, das Herr D' H. SCHOUTEDEN
(Musée du Congo belge, Tervueren)
mir sandte; die zweite Art hat ihre
Heimat in Madagascar und wurde mir
mit andern, Arten von Herrn KR. pu
Buysson (Museum Paris) übermittelt.
1. — Dipseudopsis lata n.sp.(Fig.r.)
Etwas grôüsser als 7). fasciata
BRAUER, mit sehr deutlichen hyalinen
Makeln auf den Vorderflügeln.
Kopf und Brust schwarzbraun; ebenso
die obere Partie der Augen; im übrigen sind
diese dunkelbraun; die quer-elliptischen
flachen hinteren Kopfwarzen und ein schma-
ler Längsstreif innen neben den Augen
FIG. 1. — Dipseudopsis lata n. Sp.;
Apicalsporne der Hintertibie, Gf,
dorsal.
gelbbräunlich. Fühler hellbraun, mit schwach rôtlichem Tone, ebenso die
Taster; die rüsselfôrmigen Anhänge heller. Hinterleib braun, oben dunkler
als unten. Beine gelbbräunlich, die Hüften und Schenkel der Vorder- und
Mittelbeine dunkel; innerer Apicalsporn der Hintertibie des g° (Fig. 1)
kürzer als der Aussensporn, an der Basis so breit wie die Tibie, die letzten
17
— 254 —
zwei Drittel schmal stachelformig, scharf zugespitzt; lange dicht stehende
Borsten in einer Reïhe lassen den Sporn breiter erscheinen; die äussere
Kante schwach wellenformig; der Sporn ist etwas schraubenformig gewun-
den. Vorderflügel braun, um die Anastomose herum mit sehr deutlichen
fast hyalinen Makeln; Adern etwas dunkler als die Membran; Hinterflügel
ein wenig heller als der Vorderflügel, die Adern braun. Im Vorderflügel ist
Gabel r kürzer als ihr Stiel, Gabel 2 und 4 sind sitzend, Gabel 3 und 5 sind
ziemlich kurz gestielt; im Hinterflügel erreicht Gabel 2 gerade die Anasto-
mose. Die Genitalanhänge des G‘ bieten keine Besonderheiten; an dem
Exemplare sieht man ausser den grossen Genitalfüssen deutlich das IX. Ter-
git (abgerundet dreieckig vorgezogen), die am Ende gespaltene schmale
Rückenschuppe des X. Segments und den breiteren Penis. — © unbekannt.
Kôrperlänge : 8 mm.; Länge des Vorderflügels : 11 ‘/, mm.; Flügelspan-
nung also etwa 25 mm.
Material : 1 G, Dima (Belg. Congo), 22.1X:.1908, A. KoLLER
leg., im Musée du Congo.
2. — Dipseudopsis angusta n. sp.
Eine grosse bräunliche Art ohne
scharf ausgeprägte helle Flügelflecke.
Kopf dunkel rôtlichbraun, Pronotum gelb-
braun, Mesonotum schwärzlich, mit zwei rôt-
lichen Längsstreifen im vorderen Teile neben
der Mittelnaht; Metanotum und Hinterleib
braun. Fühler und Taster nicht erhalten, wahr-
scheinlich dunkel; Rüssel deutlich. Beine
dunkelsgelb, die Hüften schwärzlich, die
Schenkel und Schienen am Apex schwarz,
die Schienen auch aussen dunkel; innerer
Apicalsporn der Hintertibie des G' (Fig. 2)sehr
lang und dünn, von oben gesehen schwach
gekrümmt, von der Seite betrachtet fast ge-
rade ; er ist doppelt so lang wie der zugehôrige
FiG. 2. — Dipseudopsis amgusta AUSSENSPOrn, an der Basis angeschwollen, im
n.sp.; Apicalsporne der Hinter- £anZen stäbchenformig, apicalwärts sich noch
übie,C',dorsalschiefvoninnen, verjüngend; die Spitze ist etwas nach unten
a. Distales Ende des Innen- gerichtet und schwach gespalten (Fig. 2 u. 22).
Pal lateral, Stärker vergrôs Vorderflügel braun, mit zerstreuten séhwar-
ne zen Haaren und einigen goldig glänzenden
Haarschüppchen; Thyridium hyalin, die Basis der Apicalzellen mit hellerem
Schein, der Apex dunkler; Adern dunkelbraun, Randwimpern braun-
d.
— 255 —
schwarz. Hinterflügel heller als Vorderflügel, bräunlich-hyalin, irisierend,
die Adern dunkelbraun, die Behaarung zerstreut und wie die Randwimpern
schwärzlich. Im Vorderflügel ist Gabel 1 sehr kurz, Gabel 2 und 4 sind
sitzend, Gabel 3 und 5 sind ziemlich kurz gestielt; im Hinterflügel erreicht
Gabel 2 die Discoidalzelle. Die Genitalanhänge des SG bieten keine Beson-
derheiten. — © unbekannt.
Kôrperlänge : 11 mm.; Länge des Vorderflügels : 17 mm.; Flügelspan-
nung : 37 mm.
Material : 1 G, Madagascar, Mont. d'Ambre, G. BÉNARD 1909,
Museum Paris.
ZUR KENNTNIS
DER
APIONFAUNA DES CONGOGEBIETES
VON
1
Hans WAGNER, Dahlem-Berlin.
Eine kleine Sendung aus dem belgischen Congogebiet, von
Herrn D' H. ScHourepEex, Kustos am Congo-Museum (Tervue-
ren), freundlichst mitgeteilt, enthielt nebst einer Anzahl bereits
bekannter Arten, die folgend beschriebenen, neuen Species.
Obgenanntem Herrn sei für die freundliche Ueberlassung von
Belegmaterial auch hierorts nochmals herzlich gedankt. Die
meisten Arten wurden von Herrn R. Mayxé (IV-1911) in Congo
da Lemba gesammelt.
I. — Apion subcatenatum n. sp.
Kôrper pechschwarz, mit feinen Härchen spärlich besetzt, die 4 hinteren
Schenkel rôtlichpechbraun, die vorderen in der Mitte schmutzig rostbraun,
an der Basis und am Knie sowie an der oberen Kante angedunkelt, die
Schienen mehr oder minder ausgesprochen rôtlichbraun durchscheinend, an
ihren Enden pechbraun, die Tarsen pechschwarz.
Kopf reichlich breiter als lang, die Augen nur wenig vortretend, mässig
stark gewülbt, die breite, z1emlich flache Stirne — wie der übrige Kopf mit
Ausnahme des fein quergerieften Scheitels — äusserst fem und dicht
runZelig chagriniert, matt, dazwischen mit einzelnen fein eingestochenen
Pünktchen besetzt, die auf der Stirne neben dem Innenrande der Augen
eine, sich auf die Rüsselbasis erstreckende, gerade Linie bilden. Rüssel
ziemlich kräftig, kaum gebogen, beim © (?) so lang als Kopf und Hals-
schild zusammen, von der Basis bis zur Fühlerinsertion cylindrisch, von
— 257 —
da nach vorne schwach, doch deutlich verjüngt; wie der Kopf sculptiert,
doch stehen die feinen Pünktchen gegen die Spitze erheblich dichter.
Fühler im basalen Drittel des Rüssels eingefügt; Schaft so lang als die
3 ersten Geisselglieder zusammen; das 1. Geisselglied nur wenig länger
als breit, wenig stärker als die folgenden, das 2.-4. fast quadratisch, das
5.-7. breiter werdend, das 7. stark quer; die relativ kleine Keule ist nicht
abgesetzt. Halsschild an der 2-buchtigen Basis merklich breiter als lang, die
Hinterecken kurz spitzwinkelig, von diesen bis zur ziemlich schwachen
apicalen Einschnürung an den Seiten schwach gerundet, etwas vor der
Mitte am breitesten, von da nach vorne ziemlich stark verengt, am Vorder-
rand selbst etwa um ‘/; schmäler als an der Basis; ziemlich grob und
dicht punktiert, die Zwischenräume wenig breiter als die Punkte, schwach
querrunzelig; vor dem Schildchen mit einem bis nahe zur Mitte reichenden,
scharfen Basalstrichel. Flügeldecken oblong, mässig gewôlbt, mit wohl-
entwickelten Schulterbeulen; kräftig und etwas kettenformig punktiert
gestreift, die Zwischenräume etwa doppelt so breit als die Punktstreifen,
leicht gewôlbt, fein gerunzelt und mit einer Reïhe, feine weissliche Borsten-
härchen tragender Punkte besetzt. Schildchen lang, scharf gefurcht. Beine,
namentlich die Tibien, verhältnismässig kurz und plump, die 4 hinteren
Schienen sind an der apicalen Aussenecke infolge eines, aus schwarzen
Bôrstchen gebildeten Besatzes, winkelig verbreitert; 1. und 2. Tarsenglied
von gleicher Länge, so lang als breit, die feinen Klauen stumpf gezähnt.
Long. (s. r.) : 1,9-2 mm.
Zwei Exemplare, die ich für Weibchen halte, von Congo da
Lemba (R. MAYNÉ).
2. — Apion carbonicolor n. sp.
Zwischen Ap.sparsum FST. und asphaltinum BOH. vollkommen die Mitte
haltend; die Flügeldecken sind wie bei asphaltinum gebildet, schmäler
und weniger gewôlbt als bei sparsum, Kopf, Rüssel und Fühler sind fast
genau wie bei sparsum gebaut und sculptiert und unterscheiden die Art
leicht von asphaltinum; der Halsschild ist etwas feiner und namentlich
weitläufiger als bei sparsum punktiert, auch etwas schmäler als bei diesem,
aber merklich breiter als bei asphaltinum und infolge der Sculptur von
dem des letzteren verschieden. Die Beine, namentlich die Tarsen sind
schlanker als bei sparsum.
Long. (s. r.) : 2,8-2,95 mm.
Fünf vollkommen übereinstimmende Exemplare (3 GG, 2 00)
von der gleichen Lokalität wie die vorhergehende Art : Congo da
Lemba (MAYNÉ).
3. — Apion confîine n. sp.
Dem A. sustrictum WAGXN. äusserst nahestehend, von gleicher Grôsse
und Färbung, ausser durch die secundären Sexualauszeichnungen beim Gf,
wie folgt von ihm verschieden : Der Rüssel ist in beiden Geschlechtern erheb-
Ech kürzer, von der Fübhlerinsertion zur Spitze deutlicher verjüngt, etwas
stärker gebogen ; beim ç' so lang als Kopf und Halsschild zusammen, beim
Q etwas länger, in beiden Geschlechtern von der Basis bis zur Fühler-
insertion fein runzelig chagriniert, matt, von da zur Spitze fein und zerstreut
punktiert, im Grunde mikroskopisch fein chagriniert, etwas fettig glänzend.
Die Fühler sind beim ç' nahezu in der Mitte, beim © zwischen dem basalen
Drittel und der Mitte inseriert, in beiden Geschlechtern gleich und mit
Ausnahme des etwas kräftigeren Schaftes und 1. Geiïsselgliedes wie bei
sustrictum Sebildet. Der Kopfist seitlich gesehen flacher als bei sus#rictum,
die Augen sind weniger gewolbt, daher auch weniger vorstehend, die
Stirne ist breiter und flacher, von 2 mehr oder minder deutlichen Furchen
durchzogen, im Grunde wie die Rüsselbasis sculptiert: der glänzendglatte
Scheitel ist durch eine deutlichere Querfurche vom Kopfe gesondert. Der
Halsschild ist weniger cylindrisch als bei sustrictum, am Vorderrande
deutlich schmäler als an der Basis, hinter ersterem kräftiger eingeschnürt
als vor letzterer, die Rundung der Seiten ist hinter der apicalen Einschnü-
rung am stärksten. Die Sculptur ist etwas grôber als bei susérictum, die
feinen, flachen Pünktchen sind etwas kräftiger und die Zwischenräume
flach runzelig; das Basalstrichel ist bisweïlen als feine Furche bis nahe an
den Vorderrand verlängert; die den Punkten entspringenden Härchen sind
etwas grôber und länger. Die Flügeldecken in der Form wie bei susérictun,
die Punktstreifen jedoch etwas grôber, die Schulterbeulen um geringes
kräftiger. Die Beine. namentlich die Schenkel sind etwas stärker, die
Vordertibien und sämtliche Tarsen kürzer; 1. Tarsenglied kaum länger,
doch merklich schmäler als das 2., dieses wenig länger als breiït, die feinen
Klauen scharf gezähnt. Beim G' ist das 1. Tarsenglied der Mittel- und
Hinterbeine an der apicalen /znenecke zahnformig nach abwärts gezogen,
an den Vorderbeinen ist das 1. Tarsenglied an der apicalen Azssenecke
schwach zahnformig vorgezogen.
Long: (Sr): ©°1,5-1,55; © 1,65-1,7 mm.
*
Zwei Pärchen von Congo da Lemba (R. MAyXé), in Gesellschaft
des sustrictum, lagen der Beschreibung zu Grunde.
4. — Apion (Piezotracheius) compressipenne n. sv.
Eine ausserordentlich markante Art aus der Verwandtschaftseruppe
meines A. (Piezotr.) ugandanum.
Tiefschwarz, fettig glänzend, äusserst fein staubformig und spärlich
— 259 —
behaart. Kopf merklich breiter als lang, mit grossen, gewélbten und vor-
springenden Augen, die Schläfen sehr kurz abgesetzt, die breite Stirne
Ziemlich stark längsgewôlbt, von 2 mehr oder minder deutlichen, durch ein
feines, glattes Mittelkielchen getrennten Furchen durchzogen, in diesen
wie der übrige Kopf und Rüssel mikroskopisch fein chagriniert, dazwischen
mit fein eingestochenen Pünktchen spärlich besetzt. Rüssel kräftig, kaum
so lang als der Halsschild (c' ?), schwach gebogen, von der Basis bis zur
Fühlerinsertion cylindrisch, an letzterer winkelig angeschwollen, von da
zur Spitze wieder cylindrisch, diese selbst breit abgestumpft und daselbst
nicht schmäler als an der Wurzel; bis nahe zur Spitze mit eben so feinen
Pünktchen wie am Kopf ziemlich dicht besetzt, über der Fühlerinsertion
befindet sich ein deutliches, kleines Grübchen, welches beiderseits von
einem sehr kleinen, glatten Beulchen begrenzt wird. Fühler in der Mitte
des Rüssels inseriert, kurz und kräftig; Schaft etwas mehr als 2 mal so lang
als breit; 1. Geisselglied rundlich, etwas stärker als die folgenden, diese eng
aneinand gefügt, das 2. noch deutlich so lang als breit, das 7. stark quer,
die ziemlich grosse, eiférmig zugespitzte Keule kaum abgesetzt. Halsschild
1 /; mal so lang als an der gerade abgestutzten Basis breit, die Hinterecken
vollkommen rechtwinkelig, von da an den Seiïten bis zur schwachen api-
calen Einschnürung nur wenig verengt, die Seiten vor der apicalen Ein-
schnürung leicht und gleichmässig gerundet, der Vorderrand kaum breiter
als der Durchmesser des Kopfes über den Augen, schwach concav; seitlich
gesehen mässig gewôlbt, die hôchste Wôlbung etwas hinter der Mitte
gelegen; fein und dicht chagriniert, mit fein eingestochenen Pünktchen
wenig dicht besetzt, die Zwischenräume etwa 3-4 mal so gross als die
Pünktchen; das Basalstrichel ziemlich undeutlich. Flügeldecken schmal;
seitlich zusammengedrückt, an der Basis nicht breiter als der Halsschild-
hinterrand, von den sehr schwach entwickelten Schulterbeulen nach hinten
sehr schwach und gleichmässig gerundet, in der Mitte am breitesten, am
Apex etwas abgestutzt; seitlich gesehen ziemlich hoch gewôlbt; ziemlich
fein, doch scharf gestreift, die Punkte in den Streifen undeutlich; die
äusseren :Zwischenräume flach, die inneren deutlich gewôlbt, mikrosko-
pisch fein chagriniert, in der Mitte mit einer Reiïhe äusserst feiner, staub-
fôrmige Härchen tragender Pünktchen besetzt. Der 1. Punktstreifen beginnt
in Ziemlicher Entfernung von dem auffallend kleinen, punktformigen
Schildchen.
Beine mässig lang doch sehr kräftig, die vorderen Schenkel etwas
gekeult, kräftiger als die 4 hinteren; das 1. Tarsenglied wenig länger als
das 2., dieses so lang als breit; Klauen stumpf gezähnt.
Long. (sr) :2,4-2,45 mm.
Zwei Exemplare, die ich für Männchen halte, von Congo da
Lemba (R. Mayxé).
—2%6© —
Von Congo da Lemba (R. MaAYNÉ), haben mir noch folgende
Arten vorgelegen :
1. — Apion consimile WG&., eine kleine Anzahl GG und oo.
2.— Apion consideranduim FAHR., 1 ©.
3. — Apion mimosæ HrM., 7 Exemplare, GO und 00.
4. — Apion {Prezotr.) angolanwnm Wax., eine kleine Anzahl
Exemplare, GO und ©0; das bisher unbekannte G'unter-
scheidet sich vom © nur durch den merklich kürzeren
Rüssel; dieser ist kaum so lang als Kopf und Halsschild
zusammen und etwas dichter und bis nahe zur Spitze
punktuliert; die Beine sind auch beim G'einfach gebildet.
Apion (Piezotr.) vartum var. occidentale W&X., 3 Q.
on
6. — Apion (Conapion) bomaense Fst., 1 ©.
7. — Apion {Conapion) sustrictum Wax., eine kleine Anzahl
GO! und 60.
8. — Apion { Pseudoprezotr.) ripicola HTrM., 1 G'und 1 ©, bisher
nur aus dem südôstl. Afrika bekannt gewesen.
Ferner haben mir aus dem Material des Congo-Museums vorge-
Jécente
9. — Apion {Rhinapion) Severin: Wax., 1 ©, Matadi, 12.1X.
1910, D' BEQUAERT.
10. — Apion { Piezoérach.) puncticeps W&Gx., 1 © aus Léopold-
ville, IV.1911, D' A. Dugots; bisher nur aus dem ôstl.
Centralafrika nachgewiesen.
11. — Apion { Prezotrach.) Gerstäckert Fst., 1 S' mit der Bezeich-
nung : Région de Sassa, 1895-1896, COLMANT.
REDUVIIDÆ ET PYRRHOCORIDÆ
RECUEILLIS DANS LES DISTRICTS DU KASAI ET DU KWANGO
PAR
MM. CARLIER, KOLLER er LUJA
PAR LE
D' H. SCHOUTEDEN
(Musée du Congo belge, à Tervueren).
Dans une note précédente, j'ai étudié les Crricridæ et les
Coreidæ recueillis par MM. Carrier, Korrer et LuJa (Æev.
Zool., Afric., 1, pp. 179-189). Dans le présent travail, j'énumère
les Aeduviidæ et les Pyrrhocoridæ que j'ai trouvés dans leurs
récoltes et parmi lesquels il se trouve de nouveau une série de
formes nouvelles.
FamizzEe REDUVIIDÆ.
1. — Oncocephalus subspinosus Am. et SERV. : Kondué, Gali-
Koko.
2. — Petalochirus Murray SiGx. : Dima 24.1X.
3. — P. rubiginosus Par. — Kondué, Gali-Koko.
4. — Dima nov. gen.
Corps allongé, d'aspect rappelant un Zisarda, guère convexe en dessus
(ENxe) ) à 3
peu en dessous. Tête assez courte, à yeux globuleux saillants, tubercules
, J te] )
A7
antennifères inermes ;-ocelles rapprochés, voisins du sillon transversal post-
oculaire. Rostre arqué ; 1 égal à 2 et 3 réunis, 2 plus long que 3; antennes
grèles; r égalant presque le pronotum. Pronotum à col peu accentué, étran-
glement peu profond, angles latéraux saillant nettement, bien que peu
fortement. Ecusson à épine conique apicale dressée (son apex mousse).
Fémurs antérieurs offrant au delà du milieu, à la face interne, une dent bien
nette. Tibias antérieurs avec une courte fossette triangulaire à l'apex.
Ce nouveau genre prendra place dans la sous-famille des Sa/ya-
vahnæ.
Dima dentata nov. sp.
En dessous, d’un brun ferrugineux sombre, la tête, les cicatrices et
l'extrémité des angles latéraux presque noirs; l’épine scutellaire et 1 cailu
postscutellaire d’un flave-crème, lisses; le connexivum à extrême bord
latéral tendant au noir, le quart basal environ des segments flavescent.
En dessous : tête et poitrine d’un brun de poix sombre, la tête avec de
chaque côté, partant de l’œil obliquement, une bande flavescent-ferrugineux ;
le rostre d’un flave ferrugineux, le 3° article plus sombre. Ventre plutôt
sombre, varié irrégulièrement de clair, la bande médiane plus foncée, brune
et bordée de chaque côté par une bande de teinte claire (flave ferrugineux).
Les pattes d’un flave légèrement ferrugineux, les fémurs rembrunis dans
leur partie distale, cette région rembrunie coupée par deux anneaux clairs,
dont l’apicäl est bien moins net et est interrompu; tibias offrant à la base
deux anneaux (plus ou moins interrompus) bruns, réunis en dessous par un
trait de même couleur. Antennes légèrement ferrugineuses.
Longueur 18 millimètres.
Un seul exemplaire de ce type nouveau s’est rencontré dans les
collections étudiées. Il a été recueilli à Dima, le 14.1X.1908, par
M. A. KOzrERr.
5. — Sphedanocoris camerunensis BREDD. : Lukombe 12.X.
6. — Reduvius annulatus SrAL : Lukombe 20.X.
7. — Acanthaspis Beauvoisi FaAïRM. : Dima 13.1X, Lukombe
OX,
8.— Ac. bilineolata PAx. : Gali-Koko.
9. — Ac. reuterianus ScHouT. : Kondué. — N'était encore connu
27. —
— 263 —
que par le type que j'avais recu de Mundame, dans le
Kamerun.
Argolis sp. (def.) : Kondué.
Carcinonuna astrologus BErGRr. : Kondué.
Cethera musiva GERM. : Kondué, Gali-Koko, Dima 29.IX,
Lukombe 5 et 16.X.
Platymeris horrida SrAL : Kondué, Lukombe 14.X.
Phonergates? concoloripes Reurt. : Kondué.
Cerilocus pœcilus Brepp. : Kondué.
Piratus rubricosus STÂL : Gali-Koko, Lukombe, 6, 12 et
AXE
Santosia finitima VAR. : Gali-Koko.
Ectrichodia barbicornis FABr. : Kondué.
Ectr. lucida LeEr. et SERV. : Kondué.
Centraspis insignis ScHour. : Lukombe 12.X.
Microstemina atrocyanea Sicx. : Kondué.
Diaspidius scapha Drur. : Kondué, Lukombe 23.1X.
Rhynocoris albopilosus SiGN. : Gali-Koko.
RA. bicolor FABr. : Kondué, Gali-Koko, Dima 19 et 24.1X,
Lukombe 5, 10 et 12.X.
Rh. nitidulus FABr. : Kondué, Gali-Koko, Lukombe 9, 12
EL ZOO IDiine 20e
RAA. obtusus Par. : Kondué, Gali-Koko, Dima 20.1X.
JR h. tmperialis STÂL : Dima 21 et 29.1X, Kondué.
28. — Rh. rapax STAL : Dima 24.1X.
ne
29. — Àh rufigenu FaArLoU : Dima 20.1X.
30 — À. segmentarius GER. : CARO EI Lukombe 16.X.
31. — A. tropicus H.-Scx. : Lukombe 14 et 16-X.
32. — Aediocoris albofasciatus Sie. : Gali-Koko.
33. — Peprius Lujanus nov. sp.
Coloration variant du rouge sanguin au flave rougeâtre. Les articles 1-3
des antennes noirs (3 éclairci distalement), le reste rougeûtre, mais l'apex
rembruni. Elytres noirs ou brun noir, la partie rétrécie apicale de la corie
brunâtre ou (exemplaires frais) rougeâtre, l’apex rembruni ou noir. Rostre
d’un brun de poix. Fémurs intermédiaires et postérieurs avec avant le nœud
terminal deux anneaux brunâtres, fusionnés par en dessous, ces anneaux
non ou à peine visibles aux fémurs antérieurs. Tibias d’un brun poix, au
moins dans leur quart basal, avec un anneau clair avant le milieu; l’apex et
les tarses noirs ou brun noir. Ventre (c‘) avec (toujours?) une tache blanche
au bord apical des segments 3-5, en dehors.
Longueur (cf) 14 à 15 millimètres.
Recueilli à Kondué par M. Luja et à Lukombe, le 14.X.1908,
par M. KorreRr.
À cette espèce, je rapporte avec quelque doute une femelle de
ma collection, provenant de Lambarem, dans le Congo français, et
qui diffère des mâles décrits ci-dessus par la coloration noire plus
étendue et plus intense : élytres noirs, avec la partie rétrécie de la
corie à peine éclaircie à la base; les fémurs distalement d'un brun
noir, les tibias noirs (ou noir poix), les antérieurs et les intermé-
diaires seuls avec trace de l'anneau pâle, les postérieurs avec
l’extrémité flavescente ; le ventre à bords sombres, les segments
5-6 et l’apex du corps noirs presque en entier.
34. — Sphedanolestes Kolleri nov. sp.
D'un rouge corail. Tête en dessus offrant les parties noires que voici :
la région située en avant du sillon transversal, à l’excéption de la ligne
médiane en avant et en arrière, et une tache occupant la partie postocellaire
de la convexité postérieure (mais laissant la ligne médiane rouge). Corie avec
la partie rétrécie apicale brune, de même que les nervures de la membrane,
qui est légèrement enfumée.
— 265 —
En dessous, les segments 5 et 6 du ventre offrent latéralement une fascie
noire assez large, fort nette; les genitalia noirs en majeure partie également.
Ces fascies correspondent à des fascies noires traversant de part en part les
segments dorsaux 5-6 et le segment génital; le segment 4 offre sur son
disque une fascie courte.
Pattes et trochanters noirs, les tibias pales (flavescent rougeûtres) distale-
ment, sauf l’apex; fémurs noueux, un plus fort nœud près de l’apex; tibias
postérieurs courbés nettement. Antennes noires, grêles, le 1‘ article rou-
veâtre latéralement. Rostre à extrémité rembrunie, noïrâtre à la base et à la
suture des articles 1-2.
Pronotum lisse, à col net, les angles de celui-ci proéminents; angles
latéraux non saillants, arrondis; connexivum débordant les élytres.
Longueur (c‘) ro""5 avec la membrane; 9 millimètres sans elle.
Un unique spécimen trouvé à Dima, le 21.1X.1908, par
M. KOLLER, à qui j'ai dédié cette espèce.
5. — Posilus tipuliformis FABr. : Gali-Koko, Dima 24.1X,
Lukombe 10, 14 et 20.X.
[e2)
36. — Pantoleistes rex Brepp. : Kondué, Gali-Koko, Lukombe
LEIXE
37. — Sycanus lividicollis FaArr». : Kondué.
38. — Luja nov. gen.
Corps allongé, d'aspect rappelant celui des LRhynocoris.Tète plutôt courte;
vue de côté, la partie antéoculaire égale environ la moitié de la partie
postoculaire ; ocelles situés en arrière du sillon postoculaire, sur une faible
éminence chacun. Antennes grèles, à premier article égalant la tête et le
pronotum réunis. Rostre à 2 subégal à 1, arqué. Pronotum assez convexe,
à lobe antérieur nettement séparé, un sillon net le long du bord postérola-
téral, s’en écartant près de l’angle latéral. Ecusson sans tubercule ni épine.
Corie à cellule allongée; membrane dépassant nettement l'extrémité de
l'abdomen. Hanches intermédiaires et postérieures largement séparées.
Abdomen à segments du connexivum dilatés en dehors en un lobe plus ou
moins prononcé; ce lobe peu marqué aux segments 1 et 6, graduellement
davantage sur 2-4, celui-ci fortement dilaté, de même que 5. Fémurs noueux
nettement.
— A6 —
L. Ferranti nov. sp.
D'un jaune orangé ou ocre, avec les parties noires que voici : la tête
latéralement et en dessus, à l'exception d’une ligne médiane basale, d’un trait
allant de chaque ocelle à l’angle interne de l’œil, d’un trait transversal en
avant du sillon transversal postoculaire, et d’une macule près de l'œil; — les
articles 1 et 2 des antennes (3 et 4 sont brun marron foncé), les fémurs, sauf
la base, et plus du tiers apical, les tibias sauf la partie basale, les tarses, la
base et l’apex du 1* article du rostre, le 2° article sauf la base, et
le 3° en entier; — le ventre offre sur le 2° segment une fascie près du bord
apical, s'étendant jusque sur le connexivum, et, en outre, une petite fascie
latérale à sa base, de chaque côté; le 3° segment a la même fascie apicale
noire, mais plus large et se rapprochant de la base, et les fascies latérales
sont reliées latéralement par une fascie plus étroite; le 4° segment est noir
en entier, sauf le connexivum (à part le prolongement de la fascie apicale),
une fascie antébasale latérale et une courte fascie basale externe, réunie à la
première en dehors; le 5° segment a les mêmes fascies jaunes, maïs plus
réduites, et sur le 6° elles sont représentées par une macule allongée laté-
rale (le trait d'union des segments 4 et 5); en outre, sur les segments 5 et 6,
la coloration noire envahit la majeure partie du connexivum; les segments
du connexivum. Membrane d’un noir à reflets métalliques cuivrés. Antennes
ne dépassant guère l'extrémité du corps; 4 plus long que tr.
Longueur 20 millimètres environ.
Le nom de ce nouveau genre, Zuwya, rappellera les nombreuses
découvertes entomologiques dues à l'excellent observateur qu'est
M. Luyja, qui en a recueilli le type à Kondué. En appelant #erranti
l'espèce que je viens de décrire, j'ai voulu associer au nom de
M. LuJa celui de son ami, M. FERRANT, directeur du Musée
d'Histoire naturelle de Luxembourg, qui a bien voulu me confier
la détermination des spécimens récoltés à Kondué.
39. — Vadimon? comedo BERGRr. : Dima 24.IX.
40. — Vestula lineaticeps SiGx. et var. : Gali-Koko, Dima 24-IX,
Lukombe 5 et 12.X.
A1. — Phonoctonus inunitis STAL : Dima 30.IX.
42. — Ph. picturatus FAïRM. : Dima 24.1X.
43. — Vitumnus scenicus SrÂL var. : Lukombe 5.X.
ete 267 SL
44. — Domnus flavoniger STÂL : Kondué.
45. — Odontogonus Sjüstedti ScHouT. var. dimensis n. var.
M. Kozrer a recueilli à Dima, le 29.1X.1908, un exemplaire d’un
Odontogonus extrêmement voisin de l'Od. Syüstedhi, que j'ai décrit
du Kilimandjaro l'an dernier et auquel je le rattache provisoire-
ment comme variété. [1 en diffère par l'absence des macules noires
à la base des tibias, par la tête non marquée de noir en dessus, et
par l'écusson dépourvu de macule noire. — Longueur 19 milli-
mètres.
46. — Margasus Afzelii SrÂL : Kondué.
47. — Authenta Ferranti nov. sp.
Noir ou noir poix, les pattes de coloration variant du noir poix au brun
clair; dans le premier cas, les tibias sont d’un brun foncé; antennes d’un brun
marron foncé, l’apex extrême des articles clair. Partie basale des élytres
(à peu près jusqu'à la moitié de l’espace séparant l’apex de l’écusson de
l'angle interne de la corie) d’un blanc crème; la membrane brune, à reflets
métalliques. Le ventre flavescent brunâtre, avec — chez les exemplaires bien
conservés — le 6° segment et le segment anal d’un rouge sang. Les hanches,
le sillon prosternal, le métasternum (sauf l'extrémité antérieure), et au
prostethium le sillon transversal se continuant entre les lobes du pronotum,
d’un flavescent crème.
Longueur 13m5-15mm6.
Cette jolie espèce a été recueillie à Kondué par M. Luya. Le
Musée du Congo la possédait déjà de Bangala-Bumba, où elle fut
découverte par M. DuCHESNE, et de la Province Orientale (sans
indication de localité précise), d’où elle fut rapportée par
M. le major WEyxs.
12
on
…
(eo)
PO
— 268 —
Fame PYRRHOCORIDÆ.
.— Antilochus Boerhaviæ FABr. : Gal-Koko.
. — Sericocoris acrome!anthes K ARSCH : Gali-Koko, Dima 23.1X.
. — Ser. cosmohyimen STRAND : Gali-Koko.
. — Caillibaphus longirostris Drür. : Gali-Koko.
. — Roscius circumdatus Disr. : Gali-Koko, Lukombe 7/20.X,
Dima 24.1X.
.— Cenœus dimidiaticeps BERGR. : Gali-Koko, Lukombe 20.X.
. — C. luridus Reur. : Dima 24.1X, Lukombe 21.X.
. — Dermatinus sp. : Kondué.
— Dysdercus supershitiosus FABr. : Dima 24.1X, Lukombe 6,
12 et 20.X, Gal-Koko, Kondué.
STRIPHNOPTERYGIDAE
AUS
B'ÉDRS CANONS RME 2
GESAMMELT VON HERRN Dr. REUSS
Embrik STRAND
(Berlin, Kgl. Zoolog. Museum).
1. — Phiala Marshalii Auriv. cum ab. (und var.) Reussi
STRAND n. ab.
Ein G&' der f. pr. von Songea 27.XITI.1910 abends um 9 /, Uhr
bei Licht auf der Veranda gefangen. — Weitere GG, auf die ich
eine neue Aberration (ab. u. var. Reussi m.) gründe, liegen eben-
falls von Songea vor : 5.11.1911 abends 12 ‘/, Uhr im Schlaf-
zimmer, 18.1 und 21.1.1911 abends 10 /, Uhr auf der Veranda
bei Licht, 1.-2.[.1911 um 9-10 Uhr abends ebenda.
Diese abweichende Form ist schon von AURIVILLIUS in der Original-
beschreibung der Art (in 7rans. Entomolog. Soc. London, 1904, p. 695)
erwähnt worden, indem er die Flügel als « very pale sulphur-yellow or
seldom pure white » [hier unterstrichen!] beschreibt; von den 7 vorliegenden
g'of aus Songea gehôren die 6 dieser rein weissen Form an, die somit dort
die häufigere zu sein scheint und also wohl als Lokalvarietät auftritt. Thorax
ist oben mehr oder weniger rein weiss (imimer mehr weiss als bei der f. pr.)
IS
jedoch vorn etwas, aber bisweilen sehr schwach schmutzig gelblich ange-
flogen. Die Unterseite der Flügel ist ein wenig trüber, mehr bräunlich
gelb als bei dem vorliegenden Exemplar von der Hauptform.
2. — Phiala cubicularis STRAND n. sp.
Ein o©-Exemplar von Songea 5.11.1911, abends 12 ‘/, Uhr im
Schlafzimmer bei Laicht.
Aehnelt ?}. simplex AURIV. aber u. a. durch das Vorhandensein im
Vorderflügel zweier dunkler Linien oder Punktreihen und der weniger
gekrümmten dunklen Linie der Hinterflügel zu unterscheiden.
Alle Flügel oben weiss, jedoch die vorderen im Basal- und Costalfelde
(nur in der inneren Hälfte) ganz schwach gelblich angeflogen und mit feiner
dunkler Saumlinie, die Hinterflügel scheinen überall einen ganz leichten
gelblichen Schimmer zu haben sowie mit Saumlinie wie im Vorderflügel.
Am Innenrande der letzteren, in 14-15 mm. Entfernung von der Flügel-
wurzel, fangt die schwarze Postmedianlinie an, erstreckt sich zuerst, etwa in
3 Flecken aufgeldst und auf den Innenrand senkrecht gestellt, bis zur
Rippe 2, ist dann zwischen 2 und 4 gänzlich unterbrochen (ob immer?),
verläuft dann von der Vorderseite der Rippe 4 schräg nach vorn und
aussen, endet in 4-5 mm. Entfernung von der Flügelspitze ohne den Vor-
derrand zu erreichen und ist auf dieser Strecke in 4 verloschene Flecke
aufeelôst. In 4-5 mm. Entfernung von dieser Linie verläuft eine aus hôchst
undeutlichen und unregelmässigens chwarzen Punktwischen bestehende
Submarginalpunktreihe, die wohl immer undeutlicher als die Postmedian-
linie sein wird. In Hinterflügel verläuft die schwärzliche Linie von etwa
2 mm. innerhalb des Analwinkels fast gerade bis zum Vorderrande unweit
der Spitze (in 17-18 mm. Entfernung von der Flügelwurzel); wie im Vorder-
flügel ist die Linie zwischen den Rippen 2 und 4 verloschen oder ganz
fehlend. Unten sind beide Flügel schmutzig weiss, an den Rippen sowie
im Wurzel- und Costalfelde ockergelblich bestäubt.
Kôrper dunkel ockergelb behaart, nur Thoraxrücken (ausgenommen am
Vorderrande) weisslich behaart. Die Tarsen aller Beine schwarz, die Fühler-
geissel oben schwarz, ihre Kämme bräunlich.
Flügelspannung 49 mm. Flügellänge 26.5 mm.
3. — Phiala bistrigata AuRriv. v. curvistriga STRAND n. v.
Ein © vom oberen Roruma 26.XII.1910 abends 9 ‘/, Uhr vor
dem Zelt bei Licht gefangen.
Von einem mir vorliegenden, von AURIVILLIUS bestimmten weiblichen
Exemplar seiner P}. bistrigata durch Folgendes abweichend : Im Vorder-
— 271 —
flügel zieht von der Würzel durch die Zelle eine 12 mm. lange und 3 mm.
breite, allerdings ganz unregelmässig begrenzte, schwärzliche Schuppen-
binde, die wahrscheinlich auch bei ganz frischen Exemplaren mehr oder
weniger mit helleren Schuppen gemischt sein wird. Die postmediane
Schrägbinde ist schmäler (nur 1.5 mm. breit), von dem Hinterrande bis zur
Rippe 5 gerade, macht daselbst eine kleine, wurzelwärts konvexe Krüm-
mung und verläuft wiederum gerade bis zum Vorderrande unmittelbar vor
der Spitze. Die sublimbale Binde ist kaum 1 mm. breit, in ihrer ganzen
Länge wellenformig gekrümmt und 1.5 bis 2.8 mm. vom Saume entfernt.
Auch die postmediane Binde der Hinterflügel dürfte schmäler als bei der
Hauptform sein und sie ist nur am Vorderrande gebogen. — Flügelspan-
nung 47 mm., Flügellänge 24 mm.
4. — Sabalia picarina Wix.
Zwei Exemplare von Morogoro : 17.XI1.1909 abends 11 ‘/, Uhr
auf der Veranda bei Licht, 1.IIL.1910 abends 9 ‘/, Uhr etc.
5. — Camerunia flava AURIvV.
Ein © von Songea 31.XII.1910 abends 11 }, Uhr auf der
Veranda bei Licht.
6. Hoplojana rhodoptera GERsr.
Drei Exemplare von Daressalam, im Mai abends auf der
Veranda bei Licht; eins von Morogoro 2.XII.r1909 abends 9 Uhr
unter ebensolchen Umständen gefangen.
Die Typen der 3 Novitäten sind im Berliner Museum.
DÉCOUVERTE
D'UN
HYMENOPTÈRE ENDOPARASITE
PUPES DE GZOSSINA PATPALIS
PAR
le D' J. BEQUAERT
(Mission scientifique du Katanga.)
La découverte d’un gîte de pupes de G/ossina palpahs aux
environs de Bukama nous a permis d'élever un certain nombre de
ces mouches, dans l'espoir d'obtenir des parasites. L'existence de
ces derniers était d'autant plus probable que déjà FRASER et
MarsHALL ont trouvé dans l'Ouganda des pupes vides présentant
un orifice qu'ils attribuent à un parasite, probablement Hymé-
noptère.
Le 24 juin dernier, en examinant les diverses pupes que nous
avions en observation, nous en avons rencontré une qui présentait
sur le côté, un peu avant l'extrémité antérieure arrondie, un orifice
irréoulier, laissant passer la tête et le thorax d'un insecte minuscule.
L'ayant délicatement enlevé, nous y avons reconnu à l'examen
microscopique un Hyménoptère parasite du groupe des P7octo-
trupides. Continuant notre examen de la pupe parasitée, nous y
avons trouvé cinq autres exemplaires de la même espèce. Tous ces
insectes étaient morts et n'avaient pu éclore, quoique adultes et
parfaitement développés. Nous attribuons ceci au fait que nos
pupes étaient placées dans du sable finement tamisé, sec et mou,
ce qui n'empêche nullement l’éclosion des mouches. Après qu'un
des parasites eut partiellement réussi à sortir de la pupe, ce sable
très fin coula dans l’orifice et contraria les mouvements de ces
petits insectes, au point de les emprisonner définitivement.
Remarquons encore que la pupe parasitée avait, tant au point de
vue de la forme que de la coloration, l’aspect extérieur normal.
Sa taille pouvait la faire ranger parmi celles de grandes dimensions.
Le parasite dont nous possédons les deux sexes sera décrit en
détail ultérieurement. Qu'il nous sufhise de dire qu'il est de très
petite taille, ne dépassant pas en longueur 2 millimètres. Il doit
être peu commun, Car nous n'avons pu trouver jusqu'ici une
deuxième pupe parasitée.
N'ayant pu observer cet insecte à l’état vivant, nous ignorons
comment se fait l'infection des pupes. Ce point devra être soigneu-
sement examiné, si l'on veut utiliser notre Proctotrupide comme
auxiliaire dans la lutte contre la redoutable mouche Tsé-tsé.
Bukama (Katanga), juillet 1011.
HOUR MES VD 'ARIRIO UE, EOND MD) ASIE
I. FOURMIS D'AFRIQUE
SURTOUT DU MUSÉE DU CONGO BELGE
PAR
A. FOREL
WT. — Megaloponera foetens FAB. ©.
Toutes les grandeurs de l’ouvrière (crassicornis à foetens) dans
une même colonne de Fourmis transportant des Termites (°).
Dans le tube, elles avaient des orylus affinis © et non des Ter-
mites entre leurs mandibules.
Kasai : Kondué, Luja (Musée du Congo).
\/2: — Dorylus affinis Saück © ©. — Congo : Kitobola, ROVERE
(Musée du Congo).
3. — Dorylus depilis Em. SG. — Congo : Kitobola, ROVERE;
Lukula, Danrez (Musée du Congo).
(1) La même observation a été faite à Lukula par le Dr Daxier. Il s’agit bien de
Termites. — H. SCHOUTEDEN.
17
/ ; A <
V4. — Dorylus (Anomma) nigricans IxxG. v. “ubella Sav. G. —
Congo : Lukula, DANrEL (Musée du Congo).
{5. — Dorylus (Rhogmus) Savagei Em. ©. — Congo : Lukula,
DaxteL (Musée du Congo).
© 6. — Srina anthracina SANTsCHI ©. — Congo da Lemba : MAYNÉ
(Musée du Congo).
=
“7. — Sima Oberbecki n. sp.
© Longueur 6 millimètres.
Toute semblable à la S. Prelli FOREL, à la description de laquelle je
renvoie. Mais la tête est bien plus allongée, d'un bon quart plus longue que
large, aussi large devant que derrière, avec les côtés parallèles; son bord
postérieur est bien plus fortement échancré. (Chez Prelli, Mocquervsi et
anthracina la tête est élargie sur ses ‘/; postérieurs, avec les cotés convexes.)
Seulement les deux ocelles postérieurs. Occupant aussi les * ; des côtés de la
tète, les yeux, un peu moins plats, sont plus allongés que chez Prelli. Le
pronotum a la même forme, aussi large devant que derrière, maïs 1l est aussi
long que large (carré). Le mésonotum est en demi-lune étroite, comme chez
Prelli, mais la suture zrésoépinotale où plutôt r1ésométanotale est fortement
imprimée. Plus en arrière, on voit aussi une ligne transversale métaépino-
tale, mais peu distincte. Premier nœud grand, distinctement pétiolé; son
pétiole antérieur long comme le tiers du nœud. Le 1‘ nœud, du reste,
comme chez Prelli, mais plus élevé et aussi large devant que derrière.
Second nœud comme chez Prelli, mais bien plus largement soudé derrière
à l'abdomen (moins étranglé derrière).
Les articles 3 à 10 du funicule aussi longs que larges ; Particle 2 plus
long que large.
D'un brun noir. Mandibules, bord antérieur de la tête, antennes, lobe des
arêtes frontales, tibias, tarses et articulations testacés. Du reste comme
S. Prelli FOREL.
Congo da Lemba ; MAYXÉ (Musée du Congo), 1. Q.
Ses funicules bien plus grêles et la forme de la tête l’éloignent
de Prelli, tandis que le pronotum carré l'éloigne d'anthracina,
Mocqueryst et Andreï. Cette espèce ressemble aussi à la zatalensis
SM. v. obscurata Em., mais elle est bien plus petite et moins
robuste; puis le premier nœud a une tout autre forme et n'a pas
le bord aigu de la zatalensis, mais un bord fort obtus; enfin, l'épi-
stome n'a pas de lobe médian denticulé.
— 276 —
8. — Cararocondyla elegans EMERY v. Santschii FoREL ©.— Le
Caire, GRAETER.
9. — Cardiocondyla nuda Mayer v. mauritanica FoREL ©. — Le
Caire, GRAETER.
J1o. — Myrmicaria eumenoides GErsT. v. congolensis FOREL.
— © Kigali, près d'Issawe, Afrique orientale, entre les
Grands Lacs (Musée de Breslau, M. Zimmer). ©. Kasaï,
Kondué, Luja (Musée du Congo).
Fort voisine d'opaciventris EMERY, mais un peu plus foncée et
moins densément sculptée. À mon avis, l'opaciventris que J'avais
recue dans le temps pour la première fois de M. Max BucHnER,
et dont EMERY a cru pouvoir faire une espèce distincte, nest
qu'une subsp. de l’eurrenorides.
Les exemplaires du Kasaï ont parfois l'abdomen presque entiè-
rement lisse, comme chez le type de l'espèce.
11. — Myrmicarta eumenoides GERST subsp. opaciventris EMERY.
V7 J
— Léopoldville : D' Dugors (Musée du Congo).
2/12. — Atopomyrimex Mocquerysi ANDRÉ &. — Kasai : Kondué,
Luya (Musée du Congo).
13. — Solenopsis puntaticeps Mayr G. — Congo da Lemba
Maé (Musée du Congo). Je ne puis la distinguer des
types du Cap.
14. — Solenopsis l’ylades FoREL v. itinerans n. var. ©.
Très semblable à la var. Richteri FOREL, mais entièrement brune. La
tête est un peu plus étroite, les nœuds sont aussi plus étroits et la pilosité est
un peu moins abondante.
Kigerama, Afrique orientale, entre les Grands Lacs (Musée de
Breslau).
Cette espèce américaine a évidemment été importée en Afrique
avec des plantes, s'il n’y a pas eu erreur faite au Musée.
— 277 —
J 15. — Cremastogaster (Oxygyne) Stadelinannez MAYR ©.— Congo
da Lemba : MAYNÉ (Musée du Congo).
La conformation de la © (mandibules, taille, arêtes frontales), le
pédicule,-etc., rattachent évidemment cette espèce au sous-genre
Oxygyne FOREL.
/ 16. — Cremastogaster excisa Mayr subsp. Andreï n. subsp.
Q Longueur 3 millimètres à 3°%8.
D'un noir à peine brunâtre, avec la massue des antennes et les tarses
roussâtres. Épines épinotales presque deux fois plus longues que chez le type
de l'espèce, aussi longues que la face basale.
Thorax entièrement mat, plus densément réticulé-ponctué, avec quelques
rides longitudinales fines. Les deux derniers articles de la massue un peu
plus épais chez les types d'ANDRÉ. Du reste, identique à la forme typique.
Q Longueur 8 millimètres.
, Tête fort élargie derrière, plus large que longue, aussi large que le thorax.
Épinotum armé de deux dents épaisses, obtusées, un peu courbées en
arrière. Ailes subhyalines. Couleur noire, pattes et scapes d’un brun fonce ;
funicules brunâtres; tarses roussâtres. Du reste comme l'ouvrière (type de
M. ANDRÉ).
Congo da Lemba : Mayxé (Musée du Congo) &; Congo
(M: ANDRÉ) © ©. |
Le tvpe de l'espèce est d'un roux ferrugineux. La race Andre
est bien distincte par sa couleur noire et ses longues épines. Je
l'avais reçue dans le temps de M. AnDRÉ (Congo) comme forme
inédite du Congo, sans nom. M. ANDRÉ, ne pouvant plus s'occuper
de descriptions pour raison de santé, me prie de la décrire et de la
nommer.
J'ai reçu le C7. excisa, forme typique, dans des morceaux de
Copal provenant du Congo, par M. le D' SIEBEN.
17. — Cremastogaster sordidula NYL. subsp. zatalensis For.
var. Braunsi n. var.
© Longueur 206 à 3mmc.
Tête carrée, un peu plus large derrière que devant, aussi large que longue,
à côtés convexes, surtout en arrière, à bord postérieur plutôt un peu concave.
Dent terminale des mandibules assez longue et pointue. Le scape atteint
presque (exemplaires du Natal) ou entièrement (exemplaires du Cap) le bord
postérieur de la tête. Veux au 3° cinquième à partir de devant. Proméso-
notum bossu, très convexe en long et en large, à suture promésonotale
distincte. Éomonne mésoépinotale peu profonde. Épines un peu plus
longues que chez le type de la subsp. zafalensis. Premier nœud un peu plus
long et distinctement rétréci devant. Second nœud absolument entier. Chez
les grandes ©, le mésonotum, très convexe, se rapproche un peu de celui
d'une pseudogyne.
Thorax un peu plus fortement sculpté. Brun, avec les pattes et les mandi-
bules d’un brun jaunâtre (exemplaires du Cap) ou d’un brun clair avec les
membres testacés (exemplaires du Natal).
J'avais recu dans le temps du Cap cette forme de feu G. Mayr
sous le nom de C7. Braunst in Lift. Je considère les exemplaires
du Cap comme typiques. Puis je l'ai recue du Natal, de
M. WROUGHTON.
Dans les Annales de la Soc. ent. Belg., 1910, p. 432, j ai désigné
ces derniers exemplaires sous le nom de Crem. Braunst Mar
sans remarquer que Mayr n'avait pas publié cette forme. C'est
une var. plus grande, plus foncée et plus bossue du sordidula-
natalensts.
Vis. Cremastogaster africana MAYR var. theta n. var.
CSPonateunenealsnn
Près des var. Laurenti FOREL et zeta FOREL, mais plus grand et moins
luisant. Les épines épinotales sont plus longues, plus grèles et moins diver-
ventes. Il est du reste bien moins mat que l'espèce typique et a le 1° nœud
plus large ; la tète est assez luisante. :
Kasai : Kondué, LuJa (Musée du Congo).
V 19 Cremastogaster africana Mayer v. Séanleyi SANTSCHI O.
— Kasai : Kondué, Luya (Musée du Congo).
20. — Cremastogaster africana Mayr v. Wenkleri FoREL ©. —
Kasai : Kondué, Luja (Musée du Congo).
21. — Cremastogaster Buchneri For. subsp. a/ligatrix FOREL ©.
— Kasai : Kondué, Luja (Musée du Congo).
22. — Cremastogaster tricolor GERST. v. versa FOREL ©. —
Kasai : Kondué, Luya (Musée du Congo).
V23. — Cremastogaster tricolor GERST. v. castanea SMITH Q. —
Kasai : Kondué, LuJa (Musée du Congo).
24. — Cremastogaster (Atopogyne) depressa LATR. v. fuscipennis
EmerY ©. — Léopoldville : D' Dusors (Musée du
Congo).
Jes. — Pheidole Aurivillii Mayer sbsp. Kasaiensis n. subsp.
2! Longueur 4""8 à 5 millimètres.
Tête plus grande que chez le type de l'espèce (longue de 1""7, large de
1"M6 à 1mm7), à côtés plus convexes, moins rétrécie derrière, avec l'incision
occipitale plus profonde et les scapes un peu plus courts. La sculpture de
l'occiput paraît moins ponctuée, plus ridée et plus aréolaire. Tout le reste
semble identique, mais on ne peut juger de la couleur (décrit d'après une
nymphe près d’éclore et un exemplaire immature).
© Longueur 3 millimètres à 3""4.
Tête de près d’un tiers plus longue que large, plus allongée et un peu plus
rétrécie derrière que chez le type de l'espèce. La forme est du reste la
même. La tête est assez grossièrement ridée et réticulée sur les côtés jus-
qu'aux arêtes frontales: front assez lisse. (Sculpture des côtés de la tête fine
chez le type de l'espèce.) D'un brun noir; pattes et scapes d'un brun plus
clair; funicules, mandibules et tarses roussâtres. Du reste comme l'espèce
typique.
Kasai : Kondué, Luja (Musée du Congo). La couleur foncée de
l'ouvrière (d'un brun un peu roussâtre chez le type de l'espèce)
fait présumer une couleur foncée chez le 7.
V26. — Tetramorium (Xiphomyrmex) angulinode SANTSCHI QG. —
Léopoldvilie : D' Dugois (Musée du Congo).
27. — Tetramorium africanum Mayr &. — Congo da Lemba
Maé (Musée du Congo).
V28. — Ængramma Lujae FOoREL © ©. — Kasai : Kondué, Luyja
(Musée du Congo).
— FO —
V29. — Acantholepis capensis MAYR, v. canescens Em. ©. — Congo
da Lemba, MAYXÉ (Musée du Congo).
W30. — Prenolepis Waelbræki EmErx G (? ?) — Congo da Lemba :
MayxÉ (Musée du Congo).
31. — Myrmecocystus albicans RoGER subsp. /v1dus ANDRÉ
v. arenaria FOREL G. — Le Caire, GRAETER.
32. — Carmponotus maculatus F. subsp. aéramentarius FOREL ©.
— Ueré-Bili (Musée du Congo).
=
©)
(#3)
Camponotus mmaculatus F. subsp. aéramentarius For.
V. Cluis ROR.
© minor. Diffère légèrement du type par ses hanches, ses cuisses et son
écaille jaunâtres, ainsi que par des taches jaunes distinctes au 3° et au 4° seg-
ment abdominal. Du reste identique. Cette variation ne mérite pas de déno-
mination.
Afrique orientale, entre les Grands Lacs.
/34. — Camponotus maculatus F. subsp. anzer FoREL ?
© minor. Longueur 85 à o millimètres.
Tête un peu moins rétrécie derrière que chez le z2aculatus 1. Sp., mais au
moins aussi allongée, noire. Abdomen entièrement noir, avec le bord des
segments jaunâtre, sans taches. Thorax et pattes exactement colorés comme
chez la grande 5, mais le dos du thorax est plus foncé, noir, le ventre
(sternum) étant un peu plus jaunâtre. Le bord du pronotum est jaunâtre et
translucide, comme chez la grande G. Les parties noires ont, chez la petite O
comme chez la grande, un certain reflet bleuâtre.
Kigerama et Weranjanje, près Kagera (Afrique orientale, entre les Grands
Lacs). Je ne suis pas absolument sur que ce soit bien la © minor de la
subsp. zzonzer, Car elle est plus foncée que celle-ci, au contraire du
maculatus 1. sp. Mais de pareilles inversions de couleur entre grande et
petite & sont fréquentes chez les subsp. du C. maculatus.
V3s. — Camponotus maculatus F. subsp. Brutus FOREL Q. —
Kasai : Kondué, Luja; Lukula, Dantez (Musée du
Congo).
36. — Camponotus carbo Em. subsp. puberulus Em. — Congo
da Lemba : MAyXÉ (Musée du Congo).
— 281 —
37. — Camponotus carbo EM. subsp. Osiris n. subsp.
Q minor et media. Longueur 4gmm2 à 6mms.
Tout à fait semblable à la subsp. fuberulus. Mais l'abdomen est luisant et
faiblement chagriné (réticulé), parfois subopaque. En outre, la pubescence
est plus pâle, jaunâtre.
Congo da Lemba : Mayxé (Musée du Congo).
Peut-être une simple variété, mais le €. carbo typique et la
subsp. puberulus sont si profondément mats, que l'abdomen luisant
de cette forme constitue un contraste très apparent.
48. —_ Camponotus Schoutedeni n. sp.
© minor. Longueur 3%8 à 4 millimètres.
Extrèmement voisin du Zubbocki FOREL, de Madagascar, avec la mème
écaille et le même épinotum concave en selle. Mais le thorax est bien plus
court et le promésonotum forme une bosse bien plus convexe, surtout le
mésonotum. Puis la tête est plus courte (seulement un peu plus longue que
large), moins rectangulaire, plus large derrière que devant (pas plus large
chez le Zubbocki © min). Les yeux sont plus grands et situés au tiers posté-
rieur (un peu plus en avant chez le Zubbocki). Mandibules armées de
6 dents. Le scape est un peu plus court, dépassant la tête de bien moins de
la moitié de sa longueur. Mandibules et antennes testacées : pattes brunes ;
le reste noir, luisant.
Du reste comme le Zubbocki. Diffère de Zmbiventris SANTSCHI, Berto-
loni EM. et Bianconii EM, par son écaille épaisse avec une face supérieure
et par son épinotum en selle.
Congo da Lemba : MaAYNé (Musée du Congo).
39. — Camponotus Wellinant FOREL © major. — De Kifumtiro
à Karagwe, Afrique orientale, entre les Grands Lacs
(Musée de Breslau).
40. — Camponotus akwapimensis MAYR ©. — Kigerma (même
TO
révion); Eala (Musée du Congo).
J 41. — Camponotus chrysurus GERST., subsp. acutisquams MaAYRr
v. apellis FOREL ©. — Banana : D' ETIENNE (Musée du
Congo).
42. — Carmponotus Meinerti FOREL ©. — Léopoldville : D' Du-
Bois (Musée du Congo).
143. — Camponotus Merinerti FOREL Var. Æeginæ FoREL ©. —
Kasai : Kondué, Luja (Musée du Congo).
44. — Camponotus simus Em. subsp. zzanidis FoREL ©. —
Bas-Congo.
Une comparaison attentive de cette forme avec le type du
C. simus, que je dois à l'obligeance de M. EMERY, me prouve que
le z2anrdis mérite de constituer une race par sa tête bien moins
tronquée devant. La couleur est aussi d’un brun bien plus clair et
la pilosité un peu plus abondante et plus dressée sur les tibias
(Musée du Congo belge). :
Vus Polyrhachis laboriosa Su. G. — Congo da Lemba : MAYNÉ
(Musée du Congo).
W 46. — Polyrhachis concava ANDRÉ G. — Congo da Lemba
MAYxXÉ (Musée du Congo).
L
47. — Polyrhachis gagates Su. subsp. congolensis SANTSCHI ©.
— Congo da Lemba : MAyNÉ (Musée du Congo).
V18. — Polyrhachis decemdentata ANDRÉ @. — Congo da Lemba :
MAYyxXé (Musée du Congo).
V49. — Polyrhachis Maynei n. sp.
©. Longueur 6mm2.
Mandibules subopaques, très finement et irrégulièrement sculptées, avec
des points épars très fins. l'ête en trapèze, élargie derrière, rétrécie devant,
un peu plus longue que large, à bord postérieur convexe, surtout au milieu,
à côtés presque droits et à bord inférieur latéral aigu. Epistome subcaréné,
biéchancré, largement avancé au milieu en lobe arqué, subbidenté vers son
milieu, rectiligne entre les deux denticules. Aire frontale grande, peu
distincte. Arêtes frontales très rapprochées devant, un peu divergentes et
sinueuses derrière. Yeux médiocres, situés au tiers postérieur. Scapes dépas-
sant le bord occipital d'un bon tiers de leur longueur. Pronotum 1 */; fois
plus large que long, aussi large que la tête, avec rebord latéral aigu et deux
— 283: —
épines larges, déprimées, pointues, un peu plus longues que la largeur de
leur base qui continue le bord latéral. Suture promésonotale franche, échan-
crant le bord du thorax. Suture mésoépinotale presque obsolète. Mésonotum
1 /, fois plus large que long, avec un bord aigu. Épinotum obtusément
bordé devant, sans bord derrièrre, formant avec le mésonotum une seule et
même bosse. Son profil, très convexe, continue la convexité du pronotum,
mais devient concave au bas de la face déclive, d'abord subverticale, puis
subhorizontale. Pas de dent prosternale, mais un denticule mésosternal en
bas. Haute, très épaisse, biconvexe, en ovale vertical à bord supérieur sub-
tranchant et transversalement convexe, l’écaille n’a que deux épines subver-
ticales ou presque verticales, situées entre le bord supérieur et le bord
de l’ovale, et fortement dépassées latéralement par ce dernier. Ces épines
sont épaisses et parallèles sur une longueur égalant la moitié de leur inter-
valle; puis elles se recourbent élégamment, en dehors et en bas, en corne de
chamoiïs, de sorte que leur pointe aiguë est dirigée en bas. Très élevé, très
court et verticalement tronqué devant, l’abdomen offre sur le profil une
concavité antérieure, qui recoit la convexité postérieure de l'écaille. Cette
concavité est obtusément subbordée en haut et aux angles supérieurs laté-
raux. La hauteur antérieure de l'abdomen (portion tronquée et concave)
égale presque sa longueur. Pattes assez longues ; tibias sans petits piquants.
Densément et finement réticulée, ponctuée et mate. Pilosité dressée
nulle, sauf à la bouche et vers le cloaque. Une fine pubescence jaunâtre
forme sur tout le corps et sur les membres un léger duvet grisâtre très
distinct, mais ne cachant nulle part la sculpture; la pubescence est néanmoins
plus longue et le duvet plus apparent vers le bas du thorax, de l’écaille et de
l'abdomen.
Noire. Extrémité des tarses et des mandibules brune.
Congo da Lemba : MAY (Musée du Congo) 1. ©.
Diffère de sa proche parente 2. curta ANDRÉ par le manque de
dent prosternale, par la présence d'une dent mésosternale, par le
fait que le devant de l'épinotum fait partie du dos du thorax, enfin
par l'écaille convexe et non plane derrière: elle est aussi convexe
derrière que devant. Il est inadmissible qu'ANDRÉ, qui déclare
l'écaille de sa crta plane derrière, n'ait pas vu la concavité anté-
rieure de l'abdomen et sa singulière forme. Je n'aivpas vulla
P. curta. La P. cornuta Srrrz est tout autre ; de même les autres
espèces nouvelles de Srrrz et de Sanrscur.
ANNEXE
HENOUDBESUES ROIUNIS DAS Ie
Cremastogaster Egidyi FOREL, v. Ingvei n. var.
© Longueur 2nm5 à 2mm8.
Dos du thorax finement réticulé et ridé (lisse chez le type), conformé du reste comme
chez le type de l’espèce et non pas comme chez la subsp. Spiro sai FOREL. Épines plus grêles
que chez le type de l'espèce. Premier nœud un peu plus court. Second nœud plus faible-
ment sillonné au milieu. Moins dimorphe. Échancrure thoracique plus faible. Du reste
identique au type de l'espèce.
Java. (Reçu de M. SJdSTEDT.)
Cremastogaster {Atopogyne) Lorteti FOREL var. Le//enica FOREL.
En décrivant mon C7. kellenica d’ Athènes, je ne me suis pas aperçu que mon C7. Zorteti,
de Damas, appartient aussi au S G. Atopogyne et que l’Ae//enica n’en est qu’une variété plus
grande, à abdomen noir et à tête allongée, un peu plus longue que large.
Cr. hellenica For — Cyr. Lorteti FOR. v. kellenica FOR.
Chez le type © de l'espèce, les mandibules ont le bord externe plus convexe, ce qui les
rend moins pointues et les rapproche de la forme ordinaire; la dent terminale est aussi
moins allongée.
Cremastogaster Rogenhoferi MAyR subsp. Kerri n. subsp.
e] Longueur 46 à 6mm3,
Épines épinotales courtes, longues comme un peu plus du tiers (à peine les 2/-) de leur
intervalle. Stries de la tête un peu plus grossières et plus divergentes, mais aussi régulières
que chez le type de l’espèce. Sculpture du thorax moins forte. Mésonotum légèrement plus
large; tête très large, beaucoup plus large que longue. Sur la tête et le thorax une
pubescence assez abondante, longue et très distincte, jaunâtre, bien plus forte que chez le
type de l’espèce. Abdomen brun foncé; tête et dessus du thorax bruns; le reste rougeûtre
un peu jaunâtre. Du reste comme la forme typique.
Chiengmai, Siam (M. A. F. G. KERR).
Cette forme, remarquable par sa grande taille et ses courtes épines, a la sculpture du
Rogenhoferi et non celle de l’artifex; elle n’a pas les tibias poilus de ce dernier. Sa
pubescence et ses courtes épines la distinguent du Xogenhoferi typique. La forme du
corps, etc., la distinguent de Spengeli Foret; la sculpture et la forme de l’échancrure et de
l’épinotum, du Wroughtoni.
— 285 —
Tetramorium caespitun L subsp. Davidi n. subsp.
© Longueur 3mmoà 3mm7,
Tête carrée, grande, large, distinctement élargie derrière et remarquablement déprimée,
plus encore que chez la subsp. depressum For , plus largement concave derrière que chez le
type de l'espèce. Arêtes frontales courtes. Échancrure thoracique forte et face basale de
l’épinotum fort convexe, comme chez la var. bariensis FOREL, mais le pronotum est large
(sans le cou, presque 3 !/. fois plus large que long). avec les épaules anguleuses. Épines
fortes, larges, un peu plus longues que la largeur de leur base, un peu obtuses. Les deux
nœuds transversaux aussi larges l’un que l’autre; chez la grande © le premier est 2 fois,
le deuxième 1 ?/; fois plus large qwe long.
Fortement ridé en long et assez mat; tête, en outre, fortement réticulée; sculpture en
somme comme chez la var. fortis FOREL, avec les réticulations de la tête un peu plus fortes,
mais les nœuds sont luisants et n’ont que quelques grosses réticulations longitudinales,
Pilosité moins abondante que chez le type de l'espèce, mais plus abondante que chez la
subsp. depressum FOR.
D'un roux ferrugineux un peu jaunâtre chez les petites D; abdomen et pédicule brunâtres
ou d’un brun jaunâtre.
Jérusalem. (Pater ERNST SCHMITZ.)
Ressemble surtout à la var. 6ariensis FOREL de la race typique, mais bien plus fortement
sculpté. La tête large et déprimée la distingue, en outre, des autres formes. J'ai indiqué la
largeur des nœuds un peu trop forte dans ma description de la var. &artensis. Elle est à peu
près comme chez Davidi; le 2e nœud un peu plus court. Chez depressum les nœuds sont
beaucoup moins larges.
Iridomyrmex cordatus SM. var. Waldoi n. var.
eo] Longueur 3 à 3mm7.
Diffère du type de l’espèce par sa pilosité plus abondante et entièrement dressée sur les
pattes et sur les scapes, puis, par les côtés de la tête moins convexes et par l’épistome un
peu plus déprimé; ses côtés proéminents moins en bourrelets devant la fossette antennaire.
Le sommet de l’écaille est aussi un peu plus arrondi et sa face postérieure un peu moins
plane.
Doi Sootep Chiengmai, Siam, sur des fleurs. (Reçu de M. GEOFFREY WALDO, du British
Museum.)
Zridomyrmex Myrmecodiae Em. Même localité ( (eo) OS):
Dolichoderus Taprobanae SM. var. siamensis n. var.
re] Longueur 2"m2 à 2mm4,
Tout à fait semblable à la var. gracilipes MAYR., mais la sculpture est un peu plus forte
et l'abdomen est roux, tandis que la tête et le thorax sont d’un noir à peine brunâtre. Un
peu plus petite aussi.
Q Longueur 4mm2. Couleur comme chez l’ouvrière, sculpture sensiblement plus forte
que celle de la var graci/ipes, surtout sur la tête.
Doi Sootep Chiengmai, Siam, sur des fleurs. (Reçu de M. GEOFFREY WALDoO, du British
Museum.)
N. B. Pour les espèces de Fourmis de l’Empire des Indes et de Ceylan que j'ai décrites,
je prie de s’en tenir à mes descriptions originales dans le Yourna/ Bombay Nat. Hist. Soc.,
car les descriptions de M. BINGHAM renferment diverses inexactitudes dont je décline la
responsabilité. -
19
— 20 —
Dolichoderus bituberculatus MAYR. © Même localité.
Pseudolasius Emeryi n. sp. (n. nom.) (— Pseudo/esius familiar:s BINGHAM, nec SMITH
— Pseudolasius Binghami EM. partim). Dans les « Annales de la Société entom. de Bel-
gique », juin 1911, p. 216, M. Emery décrit sous le nom de Pseudolasius Binghami, 1° ses
anciens types de FEA, de Birmanie (© minor) et 2° la grande O décrite par BINGHAM
comme f#ziliaris, parce que BINGHAM dessine six dents aux mandibules. Mais BiNGHam
écrit dans le texte comme caractère générique (basé sur son type) : « Mandibles powerful,
subtriangular, armed with four teeth, the innermost broad, bimucronate, the others acute ».
Or, je possède une re) major, type de BINGHAM. de Birmanie, qui correspond exactement à
la description de BINGHAM, mais les mandibules ne sont pas comme sa figure; elles sont
robustes, à bord externe fortement courbé, avec quatre dents. dont l'interne a deux pointes:
la 3e aussi forte que la 2°. Cela ne peut donc être le Pinghami, car EMERY donne les © de Fea
comme typiques, et celles-ci sont tout autres.
Longueur 6mms (tête longue de 23, sans les mandibules et large de 2mm2), jaune
ocreux, avec le dessin linéaire brun en Ÿ à base étalée exactement comme sur la figure de
BINGHAM, densément réticulée-ponctuée et mate. Yeux assez plats, avec 11 à 12 facettes sur
leur diamètre (en ligne). Le scape atteint le cinquième postérieur (BINGHAM le dessine
trop long). Tête, thorax et pattes couverts de petits tubercules piligères bruns, disséminés,
comme le dit BiNGHAM; sur l’abdomen ils sont moins distincts. Abdomen et thorax à peu
près bruns; membres jaunes. Du reste pilosité, pubescence, couleur et sculpture comme le
dit BIiNGHAM; seules les mandibules, l’épistome et l'aire frontale luisants et-lisses, les
mandibules avec des points épars. Aire frontale distincte. Correspond, du reste, exactement
à la description générique et spécifique de BINGHaM, la première ne s'appliquant qu'à
l’espèce et non au genre.
Birmanie.
Polyrhachis acantha Swire v. Kerri n. var.
© Longueur 5mms à 6 millimètres.
Diffère comme suit du type de Célèbes : Épines prothoraciques plus grêles, plus longues,
plus aiguës; épines épinotales plus longues, très aiguës, moins divergentes; épines de
l’écaille beaucoup moins recourbées en arrière autour de l'abdomen, peu courbées, à peu
près droites à leur tiers apical. Les deux dents médianes de l'écaille plus courtes. Le
pronotum est encore plus bossu, comme chez la var. argertez Mayr.
Du reste, comme le type de l’espèce et avec la même pubescence d’un grisâtre à peine
doré, bien moins forte que chez l’argentea et pas argentée.
Chiengmai, Siam (M. A. F. G. KERe).
NOTE COMPLÉMENTAIRE SUR L'ÉLÉPHANT NAIN
Dans la note que j'ai consacrée ci-dessus à l'Éléphant nain,
je disais que la présence de celui-ci n'avait pas encore été signalée
dans le Congo Belge.
C'est là un lapsus et je m'empresse de le rectifier. En effet, dans
son intéressant ouvrage /ns 2nnerste Afrika, paru en 1909, le duc
Adolphe de Mecklembourg écrit textuellement (p. 365), à propos
d'un Eléphant, dont il recueillit le squelette : « Die Länge der
Wirbelsäule bis zum Becken betrug nur 112 em., die des Kopfes
vom Ansatz des Elfenbeins bis zum Hinterhaupt 66 cm. bei
43 cm. Hôhe. Die Masse des längsten Zahnes einschliesslich des
im Schädel befindlichen Teiles betrugen 78 cm bei 23 cm. Dicke
am Austritte aus den Schädel ». Cet Éléphant avait été tué chez
les Wambutti, près de Beni, dans la forêt, et l'existence en était
familière aux indigènes.
L'Éléphant nain existe donc dans les environs de Beni et la cita-
tion reproduite ici vient confirmer les indications qui ont donné
lieu à la dite note.
H. SCHOUTEDEN.
BIBLIOGRAPHIE
Zoological Results of the Ruwenzori Expedition, 1905-1906. — TRANS. Z001.
Soc. Lonp., t. XIX, 554 pages, 24 planches. Londres, 1909-1910.
Sous les auspices d’un comité spécialement institué dans ce but, une expédition anglaise
explora durant les années 1905-1906, le massif si intéressant et encore si peu connu, à ce
moment, du Ruwenzori. Cette expédition, placée sous le commandement de M. R.-B.
WOoosNAM, à qui étaient adjoints MM. DENT, LEGGE, CARRUTHERS et WOLLASTON, ne put
faire qu'un bref séjour sur le versant belge du Ruwenzori, et c’est du versant anglais que
provient la grande masse de ses collections. Celles-ci ont été. en outre, complétées par des
récoltes faites en territoire belge au cours du voyage de retour, et notamment à Beni et à
Irumu, dans les régions de l’Ituri et de la Semliki.
Les résultats zoologiques de l'expédition ont ète considérables, et les collections du
British Museum se sont enrichies, grâce à elle, d’une foule de types intéressants. Les
chiffres suivants montreront d’ailleurs l'importance des récoltes faites.
Il fut rapporté en tout 5,979 spécimens, appartenant à 1,178 espèces différentes. parmi
elles il se trouva 230 formes nouvelles. La répartition de ces formes nouvelles est la
suivante :
NOMBRE D'EXEMPLAIRES. NOMBRE D'ESPÈCES. NOUVEAUTES. |
Mammifères CAE 425 85 34
Oetes : QUE MO 385 WT
Reptiles-Batracien : 135 15 2
Poissons . CASH 31 16 3
Arthropodes 2,814 659 155
Mollusques . . : 38 T4 4
Ainsi qu'on le voit, les Oiseaux principalement ont été l’objet de l'attention des membres
de l'expédition, et l’on peut dire qu’actuellement la faune ornithologique du Ruwenzori est
l’une des mieux connues de l'Afrique tropicale. Les chiffres donnés ci-dessus comprennent,
toutefois, les espèces récoltées dans l’Afrique orientale et surtout dans le ‘ongo belge.
Monograph of the Okapi, par Sir RAY LANKESTER. — Atlas (48 planches) in-4°, 1910.
Depuis la découverte mémorable de l'Okapi, le Profr Ray LANKkESTER, alors directeur du
British Museum (Natural History), s'était attaché à réunir des matériaux aussi nombreux
que possible, relatifs à cet Animal. La publication de l’importante étude de FRAIPONT, dans
les Annales du Musée du Congo, survint en 1907, et l'éminent zoologiste anglais abandonna
provisoirement son projet de monographie. Les planches destinées à accompagner celle-ci
étant toutefois prêtes en grande partie, le British Museum vient de les publier, sous forme
d’un magnifique atlas de 48 planches.
Les planches 2-19 représentent les particularités des divers crânes étudiés par l’auteur;
les planches 20-28, les vertèbres, les planches 29-46 donnent des figures des parties zébrées
de la peau ou d'animaux entiers; la planche 47 représente diverses queues, et la planche 48
donne un diagramme de la direction des poils sur la tête, L'ensemble de ces planches apporte
une foule de documents intéressants pour la connaissance de l'Okapi.
L’atlas est précédé d’une note sur la présence ou l'absence d’ossicones chez l’'Okapi et sur
la signification des crânes larges et étroits. Il reste douteux pour l’auteur si la femelle est
réellement dépourvue d’ossicones ou si peut-être ils existent à une certaine période de la
vie. De même, les dimensions du crâne sont trop variables pour qu'on puisse distinguer les
sexes d’après elles. L’Okapi varie d'ailleurs considérablement, non seulement dans la colora-
tion, mais aussi dans ses caractères ostéologiques : dimensions du crâne, proportions de ses
os, forme des sutures, dimensions et date d'apparition des ossicones, proportion des apo-
physes des vertèbres, etc.
RÉSUMÉ DES TRAVAUX PUBLIÉS DANS LE 2° FASCICULE
DE LA REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE
À. GRUVEL. Les Langoustes de la côte occidentale d’Afrique (pp. 141-144).
L'auteur nous donne un aperçu des résultats qu’il a obtenus dans ses recherches sur la
distribution des diverses espèces de Langoustes sur la côte occidentale d'Afrique. Le fait le
plus saillant est la découverte en quantité considérable de la Langouste royale. Celle-ci
s’importe déjà en Europe.
E. WasManN. Zur Kenntnis der Termiten und Termitengäste vom Belgischen
Congo (pp. 145-176, pl. VII-VIII).
Suite du travail paru dans le Ier fascicule de la Revue. Description de diverses espèces
nouvelles de Termites (et revision des Cubitermes) et de Termitophiles.
Dupuis. Notes de conchyliologie (pp. 177-178).
Découverte à Accra du Æissurella nubicula L. Identité de l'Achatina Weynsi DAUTz., et
Schweinfurthi MART.
H. ScHOUTEDEN. Cimicidæ et Coreidæ recueillis dans les districts du Kasai et
du Kwango par MM. Carlier, Koller et Luja (pp. 179-189.
Enumération des espèces recueillies dans ces deux districts du Congo et description des
formes nouvelles.
M. LericHE. Les Poissons des couches du Lualaba (Congo belge)
(pp. 190-197, pl. IX-X\.
Description de Poissons recueillis dans les couches du Lualaba, au Congo, et dont l’étude
permet l’attribution de ces couches au Trias supérieur.
R. SHELFORD. New Blattidae collected by D: Sheffield Neaye in the Katanga region
of Congo (pp. 198-203).
Description d’une série de Blattes nouvelles provenant du Katanga et appartenant au
Musée de Tervueren.
F. Saxrscmi. Nouvelles Fourmis du Congo et du Benguela (pp. 204-217).
Énumération d'une série de Fourmis nouvelles ou intéressantes.
H.-B. PRESTON. Descriptions of nive new species of terrestrial Mollusca
from Naïivasha, British East Africa (pp. 218-221, pl. XI).
Mollusques nouveaux de l'Afrique orientale anglaise.
H. ScHOUTEDEN. L’Eléphant nain du Congo (pp. 222-229, pl. XII-XIII).
Note sur l’existence au Congo d’un Éléphant de très petite taille. Détails sur l’unique
exemplaire de l’Éléphant nain connu jusqu'ici.
L. Navas. Notes sur quelques Névroptères d’Afrique (pp. 230-244, pl. XIV).
Etudes sur divers Névroptères africains. avec description d’espèces nouvelles, notamment
du Congo.
J. RopHaIN et J. BEQUAERT. Sur la ponte de la Cordy/obie anthropophege (GRÜNBERG)
(PP. 245-252).
Les auteurs ont pu observer, au Katanga, le mode de ponte de ce Diptère, qui abandonne
ses œufs sur le sol dans les endroits fréquentés par les hôtes; ceux-ci s’infectent eux-mêmes
en se couchant à portée des larves nées de ces œufs.
G. UrMERr. Zwei neue Arten der Trichopterengattung Pipseudopsis aus Africa
(pp. 253-255).
Nouvelles espèces de Trichoptères du Congo et de Madagascar.
H. WaGxer. Zur Kenntnis der Apionfauna des Congogebietes (pp. 256-260).
Liste des Apzor du Musée de Tervueren et description des espèces nouvelles.
H. ScHOUTEDEX. Reduviidæ et Pyrrhocoridæ recueiilis dans les districts
du Kasai et du Kwango par MM. Carlier, Koller et Luia (pp. 261-268).
Enumération des espèces recueillies. Formes nouvelles.
E. STRAND. Striphnopterygidæ aus Deutsch Ostafrika gesammelt
von Herrn D' Reuss (pp. 269-271).
Liste d'espèces récoltées dans l'Afrique orientale allemande; trois types nouveaux.
J. BEQUAERT. Découverte d’un Hyménoptère endoparasite des pupes
de Glossina palpalis (pp. 272-273).
Dans une pupe de Glossine provenant d’un élevage, l’auteur a trouvé quelques Procto-
trypides. Cette découverte est fort intéressante.
A. Forez. Fourmis d’Afrique et d’Asie. — I. Fourmis d’Afrique, surtout
du llusée du Congo belge. — II. Quelques Fourmis d’Asie (pp. 274-2861.
L'auteur donne une liste de Fourmis, congolaises principalement, parmi lesquelles il se
trouve diverses nouveautés.
H. ScHourEDpEN. Note complémentaire sur l’Éléphant nain (p. 287).
Complément à la note insérée page 222. Le duc de Mecklembourg, au cours de son pas-
sage dans le Congo, a vu la dépouille d’un Éléphant nain. près de Beni.
L'INSTINCT MATERNEL
CHEZ
RHINOCORIS ALBOPILOSUS SIGN.
HÉMIPTÈRE RÉDUVIIDE
PAR
le D' J. BEQUAERT
(Entomologiste de la Mission scientifique du Katanga.)
Les observations sur l'instinct maternel chez les Hémiptères
semblent assez peu nombreuses pour m'engager à publier celle que
jeus récemment l'occasion de faire chez AAinocorrs albopr-
losus SIGN. (), espèce de Réduviide fort commune aux environs
de Bukama et Sankisia, où elle habite les endroits secs et herbeux
de la savane boisée.
Le 22 mars de cette année, je trouvai sur la colline de Bukama
ïne femelle de cet Insecte sur une tige de plante herbacée, à une
trentaine de centimètres au-dessus du sol. Elle attira mon atten-
tion parce que, à mon approche, elle se mit sur la défensive, les
antennes ct la tête relevées. Un examen plus attentif me montra
que cette femelle était posée sur un paquet d'œufs.
Ce paquet se compose d’une couche unique de coques ovigères,
au nombre de quatre-vingts environ, serrées étroitement les unes
(1) Je dois la détermination de cet Insecte à l’obligeance de mon excellent ami, M. H.
SCHOUTEDEN, le savant hémiptérologiste, conservateur au Musée de T'ervucren, qui m'en
gagea à publier cette observation; je tiens à le remercier vivement pour les nombreux
renseignements qu’il me fournit à mainte reprise.
20
— 2% — |
contre les autres en deux à cinq rangées longitudinales assez irré-
gulières. Allongé dans le sens de l'axe de la tige, à la surface de
laquelle il adhère par une large base couvrant sur un des côtés à
peu près le quart de la circonférence, ce paquet mesure environ
18 millimètres de long et 3 millimètres de largeur maximale ; son
épaisseur, correspondant à la plus grande dimension de chaque
coque ovigère, est de près de 2 millimètres. Ses contours exté-
rieurs sont irréguliers, le nombre de rangées longitudinales de
coques variant d'un point à l’autre sans règle apparente.
Chaque coque ovigère a la forme d'un cylindre de près de
2 millimètres de haut et o""6 de diamètre, à base (partie adhérente
à la tige) convexe, à sommet tronqué à angle droit par une surface
plane; son axe longitudinal est placé perpendiculairement à l'axe
de la tige. Par suite de la pression réciproque qu'exercent les
coques des différentes rangées, les cylindres prennent une forme
légèrement prismatique. [1 s'ensuit que l’ensemble simule grossiè-
rement la disposition alvéolaire que l’on retrouve dans l’agence-
ment des cellules de beaucoup de nids d'Hyménoptères.
La paroi de la coque ovigère est formée à la base et sur les côtés
par une membrane fine, assez tenace, non élastique, se déformant
aisément par la pression sans reprendre ensuite sa forme anté-
rieure ; cette membrane est d'un brun pâle, opaque et mate, sans
dessins ni ouvertures; on n'y découvre pas de texture fibreuse,
mais elle semble plutôt produite par la solidification d’un liquide
homogène ; la matière dont elle se compose est insoluble dans
l'alcool. Cette paroi membraneuse est recouverte extérieurement
d'une couche mince d’une matière molle, non compacte, qui sert
de ciment pour tenir les coques des différentes rangées réunies en
un paquet; cette matière, de couleur brune plus jaunâtre que la
membrane qu'elle recouvre, se ramollit sous l’action de l'alcool.
À la surface plane qui limite le sommet de chaque coque ovigère
la structure de la paroi est plus compliquée encore : on y trouve
d'abord extérieurement une mince membrane de couleur blanche,
continue, sans orifices, de consistance molle, insoluble dans
l'alcool, qui, sous un fort grossissement, montre une texture alvéo-
laire. L'ensemble de ces membranes blanches externes des coques
ovigères forme à la surface externe du paquet une face plane con-
tinue, parallèle à l’axe de la tige et divisée en une mosaïque irré-
gulière par les terminaisons brunes, plus où moins polygonales, des
parois latérales des coques. Immédiatement en dessous de la cou-
che blanche et en contact avec celle-ci, on rencontre dans chaque
coque une cupule brune, en forme de Le sphérique très régu-
lière, à concavité tournée vers /l'intérieur. Cette cupule à paroi
Chen ÉPARse est beaucoup plus résistante que la paroi
latérale de lal coque; la matière dont elle se compose est d’un
brun foncé, insoluble dans l'alcool, et montre sous un fort gTOSSIS-
sement une fine structure toletce très régulière. Sa surface ne
présente mi orifices m sculptures.
Chaque coque ovigère renferme un œuf. La jeune larve sort de
la coque par le sommet à face plane, en repoussant en son entier,
à travers une déchirure irrégulière de la membrane molle supé-
rieure, la calotte résistante.
Après la ponte, la femelle garde ses œufs en se plaçant au-
dessus et à peu près vers le milieu du paquet de coques ovigères.
Comme le montre la figure, elle s'attache avec les tarses à la
surface libre de la tige, place l'axe lon-
gitudinal de son corps parallèlement à
celui de la tige, de façon que sa face
ventrale entre presque en contact avec
la face plane externe du paquet. Si l’on
essaie de toucher les œufs, l’insecte se
tourne immédiatement vers le côté d'où
vient le danger, et relève sa tête armée
d'un rostre puissant. Lorsqu'on tâche
de capturer cette femelle, elle s'enfuit
à une faible distance le long de la tige,
et ne s'envole pas comme font ses con-
génères dans les circonstances ordinai- Fire. 1.— Rfinocoris albopitosus ©
res; mais elle revient vers ses œufs dès gardant ses œufs. Grossie deux
que tout danger semble écarté. Cette De
protection des coques ovigères n'est certainement ni inutile ni
inefhcace; nous avons, en effet, vu un petit Hyménoptère Chalci-
dide, du groupe des Ptéromaliens, s'approcher à plusieurs reprises
du paquet d'œufs, dans le but évident d'y déposer sa progéniture
— 296 —
parasite ; mais chaque fois la femelle vigilante se tournant du côté
de l'ennemi parvint à l'en empêcher.
L'éclosion des œufs ne semble pas se faire simultanément dans
tout le paquet. Au moment où nous faisions notre observation, un
petit nombre d'œufs étaient déjà éclos et nous avons vu les jeunes
larves se promener paisiblement sur le dos de leur mère, qui con-
tinuait ainsi son rôle de protectrice même pour sa progéniture lar-
vaire. Il nous semble probable qu'au moins dans les premiers temps
de la vie larvaire cette sollicitude maternelle se traduit aussi par la
capture de proies pour nourrir les jeunes larves.
Sankisia (Katanga), août ro11.
N. B. — Les observations de mon ami, M. le Dr BEQUAERT, sont fort intéressantes et
constituent une contribution importante à la biologie des Hémiptères. Les cas connus de
« sollicitude maternelle » chez les Hémiptères sont encore peu nombreux et j'ai relevé la
plupart d’entre eux dans une note parue, sous le titre « La sollicitude maternelle chez les
Hémiptères », dans la Revue de l'Université de Bruxelles, NII, pp. 771-777 (1903). Quelques
observations ont été publiées depuis par divers auteurs, mais les notes de M. BEQUAERT
font voir que chez les Réduviides également la femelle couve » ses œufs.
En décembre dernier, M. BEQUAERT nr'écrit avoir revu à Sampwe (Katanga) une © de
Rhinocoris albopilosus gardant ses œufs dans les conditions indiquées ci-dessus.
Dr H. SCHOUTEDEN.
NOTES DE ZOOLOGIE ÉCONOMIQUE
LES HÉMIPTÈRES PARASITES DES COTONNIERS
EN AFRIQUE
PAR LE
D' H. SCHOUTEDEN
(Musée du Congo Belge, Tervueren).
(Planches XV-XVI.)
Les Hémiptères parasites du Cotonnier en Afrique n'ont pas
jusqu'ici attiré l'attention de facon marquée. Faut-il en conclure
que leur action n'a pas été nuisible, ou faut-il plutôt penser que
les planteurs n'ont pas porté suffisamment leur attention sur ces
Insectes ? Il est difficile de répondre à cette question, étant donné
surtout qu'un proche BEEN de l’un des Hémiptères vivant en
Afrique sur le Cotonnier s’est rendu célèbre aux États-Unis par
les dégâts qu'il a occasionnés.
Quoi qu'il en soit, les lignes qui suivent auront peut-être pour
effet d'attirer l'attention sur ces parasites et d'inciter nos lecteurs
d'Afrique à compléter les données que nous possédons déjà sur ces
Insectes.
Les principaux Insectes Hémiptères dont la présence sur le
— 298 —
Cotonnier (Gossypium) en Afrique a été signalée jusqu'ici sont les
suivants (°) :
Cimicidae : Calidea apicalis ScHour.
Coreidae : ZLeptoglossus membranaceus FABR.
Pyrrhocoridae : Dysdercus var. sp.
Myodochidae : Oxycarenus var. sp.
Aphidae : Aphis var. sp.
Coccidae : Divers Coccides. Diverses espèces.
Nous allons les passer en revue rapidement.
T1. — CALIDEA APICALIS SCHOUTEDEN. (Planche XV, fig 1.)
Mon excellent collègue M. THÉO KUHLGATZ a mentionné sous
le nom Calidea rufopicta Wa1Kx. un Cimicide trouvé par M. le
F1G. 1. — Calidea apicalis
SCHOUT.
Prof Busse sur le Cotonnier à Tabora. Ainsi
que j'ai pu m'en assurer par l'examen des ma-
tériaux du Musée royal de Berlin, que j'ai
actuellement sous les yeux, cet Hémiptère
n'est autre que le Calidea apicalis ScHour.,
que j'ai décrit en 1903 dans ma « Monographie
des Scutellérides d'Afrique », sur des exem-
plaires provenant notamment de l'Afrique
orientale allemande, où l'espèce est assez
répandue. Ainsi que je l’ai déjà dit dans cette
monographie, le Ca/idea rufopicta de War-
KER, dont j'ai vu le type au British Museum,
appartient au genre Cryplacrus et constitue
une variété du Cryptacrus comes FaABr. Le Calidea apicalis en est
bien différent.
(*) A Java, les Æelopeltis (dont il a été question dans une note antérieure, sur les Hémi-
ptères parasites du Cacoyer en Afrique — ce tome de la Revue, p. 61 —) se trouvent parfois
sur le Kapok.
— 2099 —
Parmi les Cimicides, les Calidea sont aisément reconnaissables,
en tant que Scutellériens, au fort développement de l’écusson qui
recouvre tout l'abdomen, ne laissant, au repos, apparaître les
élytres qu'à leur base, ainsi que le montre la figure 1. Leur forme
allongée et leur taille (9-20 mm.) les feront aisément reconnaître
parmi leurs congénères.
Les Calidea ne se trouvent que dans les régions éthiopiennes
(Madagascar inclus) et j en ai distingué les diverses espèces dans
ma monographie. Le Calidea apicalis y est traité comme sous-
espèce du C. z2-punctata FABR., mais je pense qu'il y a lieu de l’en
séparer spécifiquement. Il n'existe que dans l’Afrique orientale,
atteignant cependant le Tanganyika. Dans l'Afrique occidentale, et
notamment au Congo, c'est le C. Dreger GERM. qui est surtout
abondant; peut-être l'y trouvera-t-on aussi sur le Cotonnier.
Le C. Dreger se distingue à première vue du C. aprcalis par la
coloration uniforme pâle des fémurs, qui chez C. apicahs ont la
partie distale noire (à reflets violets, bleus, etc.).
Les Calidea, que l'on ne rencontre guère en masse, ne me
paraissent pas devoir devenir des ennemis sérieux du Cotonnier.
Et, en cas d’invasion un peu abondante, la récolte et la destruction
de ces gros Insectes n'offriront pas de difhcultés.
2. — LEPTOGLOSSUS MEMBRANACEUS FABRICIUS.
(Planche XV, fig. 25.)
CoCKERELL a signalé que dans le sud de la Californie le Zepto-
glossus zonatus DALL. s'était manifesté comme nuisible au Coton-
nier (ainsi qu'aux Crérus, Musa, ete.). ROSENFELD mentionne dans
les mêmes conditions le Z. phy/lopus L. en Louisiane. Peut-être
le Leptoglossus membranaceus, si répandu en Afrique, se trou-
vera-t-1l également sur les Gossyprur qu'on y cultive. Aussi crois-Je
utile de figurer ici ce Coréide, d'aspect fort reconnaissable, grâce
surtout à la forme des tibias postérieurs (fig. 4).
Au-dessus, l’Insecte adulte est noir, avec les parties suivantes
d'un jaune orangé : une ligne longitudinale de chaque côté de la
tête en arrière des yeux, une bande arquée (en avant) sur la partie
antérieure du pronotum, un point sur le disque de l’élytre, une
macule au bord interne du tibia postérieur, Les articles des antennes
en partie. En dessous, le corps est orné de séries longitudinales de
taches jaune orangé.
F1G. 2. — Zeptoglossus
membranaceus F., jeune larve.
FiG. 3. — Zeptoglossus mem- F1G. 4. — Zeptoglossus membra-
branaceus F., dernier stade naceus F., adulte.
larvaire.
Les larves, non encore décrites. ressemblent déjà, comme forme
générale et coloration, à leur dernier stade, à l'adulte, dont les
distingue à première vue l'absence d'ailes (fig. 3). Le pronotum
offre une large bande transversale jaune orangé, et la tête est
de même couleur, à l'exception de deux traits noirs divergents
partant du milieu du bord antérieur du notum vers les yeux. Le
dos de l’abdomen est noir, avec taches blanches antérieures, et
les segments offrent en dehors une dent bien nette.
Les jeunes larves (PI. XV, fig. 2-3) sont de coloration verdâtre
(blanchâtre en alcool), avec les pièces thoraciques, les pattes, les
antennes, une macule latérale aux segments abdominaux, portant
une épine marginale aiguë, deux taches dorsales englobant les
glandes odorantes (avec deux épines érigées), noires (fig. 2).
3. — LES DYSDERCUS. (Planche XVI.)
Les Dysdercus sont des Hémiptères dont un représentant, le
Dysdercus suturellus, ne s'est rendu que trop célèbre aux États-
Unis, par les ravages qu'il a causés dans
les plantations de Cotonniers et d’Oran-
gers, principalement en Floride, en Géor-
gie et dans les régions voisines. Dans ces
pays, les 2ysdercus sont communément
désignés sous les noms de « red Bug » et
de « Cotton Stainer » : le premier de ces
noms (comme aussi celui de « Rotwanz»,
sous lequel les désignent les Allemands)
est dû à la coloration rouge de l’Insecte,
à l’état larvaire notamment, tandis que
celui de « cotton stainer » a pour origine
les mœurs spéciales dont nous parlerons
plus loin.
Ce sont des Insectes de taille déjà appréciable (les espèces afri-
caines mesurent de 10 à 20 mm., élytre compris), appartenant à la
famille des Pyrrhocorides, de facies assez typique (fig. 5). Les
espèces sont diversement colorées, comme le montre la table
que j'en donne ci-après et qui est surtout basée sur des carac-
tères de couleur; chez les espèces africaines, la face supérieure
est en partie ou en entier de coloration jaunâtre, flave, rougeûtre,
verdâtre même parfois (1. z7elanoderes, à en juger d’après des
exemplaires reçus peu après avoir été mis en alcool). Presque
F1G. 5. — Dysdercus
superstitiosus K.
toutes ont l'élytre barrée d'une étroite bande noire, et souvent la
base du pronotum est également ornée d’une bande de même
couleur. Le ventre est en général de couleur plus vive, orné de
bandes transversales blanches, noires, rouges (Pi. XVI, fig. 7). En
tant que Pyrrhocorides, les Dysdercus n’ont pas d'ocelles et ont le
rostre appliqué contre la poitrine ; l'absence d'’ocelles les distin-
gue des Myodochides, tandis que le rostre appliqué contre la
poitrine et non arqué, mince et non robuste (fig. 6), les diffé-
rencie aisément de certains Réduvüdes, les Ponoctonus (fig. 7),
avec lesquels on les rencontre assez souvent et dont la coloration
offre une frappante analogie avec la leur; ceux-ci sont d'ailleurs
également pourvus d'ocelles.
Le genre Îysdercus possède une distribution géographique fort
étendue. On le trouve dans le sud des États-Unis, l'Amérique cen-
FiG. 6. — Tête de Dysdercus. Fi1G. 7. — Tête de Phonoctonus.
trale et méridionale (sauf le sud), l'Afrique éthiopienne, l'Asie
(sauf la zone paléarctique), l'Océanie en majeure partie. Il manque
donc dans les régions froides et tempérées : l'Europe, le nord de
l'Afrique, etc.
Un assez bon nombre d'espèces ont été décrites déjà de l'Afrique
tropicale. La table que j'en donne ci-après permettra de les
distinguer. Mais, comme je l’ai fait pour les Æelopeltis, je donne-
rai en même temps le conseil à tous mes lecteurs qui ont à lutter
sur place avec les Dysdercus, de ne pas se contenter de la déter-
mination que leur donnera cette table, et de communiquer des
exemplaires du parasite à un spécialiste qui les renseignera de
facon certaine sur l'identité de celui-ci et leur dira de facon
positive quelle est l'espèce qu'ils lui ont soumise. La plupart des
espèces citées me sont connues en nature et sont représentées
dans ma collection. À titre documentaire, j'ai ajouté à la table
— 303 —
le Dysdercus suturellus, bien que jusqu'à présent il n’ait pas été
trouvé en Afrique.
Table des Dysdercus africains et malgaches.
(Les espèces marquées d’un astérisque existent dans ma collection.)
1. à. De coloration rouge (plus ou moins sombre), à l'exception des
[#2]
&.
parties suivantes : la base du pronotum, les élytres, les antennes,
les tibias et tarses qui sont noirs ou brun foncé. Les nervures de
la corie jaunâtres. Les segments ventraux à ligne transversale
jaune. “D. suturellus H.-SCH.
Coloration toute différente, l’élytre n'étant notamment jamais colo-
rée en noir ou brun foncé, avec nervures jaunâtres. 2
Les orifices des glandes métathoraciques ont leur bord noir. 3
Ces orifices ont leur bord pâle, flave ou testacé, jamais noir. 5
La corie n'offre pas de bande noire transversale. Espèce de grande
taille (16.5-20 mm.). “D. melanoderes KARSCH.
. La corie offre une bande transversale noire. Espèces de taille plus
petite (12-16 mm.). Dans des cas très rares, la bande est fort
réduite ou fait défaut. 4
Le pronotum est orné à sa base d’une ligne ou bande transversale
noire; en arrière du bord antérieur, il est rougeûtre.
D. nigrofasciatus ST.
Le pronotum n'offre aucune bande ni ligne noire à sa base ; mais,
en arrière du bord antérieur, il présente une bande noire lisse se
prolongeant vers l’arrière de chaque côté au bord latéral.
“D. orientalis var. pulchra SCHOUT.
Les côtés du pronotum sont fortement dilatés, réfléchis nettement
et ont le bord externe courbé en dehors. Le ventre offre une
série médiane de taches noires. De Madagascar.
“D. ruber SIGN.
Les côtés du pronotum ne sont pas dilatés et leur bord externe est
droit ou mème sinué, jamais courbé en dehors. 6.
Tête noire. En mème temps, la corie est ornée d’une bande trans-
versale noire percurrente, S'élargissant même au bord externe de
la corie. 7
. Tête rarement noire (Dysdercus suberstitiosus var. nigriceps
SCHOUT.). La corie n'offre jamais une bande atteignant les bords
externe ef interne; si parfois la bande transverse atteint le bord
externe, elle y est considérablement rétrécie. 8
ST
(oe]
IO.
IUIES
T4:
H
oi
SR
Fémurs antérieurs armés d’épines aiguës et nettes dès la moitié de
leur longueur, et même avant. Segments ventraux 4 et 5 à facies
sombres de même coloration que celle des segments 1-3.
*D. pretiosus DIsT.
. Fémurs antérieurs n'ayant que les épines apicales habituelles.
Segments ventraux 4 et 5 à bande fortement rembrunie.
“D. ugandanus no. sp.
. Premier article dès antennes plus court que le deuxième. Disque de
la tête rembruni. D. migratorius DIst.
. Premier article des antennes jamais plus court que ie suivant.
Disque de la tête rembruni dans certains cas seulement. (]
. La zone lisse antérieure du pronotum divisée en deux par un sillon.
Coloration rouge brique, la corie avec une bande transversale
noire. D. festivus GERST.
La zone lisse antérieure du pronotum est intacte. 10
Premier article des antennes aussi long que le deuxième. II
. Premier article des antennes plus long que le deuxième. Tête nette-
ment plus courte que le pronotum. 12
. Tête à peu près aussi longue ue le pronotum. Celui-ci avec une
zone noire bien nette à sa base. Coloration rouge, vive.
D. fasciatus SIGN.
. Tête nettement plus courte que le pronotum. Celui-ci sans bande
noire, mais avec une ligne basale noire. Coloration bien moins
vive, flave sur les exemplaires desséchés. D. irtermedius DIsT.
Fémurs de coloration pâle ou testacée, les tibias, par contre, noirs,
de même que les tarses. 19
Fémurs et tibias de même coloration. 15
a. Pronotum offrant en arrière du bord antérieur une bande transver-
sale noire, lisse, se prolongeant latéralement en arrière. Pas de
ligne ni bande basale. “D. orientalis SCHOUT.
Pronotum n’offrant jamais de bande noire antérieure (cette région
habituellement rouge ou testacée), mais offrant, en général, une
bande ou une ligne noire transversale basale. 14
. Pronotum orné à sa base d’une ligne ou d’une bande transversale
noire. D. superstitiosus FABR. et variétés.
. Pronotum sans aucune bande ni ligne basale.
“D. superstitiosus var. albicollis KL.
Les segments ventraux 3 et 4 sont ornés d’une grande tache
médiane triangulaire rouge, à base située sur la base du segment.
Pour le reste, ils sont d’un blanc ivoire. “2. cardinalis GERST.
. Les segments ventraux n'offrent pas cette coloration caractéris-
tique. 16
16. a. Pattes entièrement testacées. Corie sans bande transversale.
De Madagascar. "D. flavidus SIGN.
b. Pattes norâtres ou d’un testacé sombre. Corie à bande transversale
noire. “D. haemorrhoidalis SIGN.
L'habitat de ces diverses espèces, tel qu'il m'est connu, est le
suivant :
Habitat des Dysdercus éthiopiens.
1. — Î). cardinalis GERST. : Afrique orientale anglaise et allemande,
Zanzibar, Erythrée, Abyssinie, Somaliland.
2. — D. fasciatus SIGN. : Guinée, Congo, Zanzibar, Madagascar, Afrique
orientale anglaise.
— D. festivus GERST. : Afrique orientale allemande.
— D. jlavidus SIGN. : Madagascar et îles voisines.
— D. haemorrhoidalis SIGN. : Congo, Guinée.
— D. intermedius Disr. : Afrique du Sud.
— D. melanoderes KARSCH : Kamerun, Fernando-Po, Congo.
— D. migratorius Disr. : Inde anglaise et Afrique orientale anglaise.
— D. nigrofasciatus ST. : Congo, Gabon, Transvaal, Afrique orien-
tale jusqu'en Erythrée.
D. orientalis SCHOUT. : Afrique orientale anglaise et allemande (°).
D. pretiosus Disr. : Ruwenzori.
D. ruber SIGN. : Madagascar.
D. superstitiosus FABR. : Afrique orientale allemande, anglaise,
portugaise, Afrique occidentale, Congo. )
14. — À). ugandanus SCHOUT. nov. sp. : Uganda (°).
Le Dysdercus suturellus H.-SCH. a pour habitat les Antilles et le Sud des
Etats-Unis.
KOMMCOIIMOMUTEN A CUS
AE HA
Ù H ©
|
O.
De ces espèces, quatre sont actuellement connues avec certitude
comme vivant sur le Cotonmier, ce sont : les Dysaercus cardinals,
fasciatus, nigrofasciatus et superstitiosus.
(!) J'ai reçu récemment un exemplaire de la forme typique de ce Dysdercus qui a été
recueilli dans l’'Usambara, Dar-es-Salam. Les types que j'ai décrits provenaient de l'Afrique
orientale anglaise.
(*) Cette nouvelle espèce ressemble à s’y méprendre au 2. pretiosus Disr., que je possède
également. Ellc s’en distingue par les caractères indiqués dans la table.
— 306 —
BrocoGiE. — La biologie des Zysdercus africains est encore
relativement peu étudiée. Les détails que je suis à même d'en
donner sont en grande partie dus aux observations de M. le
Prof Busse, faites à Togo et au Kamerun, et se rapportent au
Dysdercus supershtiosus, seule espèce représentée dans les maté-
riaux que m'a soumis l'éminent professeur de Berlin. Pour les
détails relatifs aux dégâts des ysdercus, j ai rapporté ce que
M. Howarp, l'éminent chef du service entomologique des États-
Unis, dit du 2. suturellus.
L'œuf d'aucun des Pysdercus africains n'est encore décrit, et
même celui du 2. suturellus, espèce sur laquelle l'attention des
planteurs aux États-Unis a cependant été si spécialement attirée,
n’est encore connu que par la description qu’en a donnée HUBBARD :
il est ovalaire, de couleur ambrée, à reflets perlés, et offre, vu à la
loupe, une fine réticulation.
Celui du 2. cingulatus, des Indes, d’après MaxweLL-LEFROY,
est ovalaire, d’un blanc jaunûâtre.
Où sont pondus les œufs? C’est là chose encore mal élucidée.
D'après HuBBarp, les œufs du 2). suturellus sont abandonnés par
la femelle, en hiver du moins, sur le sol ou sur les amas de coton
sur lesquels vit l'Insecte; d'après ScHwaARz, ils sont pondus, aux
Bahamas, dans les crevasses du roc. D'un travail de DUDGEON,
il semble, par contre, résulter que les œufs du 2. sigrofasciatus,
en Afrique occidentale, sont pondus sur les capsules ouvertes du
Cotonnier. Il n’en peut être toutefois ainsi toujours puisque l'on
trouve tous les stades durant toute l’année, et que, donc, ily a
ponte durant toute l’année également. D'après MaxwEeLz-LEFROY,
les œufs du 2. cingulatus, dans l'Inde anglaise, sont pondus en
paquets dans les crevasses du sol ou sous les détritus, exception-
nellement sur les capsules. À Macao, KERsSHAW a eu l’occasion
d'observer en captivité le développement d’un autre Pyrrhocoride,
le Dindymus sanguineus F.; les œufs furent pondus par la femelle
(une seule observation) sur le plancher de la cage d'élevage, bien
que dans celle-ci il y eût du feuillage frais à la disposition de
l'Insecte. N'oublions toutefois pas qu'il s'agit d’une obsérvation
faite dans des circonstances artificielles, et, de plus, qu'il s’agit
d'un type bien distinct des ysdercus.
De l'œuf sort une petite larve allongée, d'un beau rouge, à
pattes et antennes d’un jaune rougeûtre ; à ce stade, comme à tous
les stades larvaires, les tarses ne comptent que deux articles,
tandis que ceux de l'adulte en ont trois. (PI. XVI.)
Cette larve passe par une série de cinq mues qui la trans-
forment graduellement et l'amènent à l’état adulte. (PI. XVI.)
A partir du deuxième stade (fig. 8) apparaissent aux angles posté-
rieurs du méso et du métathorax des lobes qui se développent peu
à peu. Au quatrième stade, les lobes métathoraciques (les futures
ailes) sont en partie recouverts par les lobes mésothoraciques iles
futures élytres) ; au cinquième stade ils le sont en entier (fig. 9).
F1G. 8. — Dysdercus supersli- F1G. 9. — Dysdercus supersti-
tiosus F., jeune larve. : tiosus F., dernier stade larvaire.
Les larves de grande taille ont une coloration fort caractéristique :
elles sont d'un rouge sang, avec les lobes thoraciques et une macule
médiane sur les segments abdominaux dorsaux, colorés en brun
noirâtre ; les pattes et antennes de couleur sombre; le bord anté-
rieur du pronotum, le bord externe des lobes mésothoraciques et
une étroite bande cerclant les segments abdominaux (plus large
en dessous), de couleur blanche. Parfois la tête est également
sombre / 2. pretiosus), tandis que chez le 2. r7elanoderes la larve
— 308 —
est probablement bien moins vivement colorée, verdâtre vraisem-
blablement. Après la cinquième mue. la transformation est com-
plète : l'adulte (fig. 5) a toujours des élytres et des ailes bien déve-
loppés, les premiers dépassant l'extrémité du corps.
Ces divers stades, décrits chez le Zysdercus suturellus par
Howarp et chez les 2). cingulalus et sidae par KuxLeaTz, se
retrouvent aussi chez les Dysdercus africains. KUHLGATZ a décrit
les deux premiers stades du 2). superstitiosus et du 2). cardinalis,
et dans le matériel qui m'est passé sous les yeux j'ai vu la suite des
autres formes larvaires. Leurs caractères différentiels sont ceux
indiqués pour les 2). suturellus et cingulatus. Sur la planche XVI,
figures 1-5, je donne le dessin de ces divers stades (fig. 1-3, 1). can-
gulatus, d'après KUHLGATZ; fig. 4-5, 1). superstitiosus).
La durée du développement, de la ponte de l'œuf à l’apparition
de l’insecte parfait, n’a été déterminée pour aucun /)ysdercus. Chez
Dindymus sanguineus, KERSHAW a constaté qu'elle s'élève à
81 jours. (dont 25 entre la ponte et l’éclosion) pour atteindre le
stade larvaire ultime, et probablement à 93 pour l'obtention de
l’'Insecte adulte. Chez 2. cingulatus, on a constaté que des spé-
cimens nés le même jour, d'un même paquet d'œufs, mettaient
de 42 à 82 jours (et même 89!) à atteindre la maturité sexuelle,
ce qui dénote une variabilité considérable dans la durée de l’évo-
lution. Choisissant l’un de ces spécimens, nous constatons que la
durée des divers stades est la suivante (les figures indiquées sont
celles de la planche XVD) :
a) De la ponte de l’œuf à l’éclosion (fig. 1) : 8 jours;
b) De l'éclosion à la première mue de la larve (fig. 2) : 3 jours;
c) De la première à la deuxième mue (fig. 3) : 11 jours;
d) De la deuxième à la troisième mue (fig. 4) : 6 jours;
e) De la troisième à la quatrième mue (fig. 5) : 6 jours;
f) De la quatrième à la cinquième mue (adulte) (fig. 6) : 16 jours
(dans certains cas, jusqu'à un mois et demi!)
La femelle des Dysdercus doit être assez prolifique, étant
données la rapide multiplication de ces parasites et leur extraordi-
naire abondance. Que je sache, le chiffre de la descendance des
Dysdercus africains n'a pas encore été examiné, mais la dissec-
tion d’une femelle adulte du 2). supershtiosus m'a montré que ses
ovaires renfermaient environ 30 œufs. En ce qui concerne le
D. cingulatus, de l'Inde, MaAxweLL-LEFROY signale que la femelle
pond, en deux fois, environ 150 œufs. Quant au Aeindymus
sangutineus, observé par KERSHAW, la femelle pond 30 à 40 œufs.
En comptant, comme le fait KERSHAW, 110 jours du moment de
la maturité sexuelle (accouplement) d’une génération donnée à la
même période de la génération qui en est issue (cas du Pindymus
sangutneus), On aurait annuellement trois générations, dans la
supposition qu'il n'y ait ni arrêt ni ralentissement dans la reproduc-
. tion à certaines époques, bien entendu. Mais, comme je l'ai dit, on
trouve durant toute l’année des Zysdercus à tous les stades de
leur développement, ce qui semble indiquer qu'il n'y a pas limita-
tion stricte d’une génération à telle ou telle période de l’année, et
que l’Insecte se trouve également bien des diverses conditions qui
lui sont offertes. Supposant alors que tous les œufs pondus par une
femelle (30) donnent des individus arrivant à mâturité, et que de
ceux-c1 seulement 50 ‘/, soient des femelles, on obtient les chiffres
suivants : la femelle de première génération donne 15 femelles de
deuxième génération, celle-c1 donne ensemble 450 individus, dont
225 femelles qui, pondant à leur tour, donneront 6,750 individus,
et 3,375 femelles (quatrième génération); et tous ces individus,
tant à l’état larvaire qu’à l’état adulte, peuvent s'attaquer au Coton-
nier |
Dès leur éclosion, les larves des Dysdercus s'acheminent vers
les parties tendres des végétaux dont elles se nourrissent. Dans le
cas des Gossypium où Cotonniers, elles s’attaquent, comme le font
aussi les adultes, à l'extrémité des rameaux, et notamment aux
capsules. Tant que celles-ci sont fermées, les parasites se con-
tentent d'y implanter leur rostre et d'en sucer les sucs; et ces
succions répétées amènent fréquemment, si pas la mort de la cap-
sule, du moins une diminution notable dans sa vigueur et dans la
production de la plante. Une fois les capsules ouvertes, les dégâts
changent de nature : les Mysdercus S'attaquent en effet aux
semences elles-mêmes, en aspirant l'huile, affaiblissant leur pou-
voir germinatif et nuisant aussi par conséquent à la vigueur de la
plantule qui en naîtra. D'autre part, ils causent des dégâts consi-
dérables d’une façon plus détournée : installés en effet sur les
21
— 310 —
capsules ouvertes, ils souillent le coton de leurs excréments, qui lui
impriment une coloration jaune, là où ils entrent en contact avec
lui. De là le nom anglais donné à l’Insecte : « Cotton-Stainer », qui
tache le coton. Or, malgré tous les efforts tentés aux États-Unis,
on n'a pu réussir à effacer ces souillures, indélébiles malheureuse-
ment (|). Et, par suite, le coton ainsi maculé par les Pysdercus
perd une partie notable de sa valeur commerciale. Telles sont du
moins les données bien établies que l’on possède sur le Cotton-
Stainer des États-Unis.
Le tort causé à la plante est donc de triple nature :
1. Les capsules n'arrivent pas à leur complet développement, ou
du moins elles perdent de leur valeur.
2. Les semences perdent de leur vigueur.
3. Le coton est déprécié par les souillures dues aux PDys-
dercus.
Les observations faites à Togo et au Kamerun par M. Busse
sont fort intéressantes et tendent à montrer que les Pysdercus
africains sont bien moins redoutables pour le Cotonnier que leur
congénère américain. Ce serait certes chose heureuse et cela
montrerait, une fois de plus, que des espèces voisines peuvent
être, l’une fort nuisible, l’autre à peu près indifférente, au point de
vue humain! C'est là un exemple typique de l'utilité qu'il y a à
recourir toujours à un spécialiste pour la détermination de para-
sites : car il est probable que si l'introduction du Pysdercus sutu-
rellus en Afrique pouvait se réaliser de façon durable, ce serait
une vraie calamité pour les plantations atteintes. Et l’on conçoit
dès lors mieux encore combien grave était l'erreur de ROBINSON
lorsqu'il signala la présence de cet Insecte à Togo. Planteur amé-
ricain, ROBINSON, trouvant sur ses Cotonniers un Insecte dont le
facies était fort semblable à celui du Cotton-Stainer des États-Unis,
l'identifia avec celui-ci, et, comme le dit BUSssE, suggestionné sans
doute par les souvenirs apportés d'Amérique, il signala que cet
(1) Aux États-Unis on a même essayé, et avec succès, d'utiliser cette propriété, en
extrayant du corps des Pysdercus suturellus une teinture jaune.
Insecte causait de grands dégâts à Togo! On sait à présent qu'il
s'agit en réalité d'un des Zysdercus africains, et vraisemblable-
ment du 2). supershtiosus que Busse à observé dans les planta-
tions mêmes de RoBINsoN : et ce dernier lui-même lui déclara ne
pas observer de dégâts dus à l'Insecte! Comme l'a montré
KuxLGATz, malgré la propagation énorme de la culture du coton,
malgré les transports incessants, les 2ysdercus parasites du Coton-
nier restent toujours fort localisés : le 2). suturellus ne se trouve
que dans le sud des États-Unis et les Indes occidentales, le 2. cin-
gulatus dans le sud de l'Asie, dans les Indes hollandaises, les
Philippines, la Nouvelle-Guinée, le Queesland, etc., le 22. sidae
qu'en une partie de l'Australie (nord et ouest), en Nouvelle-Gui-
née, Nouvelle-Calédonie et autres îles voisines. Il est donc certain
que dans les contrées où le coton n’est pas indigène, ces /ysder-
cus vivaient normalement sur d'autres plantes, et que ce n’est
qu'après l'introduction de la culture du coton qu'ils se sont accli-
matés à cette plante nourricière nouvelle. C’est là une considéra-
tion du plus haut intérêt dans la lutte contre ces parasites.
Voici un apercu des observations de BUSSE, qui ont trait, ainsi
que je l'ai dit, à la biologie du 2). superstitiosus.
A Togo, l’'éminent naturaliste a observé les Dysdercus sur les
plantes /es plus diverses, aussi bien à l'écart des plantations de
coton que dans leur voisinage. Mais l’une des plantes qu'ils
recherchent le plus volontiers est l'arbre à Kapok, Cerba pentandra,
indigène à Togo comme au Kamerun, où M. Busse l’a également
observé; les fruits mûrs principalement attirent les Insectes.
Lorsque les capsules éclatent et que le kapok qui s’en échappe est
emporté par le vent, on en voit couramment sur tous les chemins
des paquets sur lesquels grouillent littéralement les 2ysdercus.
Dans les exploitations de Togo, M. Busse a fréquemment vu
les Cotonniers complètement couverts de Zysdercus, et cepen-
dant jamais il n'a pu découvrir sur la plante ainsi « favorisée » le
moindre dégât dû à ces Insectes (*).
1) Les Dysdercus qui m'ont été envoyés du Congo m'ont cependant été sivnalés comme
q y £ P S
tachant le coton, ainsi que je le dis plus loin.
:
Les Dysdercus recherchent la face inférieure des feuilles où ils
opèrent leurs métamorphoses à l'abri des perturbations, et où ils
abandonnent leurs dépouilles larvaires. L'auteur les a également
vus par milliers à la face inférieure des nattes, des feuilles
abattues des Palmiers Borassus, etc., près des stations. À toutes
les heures du jour, que le ciel fût couvert ou que le soleil fût dans
toute son ardeur, Cotonniers et nattes hébergaient une aussi abon-
dante population de Pysdercus.
Lorsque les Insectes remarquent qu'on les recherche, ils s'em-
pressent de fuir vers le sol, le long des rameaux. Secoue-t-on
l’arbuste, ils se laissent tomber à terre.
Les jeunes larves se trouvent dans les capsules venant de s'ou-
vrir. Mais c'est par milliards que BussE trouva les larves, à Tove,
dans les résidus entassés près de la station d’épluchage du coton,
ét notamment dans les semences. Dans ces résidus, les Insectes
trouvent évidemment une nourriture abondante et d'un accès
facile.
Bien qu'il n'ait pas observé de dégâts dus aux Pysdercus,
Busse dit, avec éminemment de raison : « Ce sera la tâche d’un
zoologue établi sous les Tropiques de déterminer par des
recherches exactes quelle est l’activité du 1). superstihosus et de
ses alliés. À priori on ne peut guère croire que les Dysdercus
soient des habitants inoffensifs pour une plante sur laquelle on les
trouve en masses aussi serrées ».
Aux renseignements déjà indiqués, j'ajouterai qu'au Congo
belge un Dysdercus (probablement 2. migrofasciatus Sr.) a été
observé comme nuisible aux Cotonniers à Kole et que le 2) super-
séitiosus m'a été envoyé de Kitobola avec des capsules sur
lesquelles il avait été recueilli. Des indications fournies dans le
premier cas il résulte que le coton des capsules ouvertes était
taché par les excréments des Insectes. Cela confirme donc les
données connues pour le 2). suturellus.
[#5]
Chose intéressante à noter, les /ysdercus ne sont pas exclusive-
ment végétariens. À diverses reprises, en effet, on en a observé
des spécimens suçant d’autres Insectes.
MOYENS DE DESTRUCTION. — Pour combattre les 2ysdercus, la
cueillette des Insectes à la main donnerait certes de bons résul-
tats déjà; mais ce procédé, fort lent, ne serait pas d'application
pratique. VOssELER a préconisé une autre méthode, analogue mais
plus rapide, qui consiste à placer sous les Cotonniers que l’on veut
débarrasser de leurs ysdercus un drap sur lequel on fait tomber
ces derniers en secouant l’arbuste ou en en frappant les branches
avec un bâton. Comme je l'ai dit, les Aysdercus se laissent
facilement choir lorsqu'on les inquiète. Il suffit alors de réunir
rapidement en amas les Insectes ainsi rassemblés et de les exter-
miner, par exemple en versant dessus de l'eau bouillante.
La connaissance des mœurs des Dysdercus permet d'autre part
d'y trouver l'indication d’une méthode grâce à laquelle on peut
détruire sans grand effort des quantités fort considérables de ces
parasites. Ainsi que nous l'avons vu, les Zysdercus aiment sucer
les semences du Cotonnier, et d'autre part ils ont une prédilection
marquée pour les fruits sucrés de l’'Oranger, le Pain-de-Singe, etc.
On a donc recommandé, aux États-Unis, et ce système a donné de
fort bons résultats, de placer de loin en loinsurlesol, dans les planta-
tions, des tas de semences de coton, ou encore des oranges bien mûres,
des pelures des mêmes fruits, etc. Les 2ysdercus, du moins les
larves (non ailées) qui cheminent pédestrement entre les plantes,
s'empressent vers ces appâts et ne tardent pas à les couvrir en
masse; en arrosant alors les tas au moyen d'eau bouillante ou d’une
solution de kérosène, on exterminera toute la population qu'ils
hébergent.
Dans l'Afrique orientale, VossELER a recommandé l'emploi
comme appt, des fruits du Baobab (Adansonia digitata) ou Pain-
de-Singe, et d’autres fruits doux. De préférence il faut avoir soin
d'ouvrir ces fruits pour en exposer plus facilement l'intérieur à
l’attaque des Insectes. Une fois ces appâts couverts de parasites,
on les noie avec ceux-ci ou bien on les asperge comme ci-dessus.
Dans cette lutte il ne faut évidemment pas s'arrêter après un
premier essai ou après la destruction apparente du parasite. Comme
d'ailleurs c'est la règle dans la lutte contre les Insectes parasites,
il faut ne pas relâcher son attention et arrêter une nouvelle inva-
sion dès qu’elle s'annonce. Il est en effet souvent plus facile et
plus utile de combattre le mal dans ses débuts que lorsqu'il a pris
une extension trop sérieuse. Or la destruction complète des 2ys-
dercus est, peut-on dire, presque impossible à réaliser, et quelques
femelles fécondées auront vite fait de repeupler les champs expur-
gés, si l'on n'y prend pas garde. Les chiffres que j'ai donnés plus
haut le montrent à l'évidence.
Comme je l'ai dit, il faudra s'efforcer de rechercher quelles sont
les plantes sur lesquelles peuvent vivre les 2ysdercus, soit que l'on
veuille les détruire, soit qu'il y ait avantage (s'il s'agit de plantes
cultivées) à ne pas les établir au voisinage de champs de coton,
soit encore qu'on cherche à les utiliser comme plantes-pièges atti-
rant les parasites.
Dans le cas de la Floride, par exemple, si les Cotton-Stainers
ne s'étaient attaqués qu'aux Cotonniers et aux Orangers dont la
culture remplaçait graduellement celle du Cotonnier, on aurait eu
un moyen fort simple de supprimer le fléau. Les 2ysdercus n'en-
vahissaient en effet les Orangers que lors de l'apparition des fruits;
jusque-là le Cotonnier leur donnait subsistance. Si donc il avait
suffi de supprimer le Cotonnier pour supprimer l'hôte indispen-
sable aux parasites avant l'apparition des Orangers, il est clair que
la lutte eût été fort simplifiée.
Dans l'Inde anglaise, Maxwerr-LEerRoY conseille d'utiliser, en
cas de nécessité, le Bhindi (Æ/biscus esculentus) comme plante-
piège, les Dysdercus le préférant au Cotonnier et s’y installant en
masse, ce qui facilite la récolte de ces parasites.
4. — LES OXYCARENUS. (Planche XV, fig. 8.)
Les Oxycarenus sont de petits Hémiptères (3-6 mm.) appar-
tenant à la famille des Myodochides, c'est-à-dire des Hémiptères
à ocelles et à membrane n’offrant que peu de nervures. La
figure ci-jointe permettra de les reconnaître assez facilement
(fig. 10).
Le genre Oxycarenus est répandu dans toute l'Afrique, le sud
de l’Europe, l'Asie méridionale, Ceylan, la Nouvelle-Calédonie.
Fi. 10. — Oxycarenus hyalinipennis CosrA.
En Afrique on en distigue actuellement 12 espèces, qui se diffé-
rencient comme l'indique la table ci-dessous.
Table des Oxycarenus d'Afrique éthiopienne.
1. a. L'extrémité du rostre atteint au moins la moitié du ventre. 2
b. L'extrémité du rostre ne dépasse que de peu la base du ventre. 3
Les]
à
Tête un peu plus longue que le pronotum. Premier article des
antennes n’atteignant pas l'extrémité de la tête. Corie noire avec
une bande basale blanche. . ©. maculatus ST.
b. Tête plus courte que le pronotum. Premier article des antennes
atteignant l'extrémité de la tête. Corie hyaline, avec l’extrème
base et l’angle apical noirs. O. Breddini BERGR.
3. a. Les deux lobes du pronotum testacés, sauf parfois les bords antérieur
et postérieur. 4
b. Au moins le lobe antérieur du pronotum est noir. 6
4. a. L'Insecte est entièrement d’un testacé pâle. O. tabidus ST.
b. Au moins les parties suivantes sont noires : la tête, l’écusson, les
pattes, l'extrémité du ventre. 4 S
3. a. Les bords antérieur et postérieur du pronotum sont étroitement
noirs au milieu. Premier article des antennes n’atteignant pas
— 316 —
l'extrémité de la tète. Pro- et mésosternum testacés, avec leur
disque noir, comme le métasternum. ©. gossipinus DIsT.
b. Les bords antérieur et postérieur du pronotum ne sont pas noirs.
Le premier article des antennes atteint l'extrémité de la tête.
Le prosternum d’un rouge testacé, les méso- et métasternum
noirs. O. rufiventris GERM.
6. a. Le lobe antérieur du pronotum seul est noir, le lobe postérieur est
testacé. ©. annulipes GERM. et O. exitiosus DIST
b. Les deux lobes du pronotum sont noirs. 7
. &. Corie de coloration rougeâtre ou ocrée, sauf parfois le bord externe
ou au moins l’angle apical, qui est noir. 8
b. Corie hyaline, incolore (blanche), l’angle apical noir. 9
S. a. L'angle apical de la corie est noir. ©. Fieberi ST.
b. L'angle apical n’est pas noir (du moins la description n'en parle.
pas). ©. pallidipennis DArL.
9. a. Le lobe antérieur du pronotum est beaucoup plus court que le posté-
rieur. ©. Dudgeoni Disr.
b Non. O. hyalinipennis COSTA.
I
La plupart de ces espèces me sont inconnues en nature, et cette
table est donc surtout basée sur les descriptions, souvent peu
satisfaisantes, des auteurs. La distinction des espèces est d’ailleurs
assez délicate, les caractères de coloration étant assez variables,
semble-t-1l, dans une même espèce, et ici encore l’aide d'un spéceia-
liste est fort à recommander. D'autant plus que parmi ces petits
Insectes, assez peu étudiés encore, il se trouvera probablement
encore des formes nouvelles.
L'Oxycarenus Germari Fi8. est à ajouter à cette table.
L'habitat connu des diverses espèces est le suivant :
1. O. annulipes GERM. : Cap.
2. O. Breddini BErGr. : Congo belge.
3. O. Dudgeont Disr. : Sierra-Leone.
4. O. exitiosus Dist. : Afrique orientale anglaise, Cap.
5. O. Fieberi ST. : Afrique du Sud.
6. O. Germart F1E8. : Cap.
7. O. gossipinus Disr. : Sierra-Leone, Congo belge N.-E.
8. O. hyalinipennis CosrA : l'Afrique entière, le sud de l'Eu-
rope.
9. O. maculatus Sr. : Cap.
10. O. pallidipennis D'ALx.
11. ©. rufiventris GERM. : Afrique du Sud.
12. O. labidus ST. : Cap.
De ces douze espèces, quatre ont jusqu'ici été signalées comme
vivant sur le Cotonnier. De celles-ci, une surtout est nuisible,
semble-t-il : l'Oxycarenus hyalinipennis Costa, auquel KuxL-
GATZ a rattaché les ©. albidipennis ST., cincticornis WAïK., cru-
ralis Sr. et leucopterus F1Ee8. L'aire de dispersion de l’espèce ainsi
comprise est fort étendue et s'étend à toute l'Afrique (y compris
donc la zone paléarctique) et au sud de l'Europe.
L'Oxycarenus hyalinipennis a été signalé comme nuisible au
Cotonnier en Algérie et en gypte depuis plusieurs années déjà.
Buüsse et VosseLER l'ont observé dans les mêmes conditions dans
l'Afrique orientale allemande. En ce qui concerne le Congo belge,
j'ai trouvé parmi les récoltes entomologiques faites par M. WizmiN
(au Musée de Tervueren) quelques Oxycarenus hyalinipennis avec
mention : « Trouvés dans le coton indigène», qui avaient été
recueillis près du poste de Mogandgo, dans l’Aruwimi; d'autres
exemplaires nous ont été envoyés de Kitobola avec l'indication
qu'ils vivaient sur le Cotonnier. Ces Insectes étant beaucoup plus
petits et moins voyants que les ysdercus, il est assez vraisem-
blable qu'ils ont souvent passé inaperçus.
BIOLOGIE. — Les mœurs des Oxycarenus sont sensiblement les
mêmes que celles des 2ysdercus. Comme eux ils s’attaquent aux
capsules de coton, dont la croissance souffre fort de leur succion.
Mais tandis que les ysdercus ne s'attaquent au contenu de la
capsule, aux semences, que lorsque la capsule s’est ouverte, les
Oxycarenus mettent déjà à profit les galeries creusées dans la
— 318 —
capsule par la chenille d'un parasite extrêmement nuisible,
l'Eartas insulana, dont il sera question dans une autre notice; ou
encore, si la capsule, à la suite d'humidité trop grande, entre en
décomposition, l'Oxycarenus parvient à y pénétrer sans trop de
difficulté. Comme c’est le cas pour les Dysdercus, les Oxycarenus
sucent le contenu des semences et les rendent impropres à l’utili-
sation. Quand la capsule est mûre et s'ouvre, les Oxycarenus,
comme le font les 2ysdercus, maculent le coton de leurs excré-
ments; on les trouve en masse sur les capsules à cette époque.
Outre le Cotonmier (Gossypium), les Oxycarenus vivent sur
diverses autres plantes : dans la région méditerranéenne, l'Ox. ya-
linipennis vit sur nombre de plantes et de préférence sur les Mal-
vacées sauvages (MarCHAL); dans le reste de l'Afrique, il est pro-
bable qu'il en va de même. L'Oxycarenus exitiosus vit dans
l'Afrique orientale anglaise sur le Cotonnier, tandis qu'au Cap il est
signalé sur les Pêchers (comme l’Ox. lavaterae à Tunis). L'étude
des plantes sur lesquelles vivent les Oxycarenus sera fort impor-
tante pour arriver à combattre de façon rationnelle ces parasites.
Les larves des Oxycarenus sont fort reconnaissables à leur
coloration : au-dessus, la tête, le thorax et les rudiments des ailes
sont d'un brun de cuir; le thorax avec une ligne médiane longitu-
dinale rouge; l'abdomen d'un rouge de cuir ou rouge cerise; la
face ventrale d’un rouge sale; pattes rouges ou brun rouge;
antennes brun rouge, les articles 2 et 3 (dans certains stades au
moins) blanc jaunâtre.
MOYENS DE DESTRUCTION. — D'après Busse, il y a lieu d'em-
ployer vis-à-vis des Oxycarenus les mêmes procédés de récolte
préconisés pour les Dysdercus : comme eux ils sont attirés par les
détritus de coton, etc.
MarCHAL a recommandé, en Algérie, l'emploi des émulsions
de pétrole. Mais dans l'Afrique tropicale, comme le fait remar-
quer BUSSE, ce traitement est d'un emploi peu pratique dans les
plantations indigènes.
FOADEN, en Égypte, est d'avis que pour combattre ces ennemis
du Cotonnier, il faut surtout avoir recours à des soins incessants
pour la plante.
5. — LES APHIDES. (Planche XV, fig. 7.)
Les Aphides que m'a envoyés M. le Prof BussE, recueillis à
Togo, mont paru devoir être identifiés à l'Aphrs gossypii GLOv.
des auteurs américains (fig. 11-12) (‘). D'autre
part en Égypte et au Soudan, les Aphides trou-
vés sur les Cotonniers ont été rapportés par
THEOBALD à son Aphis sorghi, qui vit, ainsi
que mon Aphis sorghella, sur la Doura. Enfin
l'Aphis nalvae KocH a été mentionné égale-
ment par THEOBALD comme vivant sur le Coton-
nier.
FIG. 11. — Aphis gossy-
Ces divers Pucerons s'attaquent surtout aux pi GLov., Q vivipare
parties tendres des Cotonniers, à l'extrémité Père.
des rameaux, aux jeunes pousses, aux feuilles, à la face inférieure
desquelles ils s’établissent et qu'ils déforment souvent plus ou
moins. Les dégâts causés par eux en Afrique occidentale semblent
FIG. 12. — Aphis gossypii GLOV., Q® vivipare ailée.
jusqu'ici ne pas être très considérables, bien que ces Insectes soient
parfois excessivement nombreux. En 1903, par contre, certaines
plantations de Cotonniers de l'Afrique orientale allemande ont
été à ce point envahies par les parasites que la récolte en fut
() Aux États-Unis, l’Aphis gossypii vit sur quantité de plantes et cause notamment des
dégâts sérieux dans les exploitations de Cucurbitacées, d’où son nom vulgaire « Melon
Aphis ». La coloration de la femelle vivipare aptère varie du vert au vert-noir.
compromise. De même en Égypte les Pucerons constituent une
vraie calamité pour les exploitations de coton en août-septembre;
par suite de l'invasion des parasites, les plantes sont affaiblies
dans leur croissance; et d'autre part les excréments des Pucerons
constituent, comme dans nos contrées, un excellent milieu de cul-
ture pour les Champignons de la rouille; dès que l'air est saturé
d'humidité (lors des crues du Nil, par exemple), celui-ci apparaît
et, par son abondance, nuit considérablement à l'assimilation des
feuilles.
Pour combattre ces Pucerons, on peut, comme en Égypte,
employer les aspersions au moyen d'émulsions de kérosène, ou une
décoction de tabac, dont voici une formule donnée par BUSSE :
bouillir 2 ‘/, kilogrammes de feuilles de tabac durant une à deux
heures dans 15 litres d’eau; laisser refroidir et diluer à ‘/,:; d'autre
part, dissoudre du savon mou dans un poids égal d’eau, et mélanger
une partie de cette solution à 30 parties de la décoction de tabac;
arroser avec ce mélange.
Dans la lutte contre les Pucerons, les parasites de ces derniers
peuvent jouer un rôle des plus importants, et il y a lieu de les
étudier avec grand soin. C’est ainsi qu'au Soudan, certains Cocci-
nellides « Bêtes à bon Dieu» contribuent déjà beaucoup à la
destruction des Pucerons du Cotonnier, et l’on ne saurait assez
favoriser leur multiplication. Il en est de même pour l'Aphus
ZOSSypit aux États-Unis. Il est fort probable qu'au Congo égale-
ment il se trouvera des Coccinellides qui combattront les Pucerons
de façon active, et il y aurait lieu de les rechercher soigneu-
sement. N'oublions pas que c'est en important en Californie
des Coccinellides recueillis en Australie par une expédition
spécialement envoyée dans ce but, que l'on est parvenu aux
États-Unis à tenir en échec le trop fameux Coccide (Zcerya
Purchasi Mask.) qui avait déjà causé des ravages si étendus dans
les vergers nord-américains.
6. — LES COCCIDES.
Les Coccides vivant sur le Cotonnier en Afrique paraissent
peu nombreux et ne semblent pas causer de tort sérieux à la plante.
REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE. Not. I (1912).
Pr:
XV
. SCHOUTEDEN. — INSECTES PARASITES DU COTONNIER.
— I.
Pr EXVIT
REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, Nor. I (1912),
4. SCHOUTEDEN. — INSECTES PARASITES DU COTONNIER. — IT.
Nous ne citerons que le seudococcus { Dactylopius) perniciosus
Newsr. et Wizcc., si nuisible à l'ÆA/bizz1a lebbek au Caire, et le
Chionaspis aspidistrae var. gossypii NEWST., variété nouvelle
trouvée à Togo par M. Busse et qui se rapporte à une espèce
connue de l'Amérique du Nord et du Sud, de l'Inde, de Ceylan,
du Japon, de l'Australie, etc., et que l’on observe également dans
nos serres sur diverses plantes.
Les moyens de destruction indiqués pour les Aphides sont à
essayer aussi pour les Coccides. La multiplication de leurs para-
sites doit de même être favorisée.
EXPLICATION DES PLANCHES.
PLANCHE XV.
Fig. 1. — Calidea apicalis ScHour., Insecte parfait. Longueur : 15 mm.
Fig. 2. — Zeptoglossus membranaceus FABR., larve après la première mue probablement.
Longueur : 6.5 mm.
Fig. 3. — Ia. Larve après la deuxième mue. Longueur : 11.5 mm.
Fig. 4. — © Zd. Larve après la troisième mue. Longueur : 8.5 mm.
Fig. 5. — Id. Insecte parfait. Longueur : 21 mm.
Fig. 6. — Oxycarenus hyalinipennis CosrA, Insecte parfait. Longueur : 3.75 mm.
Fig. 7. — Aphis gossypii GLOv., femelle vivipare ailée.
PLANCHE XVI.
Fig. 1. — Pysdercus céngulalus FABR. Larve au premier stade. Longueur : 3.25 mm.
Fig. 2. — Id. Larve après la premiere mue. Longueur : 4.5 mm.
Fig. 3. — Id. Larve après la deuxième mue Longueur : 5 mm.
Fig. 4. — 2. superstitiosuts FABR. Larve après la troisième mue. Longueur : 8 mm.
Fig. 5. — Id. Larve après la quatrième mue. Longueur : 11.5 mm.
Fig. 6. — Ta. Insecte parfait, face dorsale. Longueur : 19 mm.
Fig. 7. — Id. Le même Insecte, face ventrale.
Fig. 8. — Id. Profil de la tête.
Fig. 9. — Phonoctonus : V’rofil de la tête.
DIAGNOSES
NEW SPECIES OF TERRESTRIAL AND FLUVIATILE SHELL
BRITISH EAST AFRICA AND UGANDA
H-°B"PRESTON’'EZ-S-
(With Plate XVIL.)
Streptostele exasperata, sp. n. — PI. XVIT, fig. 11.
Shell subulately fusiform, moderately solid, shining, wax-coloured ; whoris
10-11, flattish, the earlier whorls nearly smooth, the remainder sculptured
with regular, closely set, somewhat fine, transverse costulae; suture impress-
ed; columella thickened, whitish, outwardly expanded, almost vertically
descending ; labrum thickened, scarcely reflexed, slightly receding above;
aperture very irregularly subquadrate.
Alt. 11, diam. maj. 3 mm.
Aperture : alt. 2.25, diam. 1 mm.
Hab. — Mount Kenia at an altitude of from 6-9000 it (RoBin
KEwP).
Streptostele polymorpha, sp. n. — PI. XVII, fig. 14.
Shell rimate, subulatelv fusiform, cream coloured; whorls 8 =, flattish,
the first two and a half smooth, the remaïnder sculptured with rather coarse
and slightly distant, transverse costulae; suture impressed ; umbilicus narrow,
concealed in front by the outward expansion of the columella; columella
DAË EE
9
[#2]
obliquely descending, outwardly thickened and broadly expanded, diffused
above into a thickish, well defined, rather broad callus which reaches the
upper margin of the labrum; labrum white, polished, thickened and rather
narrowly reflexed, receding above to form a shallow sinus; aperture
irregularly subtruncate.
Alt. 7.25, diam. maj. 2.25 mm.
Aperture : alt. 1.25, diam. 1 mm.
Hab. — Between Entebbe and Mbarara, S. W. Uganda (RoBIN
KEemep).
A number of specimens were collected which appear to show
considerable variation, though with careful comparison, it is poss-
ible to graduate them all into one species.
Trachycystis nigrotincta, sp. n. — PI. XVII, fig. 0.
Shell allied to I. fusco-olivacea (°), SMITH from Nyassaland, but much
darker in colour, the present species being almost black, it has also a rather
more elevated spire and possesses half a whorl more, it is also more coarse-
ly and sparcely hispid.
Alt. 5, diam. maj. 7.5, diam. min. 6.5 mm.
Aperture : alt. 3.5, diam. 3.5 mm.
Hab. — Between Mount Kenia and Eusso Nviro, British East
Africa (Roi KEmP).
? Buliminus ugandae, sp. n. — PI. XVII, fig. 13.
Shell thin, rimate, acutely turbinate, polished, shining, olive brown;
whorls 6, rapidly increasing, convex, marked with coarse, oblique growth
lines; suture deeply impressed; perforation very narrow, almost concealed
by the outward expansion of the columella; columella vertically descending,
outwardly expanded; labrum simple; aperture ovate.
Alt 9, diam. maj. 5.5, diam. min. 4 75 mm.
Aperture : alt. 4.25, diam. 2.75 mm.
Hab. -- Between Entebbe and Mbarara, S. W. Uganda (RoBIN
Kemp).
() Prec. Zoo. Suc., London, 1899, p. s8s.
Subulina Kempi, sp. n. — PI. XVII, fig. 15.
Shell subulate with obtuse apex, thin, semitransparent, polished,
shining, pale straw color; whorls 6, smooth, slightly convex, rather
rapidly increasing, the last very long : suture impressed; columella del,
descending in a curve, obliquely truncate below; labrum thin, receding at
the base; aperture elongately ovate.
Alt. 6.75, diam. maj. 2 mm.
Aperture : alt. 1.5, diam. 75 mm.
Hab. — Between Entebbe and Mbarara, Se Uganda
(Rogin KEMP).
Homorus foveolatus, sp. n. — PI. XVII, fig. 17.
Shell fusiform, polished, shining, rich yellowish brown; whorls 6 :},, the
last very long; market with cbique. transverse striae which are more
noticeable on the upper whorls and gradually become obsolete below; suture
impressed, narrowly margined below; columella rather sharply curved and
obliquely truncate ; labrum simple, receding towards the base, bent slightly
inwards over the aperture above; aperture rather co aalele inversely
auriform.
Alt. 17.75, diam. maj. 7 mm.
Aperture : alt. 7, diam. 3.5 mm.
Hab. — Mount Kenangop, Aberdare Range, British East
Africa (Rogx KEmP).
Homorus kenangopensis, sp. n. — PI. XVII, fig. 16.
Shell differing from 77. foveolatus in its shorter and more ovate form,
lighter colour and straighter columella which is diffused outwards and above
into a whitish callus.
Alt. 15, diam. mai. (nearly) 7 mm.
Aperture : alt. 7.25, diam. 3.25 mm.
Hab. — Mount Kenangop, Aberdare Range, British East
Africa (RoBiN KEMP).
Curvella entebbeensis, sp. n. — PI. XVII, fig. 5.
Shell imperforate, fusiformly turbinate with obtuse apex, thin, vitreous,
polished, shining, pale greenish white; whorls 5, the last proportionately
— 325 —
rather long, sculptured with rather fine, distant, arcuate, transverse costulae;
suture impressed; columella strongly twisted, diffused above into a modera-
tely thin, well defined, cream coloured callus which reaches the upper
margin Of the labrum; labrum acute, pivjecting in front, slightly receding
below, rapidly receding above to form a broad, triangular sinus; aperture
elongately inversely auriform.
Alt. 7.75, diam. maj. 4 mm.
Aperture : alt. 4, diam. 2 mm.
Hab. — Between Entebbe and Mbarara, S. W. Uganda (RoBIN
KEMP).
Curvella mbararaensis, sp: n. — PI. XVII, fig. 6.
Shell small, scarcely rimate, fusiform with obtuse apex, cream coloured;
whorls 4 ‘/,, convex, the last long, sculptured throughout with transverse,
arcuate riblets; columella vertically descending above, somewhat twisted
and much excavated below, rather outwardly reflexed; labrum simple,
acute; aperture rather curvedly and elongately inversely auriform
Alt. 6, diam. maj. 3 mm.
Aperture : alt. 2.25, diam. 1.25 mm.
Hab. — Between Entebbe and Mbarara, S. W. Uganda (ROBIN
KEMP).
Curvella solidula, sp. n. — PI. XVII, fig. 12.
Shell perforate, turbinately fusiform, solid, cream coloured, very slightly
shining; whorls 6, rapidly increasing, the last inflated, marked with very
coarse, closely set, transverse, arcuate riblets which become straighter and
almost obsolete on the lower half of the last whorl; suture impressed, some-
what crenellated by the terminations of the transverse riblets; umbilicus
rather wide and deep; columella very slightly oblique, thickened, reflexed,
diffused above into a barely perceptible callus which joins the upper margin
of the labrum; labrum acute, reflexed, erect above, receding towards the
upper margin; aperture inversely auriform.
Alt. 10.25, diam. maj. 6, diam. min. 5 mm.
Aperture : alt. 5.75, diam. 2.25 mm.
Hab.— Between Entebbe and Mbarara, S. W. Uganda (ROBIN
KEMP).
— 326 —
Kenia obesa, sp. n. — PI. XVII, fig. 18.
Shell fusiform with obtuse apex, polished, shining, pale olive; whorls 6,
the last three rather rapidly increasing, marked with indistinct, transverse
growth lines; suture lightly impressed, narrowly margined below; colu-
mella thickened, descending in a curve, obtusely truncate below, diffused
above into a narrow, restricted, thin but well defined callus which reaches
the upper margin of the labrum; labrum thin, acute, receding below; aper-
ture rather elongately, inversely auriform.
Alt. 15.75, diam. maj. 6 mm.
Aperture : alt 6 25, diam 3 mm.
Hab. — Between Entebbe and Mbarara, S. W. Uganda (RoBix
KE). |
Distinguished from other members of the groop by its broad and
proportionately short form.
Succinea eussoensis, sp. n. — PI. XVII, fig. 7.
Shell elongately ovate with somewhat exserted spire, vellowish brown ;
whorls 3, rapidly increasing, the last two rather convex below, marked with
lines of growth: suture well impressed; columella descending obliquely;
labrum simple; aperture ovate.
Alt. 7.5, diam. maj. 4.75, diam. min. 3 mm.
Aperture : alt. 4.75, diam. 2.75 mm.
Hab. — Chanler Falls, Eusso Nyiro, British East Africa (Rogin
KEmL).
Succinea simplicissima, sp. n. — PI. XVII, fig. 4.
Shell almost rectangular, very thin, semitransparent, whitish: whorls
2 ‘/,, very rapidly increasing, the earlier whorl and a quarter minute, the
last very long; columella descending obliquely,somewhat outwardly bulging
above, curvedly excavated below; labrum simple, bent slightly inwards
over the aperture near its point of insertion with the parietal wall; aperture
ovate, dilated below, contracted above.
Alt. 0, diam maj. 4.75, diam. min. 3 mm.
Aperture : alt. 7, diam. 4 mm.
Hab. — Chanler Falls, Eusso Nviro, British East Africa (RoBin
KEmwp).
ep
Planorbis kisumiensis, sp. n. — PI. XVII, fig. 10.
Shell small, suborbicular, depressed with concave spire, reddish brown ;
whorls 3, sculptured with very oblique, arcuate, transverse growth striae and
microscopic, punctate, spiral striae; suture rather deeply impressed; umbi-
licus very wide, shallow; labrum acute, greatly receding below, projecting
in front, the margin somewhat converging ; aperture compressedly sublunate.
Alt. 1.25, diam. maj. 3.25, diam. min. 2.75 mm.
Hab. — Kisumi, Lake Victoria Nyanza, British East Africa
(Rogin KEmr).
Physa permembranacea, sp. n. — PI. XVII, fig. 8.
Shell perforate, ovate, very thin, shining, reddish brown; whorls 4,
rapidly increasing, the last large, moderately inflated, marked with vertical,
transverse growth lines crossed by microscopic, closely set, spiral, scratch-
like striae; suture impressed; columella descending in a curve, outwardiy
expanded over the narrow umbilicus and diffused above into a thin, red, well
defined, parietal callus which reaches the margin of the labrum; umbilicus
narrow; labrum thin, erect, membranaceous; aperture large, broadly inver-
sely auriform.
Alt. 9, diam. maj. 5.5, diam. min. 4.75 mm.
Aperture : alt. 6, diam. 3 mm.
Hab. Abedare Range, British East Africa (RoBin KEemp).
The extremely thin membranaceous texture of the shell is the
chief character of the species, in many examples when the animal
is removed, so thin is the test, that it can be pressed inwards and
dented at will. F
Sphaerium congener, sp. n. — PI. XVII, 2.
Shell closely allied to S. vic/oriæ SMITH (°), but differing from that species
in its lighter colour, considerably coarser concentric striae and more com-
pressed sides
Long. 6.5, lat. 8 mm.
Hab. — Between Entebbe and Mbarara, S. W. Uganda (Rogin
KEMP).
(7) Proc. Zoël. Soc., 1006, p. 186, pl. X, fig. 16.
Sphaerium Iredatei, sp. n. — PI. XVII, fig. 3.
Shell roundly ovate, moderately convex, olive green, both valves sculp-
tured with rather fine, closely set, concentric ridges; umbones somewhat
large, not prominent; dorsal margin arched; ventral margin very gently
rounded ; anterior side sloping above, rounded below; posterior side abruptly
descending; anterior lateral teeth in both valves strong, sloping abruptly
downwards and then curving upwards again to the margin of the shell ;
posterior lateral teeth strong in both valves, only very slightly curving
downwards and upwards, rather sinuous; interior of shell white towards
the umbonal region, ashen grey, spotted and blotched with white below.
Long. 6.5, lat. 8.75 mm.
Hab. — Kisumi, Lake Victoria Nyanza, British East Africa
(Rogin KEMP).
Sphaerium naivashaense, sp. n. — PI. XVII, fig. 1.
Shell ovate, thin, glossy, yellowish brown, both valves rather indistinctly
and distantly, concentrically striate; umbones large, somewhat flattened ;
dorsal margin sloping on either side ; ventral margin anteriorly rounded ;
anterior side abruptly descending in a slight curve ; posterior side somewhat
produced, rounded; anterior and posterior lateral teeth in both valves weak,
curving round the margin of the shell, but not sloping upwards or down-
wards; muscular scars in both valves well marked; interior of shell pale livid
flesh colour.
Long. 7.25, lat. o mm.
Hab. — Lake Naivasha, British East Africa (RoBin KEmp).
REVUE ZOOLOGIQOUE AFRICAINE. Vox. I (1912).
FIG. 1. FIG. 2. F1G.-3.
FIG. 4.
FIG: 14.
1. B. PRESTON. — NEW SPECIES OF SHELLS.
Pr
>. XVII,
AMDRORANEID EN DUALONGONEEE (GE
PAR
A. d'ORCHYMONT.
J'ai pu, grâce à l’amabilité de M. SCHOUTEDEN, conservateur
au Musée du Congo belge de Tervueren, examiner et déterminer
un petit lot d'Æ/ydrophilides appartenant à ce Musée, et je crois
intéressant, au point de vue de la connaissance de la zoogéographie
de notre colonie, de publier la liste des espèces reconnues, en la
complétant par des indications de capture de certains Insectes
faisant partie de la collection du Musée d'Histoire naturelle de
Bruxelles ou de la mienne, et en l’accompagnant des observations
ou remarques quil m'a été permis de faire.
HYDROUS Leacx.
I. Susc. ZEMNOPTERUS Sorrer.
T. aculeatus Soc. — Boma (Mission DELHez); Kisantu (R. P.
Goossexs) ; Région de Sassa, 1895-1896 (CocLmantr); Manyema
(Dupuis).
T. marginatus Casr.
Je rapporte à cette espèce deux individus provenant du Tan-
ganyika (HEco). — Musée du Congo belge de Tervueren et ma
collection.
Leur taille est fort grande (38 X 17 et 34X 15 mm.). L'abdomen
est entièrement lanugineux, même au milieu du 5° arceau ventral,
où l’on ne remarque pas le petit espace lisse qui caractérise l’acu-
leatus Sorier. La ponctuation des cuisses intermédiaires et posté-
rieures est plus éparse que chez cette dernière espèce et plus
grossière, surtout à l'extrémité. La carène sternale est un peu
dilatée. Les é/y#res sont faiblement canaliculées en gouttière le
long des bords, leurs séries systématiques mieux indiquées que
chez aculeatus, plus enfoncées surtout à l'extrémité où les stries
accessoires sont bien visibles. La troncature oblique est très faible-
ment épineuse : ce caractère paraît d’ailleurs assez variable chez
les Temnopterus. Le rebord antérieur du pronofum ne dépasse
guère le milieu de l'œil, tandis que chez aculeatus ce rebord est
continué jusque vers le milieu du pronotum et limité par une fine
ligne déliée, ainsi que cela a été mis en lumière par BEDEL ().
Le dessus est olivâtre avec le bord des élytres, du pronotum et du
labre rougeâtre, mais ce caractère n’est que difficilement visible, à
un éclairage intense, sous le foyer d'une loupe. Les aculeatus que
j'ai examinés dans les mêmes conditions, même un individu mani-
festement immature, ne montrent rien de semblable. On sait que
cette bordure rouge, dont tous les #1arginatus rapportés jusqu'ici
du Sénégal sont pourvus d'une facon bien apparente, est considérée
comme étant caractéristique de l'espèce. L'observation ci-dessus
tend à prouver que ces exemplaires étaient plus ou moins imma-
tures, et ceci est d'autant plus probable que dans les deux indi-
vidus étudiés par moi, les pattes, y compris les tarses, sont entiè-
rement noires et que le dessous du corps est obscur aussi, sauf un
large espace ferrugineux en dehors sur chaque arceau ventral, alors
que les exemplaires examinés par RÉGIMBART (°) avaient le dessous
du corps et les pattes d’un roux ferrugineux, à l'exception des
tibias intermédiaires et postérieurs, plus foncés. L'épine métaster-
nale, d'après cet auteur, atteint presque l'extrémité du 4° arceau
ventral, mais ce caractère paraît aussi assez variable, car dans les
deux exemplaires du Tanganyika, cette épine n'atteint que l’extré-
mité du 3° arceau.
() BEDEt, Revue d'Entomologie de Caen, 1891, X, p. 309.
(?) RÉGIMBART, Annales de la Soc. Ent. de France, 1901, LXX, p. 198.
RMSUBc ADR OUSENSIR!
H. senegalensis PERCHERON. — Katanga (LEMAIRE).
HYDROPHILUS LEacx.
Susc. NEOHYDROPHILUS mr (°).
N. distinctus Hope. — Kisantu (R. P. GoossENns); région de
Sassa, 1895-1896 (CoLmanT), belle série; chutes de Samlia,
Riv. N'Gami (MOCQUEREYS).
N. spinicollis Escx. — Un individu © de Kisantu (R. P.
GOOssENS) (*).
Cet Insecte se rapproche le plus de wfiventris NIETNER, mais
la forme est plus étroite et plus convexe. Le yrétasternum a
l'épine moins robuste, plus courte, ne dépassant guère les hanches
postérieures dans les deux seuls exemplaires que j'ai vus jusque
maintenant (”). Les pornts systématiques de la tête, du pronotum
(3) Nouveau sous-genre dont les caractères ont êté établis dans un travail présenté à la
séance du 2 septembre 1911 de la Société entomologique de Belgique et paru dans le
tome XIX de ses Mémoires, p. 59.
(4) On connaît deux autres captures africaines de cet Insecte sud-asiatique et indo-
malais : V. Rég. : Madivalo (Madagascar-PERRIER), Ann. Soc. Fr., 1903, p. 25, et baie de
Kavirondo (Lac Victoria-Nyanza-ALLUAUD), Z6ëd., 1906, p. 260.
(5) Ce second exemplaire est de Mandar (Bengale, R. P. CARDON, 7, 1891), Musée de
Bruxelles. L’antenne droite de cet échantillon présente un cas de polyarthrie assez curieux
(fig. 1). Le deuxième article est formé par soudure de deux autres, ce qui le fait paraître
FIG. 1. — Æydrophilus spinicollis Escu.
Antenne droite anormale.
[4
dilaté en forme de triangle au côté supérieur. A l’article adventice soudé font suite deux
autres petits articles complètement libres : le premier est allongé et ovoïde à l'extrémité,
le second est très court et cylindrique. L’antenne gauche ne présente pas cette particularité.
= 332 =
et surtout des élytres sont plus gros, plus enfoncés, plus espacés
aussi et moins confluents. La branche interne de la série systéma-
tique antéro-latérale de la tête à points dispersés et disposés beau-
coup plus irrégulièrement. La fé/e n’est pas pourvue en arrière des
yeux d'une strie imprimée transversale. Rebord antérieur du pro-
noturr se perdant vers le milieu mais con-
tinué cependant bien au delà du bord interne
des yeux; le groupe médio-externe du pro-
notum occupe un espace irrégulier. Les
FIG. 2. — Profil transversal l le ; 1 .
Do TS see palpes maxillaires sont moins allongés et
les élytres un tant soit peu dilatées le long
du bord externe, ce qui fait que leur profil vu par derrière forme
une courbe irrégulière (fig. 2). Enfin le dessus du corps et les
segments abdominaux sont d’un noir profond.
N. rufiventris NIEINER.
Je viens de recevoir de M. Doxckier de Doxceer, de Paris, un
exemplaire de Majunga (Madagascar), un peu immature, mais pré-
sentant tous les caractères de cette espèce, connue jusqu'ici seule-
ment de Sumatra et de l’'Hindoustan (côte de Malabar et Ceylan).
Il ne serait pas étonnant qu'on la trouve un jour sur le continent
africain, comme cela a été le cas pour V. spénicollis. Je crois done
utile d'indiquer ce qui la différencie de cette dernière espèce. La
forme est en général plus robuste, plus large et moins convexe.
Le rétasternum a l'épine très courte mais robuste, dépassant tou-
jours un tant soit peu les hanches postérieures et atteignant ou
dépassant un peu le milieu du premier arceau ventral. Les points
systématiques de la tête, du pronotum et
des élytres sont moins gros, moins enfoncés,
plus ou moins confluents. La branche interne
de la série systématique antéro-latérale de la
tête à points disposés en ligne plus régulière.
La zête est pourvue en arrière, derrière les
F1G. 3. — Profil transversal
de rufiventris NIETN.
yeux, d’un bourrelet limité en avant par une strie imprimée trans-
versale assez souvent cachée par le bord antérieur du pronotum,
lorsque la tête est relevée. Le rebord antérieur du pronotum se
S580eE
perd vers l'intérieur à partir du milieu de l'œil environ. Groupe
médio-externe du pronotum composé d’une ligne de points simple,
assez régulière en avant et de quelques points épars en arrière de
cette ligne. Palpes maxillaires relativement plus allongés. Élytres
vues de profil, offrant transversalement une courbe régulière (fig 3).
Dessus du corps d’un noir olivâtre brillant, quelquefois métal-
lique sur les côtés et le dessus (type de NïETNER). Les segments
abdominaux sont d'une teinte générale rougeâtre obscure.
N. Wencki PAULINO DE OLIVEIRA.
Hydrophilus (GEOFFR.) Wencki PAULINO DE OrIvVEIRA, Jornal de Sciencias
mathematicas, etc. Lisboa, nr XXVII, 1880, p. 156
Cette espèce fait partie du sous-genre Veokydrophilus dont elle
présente tous les caractères (clypeus échancré; labre avec deux
pores sétigères antérieurs; massue des antennes asymétrique, per-
foliée; palpes maxillaires allongés; ongles des tarses dentés
d'o; etc.). Les é/yfres sont toutefois plus convexes, moins allon-
gées que chez les espèces similaires, elles sont visiblement élargies
en arrière, surtout chez les © ©. Carène prosternale assez variable,
en lame plus ou moins arrondie en avant, rectiligne ou concave
en dessous et prolongée en arrière en épine longue et aiguë qui
vient s'appuyer dans la flexion contre le tubercule échancré, en
avant de la petite encoche antérieure du mésosternum. Celui-ci en
forme de lame lisse sans sillon. Carène métasternale également
lisse, pourvue au milieu d'un léger sillon rectiligne peu enfoncé
disparaissant même quelquefois, terminée en épine de longueur
variable, atteignant au moins la suture postérieure du premier
arceau ventral et parfois celle du second. Cette épine est souvent
très fortement recourbée et dirigée vers l'abdomen. C?rqurème
arceau ventral pourvu au milieu d'une plaque lisse subquadrangu-
laire plus large en arrière qu'en avant. Groupe systématique
médio-externe du pronotum réduit en général à une série oblique
presque régulière et presque rectiligne. La série antéro-externe
est disjointe, les séries partielles ainsi formées largement séparées.
Taille assez variable, © : longueur 19 à 23 millimètres, largeur 9 à
11 millimètres; ©‘ : longueur 18 à 19 millimètres, largeur 8 ‘}, à
9 /, millimètres; ©‘ : ongles des tarses en grappin.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — Angola : Duque de Bragança
(Bayao- DE OriverrA, Loc. cit). Congo belge : Banana-Boma
(TSCHOFFEN, 1891); Kisantu (R. P. Goossens); Kinchassa (W AEL-
BROECK, 24. V. 1899); Région de Sassa (COLMANT, 1895-1896);
Manyema (Dupuis); Kabambaré (DELHAISE); Tanganyika (HEco);
Katanga (LEmaIRE). Musée du Congo, Musée de Bruxelles et ma
collection.
C'est avec quelque doute que je rapporte à l'espèce de PAULINO
DE OriverrA les exemplaires que j'ai vus. La taille indiquée par
cet auteur, qui est aussi celle des plus grands exemplaires 0Q exa-
minés (23 X 11 mm.), n'est dépassée que par celle du deplanatus
mihi (RÉG. in litt.) (°) de Dar-es-Salaâm. Les autres caractères
énumérés dans la très rudimentaire diagnose s'appliquent parfaite-
ment, bien que ces caractères soient également plus ou moins
propres à d'autres Zydrophilus d'Afrique. L'examen du seul indi-
vidu © type, appartenant au Musée de Lisbonne, eût dissipé le
doute, mais ce type paraît malheureusement devenu introuvable.
Il est à regretter que RÉGIMBART, qui l’a eu en communication et
qui a établi qu'il s'agissait d’un Æ/ydrophilus LEACH et non d'un
ydrous LeaAcH (Æ/ydrophilus GEOFFR.), ne soit pas revenu sur
ses caractères spécifiques. Quoi qu'il en soit, à en juger par les
échantillons étudiés, on se trouverait en présence d’une espèce
assez variable, mais très distincte de deplanatus par sa forme plus
courte, plus convexe, plus atténuée en avant surtout chez les 09,
par son épine métasternale plus courte, souvent recourbée vers le
corps, son groupe systématique médio-externe du pronotum autre-
ment conformé, les stries des élytres qui sont plus imprimées et
plus profondes et la plaque lisse plus large du dernier arceau ven-
tral. La couleur des cuisses et des carènes sternales varie du
rouge-brun ou noir et le labre est bordé de rouge en avant. Cer-
taines ©oQ ont les élytres fortement dilatées le long du bord
externe, dans leur moitié postérieure.
(6) Diagnose parue dans le tome NIX des Mémoires de la Société entomologique de
Belgique (1911), p. 68.
3300
STERNOLOPHUS Soz. s. str.
S. angolensis Er. — Banana-Boma (1891, TsCHOFFEN); Région
de Sassa (1895-1896, CoLMANT); Province orientale (WEyxSs);
Djabbir (Ouellé, mai-juin 1890, Buzs); Kabambaré (lieut.
DELHAISE) ; Tanganyika (HEco); chutes de Samlia, Riv.
N'Gami (MocouEsreys). Cette espèce paraît très répandue au
Congo.
S. Solieri Cast. — Kisantu (R. P. Goossens); Région de Sassa
(1895-1896, CoLManT); Province orientale (WEvxs); Tan-
ganyika (HECO).
HELOCHARES Muzs.
H. ellipticus FA8. RÉG.— Région de Sassa (1895-1896, COLMANT);
Province orientale (Weyxs); Manyema (Dupuis); Tanganyika
(Heco),; Chutes de Samlia, Riv. N'Gami (MocouEREYS),
nombreuse série. Ce curieux Insecte paraît aussi très répandu
au Congo.
H. longipalpus Murray. — Kisantu (R. P. Goossens).
BORKENKAFER (IPIDAE)
WELCHE IN KAUTSCHUKBAUMEN LEBEN
VON
D' Max HAGEDORN (Hamburg).
(Tafel XVIIL.)
Es ist mir nicht bekannt geworden, dass Ipiden in Kautschuk-
pflanzen namhañfte Schäden bereits verursacht hätten. Da es aber
bei den Schädlingen dieser wichtigen Kulturpflanzen in unseren
Kolonien ähnlich gehen künnte, wie bei denen der Kaffeebäume,
dass man nämlich so lange nichts vonihrem Auftreten hôrt, bis eine
derartige Vermehrung eingetreten ist, dass die Beschädigungen der
Pflanzen in den Plantagen überhand nehmen, wie es z. B. in
Tonkin, Java, Uganda und Amani der Fall ist, so scheint es mir
an der Zeit zu sein, eine Zusammenstellung der in Kautschukbäu-
men lebenden Ipiden zu geben, damit die Pflanzer auf das Auf-
treten dieser Schädlinge achten und ihre Vermehrung womôüglich
verhindern kôünnen.
Mir sind folgende Ipiden (Borkenkäfer), als Kautschukbäume
bewohnend, bekannt geworden.
1. — Diamerus fici BLANDFORD.
Trans. Entom. Soc. London, 1898, IV, p. 426.
Ueber dieses Tier habe ich nur die Angabe des Autors, dass es
in Oestlichen Himalaya, im Tieta Thal in der Hôhe von 1,100 Fuss
in #rcus elastica lebe und daselbst von E. P. STEBBING gefunden
sei, in Erfahrung gebracht. Auch Herr STEBBING schreibt nichts
darüber in seinen forstentomologischen Arbeiten aus Ostindien,
sodass man nur von seinem Vorhandensein Notiz nehmen kann.
2. — Phlæotribus puncticollis CHaPuis.
Synopsis Scolytidaruin, 1873, p. 253.
Nach CHapuis in Brasilien gefunden. Des Liebenswürdigkeit
von Herrn Dr. OHaus-Steglitz verdanke ich Exemplare und
Frassstücke, welche von ihm 1905 in
Guayaquil in Ecuador in Æevea gesam-
melt sind.
Das Tier ist 2 ‘/; mm. lang, kurz eiformig
und von rostbrauner Farbe ; es zeichnet sich,
wie seine ganze Gattung, durch die Bildung
der Fühlerkeule vor allen anderen lpiden aus:
diese ist nämlich in drei Blätter gespalten,
erinnert also etwas an die Fühlerkeule der
Lamellicornier (Maikäfer, ete.) — Cf. Fig. r.
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Seine Wohnung bildet einen dop-
pelarmigen Quergang, die Larvengänge
sind verhältnissmässig kurz, dicht ge-
drängt, die Puppenwiegen senkrecht
zur A chse des Baumes im Rindenfleisch.
Cie -2, Matel XVIIIe
F1G. 1. — Ph/otribus puncticollis
CHaP. Long. 2 :|; mm.
3. — Stephanoderes congonus n. sp.
Herr Dr. SCHOUTEDEN, vom Congomuseumin Tervueren, sandte
mir kürzlich freundlichst diese und die beiden folgenden Artenals
TRS
Hevea-Schädlinge vom Belgischen Congo. Alle drei Arten sind
neu ; daher môge ihre Beschreibung hier folgen.
Oblongus, niger, subnitidus,
setis brunneis adspersus, anten-
nis pedibusque testaceis, thorace
semielliptico, margine apicali tu-
berculis compluribus minutis no-
tato, dorso anterius plaga trian-
gulari tuberculorum fere concen-
trice positorum scabro, posterius
rugoso-punCtato ; elytris lineato-
punctatis interstitiis lævibus,uni-
seriatim setosis, apice rotundato.
CFige
Long. 1.5-2.0 mm.
Fi1G. 2. — Stephanoderes congonus n. sp. 219/:.
Patria : Congo, in Aevea brasiliensts.
4. —- Stephanoderes heveæ n. sp.
Oblongus, nitidus, sparsim p1lo-
sus, piceo-niger, antennis pedibus-
que dilutioribus, caput in thoracem
retractum ; antennarum funiculis
5rarticulatis, articulis latitudine
crescentibus, capitulo ovali suturis
obsoletis tribus notato; prothorace
amplo, margine apicali rotundato
tuberculis complüuribus minutissi-
mis ornato, basi truncato et subti-
lissime marginato, dorso anterius
plaga tuberculorum exasperato, F1G. 3. — Siephanoderes heveæ n. sp. 21/;.
postice punctato; elytris lineato-
punctatis, linea suturali unica profunde striata. — Cf. Fig. 3.
Long. 1.5 mm.
Patria : Congo, in /7evea brasiliensrs.
Das Tier, welches sich durch seinen Glanz und seine Schuppen-
losigkeit von den meisten andern seiner Gattung auffällig unter-
scheidet, hat seinen nächsten Verwandten in Sfephanoderes lœvi-
ne Cu
gatus Brprb. aus Central-Amerika, mit dem es in Bezug auf den
Glanz, etc., auflällig übereinstimmt.
5. — Hypothenemus tuberculosus n. sp.
Elongatus, minutissimus, cylindricus, subnitidus, setis rigidis suberectis
cinereis adspersus; thorace semielliptico, in margine apicali tuberculis com-
pluribus minutissimis notato, dorso anterius ele-
vato et plaga rufa tuberculorum exasperato,
posterius punctato seu rugoso-punctato, elytris
transversim rugulosis, striato-punctatis, intersti-
tiis uniseriatim setulosis. Funiculus antennarum
triarticulatus, clava oblongo-ovali, suturis tribus
convexis, pilis longioribus ornatis notata. —
Ci JR
Lone. o0.8-1.0 mm.
FiG. 4. — Stephanoderes tuber-
Patria : Congo, in Æ7evea brasiliensis. culosus n. Sp. 21/1.
Herr Dr. SCHOUTEDEN war so liebenswürdig mir Aeste von
ÆHevea brasiliensis, in welchen die vorherbeschriebenen drei
Arten gefunden sein sollen, zuzusenden.
Diese Aeste zeigen an eimzelnen Stellen, wo mehrere Zweig-
oder Blattansätze nahe beieinander stehen, deutliche Eingangs-
lôcher von ‘/,-1 mm. Durchmesser. Die grüsseren führen senkrecht
hinein in das Mark der Zweige, woselbst sie umbiegen und blind
endigen. Ich fand in diesen grüsseren Gängen weder Käfer, noch
Larven, noch Excremente oder Frassmehl. Die kleineren Oeff-
nungen gehen nur durch die Rinde bis auf den Splint, furchen
beide Teile und verzweigen sich in durchaus unregelmässiger
Weise, einmal platzfôrmige Stellen bildend, dann wieder geschlän-
gelte Quergänge, anscheinend Muttergänge mit senkrecht abge-
henden Larvengängen zeigend. Alle diese Gänge sind mit Bohrmehl
angefüllt. In ihnen fand'ich 4 Exemplare von Æ/ypothenemus
tubereulosus, abgestorben, von den anderen Arten keine. Ob diese
Frassbilder zu einem der beiden Sfepanoderes gehôren, oder ob
der /7ypothenemus allein sie angefertigt, wage ich micht zu ent-
scheiden. Für die Auffassung, dass der Æ/ypothenemus sie allein
bewohnt, scheint mir der Umstand zu sprechen, dass ich in diesen
— 340 —
noch unberührten Frassbildern nur den genannten Käfer gefunden
habe, gegen sie, dass noch Gänge vorhanden sind, welche für den
winzigen Käfer zu gross erscheinen. Vielleicht schmarotzt der
ÆHypothenemus bei den Sephanoderes? Da muss reichhaltigeres
Material erst die nôtige Aufklärung geben.
6. — Cryptarthrum Walkeri BLANDFORD.
Trans Entom. Soc. London, 1896 II, p. zo1.
Ein kleines, den vorigen drei Arten nahe verwandtes und ähnli-
ches Tier, von dem nur bekannt ist, dass es auf den Damma
Inseln in UÜrostigma, einer Verwandten von #ïcus, gefunden
wurde.
7. — Xyleborus affinis EIcHOrr.
Berl. Entom. Zeitschrift, XI, 1867, p. 401
Einer der gewühnlichsten Ipiden in den Tropen.
Das Weibchen ist 2.4-2.7 mm. lang, fast cylindrisch, heïlbraun, glänzend,
bis auf den matten Flügeldeckenabsturz, mit spärlichen aber ziemlich
langen hellgelbbraunen Haaren bekleidet. Beim Weibchen ist der Thorax
oblong, in der Mitte schwach gebuckelt, vorne mit kleinen Kôrnchen
besetzt, hinten beinahe glatt. Die Flügeldecken des Weïbchens sind cylin-
drisch, sehr fein punctirt-gestreift, kein Streifen, auch der Nahtstreif nicht,
eingedrückt, mit ebenen breiten, einreihig punctirten und ebenso — aber
sehr schwach — behaarten Zwischenräumen bis zum Absturz. Dieser ist
ziemlich steil, wenig convex-gerundet, fast ganz #1aft oder kaum glänzend,
der erste (an der Naht belegene) und dritte Zwischenraum ist mit
2-3 spitzen Hôckerchen besetzt, der zweite Zwischenraum ist frei davon und
ein wenig eingedrückt. Das Männchen ist kaum halb so lang als das
Weïibchen, hat einen Thorax, welcher den Kopf überragt, nur wenig länger
als breit, nach vorn breit ausgehôhlt, gekôrnt und am Vorderrand in der
Mitte mit einem nach rückwärts aufgebogenen Hôrnchen versehen ist.
Sculptur der Flügeldecken wie beim Weïibchen, nur noch schwächer. Farbe
hellgelbbraun, blass.
ZIMMERMANN (« Der Pflanzer », 1908, p. 269) teilt mit, dass auf
Hawaï in einer Pflanzung von Âanthot Glaziovii der Xyleborus,
affinis Ercux. in derartigen Mengen aufgetreten sei, dass wirkliche
— 341 —
Verluste durch ihm zu befürchten gewesen seien. Der Käfer habe
nur Bäume angenommen, deren klebriger Milchsaft durch Anzapfen
vermindert worden sel. Es ist sehr erklärlich, dass vollsaftige
Bäume nicht angegangen werden, weil der Saft in die Bohrlücher
eindringt und die Käfer tôüdtet. Daher sind auch die von Wurra in
Salatiga mit Xy/eborus cofeæ WurTH angestellten Experimente,
um zu sehen, ob dieses Thier auf Kautschukbäumen leben kônne,
erfolglos ausgefallen, weil vollsaftige Bäume dazu genommen
wurden : alle Käfer wurden durch den Kautschuksaft getüdtet.
Ganz in gleichem Sinne schreibt mir der Leiter der Versuchs-
anstalt für Landeskultur zu Victoria in Kamerun, Herr Dr. Frc-
KENDEY, dem ich für Uebersendung schôüner Frassstücke von
ÆHevea brastliensis, welche ausser zahlreichen Xy/. afänis Ercu.
noch Æy/. camerunus HAGED. und Xy/. ambasius n. sp. enthiel-
ten, zu besonderem Danke verpflichtet bin : « Gesunde Stämme
werden im allgemeinen selten befallen. Dagegen sind Stellen, an
denen in Folge unvorsichtigen Zapfens das Holz freigelegt ist,
fast immer gefährdet ». Die grossen Abschnitte von //evea brast-
liensis aus Kamerun waren durchweg fast siebartig durchlôchert,
von aussen mit weissem Bohrmehl bedeckt und wiesen Gänge von
dreifach verschiedenem Durchmesser — je nach der Grôsse der
dre: Käferarten — auf, deren Wandungen von dem Ambrosiapilz
schwarz gefärbt waren. Viele dieser Gange waren mit Kautschuk-
abgüssen vollkommen ausgefüllt, wenn der Saft direktin die Lücher
hineingeflossen war.
Leider konnten die Ambrosiapilze nicht bestimmt resp. ge-
züchtet werden. Herr Professor Dr. NEGER in Tharandt, der ver-
dienstvolle Erforscher der Ambrosiapilze, dem wir die ersten
sicheren Angaben über die Natur dieser, von den Käfer der Gat-
tung Xy/eborus und einiger anderen zur Nahrung für sich und ihre
Larven gezüchteten Pilze verdanken, schreibt mir über diese
Frassstücke : « Die Pilze sind viel zu alt, um davon Reinkulturen
anzulegen. Ich habe es längst aufgegeben, den Versuch zu machen,
den Pilz zu züchten, wenn mir nicht vollkommen frisches Mate-
rial vorliegt. An den mir freundlichst zugesandten Proben sind die
Ambrosiazellen kaum mehr zu erkennen und sehr durch andere
Pilze verunreinigt. »
Die Gänge von Æy/. afinis Eicx. sind denen von unserem in
der Eiche lebenden Xy/. dyyographus RATz. so ähnlich, sowohl in
der Verzweigung, als auch in der Grôsse, — auch die Käfer sind ja
einander sehr ähnlich, — dass man sie kaum von einander unter-
scheiden kann. Sie gehen von dem senkrecht zum Baum ge-
richteten Eingang, welcher verschieden lang sein kann, nach
beiden Seiten, immer in einer Ebene, ab; manchmal dehnen sie
sich nach einer Seite viel stärker aus, als nach der anderen, mit-
unter sind sie auch ziemlich symmetrisch auf beiden Seiten ver-
laufend. Eigene Puppenwiegen habe ich nicht gesehen : es werden
die Eier also wohl in gemeinsamen Brut- resp. Familierôhren
regellos abgelegt.
8. — Xyleborus ambasius nov. sp.
Oblongus, niger subnitidus, pilis fulvescentibus parce adspersus; thorace
gibbo, transversim subquadrato, anterius tuberculis exasperato, posterius
profunde punctato ; scute!lo triangulari ; elytris valde convexis, lineato-
punctatis, interstitiis crebre rugoso-punctatis, 1° et 2° a basi, ceteris a decli-
vitate usque ad apicem uniseriatim remote tuberculatis, declivitate infra ad
apicem concave rotundata, depressa, opaca.
Long. 4 mm.
Locum suum habeat apud Xy/eb. spathipennis Eric.
Patria : Kamerun, in Æ/evea brasiliensts.
Ein etwas grüsseres Tier, das dem südamerikanischen X. spa-
thipennis EicH., der in Castr//oa elastica gefunden ist, sehr nahe
steht und seiner Kürpergrüsse entsprechend Gänge von erheblich
grôüsserem Durchmesser macht als Xy/. afnis Eicx. Leider habe
ich diese bis jetzt noch nicht enträtseln kônnen.
9. — Xyleborus camerunus HAGEDORN.
Deutsche Entomol. Zeitschrift, 1910, p. 9.
Dem vorigen sehr ähnlich, nur kleiner.
Patria : Kamerun, in Æevea brasi/iensis.
In den mir von Herrn Dr. FICKENDEY gesendeten Frassstücken
NS
[e2)
habe ich das bisher unbekannte Männchen dieser Art entdeckt,
dessen Beschreibung hier folgen müge :
œ. Niger, nitidus, pilosus, thorace antice profunde excavato, dense
punctato, margine apicali medio elevato reflexo, acuminatim recurvato et
apice medio cornuto ; elytris breviter ovatis, convexis, apice abrupte decli-
vibus, supra lineo-punctatis, interstitiis suturæ proximis a basi, ceteris a
declivitate granulatis.
Long. 2,2 mm.
Das Männchen ähnelt etwas dem von Xy/. dispar in der Form
und Grôsse, ist aber durch den Bau des Halsschildes wohl unter-
schieden.
10. — Xyleborus cognatus Bi ANDFORD.
Ann. Soc. Entomol. France, LXV, 1896 p. 10.
Im Herbst 1909 erhielt ich von Herrn Pro-
fessor Dr. Brick von der Station für Pflan-
zenschutz in Hamburg (durch Herrn Profes-
sor Dr. NEGER) durch einen Käfer beschä-
digte Keimlinge von /7evea, welche aus
Ceylon stammten und für Kamerun bestimmt
waren. Die Beschädigungen waren durch den
sub 10 genannten Xy/eborus verursacht, wel-
cher aus Tonkin beschrieben worden war. Er
ist dem Xyl. affinrs Erica. sehr ähnlich, aber Fi. 5. — Xyleborus cogna-
durch die dunklere Färbung des glänzenden ” oi ®+ Long.
Absturzes der Flügeldecken (bei Xy2. affmis
ist dieser matt), die kaum sichtbaren Streifen auf denselben und
durch die längere Behaarung der Zwischenräume wohl unter-
schieden. — Cf. Fig. 5.
Er macht in den Æeveakeimlingen senkrecht auf die Axe
gehende Gänge und bohrt dann das Mark in der Längsrichtung
aus (Fig. 6). Die jungen //eveapflanzen werden derart durchsetzt,
F1G. 6. — Xyleborus cognatus BLANDF. in Æ/evea brasiliensis.
TH —
dass eine schwere Schädigung unvermeidlich erscheint. In den
Heveastimmen, die ich aus Kamerun exhiele, habe ich diesen
Schädling nicht gefunden.
Unter den Tieren, welche ich untersuchte, befand sich aus das
bisher unbeschriebene Männchen :
g. Oblongo-ovalis, pallide testaceus,
pilosus, subnitidus; thorace pulvinato-con-
vexo, margine apicali supra caput producto
et nodulo protuberante mediano ornato ;
elytris ovatis, dorso pulvinato-convexis,
supra irregulariter punctatis, longius pilo-
sis, declivitate interstitis 1° et 3° bi- aut
trituberculatis, 2° depresso mutico, ceteris
Fic. 7 — Xy/borus cognatus subtilissime granulatis. — Cf. Fig. 7.
BLanD. G' Long. 1 :/, mm. Long. 1,5 mm.
Patria : Ceylon.
11. — Xyleborus confusus ErCHOrr.
Berlin. Entomol. Zeitschr., XI, 1867, p. 401.
Von Herrn Dr. SCHOUTEDEN erhielt
ich 1910 einen Stammabschmitt von
Mantihot Glaziovii, welcher durch den
oben genannten [piden stark beschädigt
war. Der Käfer ist grüsser als Xy/. aÿi-
nis Eicx. und zeichnet sich vor allem
durch den auf jedem Flügeldeckenab-
sturz im dritten Zwischenraum befind- JE
lichen spitzen Dorn aus, dann durch den ? 5 :
glatten hinteren Teil des Halsschildes 029 '
und durch die nicht punctirten glatten poesie
Zwischenräume der Flügeldecken. ba he
Er ist bisher nur als Schädling an El °
Kakaobäumen in Peterhafen auf Neu- 277) \ \
Guinea bekannt geworden,; ist übrigens GW | VEN
im ganzen lropengürtel weit verbreitet, SA D
auch von mir in Madagaskar- und ÀAk- Le, Ras ous
krakopal gefunden worden.— Cf. Fig.8. Ercx. © Long. 2 ?/; mm.
25 en
Le]
Seine Gänge ähneln etwas denen von ÆXy/. affnis, sind nur
stärker, länger und weniger geschwungen als diese. Ueber seine
Biologie ist nichts bekannt. Auch seinen Ambrosiapilz hat NEGER
noch nicht feststellen kônnen. — Cf. Fig. 4, Tafel XVIII.
12. — Xyleborus spathipennis var. Ohausi nov. var.
Von Herrn Dr. OHaus erhielt ich ein Frassstück von Cas#illoa
elastica, welches er in 1905 in Pucay in Ecuador gesammelt hatte.
Es enthielt Larven, Puppen, Weibchen und ein Männchen dieser
mit Xy/. spathipennis EicH. bis auf die Thoraxbildung des Männ-
chens übereinstimmenden Varietät, welche ich dem Entdecker zu
FiG. 9. — Xylcborus spa- FiG.10. — Xylcborus spatki- FIG. 11. — Xylcborus spa-
thipennis var. Ohausi n. pennis EicH. f. Long. thipennis Eicx.Q. Long.
var. Long. 5 mm. s inm. 5 ‘4 mn.
Ehren benennen môchte. Die Weibchen stimmen bis auf die
Farbe — alle Tiere sind unausgefärbt daher hellgelb, während die
reifen Thiere der Stammart schwarz sind — mit der Stammart
vollkommen überein, das Männchen dagegen weicht von dem der
Stammart ab, wie folgt :
dt. Thorace lateribus rectis, apice profunde excavato, marginato, bisi-
nuato et in processus tres breves producto ; medius carinatus muticus, sed
non tridenticulatus, supra parce subtiliter punctulatus, antice linea mediana
longitudinali, postice sulco impresso ornatus. Cf. Fig. 0. — (XyZ. spathipen-
nis ErcH., Cf. Fig. ro-r1).
Long. 5 mm.
Patria : Pucay, Ecuador.
— F5 —
Ueber die Lebensweise des Tieres ist noch nichts bekannt. Das
kleine Frassstück lässt einen horizontalen verlaufenden Gang von
grôsserem Kaliber erkennen, der nach NEGErs Untersuchung
schüne Ambrosiazellen enthält, aber reinweiss erscheint und
nirgends die sonst bei den Pilzzüchtern übliche schwarze Verfär-
bung der Wandungen aufweist. Cf. Fig. 3, Taf. XVIII.
Weiteres ist aus dem kleinen Stück des Ganges nicht zu erschlies-
sen; auch über die Schädlichkeit des Käfers ist mir noch nichts
bekannt geworden.
ERKLARUNG DER FIGUREN.
. — Phlæotribus puncticollis CHAP. Q.
— Siephanoderes congonus HAGED., Fühler.
— Siephanoûeres heveæ HAGED., Fühler.
Hypoihenemus tuberculosus HAGED., Fühler.
— Xvyleborus cognatus BLANDE. ©.
— Dito Frassbild in Â/evea brasiliensis.
_ Dito @ie
— Xyleborus confusus EICH. Q.
Xvyleborus shathipennis var Ohausi HAGED. G.
— Xvleborus spathipennis EICH. GS‘.
— Dito Q.
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SIROP ECO
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ERKLARUNG DER TAFEL XVIII.
g. 1-2. — Phlwotribus puncticollis, Frassbïlder in Æevea brasiliensis.
— 3. — Xvyleborus spathipennis var. Ohausi HAGED., Frassbild in
[Castilloa elashca.
— 4. — Xyleborus confusus, Frassbild in Wanihot Glaziovir.
Die Photographieen der Frassstücke sind von Herrn Dr. L. REH
in Hamburg nach Präparaten des Verfassers hergestellt worden ;
die übrigen Figuren vom Verfasser mittels eines Lerrz'schen
Zeichenprismas in den Vergrôsserungen von ?/, und © °/, ge-
zeichnet.
REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE. Vo. I (19r2). PL. XVIII.
FiG. 3. — Xyleborus spathipennis RICH.
in Castilloa elastica.
FiG. 2. — Phlæotribus puncticollis
CHap. in /evea sp.
FiG. 1. — Phlæotribus puncticollis
CHap. in Æevea sp.
F1G. 4. — Xylcborus confusus E1cH. in Manihot Glatiouii.
M. HAGEDORN. — BORKENKAFER (IPIDAE).
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PÉRBABAENIER ES ENOI
PAR LE
D' H. SCHOUTEDEN
(Musée du Congo Belge, Tervueren).
(Planches XIX-XX.)
Parmi les Oiseaux d'Afrique, le Balaeniceps rex GOULD est
certes l'un des types les plus curieux et en même temps les plus
rares dans les collections.
C'est un Oiseau étrange, empruntant un aspect presque fantas-
tique à son bec extraordinaire, qui lui a valu les noms vulgaires de
Bec-en-sabot, de « Schuhschnabel », de « Whale-beak », etc. Ce
bec, ainsi que le montre la photographie reproduite sur la
planche XIX, est de dimensions inusitées, fort large. La mandi-
bule supérieure se termine par une sorte de crochet puissant et
pointu, tandis que la mandibule inférieure est arrondie à l’extré-
mité. À lui seul, ce bec permet de reconnaître indiscutablement le
Balaeniceps, tant il est spécial à cet animal!
Le PBalaeniceps est l'unique représentant de la famille des
Balaenicipidae. Haut sur pattes, 1l a cependant l'aspect pesant et,
d'ailleurs, il ne fait de ses ailes qu'un usage restreint, s’élevant
peu au-dessus du sol. Durant le vol, son cou est courbé en S; au
repos, ou bien l'Oiseau a le bec pendant sur le cou, à la façon des
Pélicans, comme le montre la figure 1, ou bien, ainsi que le repré-
sente la planche XIX, le cou est comme affaissé et le bec repose
sur lui : cela surtout après le repas. Le plumage du Balaeniceps est
d'un gris ardoise, plus ou moins foncé, avec un léger éclat métal-
me à
lique vert sur les plumes du dos et de la base de l'aile au moins; les
côtés de la tête et le cou, et le dessous du corps gris brunâtre, le
ventre blanchâtre. La coloration du bec varie du jaune brun au gris
olive, avec taches et raies transversales d’un brun noir. Chez les
jeunes, les parties gris ardoise chez l'adulte sont d'un gris brun.
D'observations diverses il semble résulter que le Balaeniceps
est un Oiseau morose et solitaire. Il est rare qu'en en trouve plus
de 2-3 exemplaires en un même endroit, et encore, de facon géné-
rale, ces 2-3 individus se tiennent-ils isolés l’un de l’autre. Mon
ami M. le D° Daxis, qui a eu l'occasion, en compagnie de
M. A. Sorvay, d'en observer plus de six couples dans la région
de Lado, me dit que jamais il ne vit ensemble le mâle et la
femelle : on les voyait toujours isolés, le mâle se tenant à une
centaine de mètres de la femelle.
Les Balaeniceps habitent la région des papyrus près du fleuve
(pl. XX). Ils recherchent les éminences du terrain, les termitières
à l'occasion; mais ce n'est qu'exceptionnellement, après avoir été
forcés au vol par le chasseur, par exemple, qu'on les voit se poser sur
les arbres. Perchés sur une patte, l’autre patte étant repliée sous le
corps, et comme plongés dans de profondes réflexions, ils restent
parfois immobiles pendant plus de deux à trois heures sur l’obser-
vatoire qu'ils ont ainsi choisi. À ce que me dit M. Daxis, lorsqu'ils
entendent les détonations des fusils, ils inspectent d'abord avec
tranquillité l'horizon, avant d’abaisser la patte qu'ils tenaient repliée
sous eux; puis ils prennent leur vol.
Leur nidification est fort rudimentaire. Recherchant une dépres-
sion du sol, ils y amassent des roseaux, des débris végétaux divers,
assemblés sans ordre ni consistance, et y déposent leurs œufs. La
couvaison à lieu de juin à août, durant la saison des pluies. L'œuf,
d'après vox HEuUGLIX, est blanc, tirant au bleuâtre, souvent sale;
il mesure 80 millimètres sur 56.
Les jeunes, dont M. Daxis a pu observer deux exemplaires
recueillis dans un nid et élevés à bord du bateau, sont d'humeur
querelleuse, comme aussi l'adulte, et tâchent de porter des coups
de bec aux importuns. En quinze jours, ces deux jeunes doublè-
rent presque de volume. Leur nourriture consistait en poisson
frais.
L'Oiseau se nourrit, en effet, principalement de Poissons. Pour
pêcher, il recherche une éclaircie dans les fourrés de roseaux ou de
papyrus et, installés dans cette petite mare, il capture sa proie
au passage en projetant brusquement vers elle son bec formidable.
Ce bec si extraordinaire semble excellemment adapté à cette nour-
riture spéciale, et le puissant crochet qui termine la mandibule
supérieure rend sans doute à l'Oiseau des services tout particuliers.
Le Poisson capturé est englouti en entier; d'après BurLer, le
Balaeniceps capture surtout des Po/ypterus senegalus.
D'après certaines données, il absorbe aussi, occasionnellement,
des Serpents, des Grenouilles, ou même il se nourrit de cadavres.
En captivité, on peut l’habituer à la nourriture carnée.
FIG, 1.
La figure 1 représente un Pa/aeniceps apprivoisé, vivant dans le
jardin du Gouverneur à Khartoum, et reproduit une photographie
prise par l'éminent sportsman francfortois, M.R.vox Gor.psCHMIDT-
ROTHSCHILD, qui fit récemment don au Senckenbergisches Museum
de Francfort-sur-Main d'un bel exemplaire de l’Oiseau, tué par
lui sur le Bahr-el-Ghazal. Je dois à l’obligeance de la Direction de
la Senckenbergische Naturforschende Gesellschaft, et spécialement
de M. le Prof" D' KNoBLaucH, que je tiens à remercier tout parti-
culièrement, de pouvoir reproduire ici ce cliché ainsi que la
planche XX, qui montre l'aspect du pays habité par le Balaeniceps.
Ces figures sont extraites d'une note récente publiée par
M. A. CNyriM dans le « 42° Bericht » de cette association.
Les chasseurs qui jadis ont observé le Balaeniceps, le long du
Nil, ont signalé que c'était un Oiseau timide et fort farouche.
M. R. vox GoLpsCHMIDT-ROTHSCHILD, qui l’a récemment revu dans
ces mêmes régions, le dit au contraire peu farouche et — avec
raison, semble-t-il — il attribue ce changement dans les mœurs
de l’'Oiseau à la protection générale dont il jouit actuellement et
aussi à l’accoutumance au passage des steamers et autres bateaux
sur le Nil.
Jusqu'en ces dernières années, le Balaeniceps n'était connu que
de la région du Nil blanc supérieur. C’est de là que provenaient
les exemplaires, fort rares d’ailleurs, que l'on en trouve dans les
Musées. C'est également de cette région qu'est originaire le bel
individu femelle que représente la planche XIX, exécutée d'après
une photographie que je dois à mon ami le D' Desxeux. Ce bel
exemplaire fut généreusement offert au Musée du Congo belge par
M. A. Sorvay, à qui notre Musée doit divers spécimens si inté-
ressants.
Cependant ScHALOw a signalé la découverte, lors de l’explora-
tion de tombeaux égyptiens, à 100 kilomètres du Caire, de plaques
datant de la première dynastie, soit environ trois mille cinq cents
ans avant Jésus-Christ, sur lesquelles on reconnaît distinctement le
Balaeniceps. Or, on doit admettre qu'un animal choisi comme
modèle par les auteurs de ces plaques ne pouvait être un animal
qui n'existait pas dans la région même et qui ny était pas
assez fréquent. Il y a cinq mille cinq cents ans donc, Île
Balaeniceps existait jusqu'à 100 kilomètres du Caire, ce qui
concorde d’ailleurs avec la répartition des papyrus à cette époque.
L'aire de dispersion du Balaeniceps a donc reculé devant l'homme
en Égypte, puisqu'on ne le trouve plus que dans le Nil supé-
rieur.
D'autre part, JOHNSTON, en 1902, a signalé la découverte du
Balaeniceps sur les bords du lae Victoria, et un sportsman anglais
m'a assuré l'avoir trouvé dans l'Afrique orientale anglaise.
JonnsroN mentionne également qu'il a vu le Balaeniceps dans
l'Angola et rappelle que STANLEY l'avait apercu dans le Haut-
Congo.
Ces indications restaient isolées. Mais, l’an dernier, mon excel-
lent ami M. le D' BEQUAERT, entomologiste attaché à la Mission
de la maladie du sommeil au Katanga, m'écrivit que M. le
D' RopHaix, chef de la Mission, venait de tuer un Balaeniceps
aux environs de leur station de Bukama, sur la Fungwe, affluent
du Haut-Lualaba. Cette découverte était tout à fait inattendue,
reportant l'aire de dispersion de l'Oiseau bien loin vers le sud.
Et cependant elle n'est pas fortuite, car, par une curieuse coïnei-
dence, la revue bis, en son numéro de juillet dernier, publie une
note de M. HELrLMAYR signalant que le Musée zoologique de
Munich vient de recevoir du Katanga un Pa/aeniceps mâle, tué,
en juillet 1909, dans les papyrus du lac Kisale, sur le Haut-Lua-
laba, un degré plus haut que Bukama. — L'Oiseau y est connu sous
le nom de « Mututa » ou « Motuta » par les indigènes, ce qui
montre bien qu'il s'agit d'une espèce qui n'est pas accidentelle
(les Arabes du Nil appellent le Balaeniceps du nom de « Abu-
Merkeb »). — Ces deux découvertes se confirment donc mutuelle-
ment, et il est hors de doute que l'habitat du Balaeniceps s'étend
jusque dans le sud du Katanga! C'est un cas typique de l'ignorance
où l’on est souvent de l'aire de dispersion exacte d'espèces cepen-
dant extrêmement caractéristiques (un autre cas est celui du
Rhinocéros blanc, dont j'ai parlé dans une note antérieure !). Dans
le catalogue qu'a publié l'an dernier M. le D' S.-A. NEaveE de la
collection si importante d'Oiseaux formée par lui dans le Katanga,
le Balaeniceps n’est pas mentionné; mais il faut noter que M. NEAVE
n'a pas dépassé vers le nord le 10° degré de latitude S., ainsi que
le montre la carte jointe à son travail, et il est certain que l’exis-
tence du Balaeniceps dans les parages qu'il a visités n'eût pas
échappé à cet excellent naturaliste. M. BEQUAERT m'écrit d’ailleurs
052) œn
que l’Oiseau est fort rare dans la région de Bukama. Il serait fort
intéressant de connaître d’autres localités de capture du Balaeniceps
dans l’Afrique centrale et notamment au Congo, et je serais fort
heureux de recevoir des indications à ce sujet.
Le Musée du Congo vient d'entrer en possession du Balaeni-
ceps récolté par MM. BEQUAERT et RODHAIN, qui ont bien voulu
lui envoyer la dépouille et le squelette de ce bel Oiseau. C’est là
une précieuse acquisition pour nos collections congolaises qui ren-
fermaient déjà, je l'ai dit, un exemplaire © du Balaeniceps, offert
par M. Sozvay et provenant du Nil supérieur.
Ainsi que je l'ai dit plus haut, la planche XX montre l'aspect
typique du pays marécageux fréquenté, dans le Nil supérieur, par
le Balaeniceps. Cette photographie fut prise par M. KR. von
Gorpscamipr-ROTHSCHILD, à l'endroit même où il tua l’exemplaire
offert par lui au Musée de Francfort.
REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE. NVoL. 1 (19r2). Pr: XTX:
H. SCHOUTEDEN. — LE BALAENICEPS ROI. — I.
(Balaeniceps rex GOULD.)
(‘a1909) w74 sdonuovyvg )
MOSS IOINEA VEN AT RAT TO OHO SET
NX ‘Id ‘(2161) 1 ‘I0A ‘ZNIFI1YAV 4NO019O07007Z TINATY
18510
lateralibus pone medium disci alte elevatis, angustis, cochleiformibus et
postice cum vesicula postica fere totis connatis. Elytra abdomine multo
longiora, parum valvantia, apice divaricata, spatis discoidali et lateral
conjunctim elevatis, postice vesicularibus, membrana costae uniseriatim
areolata. Pedes longiusculi, graciles.
Genre à ranger auprès de Galeatus Curt. dont il se distingue
par les lames rostrales très réduites et rudimentaires, les marges
du pronotum prolongées en avant non en angle, mais sous forme
d'un lobe arrondi au sommet, les carènes latérales du pronotum
soudées presque dans toute leur longueur avec l’ampoule posté-
rieure et par les élytres divergentes et moins élargies vers l’extré-
mité. à
Habrochila placida n. sp.
Capite, pronoto et pectore fusco-ferrugineis, abdomine flavo-testaceo ;
partibus hyalinis pronoti et elytris fusco- et nigro-reticulatis; spinis capitis
nigris, horizontalibus, apicem capitis vix superantibus ; antennis latitudini
maximae pronoti aequilongis, flavo-testaceis, parce griseo-pilosulis, articulis
primo et quarto nigris, articulo primo capite duplo longiore, articulo secundo
brevissimo, diametro suo vix plus quam duplo longiore, articulo tertio
omnium longissimo et articulo primo duplo longiore, articulo quarto articulo
praecedente fere dimidio breviore ; pronoto disco laevigato,membranis margi-
nalibus foliaceis latis, nonnihil oblique erectis, areolis sex — quatuor majo-
ribus usque ad basin membranae extensis et duabus (secunda et quinta)
minoribus, triangularibus, in dimidio exteriore membranae sitis — instructis,
extus et antice fortiter rotundatis, vesicula antica latissime ovali, a latere
visa fere globosa, valde elevata, antrorsum ultra apicem capitis et lobos
anticos pronoti extensa, fusco-umbrata, tantum basi et apice decolore,
vesicula postica quam antica paullo altiore, superne fusco-umbrata, inferne
decolore, carinis lateralibus quam vesiculis minus alte elevatis et vena longi-
tudinali in areolas duas elongatas divisis ; elytris abdomine duplo longiori-
bus, in triente basali retrorsum sensim ampliatis, dein parallelis, apice sat
anguste rotundatis, membrana costae latiuscula, basin versus paullo angu-
stiore,per totam longitudinem areolis transversis, quadrangularibus instructa,
vesicula discoidalhi sat elevata, fusca vel fusco-migra, antrorsum fortiter,
postice abrupte declivi, areolis spatii apicalis magnis, hexagonalibus; femori-
bus flavo-testaceis, apicem versus nigricantibus, tibiis albidis, tarsis nigris.
GQ. Long. 4-4.25 mill.
Kasaï : Kondué (LuyaA).
me NON
Copium stolidum n. sp.
Ovale, fulvum, glabrum ; capite supra fusco, spinis duabus basalibus
verticis adpressis, gracilibus, albidis, anterius leviter divergentibus et ante
medium oculorum extensis, tuberculo medio obsoleto margineque elevato
antico pone basin antennarum pallidis ; antennis fusco-testaceis, capiti et
pronoto simul sumtis fere aequilongis, articulo primo articulo secundo paullo
minus quam dimidio longiore et distincte crassiore, articulo tertio articulo
quarto 3/5 longiore, apicem versus sensim leviter incrassato et plus minusve
nigricante, articulo quarto nigro, apici articulii tertii aeque crasso, diametro
suo triplo longiore, basi vix curvato ; pronoto disco leviter convexo, dense et
subtiliter punctato, pone limbum apicalem reticulatum utrinque anguste
nigro-fasciato, carinis longitudinalibus humulibus, parte apicali carinae
medianae elevata, sed quam disco humiliore, a latere visa superne subhori-
zontali, carinis duabus lateralibus parallelis, antice leviter introrsum curvatis
et tantum usque ad fasciam anteapicalem nigram extensis, membranis mar-
ginalibus subrectis, angustis, uniseriatim areolatis, venulis transversis
obsoletis fuscis praeditis, processu postico dense reticulato; elytris apicem
abdominis superantibus, spatiis discoidali et laterali dense reticulatis, spatio
laterali irregulariter triseriatim areolato, basin versus angustiore, membrana
costae sat angusta, uniseriatim areolata, areolis magnitudine variabilibus,
spatio apicali grosse fusco-reticulato ; pedibus flavo-testaceis. © Long.
4.25 mill.
Léopoldville (D! J. BrouAERT).
Extrêmement voisin du C. #oricola Horv. de l'Afrique orien-
tale, mais en diffère par la taille un peu plus courte, les deux épines
couchées de la tête plus longues et plus grêles, les antennes noires
vers l'extrémité avec le troisième article moins que deux fois aussi
long que le quatrième, la partie apicale de la carène médiane du
pronotum moins élevée que le disque-et par les élytres moins
allongées, uniformément pâles sans taches obscures. La carène
médiane du pronotum, vue de côté, est sinuée en dessus devant le
disque, tandis que chez C. foricola elle est tout à fait droite, hori-
zontale et aussi haute que le disque.
Les trois exemplaires qui m'ont servi à la description sont évi-
demment un peu immatures.
BEITRAG
KENNTNIS DER HOMOPTEREN-FAUNA AFRIKAS
Edmund SCHMIDT (in Stettin).
Herr Dr. H. ScHOUTEDEN, Custos am « Musée du Congo belge,
Tervueren », hatte die Freundlichkeit, mir eine Collection central-
afrikanischer Fulgoriden zur Bestimmung zu übersenden. Unter
dem Material befanden sich einige neue Arten und auch eine neue
Gattung, deren Diagnosen in diesem kleinen Artikel gegeben
werden.
Fay. FULGORIDÆ.
Subfam. EURYPBRACHIN Æ.
Tribus Platybrachini.
Genus Mesonitys ScaminT. — Zoolog. Anzeiger, Bd. XXXII,
18 (1908), p. 513. Tvpus : Mesonitys laeniata ScaMwDT.
- Mesonitys membranipicta n. sp.
©. Basal-Dreifünftel der Deckflügel, Kopf, Pronotum, Schildchen, Beine,
Rostrum, Brust und Hinterleib kastanienbraun; Apical-Zweifünftel der
OUEST
Deckflügel bräunlich ockergelb, mit vielen schwarzen Punktflecken ge-
schmückt, welche über die Fliche verstreut stehen und stellenweise zusam-
menfliessen und Gruppen bilden; die Clavusaussen- und -Mittelzelle sind
bis zur Schildchenspitze schwarz gefärbt, ferner sind ein kurzer Längsfleck
auf dem Radius an der Basalzelle und eine in der Mitte eingeschnürte
Querbinde durch die Deckflügelmitte schwarz gefärbt, die Binde erreicht
nicht den Costalrand, ist an der Clavuscoriumnaht unterbrochen und wird
im Clavus aus Flecken gebildet; hin und wieder treten in der schwarzen
Binde kastanienbraune Flecke auf. Flügel schwärzlich mit schwarzen
Nerven, im Basalteile strahlig durchscheinend. Die Apicalhälfte des Hinter-
leibes ist oben mit dickem Wachssekret dicht belegt. Augen grau, braun
gefleckt. Die Kanten der Schienen, die Spitzen der Krallen und die Spitzen
der Dornen der Hinterschienen und Tarsen sind pechbraun gefärbt. Letztes
Bauchsegment vor den beiden weit nach hinten ragenden Mittellappen
(Scheidenpolster) in der Mitte etwas vorgezogen, der Hinterrand dieses
Lappens ist gestutzt und rundlich ausgeschnitten. Die Scheidenpolster sind
grob längsgerieft und apicalwärts nach unten abgebogen, die Innenränder
schliessen aneinander und die Aussenränder verlaufen nach hinten conver-
gierend, sodass jedes Scheidenpolster hinten abgerundet spitz ist. Die
Kôrpergestalt und Flügelform sind nicht auffallend verschieden von den
anderen Arten.
Länge mit den Deckflügeln 17 mm; Kôrperlänge 14 mm; Deckflügellänge
14 ‘}, mm, grôsste Breite 6 mm.
Benguela.
Dieses © unterscheidet sich von den © von {æntata SCHMIDT
durch die nach hinten spitzzulaufenden Scheidenpolster, bei 4-
niata sind die Scheidenpolster hinten breit abgerundet.
Subfam. LOPHOPIN Æ.
Genus Brixioides KirBy. — J. Linn. Soc. Zool., XXIV (1891),
p. 139. Typus : Brrxroides carinatus KirBY.
Nach der mir zugänglichen Literatur ist diese Gattung und Art
nur von Ceylon bekannt. Das mir vorliegende Material stammt
von Java, Sumatra, Borneo, Ostafrika und Westafrika. (Leider
fehlt mir Material von Ceylon.) Das Material der verschiedenen
Lokalitäten vergleichend, finde ich, dass die Westafrikaner von
den Asiaten und dem einzelnen Stück von Ostafrika (1 ©', San-
24
“0 es
sibar) verschieden sind, und als besondere Art aufgefasst werden
künnen, da die Gonapophvsen der ©‘ verschieden sind. Die West-
afrikaner, die Exemplare der neuen Art, sind in Färbung und
Grôsse von der bekannten Art wenig unterschieden, sie erscheinen
etwas grôsser und im Farbentone heller. Nach dem vorliegenden
Material scheint Pr. carinatus K7rby um den indischen Ocean
verbreitet zu sein und 27. africanus n. sp. in Westafrika am
atlantischen Ocean vorzukommen.
Brixioides carinatus KirBy. — J. Linn. Soc. Zool., XXIV
(1891), p. 140, t. V, fig. 9; MericHAR, Hom. Faun. Ceylon,
(1903), p. 35; DisranT, The Fauna of British India, Ceylon
and Burma, Rhynchota, vol. IIT (1906), p. 328, fig. 162.
Brixioides africanus n. sp.
G ©. Diese Art ist in der Form und Farbe der B7. carinatus
KirBy zum verwechseln ähnlich, sie ist jedoch etwas grüsser und
zeiot einen helleren, ockergelben Ton in der Grundfärbung. Die
Gonapophysen der S'sind an der oberen Apicalecke rundlicher und
der Apicalrand gerade, bei Pr. carinatus ist er leicht einge-
drückt.
Länge mit den Deckflügeln 10-11 mm.
Busira, 12.X.1905 (W AELBROECK).
Kamerun : Barombi (L. CoNRADT S$.).
Kamerun : Jaunde Stat (ZENKER $S.).
Togo : Bismarckburg (L. CoNRADT S.).
Typen im Musée du Congo belge, im.Stettiner Museum und im
Kôünigl. Zoolog. Museum zu Berlin.
In einem späteren Artikel werde ich mich mit dieser Gattung
und Art nochmals und ausführlicher beschäftigen.
Subfam. ZÀZCANIIN Æ.
Genus Epitemna MericHar. — Monogr. Ricaniüd. (1898),
p. 247. — Typus : Æpitemna retracta W A1x.
ÉD NE
Epitemna vitrinervis n. sp.
d. Deckflügelform wie bei carbonaria WALK. und duplicata MEL., in der
Färbung der duplicata MEL. nahestehend.
Deckflügel stark glänzend, schwarzbraun, im Apicaldrittel lichter mit
rôtlich violettem Schiller, einem dreieckigen, hyalinen, gelblich getrübten
Costalfleck vor der Apicalspitze und einer hyalinen, schrägen Ouerbinde,
welche vom Clavushinterrand in das Corium hineinzieht, bis zum 1. Radial-
nerv hinter dem Costalfleck reicht, aber nicht mit letzterem verbunden ist
und das Mitteldrittel der Deckflügel einnimmt; in diesem hvalinen Binden-
fleck sind die Längsnerven und mehrere Quernerven gelblichweiss gefärbt.
Flügel hyalin mit breitem, rauchbraunem Hinterrandsaume und gelblichen
und bräunlichen Nerven. Pronotum, Schildchen und Deckschuppen schwarz-
braun und stark glänzend. Stirnfläche glänzend dunkelbraun. Kopfseiten,
Clipeus, Rostrum, Beine, Brust und Hinterleib schwach bräunlich ockergelb.
Die Spitzen der Krallen und der Dornen der Hinterschienen und Tarsen
sind pechbraun gefärbt. Augen gelbbraun, braun gefleckt; Ocellen glashell
mit rôtlichem, basalen Ring; Fühler gelbbraun. Von der Seite betrachtet,
sind die Gonapophysen ungefähr 3 ‘/, mal so lang als breit, am Hinterrande
schräg nach oben und vorn gestutzt, mit abgerundeten unteren Hinterecken,
die oberen Hinterecken sind in dornähnliche Verlängerungen vorgezogen
und nach vorn und oben gerichtet.
Kôrperlänge 7 mm; Länge mit den Deckflügeln 9 mm; Deckflügellänge
9 ‘/. mm, grôsste Breite 8 mm.
Mayumbe (CABRA).
Type im Musée du Congo belge.
Diese Art steht der oben erwähnten Æ. duplicata Merrcx.,
welche von den bis jetzt bekannten Arten dieser Gattung den
grôssten hyalinen Fleck im Corium hat, sehr nahe, ist jedoch
dadurch verschieden, dass in dem hyalinen Teile der Deckflügel
Quernerven vorhanden sind, was bei Æ. duplicata Mericx. nicht
der Fall ist.
Subfam. FLATINÆ.
Genus Phromnia STAL. — Rio Jan. Hem., IT (1858), p. 68. —
Typus : PAromnia pallida Oxiv.
— 360 —
Phromnia SrÂz — Flata Mericn. — Mericn., Monographie der
Acanaloniden und Flatiden, « Ann. Hofmus. Wien », XVI
HOON) Di A IUTAONT EE sé d, vols S(G010), D. 209.
Die in Afrika vorkommenden Arten dieser Gattung sind, nach
den Publicationen zu schliessen, in den meisten Sammlungen
spärlich vertreten und zwar sind es vorwiegend ©. Obwohl mir
ausser /#r. angolensis Disr. sämtliche Arten vorliegen, befinden
sich nur 2 G' darunter, 1 © von Pr. superba MEL. und 1 S von
Phr. rubra SiGx. Es hält daher sehr schwer die Arten gut zu
trennen und auseinander zu halten, da das wichtigste Merkmal, die
Copulationsorgane der 6‘, so gut wie garnicht hat berücksichtigt
werden künnen. Besonders erschwert wird die Artunterscheidung
in der 1. Gruppe, wozu Pr. pallida, hmbata und superba gehôren,
weil die Arten in der Färbung sich sehr ähneln und die Varia-
bilitiät der einzelnen Art ganz bedeutend ist. Da mir aber kein
genügendes Vergleichsmaterial von den genannten Arten vor-
liegt, — es fehlen mir die S' von P#r. pallida O1iv. und Pr. lim-
bata FABR., — so lasse ich vorläufig die Arten bestehen, bis an der
Hand genauer Untersuchungen klar gelegt ist, dass sie nicht
selbständige Arten sind. SrÂL und DisranT (loc. cit.) stellen zum
Beispiel Pr. limbata FABR. synonym zu Pr. pallida Ox1v. und
zwar als Varietät. Ich lasse hier eine Aufzählung der Arten von
Afrika und Madagascar folgen; ferner gebe ich eine Uebersicht,
woran sich die Beschreibung einer neuen Art anschliesst.
1. Phromnia pallida Orxv.
D » limbata FABR.
a » superba MELICH.
A » Neavet Disr.
5. » bimaculata SCHMIDT.
6 » angolensis Disr.
7 » malgacha GUÉR.
8 » rubra SIGN.
[#2]
. Grôssere Arten, Länge mit den Deckflügeln 28-30 mm.
— 361 —
UEBERSICHT DER ARTEN.
. Deckflügel mit Zeichnung, der Apicalrand stets schwarz gerandet. 2
Deckflügel ohne Zeichnung, einfarbig, der Apicalrand nicht schwarz
gerandet. fl
. Der innere Clavusnerv (Axillaris) von der Clavusspitze bis zur Biegung,
in der Nähe der Schildchenspitze, schwarz, mit oder ohne anliegenden
schwarzen Flecken. 3
Der innere Clavusnerv nicht schwarz gefärbt, Clavus einfarbig oder nur
ein schwarzer Fleck am Schildchenrande. 6
. Der innere Clavusnerv schwarz mit anliecenden, schwarzen Flecken
und einem schwarzen Fleck am Schildchenrande. 4
Die schwarze Färbung des Clavusnerven und des Clavushinterrandes
setzt sich am Clavushinterrande bis zur Schildchenmitte fort, die
schwarzen Flecke am Clavusnerv und im Clavus am Schildchenrande
fehlen. 4. Phr. Neavei Disr.
OUT
Kleinere Art, Länge mit den Deckflügeln 22-25 mm.
3. Phr. superba MELICH.
Deckflügel grün, grünlichgelb, strohgelb oder blassgelb; der Costal-
rand von der Grundfarbe der Deckflügel, nicht anders gefärbt, der
Apicalrand schwarz gerandet; zuweilen tritt eine rôtliche Zone vor
dem Rande auf. 1. Phr. pallida OLIV.
Deckflügel grün oder gelbgrün; ein blutrotes oder orangerotes Band
zieht von der Clavusspitze, vor dem schwarzen Apicalrande, den
Costalrand färbend fast bis zur Basis des Costalrandes; hinter dem
roten Costalstreifen befindet sich eine breite, blasserüne oder bläulich
grüne Zone. 2. Phr. limbata FABR.
. In der Clavusaussenzelle, am Schildchenseitenrande ein rundlicher,
schwarzer Fleck. 5. Phr. bimaculata SCHMIDT.
Clavus von der Grundfarbe der Deckflügel, ohne Zeichnung und ohne
schwarzen Fleck. 6. Phr. angolensis DIST.
Deckflügel grün oder gelbgrün. 7. Phr. malgacha GUÉR.
Deckflügel scharlachrot zuweilen rosenrot und safrangelb.
8. Phr.rubra SIGN.
Phromnia bimaculata n. spec.
©. In der Grôsse und Gestalt der superba MEL., Veavei und angolensis
DisT. sehr ähnlich.
I
Deckflügel gut 1 ‘/, mal so lang als an der breitesten Stelle breit, am
breitesten hinter der Deckflügelmitte, mit abgerundetem Apicalrande und
deutlicher, abgesetzter Subapicallinie, welche 2 mm vom Apicalrande ent-
fernt verläuft und undeutlich in den Nodus costalis übergeht. Schildchen
gewolbt mit 3 scharfen Längskielen, die Seitenkiele sind vorn und der
Mittelkiel vor der gefurchten Schildchenspitze abgekürzt. Pronotum mit
drei Längskielen und einem dreieckigen Eindruck in der Mitte des Vorder-
randes, der Mittelkiel verläuft überall gleich scharf vom Hinterrande bis
zur hinteren Ecke des Vorderrandeindruckes, die Seitenkiele verlaufen
divergierend nach hinten und erlôschen kurz hinter der Pronotummitte.
Stirnfliche lang und schmal, überall gleich breit, mit erhabenen und scharfen
Seitenrändern, und ist nicht gekielt. Zweites Fühlerglied 1 ‘/, mal so lang
als das 1. Glied. Rostrum bis zu den Hintercoxen reichend, Endglied kaum
halb s0 lang als das Basalglied. Die Hinterschienen tragen 2 kräftige Dorne
in der Apicalhälfte.
Brust und Hinterleib ockergelb, Hinterbeine mit Ausschluss des Kral-
lengliedes blass gelb, blass grünlich gelb; Vorder- und Mittelschenkel und
Mittelschienen rot, Vorderschienen rotbraun; braun gefärbt sind die Tarsen
der vier Vorderbeine und die Krallenglieder der Hinterbeine, ferner das
Apicaldrittel der Mittelschienen; die Spitzen der Dornen der Hinterschienen
sind pechbraun. Kopf, Pronotum, Schildchen und Deckflügel schwach grün-
lich ockerfarbig oder bräunlich ockergelb, bei frischen Exemplaren dürite
die Farbe grün sein. Augen und Fühler braun, Basalglied an der Wurzel
lichter. Costalrand der Deckflügel bis zum Apicalrande rot gesäumt, Apical-
rand bis zur Clavusspitze schmal dunkelbraun gerandet, im Clavus am
Hinterrande liegt auf jeder Seite des Schildchens, wo die Schildchenseiten-
kiele den Hinterrand erreichen, ein dunkelbrauner Fleck. Flügel milchweiss
mit gelben Nerven.
Länge 21 mm; Korperlänge 11 mm; Deckflügellänge 18 ‘/, mm, grôsste
Breite 11 mm; Flügellänge 17 mm.
Typen : 1 © Bumputu, 6.X.1905 (WAELBROECK). Im Musée
du Congo belge. — 1 © Kassai, Lodima, 10.VIIT.1906 (WaAEL-
BROECK). Im Stettiner Museum.
Genus Conflata n. GEN.
Verwandt mit P#romnia STÂL, Flatina und Paraflata MELICH.,
aber von. den 3 genannten Gattungen dadurch ganz auffallend
verschieden, dass die Deckflügel keine Subapicallinie besitzen, die
bei den genannten Gattungen stets vorhanden ist.
Deckflügel um eine Wenigheit mehr als 1 ‘}, mal so lang als an der
breitesten Stelle breit, am breitesten hinter der Deckflügelmitte; der Costal-
rand ist stark gewôlbt und der Apicalrand ist gleichmässig abgerundet;
Costalmembran überall gleich breit, so breit wie die Costalzelle in der Mitte:;
das Corium ist, wie bei den oben genannten Gattungen, von vielen Quer-
nerven besetzt, welche die Längsnerven verbinden und vor dem Apical-
rande aufhôren, ohne eine Subapicallinie zu bilden. Flügel wie bei den
verwandten Gattungen und Arten gebildet. Stirnfläche glatt, doppelt so
lang als an der breitesten Stelle breit, am breitesten in der Hôhe des
unteren Augenrandes, vor den Fühlerwurzeln gebuchtet und am Clipeus so
breit, wie am Scheitelrande zwischen den Augen, mit erhabenen und
geschärften Seitenrändern und einem zarten Mittelkiel in der oberen Hälfte.
Die Fühlerglieder sind seitlich flachgedrückt, Glied 2 steht im rechten
Winkel nach aussen zu Glied 1 und ist so lang wie Glied 1. Pronotum oben
flach, mit einem Mittelkiel, der zum Hinterrande sehr zart verläuft und
einem dreieckigen Eindruck in der Mitte des Vorderrandes; die Seitenkiele
verlaufen divergierend nach hinten bis zur Pronotummitte, der Pronotum-
vorderrand ist vorgezogen und gestutzt, der Hinterrand flachbogig ausge-
schnitten. Schildchen gewôlbt mit drei Längskielen, der Mittelkiel ist vor
der Schildchenspitze und die Seitenkiele sind am Vorderrande abgekürzt.
Rostrum bis zur Mitte der Hintercoxen reichend, Endglied etwas kürzer als
das Basalglied. Die Hinterschienen tragen 2 Dorne in der Apicalhälfte.
Typus : Conflata viridis n. sp.
Abgesehen von dem schon oben erwähnten Merkmal, unter-
scheidet sich diese Gattung von ?#romnia STÂL durch die Stirn-
bildung, von Æ/atina Mericx. durch den breit abgerundeten
Apicalrand der Deckflügel, der bei Æ/atina MELicx. gestutzt ist,
und von Paraflata Mericx. durch die Stirnbildung und die
2 Dornen an den Hinterschienen. Paraflata Mericu. hat nur
1 Dorn an den Hinterschienen. MELICHAR sagt in seiner Gattungs-
diagnose : « Die übrigen Merkmale wie bei Æ/ata.» Das Genus ?#r0-
mnia STAL — Ælata MEricH. (« Monographie der Flatiden », Seite
218, 1901) hat aber 2 Dorne. Mir liegt die Type Parafl. nigricornis
STAL von Madagascar vor, die 1 Dorn an jeder Hinterschiene
besitzt, was STÂL auch in seiner Beschreibung angiebt (« Hem.
Afric. », IV, 1866, p. 240).
Conflata viridis n. sp.
&. Deckflügel hyalin, blassgrün. Flügel hyalin, schwach milchweiss
getrübt mit gelben Nerven. Kopf, Pronotum, Schildchen, Beine und das
Basalglied der Fühler blass grünlich gelb; Brust und Hinterleib blassgelb.
Die Tarsen und die zweiten Fühlerglieder sind braun. Augen rotbraun. Die
Spitzen der Dornen der Hinterschienen sind schwarzbraun. Von der Seite
betrachtet, sind die Gonapophysen so lang wie das vorhergehende Bauch-
segment, doppelt so lang als breit, am Unterrande in der Mitte leicht
gebuchtet und am Hinterrande senkrecht gestutzt; die obere Ecke des
Hinterrandes ist bei jeder Gonapophyse in einen längeren, sich verjüngen-
den, leicht nach vorn gebogenen und in eine dornähnliche Spitze endenden
Fortsatz verlängert; das letzte Rückensegment ist lang, rôhrenfôrmig,
schliesst die Afterrdhre ein und verlängert sich nach hinten und unten,
ausserhalb der Gonapophysenverlängerungen bis zur Mitte der Gonapo-
physenhinterränder.
Länge des Korpers 10 mm; Deckflügellinge 16 mm, grosste Breite
10 mm; Spannweite 34 mm.
Mayumbe (CABRA).
Type im Musée du Congo belge.
SUR DEUX ŒSTRIDES NOUVEAUX
PARASITES
DU POTAMOCHÈRE ET DE L'ANTILOPE CHEVALINE
AU. CONGONBELGE
PAR
les D' J. RODHAIN et J. BEQUAERT
(Mission scientifique du Katanga.)
Nous savions depuis longtemps, d'après les dires de certains
chefs de poste et de chasseurs noirs, que les sinus des os du crâne
du Cochon sauvage roux ordinaire ou Potamochère des forêts
équatoriales du Congo (Potamochærus chœropotamus) renfermaient
des larves qui devaient appartenir à un (Æstride. Les circon-
stances toutefois nous avaient, jusqu’à présent, empêchés d'obtenir
ces Animaux. Récemment, M. NivarLer, chef de poste à Yon-
gama, auquel nous avions envoyé les indications pour la récolte et
l'élevage de ces parasites, nous en procura plusieurs spécimens à
l’état de larves et de pupes.
Nous avons, en outre, récolté et pu élever des larves d'Œstrides
que l’on rencontre fréquemment au Katanga, dans les sinus des os
du crâne de l’Antilope chevaline ordinaire (Æ/1ppotragus equinus).
Nous décrirons successivement les larves, les pupes et l’Insecte
parfait de ces deux Œstrides, qui constituent des espèces jusqu'ici
inconnues. Ce travail, fait avec les ressources bibliographiques
limitées que permet tout voyage aux tropiques, aurait été bien
24%
incomplet, si nous n'avions pu nous aider des conseils autorisés de
M. le Prof® GEDOELST, qui a bien voulu nous éclairer sur plusieurs
points douteux; c’est pour nous un devoir bien agréable de lui en
exprimer ici toute notre reconnaissance. Nous adressons aussi nos
vifs remerciements à M. H. SCHOUTEDEN, conservateur au Musée
du Congo, à Tervueren, qui nous a notamment accordé l'hospitalité
de sa « Revue zoologique africaine ».
I. — ŒSTRIDE DU POTAMOCHÈRE.
Nous avons disposé, pour l'étude des premiers stades de cette
espèce, de 2 pupes écloses et de 2 autres n'ayant pas donné
d'imago, de 3 larves arrivées au 3° stade de leur développement et
de 4 larves plus petites que nous rapportons au 2° stade (°).
Pupes. — Les pupes non écloses mesurent respectivement
15 et 14 millimètres de long sur 7 millimètres et 6°*5 de plus
grande largeur. Celles qui ont donné un Insecte parfait mesurent,
l'une 14 millimètres de long sur 7 millimètres de large, l’autre
148 sur 6"*5. Toutes ressemblent, comme forme générale, à celles
que nous avons vues de ÆArnœstrus hippopotamt et ne méritent
donc pas de description spéciale; leur spinulation est celle des
larves arrivées au 3° stade. L'imago s’est échappé en faisant sauter
l'enveloppe de la pupe à la partie dorsale des 4 segments anté-
rieurs. La fente de la coque se fait en haut et en arrière, au
niveau du sillon dorsal séparant le 4° segment du 5°, se prolonge en
bas jusqu’au sillon latéral, où elle se continue en avant, le long de
ce sillon jusqu'à l'extrémité antérieure du 1° segment.
Larves au 3° stade. — Les larves arrivées au 3° stade de leur
développement que nous avons pu examiner n'étaient pas complè-
tement adultes; leurs dimensions atteignent 11 et 12 millimètres
(:) Afin d'éviter des redites, nous ferons remarquer que nous envisageons une larve
d'Œstride comme formée de 12 segments, l'anneau portant la tète comptant pour deux.
de long et 5 millimètres de plus grande largeur au niveau du
7° segment.
Ces larves ressemblent parfaitement, comme conformation
générale, à celles de ÆAinæstrus hippopotami dont la description
a été faite par GRüNBERG ('). Nous ne nous attarderons donc pas
à les décrire encore en détail et nous donnerons seulement les
caractères spécifiques qui concernent les champs intermédiaires,
la spinulation et les plaques stigmatiques.
1. Champs intermédiaires. — Il existe des champs intermé-
diaires à la face dorsale au nombre de 4, à partir du bord posté-
rieur du 5° segment jusqu'au 8°. A la face ventrale, ils sont très
peu développés, et nous n’en avons reconnu, d’une façon indu-
bitable, qu'un seul, situé entre le 9° et le 10° segment ; les bords
postérieurs des 7° et 8° segments présentent, il est vrai, des sillons
transversaux peu profonds, mais, d'après nous, ils ne délimitent
pas de véritables champs intermédiaires.
2. Spinulation. — Les épines ont la forme d’un cône régulier,
très allongé, à base circulaire, de couleur pâle, à pointe tentée,
droite et très effilée.
a. Face dorsale. — Seuls le segment céphalique et les 3°, 4°, 5°
et 6° segments y portent des épines.
Le bourrelet situé en arrière des renflements antennaires porte
3 rangées d'épines.
Au bord antérieur des 3°, 4° et 5° anneaux, existe une ceinture
formée de 3 à 4 rangées d’épines, légèrement moins épaisse sur la
ligne médiane et se continuant sur les bourrelets latéraux dorsaux.
Le 6° segment porte latéralement, près de son bord antérieur, à
droite et à gauche du bourrelet intermédiaire dorsal, 4 épines dont
la pointe est également dirigée en arrière.
b. Face ventrale. — Là tous les segments sont pourvus d'épines
à l'exception des deux anneaux céphaliques.
Sur le bord antérieur du 3° segment sont implantées deux à trois
rangées d'épines à pointes dirigées vers le bas.
() D'après J. Surcour et L. GEpogLsr. Description d'un Œstride nouveau parasite de
l'Hippopotame. (Bulletin de la Sociélé de pathologie exotique, t. TI, 1909, n° 10, p. 615.)
00e
Une triple rangée borde en avant le 4° segment; les pointes du
1° rang sont dirigées en avant, celles du 2° en arrière. Le 5° seg-
ment en porte trois à quatre rangées.
Sur les segments suivants, du 6° au 11° inclus, la spinulation
est beaucoup plus abondante, couvrant sur le 6° le tiers antérieur,
sur les suivants, la moitié antérieure de la surface.
Les ceintures épineuses ventrales comportent 5 rangées sur le
6° segment, 6 rangées sur les 7° à 1o° segments, 3 à 4 rangées sur
le 11° segment et 1 à 2 rangées seulement sur le 12° segment.
Toutes ces ceintures sont légèrement moins épaisses sur la ligne
médiane et vont en s’amincissant vers les bourrelets latéraux ven-
traux, de telle sorte que les bords antérieurs et postérieurs de
chacun de ceux-ci sont chargés d’épines, plus nombreuses cepen-
dant au bord antérieur qu’au bord postérieur; en outre, on trouve
également un groupe d’épines vers le bord postérieur du 12° seg-
ment, couvrant la face supérieure du bourrelet médian post-anal; en
outre on trouve un groupe d'épines vers le
bord postérieur du 12° segment, couvrant la
face supérieure du bourrelet médian post-
anal.
Comme on le voit, 1l y a des différences
marquées entre cette spinulation et celle
des larves de RAinœstrus hippopotamt arri-
vées au même stade (').
. IL —S t terminal o
ee on SA 3. Stigmates. — Nous n'avons pas trouvé
varleti au 3e stade. Grossi de traces extérieurement visibles des ori-
10 “OE fices stigmatiques antérieurs et nous n'avons
pu recourir à la dissection.
Quant aux plaques stigmatiques postérieures, elles sont absolu-
ment analogues à celles de Æ%. hippopotami. La seule différence
qu'on puisse relever entre les deux espèces réside dans la position
de l’encoche profonde à col étroit qui renferme la cicatrice de
l’orifice des stigmates du stade antérieur. Chez Æ%. Mippopotami,
(1) Comme élément de comparaison, nous avons eu à notre disposition une larve de
Rh. hippopotæmi au 3° stade. ais non encore adulte.
cette incurvation a une direction générale inféro-interne, de telle
sorte que les axes longitudinaux des encoches prolongés se ren-
contrent sur la ligne médiane à l'intérieur de l’aire stigmatique, à
peu près au niveau du bord inférieur des plaques. Chez la larve
qui nous occupe, les échancrures ont leur col dirigé plus vers le
bas et vers le dehors, et s'ouvrent à peu près à l’angle inféro-
interne de la plaque; leurs axes longitudinaux prolongés se croisent
bien en dehors de l'aire stigmatique. La figure 1 reproduit cette
disposition. On y remarquera que le col des encoches est sensible-
ment plus large que dans le dessin donné par SURCOUF et GEDOELST
pour l'Œstre de l’Hippopotame; mais ceci peut résulter de ce que
nos larves n'ont pas encore atteint leur complet développement.
Larves au 2° stade. — Les 3 petites larves que nous rapportons
au 2° stade avaient respectivement 6, 8 et 9 millimètres de long,
25, 3""25 et 3°%5 de large. Voici en quels points essentiels elles
diffèrent de celles qui ont subi déjà leur deuxième mue :
Spinulation. — Les épines que porte leur tégument unifor-
mément pâle affectent à la face ventrale plutôt la forme d'’écailles
semi-circulaires, dont le bord arrondi libre très aplati offre une
mince bande de chitine brun noirâtre parfois finement denticulée.
À la face dorsale, les épines affectent la forme caractéristique
décrite chez la larve du 3° stade.
a) Face dorsale. — La spinulation dorsale est sensiblement la
même que chez la larve du 3° stade, sauf pour le 6° segment où
l’on ne trouve qu'un groupe d'épines sur les champs latéraux
dorsaux.
b) Face ventrale. — La disposition des rudiments d’épines sur
les segments ventraux est distincte de celle qui existe chez la
larve adulte. Les segments 3 à 11 sont pourvus, sur leur bord
antérieur, d’une armature composée de 4 rangées d'écailles chiti-
neuses, sauf au niveau du 11° segment où l’on observe 5 rangées de
ces formations tégumentaires.
. Champs intermédiaires. — La face dorsale ne diffère e pas,
à ce point de vue, de celle d’une larve adulte. Par contre, on ne
découvre pas à la face ventrale d'indication nette de champs inter-
médiaires.
3. Plaques stigmatiques postérieures. — Le segment anal porte
deux plaques stigmatiques, proportionnellement beaucoup plus
petites que chez la larve adulte. Examinée sous un fort grossisse-
ment, chacune d'elles affecte la forme d’une plaque de chitine
brun jaunâtre, irrégulièrement arrondie et présentant près de son
angle inféro-interne une très légère incurvation. La surface de la
plaque est semée de dépressions irrégulières, au nombre de 37
à 40, qui offrent l'aspect de taches blanches disposées sans ordre
apparent. Sur une plaque montée dans le baume du Canada, on
peut s'assurer que ces taches blanches correspondent à autant
d'orifices creusés dans la chitine. Dans la légère
échancrure de l'angle inféro-interne se trouve
une tache de chitine beaucoup plus claire et
qui paraît elle-même perforée en son centre. La
figure 2 représente une plaque vue par la face
externe.
4. Segment céphalique. — Les bourrelets
FIG. 2. — Plaque st antennaires du 3° stade sont déjà indiqués, mais
matique postérieure nous n'avons pu y découvrir la trace de points
d’une larve de À. Vi- © É
ocellaires. Par contre, les crochets buccaux
varleti au 2° stade. à
Grossie 150 fois. sont déjà bien développés.
Jmago. — Les pupes qui nous avaient été envoyées nous ont
donné deux Mouches mâles, de sorte que la femelle nous est encore
inconnue.
Nous nous faisons un plaisir de dédier cette espèce nouvelle à
M. NIvaRLET, qui a eu l’amabilité de nous envoyer les matériaux
que nous venons de décrire. D’après ce qu'il nous écrit, les larves
furent recueillies aux environs de son poste Vongama, situé sous
l'Équateur, entre le Lomami et le Lualaba; les larves adultes
qui se sont empupées ont été mises en terre le 4 janvier 1911.
Nous en avons obtenu les Mouches les 1‘ et 2 février suivants.
RhinϾstrus Nivarleti n. sp.
cg Couleur générale brun acajou, relevée de quelques taches miroitantes
argentées.
Tête à peu près circulaire vue de face. Yeux relativement grands, séparés
1
par une bande frontale qui atteint environ ‘; de la largeur de la tête au
sommet, à bords internes régulièrement convergents vers les ocelles, à la
hauteur desquels ces bords sont à peu près parallèles. Front d’un brun
acajou, couvert d’une très faible pruinosité à reflet doré, surtout développée
contre le bord interne de l’œil et au niveau du ptilidium. Le front porte en
son milieu un large sillon longitudinal peu profond, dont la surface est
couverte de nombreuses et fines stries longitudinales confluentes. Le reste
de la bande frontale jusqu'au niveau des antennes présente d'assez nom-
breuses petites papules brun noirâtre, donnant chacune naissance à un poil
noir. Joues d’un brun jaunâtre clair, sans pruinosité, faiblement rugueuses,
avec quelques rares poils. Ptilidium d'un blanc jaunâtre sale. Face de même
coloration, parfois à taches plus sombres, surtout à la partie supérieure vers
la base des antennes, sans tubercules, lisse et luisante à l'œil nu. Bord
externe de l'œil très peu marqué, diminuant de largeur de l’angle postéro-
inférieur de l’œil au vertex, couvert d'une fine pruinosité blanche argentée,
sans tubercules. Les palpes rudimentaires sont d’un brun très pâle.
Antennes entièrement d’un brun jaunâtre très pâle, la soie dorsale du
troisième article de mème couleur.
Thorax : Face dorsale d’un brun acajou foncé, couverte d’une très légère
pruinosité miroitante jaune dorée, avec de-ci de-là quelques reflets violacés;
elle porte, en outre, de nombreux poils noirs issus chacun d’une faible papule
noire; ces papules pilifères sont moins nombreuses sur le parcours de deux
bandes longitudinales qui traversent le milieu du dorsulum en divergeant de
la tête vers le scutellum; tout à fait en arrière de la tête, la surface de ces
bandes est à peu près lisse et même luisante. Scutellum d’un brun acajou,
avec quelques rares papules noires pilifères dispersées uniformément,
couvert en outre d’une pruinosité à léger reflet jaunâtre doré. Face ventrale
entièrement d’un noir brunâtre très foncé, à fine pubescence noire.
Abdomen : Coloration foncière d’un brun acajou pâle, plus foncée vers la
base de l'abdomen. A la face dorsale, cette couleur foncière est très impar-
faitement cachée par une pruinosité blanche argentée miroitante, qui se
résoud en taches assez peu distinctes. La surface des segments dorsaux
porte, en outre, de nombreuses petites papules pilifères noires dispersées;
sur la ligne médiane, on observe une bande très étroite, dépourvue de
papules et de poils, surtout nette sur les segments antérieurs, où elle est
luisante et couverte de fines stries longitudinales. À la face ventrale, les
bords repliés des segments dorsaux ont le même aspect général que la face
dorsale, mais leur coloration foncière est un peu plus foncée. La bande
médiane, composée des segments ventraux proprement dits, présente sur la
ligne médiane une série de légers enfoncements largement cupuliformes,
d'un brun noirâtre foncé et couverts d’une pilosité noire éparse; à droite et
à gauche, chacune de ces cupules est encadrée d'un espace couvert d’un
feutrage de poils couchés très serrés, d’un blanc jaunâtre, sans reflets.
— 573 —
Pattes : Hanches et fémurs d'un brun noir très foncé; genoux, tibias et
tarses d’un jaune brunâtre pâle. Pilosité noire. Fémurs renflés dans leur
moitié basilaire, surtout ceux des pattes postérieures.
Ailes complètement hyalines. Nervures d’un jaune brunâtre très pâle; la
nervure costale porte de nombreuses épines noires très courtes. Balanciers
d'un blanc sale, à massue tronquée. Cuillerons très grands, d'un blanc
de lait.
La figure 3 reproduit la nervation alaïire, qui s’écarte en plusieurs points
de celle de l’espèce suivante. La nervure transverse antérieure est simple et
de mème coloration que les autres nervures. La transverse apicale (rameau
de la médiane qui ferme l'extrémité apicale de la 1" cellule marginale
postérieure) est coudée un peu avant son milieu, de sorte que ses deux
tronçons ont à peu près la mème longueur.
Longueur : 11 millimètres.
F1G. 3. — Nervation de l'aile de XZ. Nivarleti.
Grossie 10 fois.
Le type fait partie des collections entomologiques du Musée du
Congo belge, à Tervueren.
Dans la littérature, nous n'avons trouvé qu'une unique mention
d'un CŒÆstride recueilli chez un Suidé. C'est celle d’une larve
recueillie dans les narines d’un Sanglier (sans doute un Phaco-
chère) au Congo français et décrite par R. BLANCHARD (1). La
description est un peu sommaire, mais elle est accompagnée de
figures fort claires qui permettent de conclure qu'il s'agit en réalité
d'un ÀArinœstrus, mais d'une espèce différente de À%. Nrvarletr.
(1) BLANCHARD, R., Contribution à l'étude des Diptères parasites, XIII. Sur un Œstre du
Congo. (ANN. DE LA SOC. ENTOMOL. DE FRANCE, t. LXV, 1896, p. 668.)
MOTO ar
II. — ŒSTRIDE DE L’ANTILOPE CHEVALINE.
La larve de cet CŒstride habite au Katanga communément les
sinus des os du crâne de l’Antilope chevaline. Sur six de ces
Animaux que nous avons pu examiner jusqu'ici, nous en avons
trouvé cinq parasités; ces derniers provenaient des collines à
savane boisée de Bukama et Sankisia, des plaines herbeuses du lac
Kabwé et de la vallée de la Fungwé, au sud du lac Upemba. Nous
avons donc eu à notre disposition un matériel assez riche com-
prenant de nombreux spécimens de larves au 3° stade, 4 larves
beaucoup plus petites que nous croyons devoir rapporter au 2° stade
et enfin une dépouille de pupe ayant donné naissance à une Mouche.
Pupe. — La dépouille de pupe ayant donné naissance à l’imago
que nous décrivons plus loin mesure 17 millimètres de long sur
8""5 de plus grande largeur. Ses deux faces sont bombées, mais
la convexité de la face dorsale est de beaucoup la plus accusée.
Rétrécie régulièrement en avant, la coque s’élargit en arrière
jusqu'au niveau du 9° et 10° anneau. Le dernier segment de la larve
s'est fortement rétracté vers l’intérieur, fermant à peu près com-
plètement les deux rebords de l'aire stigmatique, il s'ensuit que la
partie dorsale du 11° anneau est entraînée en bas et en arrière.
La pupe présente à l'extrémité dorsale antérieure l'ouverture
par où s'est échappé l’imago. La coque s’est brisée le long d’une
fente qui court à la face dorsale entre le 4° et 5° anneau jusqu'au
sillon latéral, où elle se prolonge en avant le long de ce sillon
jusqu’à l'extrémité antérieure du premier segment. On a vu qu'il
en est de même chez Æ%. Nrvarletr.
Larves au 3° stade. — Parmi les larves adultes que nous avons
vues, les plus grandes mesuraient 20 et 18 millimètres de long sur
8 de large, les anneaux n'étant pas en extension. Le segment
céphalique a 4 millimètres de large au bord antérieur, l'anal
atteint 6 millimètres au bord postérieur; les anneaux vont en
s'élargissant progressivement d'avant en arrière jusqu'au 6° seg-
ment ; les 7°, 8°, 9° et 10° anneaux ont sensiblement la même largeur,
les 11° et 12° sont un peu plus étroits. La larve présente ainsi
25
ne
l'aspect d'un ver en ovale allongé, s'élargissant insensiblement
jusque vers son milieu, puis se rétrécissant légèrement vers son
extrémité postérieure. La face dorsale est fortement bombée, la
face ventrale est légèrement convexe vers le bas. À l'intersection
des deux faces existe de chaque côté un sillon profond irrégulier
séparant la série des bourrelets latéraux ventraux de la série
des bourrelets latéraux dorsaux. Profond et sinueux en arrière, ce
sillon devient superficiel au niveau des 3° et 4° segments, où les
._ bourrelets latéraux s’écartent et s’effacent. Chez la larve adulte
en extension on y trouve, occupant la place du sillon, deux plis
longitudinaux superficiels, délimitant un petit champ latéral inter-
médiaire.
Les larves, dont la longueur ne dépasse guère 10 millimètres,
ont en général le técument pâle. À mesure que leurs dimensions
augmentent, la coloration devient plus foncée, d’un jaune de paille
et, même chez quelques adultes, d’un brun très pâle.
La couche cuticulaire du tégument, observée à un faible grossis-
sement, accuse une structure spéciale : au lieu d'être constituée
par un revêtement chitineux homogène, elle est marquetée par
des épaississements en forme de plaques plus ou moins régulière-
ment pentagonales ou hexagonales qui lui donnent un aspect cha-
griné. Ce caractère, qui est fort accusé chez les larves âgées,
s'observe déjà chez les individus jeunes de ce stade et se remarque
plus intensément à la face dorsale qu'à la face ventrale.
1. Champs intermédiaires. — Dans les sillons transversaux qui
séparent les anneaux à la face dorsale existent des bourrelets
intermédiaires au nombre de 8. On les observe à partir du bord
postérieur du 3° jusqu'au bord antérieur du 11° segment. Les deux
champs intermédiaires situés entre les 8° et 9° et les 9° et
10° anneaux sont les plus développés; les antérieurs diminuent
d'importance vers l'extrémité céphalique.
A la face ventrale on trouve, près du bord postérieur des 5° et
6° segments, deux plis transversaux peu profonds; mais il n'y a pas,
à proprement parler, de champs intermédiaires ventraux.
2. Segment céphalique. — Le segment céphalique présente
sur sa face dorsale un sillon médian transversal, auquel vient
aboutir un deuxième sillon longitudinal divisant la partie antérieure
FST =
[82]
de la face dorsale en deux moitiés symétriques; ce sillon longitu-
dinal se termine en avant, au niveau des deux bourrelets anten-
naires, dans le pli profond qui sépare latéralement et au milieu la
face dorsale de la face ventrale. De part et d'autre de la ligne
FIG. 4. — Segments antérieurs de larve adulte de @. aurco-argentatus,
vus de face, partiellement rétractés. Grossis 10 fois.
médiane, la face ventrale porte en avant les deux forts crochets
buccaux, à pointes recourbées en bas et en dehors, à bases pro-
longées en arrière en une puissante armature chitineuse. En avant
et en dehors des crochets s'élèvent les deux bourrelets antennaires ;
FIG. 5. — Segment anal de larve de Œ. aureo-argentatus
au 3° stade Grossi 10 fois
sur chacun d'entre eux on trouve deux pointes ocellaires, sous
forme de deux petits cercles d’un brun jaunâtre, très rapprochés et
situés l’un au-dessus et en dedans de l’autre (fig. 4).
3. Segment anal (fig. 5). — Le 12° segment porte l'ouverture
anale et, au-dessus et en dehors de cet orifice, les deux plaques
AT ONE
stigmatiques postérieures. La partie ventrale du 12° segment pré-
sente, à son bord postérieur, un sillon profond transversal, au fond
duquel s'ouvre l’anus sous forme de fente horizontale.
Le sillon transversal est limité en bas par un volumineux bour-
relet médian post-anal, portant à sa face supérieure, en arrière de
l'anus, un groupe d’'épines. Sur les côtés de ce bourrelet s’im-
plantent obliquement deux tubercules, à sommets arrondis, dirigés
vers le haut et en dedans. Enfin, la limite inférieure de l’aire stigma-
tique est formée par deux autres bourrelets transversaux, séparés
par up petit pli médian et qui vont en s'épaississant vers les côtés.
La limite supérieure de l'aire déprimée, semi-circulaire des
stigmates postérieurs, est constituée par un gros repli, concave
vers le bas, du dernier anneau dorsal.
4. Spinulation. — a. Face dorsale. Le segment céphalique
porte, en arrière des bourrelets antennaires, une double rangée de
petites épines le plus souvent géminées, disposée en demi-cercle.
Le 3° segment présente, à droite et à gauche, un certain nombre
de plaques chitineuses plus développées et légèrement saillantes,
se terminant en arrière par une petite pointe brun foncé qui leur
donne l'apparence d’écailles épineuses implantées par une large
base; de semblables formations chitineuses s'observent sur les
bourrelets latéraux dorsaux correspondants. Sur les segments
4 à 11, on peut constater une spinulation de même nature sur les
larves les plus âgées, mais d'autant moins abondante qu'on examine
un segment plus postérieur. Sur des larves plus jeunes, ces pro-
ductions ne se retrouvent que sur les segments antérieurs, et, sur les
larves qui viennent d'effectuer leur mue, elles font totalement
défaut et toute la spinulation dorsale se réduit à la double rangée
du segment céphalique.
b. Face ventrale. — Le tégument de la face ventrale des anneaux
est très épineux. Tous les segments, à partir du 3°, y portent, près
de leur bord antérieur, de fortes épines à base triangulaire élargie
d’un jaune brunâtre et terminées en une pointe noire, courte,
souvent un peu recourbée.
La spinulation du segment céphalique se réduit à deux ou trois
rangées de minuscules épines à peine visibles, insérées en dessous
de la fente buccale.
Gent 07. One
Sur le 3° segment, on trouve une ou deux rangées d'épines
très espacées, au fond du sillon transversal qui le sépare de la
tête. Sur le 4°, le tiers antérieur porte deux à trois rangées plus
serTées.
Les segments 5, 6, 7 et 8 sont recouverts, sur leur moitié anté-
rieure, par des rangées multiples d’épines, trois à quatre sur le 5’,
quatre à cinq sur le 6° et cinq sur les 7° et 8° segments. Cette arma-
ture chitineuse acquiert son maximum de développement sur les
9° et 10° segments, dont les deux tiers sont recouverts respective-
ment par six et cinq rangées. Sur le 11°, on ne constate plus que
trois à quatre rangées occupant la moitié du segment et sur le 12°
deux à trois rangées recouvrant le huitième antérieur du segment.
Toutes ces ceintures épineuses ventrales sont légèrement plus
étroites sur la ligne médiane que sur les parties latérales des
segments.
Enfin, le dernier anneau porte encore une armature épineuse
sur la face supérieure du bourrelet médian post-anal.
Toutes les épines implantées sur la face ventrale ont leurs
pointes dirigées en arrière.
5. Stigmates. — L'orifice tégumentaire des stigmates antérieurs
n’est pas extérieurement visible. Une dissection rapide nous a per-
mis de constater que ces stigmates existent pourtant et occupent
une situation profonde assez analogue à celle décrite par SURCOUF
et GEDOELST pour la larve de À. kippopotams.
Les plaques stigmatiques postérieures méritent de retenir un
peu plus longtemps notre attention. Chez la larve adulte, elles se
présentent sous l'aspect de plaques chitineuses d’un noir mat, à
contours externes irrégulièrement arrondis. Leurs bords internes
sont presque droits et convergent légèrement vers le bas.
Vers le centre de chaque plaque stigmatique, un peu plus rap-
prochée des bords inférieur et interne, se trouve la cicatrice de
l'orifice stigmatique du stade antérieur. Contrairement à ce qui
existe pour les larves adultes de #4. purpureus, Rh. hppopotamx
et RAA. Nivarleti, cétte cicatrice est ici complètement incluse dans
la plaque stigmatique. Elle forme une légère dépression ronde ou
ovale, au centre d’un cercle irrégulier de chitine très épaisse; la
surface de ce cercle de chitine montre de fines stries radiaires
me
obliques, qui rayonnent de la cicatrice centrale vers un anneau
périphérique saillant.
En dehors de cette tache cicatricielle, on distingue, sur la plaque
stigmatique proprement dite, des séries de petites dépressions
ovales séparées par des travées de chitine qui rayonnent en se
ramifiant de la tache cicatricielle vers la périphérie. Au fond de
ces dépressions, qui dans l'épaisseur de la chitine ont un parcours
oblique, viennent s'ouvrir les fentes linéaires très petites par où
la trachée communique avec l'air extérieur. Pour se rendre
compte de ce dernier fait, il est nécessaire, vu l'épaisseur de la
plaque chitineuse, de la décolorer au chlore avant de la monter
dans le baume du Canada. i
Chez les larves les plus jeunes du 3° stade, la coloration des
plaques est beaucoup plus claire, d’un brun jaunâtre; la structure
criblée apparaît beaucoup plus nettement. La tache cicatricielle
de l'orifice stigmatique du stade précédent ressort vivement par
sa couleur jaune pâle; elle commence seulement à se chitiniser.
Larves au 2° stade. — Les jeunes larves que nous rapportons à .
ce stade mesurent, les plus petites, 5 à 6 millimètres de long sur
à peine 2 à 3 millimètres de large, les plus grandes, 8 à 10 milli
mètres sur 2°°5 à 3°°5. Leur tégument est uniformément pâle.
La forme générale du corps reproduit déjà celle de la larve para-
site adulte.
1. Spinulation. — Le tégument est dépourvu d’épines, sauf au
niveau du bourrelet ventral qui termine inférieurement et posté-
rieurement le 12° segment. Le tégument de la face ventrale est
couvert par des productions cuticulaires blanches, qui constituent
de véritables lamelles transversales et occupent en rangées varia-
bles en nombre la presque totalité des segments ventraux, à l'excep-
tion des bords postérieurs.
Nous n'avons pas observé ces productions sur la face dorsale des
anneaux. À
2. Champs intermédiaires. — I] n'existe pas de champ intermé-
diaire ventral distinct.
Les bourrelets intermédiaires dorsaux, au contraire, sont bien
développés et s'observent au nombre de sept à partir du bord pos-
mon)
térieur du 4° segment jusqu'au bord antérieur du 11°. L'antérieur
est très petit et à peine indiqué, les suivants sont bien développés
et, comme chez la larve au 3° stade, augmentent de volume jusqu'au
5°, qui est le plus large.
3. Stigmates. — Les deux plaques stigmatiques postérieures se
présentent à l'œil nu sous forme de deux petits points brun noir
qui ressortent vivement sur le fond
blanchâtre de l'air qui les porte.
Ces plaques sont bien différentes
de celles de la larve qui a effectué sa
deuxième mue. Elles sont relativement
beaucoup moins grandes Celles que
nous avons mesurées au micromètre
avaient o""3 de plus grand diamètre et
provenaient d’une larve ayant déjà
7 millimètres de longueur; tandis que
celles d'une larve adulte atteignaient
ns CE 10) F1G. 6. — Plaque stigmatique pos-
Peurtormesventralenrappelle cellemmténeurednnetnedelc
RECD EO : argentatus au 2° stade. Grossie
des plaques épaissies du dernier stade :
F 150 fois.
larvaire.
Au centre de la plaque apparaît un cercle clair entouré d’une
zone plus sombre, autour de laquelle rayonnent un grand nombre
de petites taches blanchâtres irrégulièrement arrondies et disposées
le)
sans ordre apparent.
Montée dans le baume du Canada et examinée sous un fort gros-
sissement, la plaque stigmatique présente la structure reproduite
par le dessin de la figure 6.
Rapproché du bord interne et au niveau d’une légère échancrure
que présente parfois celui-ci, on remarque un orifice entouré d'une
zone claire et occupant le centre d’un anneau de chitine plus
épaisse.
De ce dernier anneau chitineux central partent, vers la périphérie
de la plaque stigmatique, des travées chitineuses qui se ramifient
et s'anastomosent. Entre ces ramifications sont creusés un grand
nombre d'orifices irréguliers qui correspondent aux taches blan-
châtres qu’on observe sur la plaque à sa face externe.
— 380 —
Perpendiculairement à la légère échancrure que montre le bord
interne de la plaque, aboutit une bande chitineuse rectiligne mieux
développée, qui rejoint en dedans l'anneau chitineux central.
La structure générale criblée de la plaque stigmatique reproduit
donc déjà celle qu'on trouve chez les larves du 3° stade; mais les
orifices percés dans la plaque sont plus grands et moins nombreux.
Nous trouvons ainsi déjà, au 2° stade larvaire, la disposition que
nous avons signalée au 3° stade, que le pseudo-stigmate est renfermé
complètement dans la plaque stigmatique.
4. Segment céphalique. — Il est déjà muni, au 2° stade, des deux
crochets buccaux; mais les proéminences latérales qui représentent
les bourrelets antennaires ne montrent pas de points ocellaires
visibles.
Si, en nous basant sur les caractères de ces larves, nous cherchons
à déterminer le genre auquel elles appartiennent, nous reconnais-
sons sans difhculté que par leurs stigmates postérieurs elles appar-
tiennent non au genre Æhiënœstrus, mais bien plutôt au genre
Œstrus; à l’état de complet développement, elles se différencient
cependant de ce dernier genre par les caractères de leur spinula-
tion dorsale, et l’on serait en droit de se demander s'il n'y aurait
pas lieu de créer pour elles un nouveau genre d'Œstride. Nous ne
le croyons pas; nous avons signalé en effet que cette spinulation
dorsale n'existe pas chez les exemplaires au sortir de la mue qui
les a amenés au 3° stade et nous savons que la spinulation possède
d'emblée ses caractères génériques. Nous sommes ainsi amenés à
considérer la spinulation dorsale spéciale que nous avons décrite
chez nos larves âgées comme n'ayant qu'une valeur purement spé-
cifique et la spinulation des larves jeunes comme représentant
seule la spinulation générique. Or celle-ci possède tous les carac-
tères de la spinulation du genre Œstrus, et nous n'hésitons pas à
ranger nos larves dans ce dernier genre et à les désigner sous le
nom de (Æsérus aureo-argentatus n. sp.
Zmago.— Nous n'avons pu obtenir jusqu'ici qu'une seule Mouche
femelle; le mâle est donc encore inconnu. Notre exemplaire est
sorti d'une larve qui s'était enfoncée en terre le 11 juin dermier et
donna l'Insecte parfait le 24 juillet suivant.
— 381 —
Œstrus aureo-argentatus n. sp.
Q Couleur générale brun très foncé, relevée de nombreuses taches miroi-
tantes argentées et dorées.
Tête, vue de face, un peu plus large que haute (4mm5 X 4mm). Veux
petits, séparés au sommet de la tête par une large bande frontale, à bords
internes nettement convergents sur la face, parallèles au niveau du ptili-
dium, très légèrement divergents au vertex. Front d'un brun noir très foncé
uniforme, avec quelques rares reflets argentés contre le bord interne des
yeux au niveau du ptilidium. Cette bande frontale est munie en son milieu
d'un large sillon longitudinal peu profond, presque noir, couvert de fines
stries longitudinales confluentes, qui descend en s’élargissant progressive-
ment des ocelles jusqu'au ptilidium. Toute la surface restante de la bande
frontale est fortement rugueuse par suite de la présence d’un petit nombre de
cupules circulaires dispersées, portant chacune au centre une légère papule
d’où sort un court poil noir et entremélées de nombreux sillons irréguliers,
moins profonds, tordus et anastomosés. Ptilidium d’un blanc jaunâtre sale.
Joues (entre le ptilidium et le bord inféro-interne de l'œil) couvertes entiè-
rement d’une pruinosité à reflets argentés. portant en outre une rangée
longitudinale de 4 à 5 papules noires pilifères très espacées. Face (en dessous
des antennes d'un blanc jaunâtre sale, passant par endroits au brun pâle,
sans tubercules ni pubescence, lisse à l'œil nu, très faiblement striée sous la
loupe. Bord externe de l’œil bordé d’une large bande continue, couverte
d’une pruinosité à reflets argentés et portant en outre une rangée de 4 à
5 papules pilifères d’un brun noir; un petit groupe circulaire de 6 à 3
papules noires analogues se trouve en arrière des ocelles et se relie par
quelques papules isolées à la rangée du bord externe de l'œil. La bande
argentée se prolonge encore sur une faible longueur vers le bas, au delà de
l'angle inférieur de l'œil et y porte en outre une légère pilosité jaunâtre.
Nuque (face postérieure de la tête) couverte uniformément d'une pruinosité
à reflets argentés. Au milieu du bord inférieur de la face on voit les palpes
rudimentaires sous la forme de deux gros tubercules noirs. Antennes : les
deux articles basilaires d’un brun jaunâtre très pâle; le dernier article noir,
à soie dorsale d’un jaune cuir.
Thorax : couleur générale d’un brun très foncé, presque noir. Face
dorsale parsemée de très nombreux tubercules noirs, portant chacun un
court poil noir; elle est traversée par cinq bandes longitudinales couvertes
de pruinosité jaune à reflets dorés, trois médianes et deux latérales au-dessus
de la base des aïles; ces cinq bandes miroitantes dorées sont à peu près
équidistantes et séparées par des bandes mates, d’un brun noir, de même
largeur. Sur la surface des bandes dorées, les tubercules pilifères noirs sont
plus gros, moins nombreux et plus espacés que sur les bandes mates inter-
médiaires; en avant de la suture transverse dorsale et de la suture praescu-
— 382 —
tellaire on trouve une zone transversale à pruinosité dorée et à tubercules
plus gros et moins nombreux, analogue aux bandes longitudinales miroïi-
tantes. En avant du scutellum on trouve même quelques taches à reflets
argentés. Bosses de l'épaule couvertes de pruinosité blanche argentée et
d'une fine pilosité brune. Scutellum d’un brun pâle, finement rugueux,
avec des tubercules noirs pilifères, petits et nombreux au bord antérieur,
plus gros et plus espacés au milieu; en arrière sa surface est légèrement
relevée en un rebord semi-circulaire terminal, couvert d’une pruinosité
argentée, d'une série de petites papules noires pilifères sur les côtés et d'une
_paire de gros tubercules à poil noir au milieu. Face ventrale d'un brun
sombre uniforme, sans tubercules, couverte d’une pruinosité à reflets dorés
et argentés, et d’une courte et fine pilosité d’un brun pâle qui remonte sur
les côtés du thorax entre l'épaule et la base de l'aile.
Abdomen d’un brun noir foncé, la coloration foncière complètement
cachée par la pruinosité. Face dorsale couverte d’une pruinosité à reflets
dorés et argentés, produisant des taches chatoyantes brunes, jaunes dorées
et blanches argentées, dont les contours se modifient suivant la position de
l’Insecte. La zone médiane de chaque segment dorsal porte en outre un
certain nombre de tubercules noirs pilifères, qui, très peu nombreux sur le
FiG. 7. — Nervation de l'aile de Œ. aureo-argentatus.
Grossie 10 fois.
premier segment, deviennent plus serrés sur les segments suivants, où l'on
peut même en rencontrer quelques-uns sur les côtés. Vers leur bord posté-
rieur, les segments 3, 4 et 5 portent quelques poils noirs plus longs. Face
ventrale couverte uni‘ormément de pruinosité blanche argentée miroitante
et portant en outre une pilosité jaunâtre peu dense, dont chaque poil sort
d'une très légère papule noire. La faible cupule allongée qui se trouve sur
le milieu de chaque segment ventral est concolore, traversée en son milieu
par une fine bande transversale noire, produite par une série de petits tuber-
cules serrés de cette couleur.
Pattes d’un jaune brunâtre sale à peu près uniforme, un peu plus foncées
vers leur base, à pilosité courte, d’un brun noirâtre. Fémurs, surtout ceux
des pattes postérieures, légèrement renflés dans leur moitié basilaire.
Ailes hyalines, très faiblement enfumées contre la base. Nervures d’un
jaune brunâtre pâle, d’un brun plus foncé vers la base de l'aile. Nervure
costale portant une série de courtes épines noires. Balanciers d’un blanc
sale, à massue tronquée. Cuillerons très grands, d’un jaune pâle. La nervure
transverse antérieure est noire, fortement épaissie et pourvue d’un appendice
qui, près de son extrémité inféro-externe, fait saillie dans la première cellule
marginale postérieure. Celle-ci est fermée à son extrémité par une transverse
apicale coudée bien avant son milieu, de sorte que son tronçon terminal
relevé a plus de trois fois la longueur de son tronçon basal (fig. 7).
Longueur : 12 millimètres.
Le type est déposé au Musée du Congo belge, à Tervueren.
Laboratoire de la Mission scientifique du Katanga.
NOTE SUR LE GENRE CYCLOSOMUS
(COLEOPT. CARABIDÆ)
PAR
le Capitaine DUPUIS (Bruxelles).
Le genre Cyclosomus LATREILLE, de la tribu des 7étragonodé-
rides, est si semblable par le facies aux Orophron que FABRICIUS
les avait réunis dans son genre Sco/ytus. Cette ressemblance est,
d’ailleurs, absolument superficielle.
Les espèces décrites sont très peu nombreuses. Le C. Zexuosus
Fa. (— sufuralis WiEp.) se rencontre du Bengale à Hong-
Kong: le C. dyticoïdes N1ETx. est de Cevlon; le C. w1argtinatus
Morscx. est des Indes orientales.
A Madagascar se trouve le C. r7adecassus Faïrm. Enfin le
continent africain nous a donné le C. Buqueti DEj. (— equestris
Box.), à aire de dispersion très vaste (Nubie, Mozambique, Natal,
Sénégal), le C. Basalis KoLBE (Zambèze) et l'espèce nouvelle
que je vais décrire, le C. Rousseaur avec sa variété deshitutus.
Toutes ces espèces ont sur les élytres des bandes ou taches de
couleur différente de la teinte fondamentale des élytres. Celle-ci
varie du brun foncé au testacé très clair.
Le petit tableau suivant permettra de séparer aisément les
quelques espèces de Cyclosomus connues.
ESPÈCES ASIATIQUES.
a) Corselet brun de poix foncé; élytres brun roussâtre clair.
C. Jlexuosus FABR.
b) Corselet brunâtre clair, à bords latéraux largement testacé pâle;
élytres jaune très clair. C. marginatus MOTSCH.
c) Corselet brun noisette, bordé de clair; élytres plus foncées, brun
marron. C. dyticoïdes NIEIN.
ESPÈCES AFRICAINES.
a) Espèces présentant en dessus des teintes bronzées ou d’un vert métal-
lique sur la tête, le corselet ou les élytres :
d) Outre la bande basilaire élytrale, une bande métallique foncée, post-
médiane, sinueuse. C. Buqueti DEJT.
b') Seulement une bande élytrale basilaire et quelques points post-
. médians foncés. C. basalis KOLB.
a!) Espèces brunâtres et testacées, sans reflets métalliques :
c) Strie scutellaire courte; une tache scutellaire transversale foncée.
C. madecassus FAIRM.
c') Strie scutellaire longue; pas de tache basilaire élytrale foncée :
d) Outre le dessin du disque élytral, une tache foncée subapicale sur
chaque élytre. C. Rousseaui n. Sp.
d') Tache subapicale absente. var. destitutus n. Var.
Cyclosomus Rousseaui nov. spec.
Tête, corselet, écusson, rebord élytral basilaire brun rougeûtre clair; sur
certains exemplaires, les côtés du corselet plus clairs. Élytres d’un jaune
brunâtre, les stries d’un brun assez foncé.
Les élytres portent un dessin brun foncé consistant en taches :
1° Une tache transversale irrégulière, postmédiane, s'étendant sur les
interstries 5 et 6;
2° Immédiatement en dessous, une autre tache sur les intervalles 7 et 8;
3° Plus bas, trois taches disposées en chevron, la supérieure sur le 3°, les
deux inférieures respectivement sur le 2° et sur le 4° intervalles.
— 386 —
Ce système de taches est ordinairement réuni par des lignes foncées
obliques et forme ainsi un dessin transversal en Zigzag.
Une dernière tache apicale occupe l'extrémité des intervalles 4, 5 et 6,
isolée des autres et n’atteignant pas le rebord élytral.
Les antennes sont d’un roux ferrugineux comme le corselet et la tête, le
premier article un peu plus clair. Les palpes sont de la même teinte, ainsi
que les mandibules, celles-ci brun plus foncé à l'extrémité.
Tout le dessous, pattes comprises, est ferrugineux ; les côtés du corselet
plus pâles (les */; terminaux du dernier article des tarses postérieurs sur le
seul exemplaire qui les possède encore sont brun foncé; cela n'existe pas
dans la variété destilutus).
Téte.— Les antennes ont le premier article cylindrique, assez épais, presque
aussi long que les deux suivants réunis; le second est plus court, les articles
suivants décroissant insensiblement jusqu'au dernier, qui est en ovale
allongé, atténué et arrondi à l'extrémité.
Les trois premiers articles sont glabres; les autres pubescents d’un côté,
en dehors, et également mais beaucoup moins en dedans.
Les antennes, comme longueur, dépassent légèrement la base du cor-
selet.
Le labre est transversal, environ deux fois aussi large que haut, réguliè-
rement et faiblement élargi en arrière, échancré en avant en arc de cercle.
Le clypeus est trapézoïdal et porte une petite carène arrondie, d’un brun
foncé, de chaque côté contre la suture postérieure qui le sépare très nette-
ment du front. La tète n'est pas ponctuée (ou plutôt pas visiblement
ponctuée, car tout le corps de l’Insecte, vu au microscope, est couvert d’une
ponctuation extraordinairement fine et dense).
Les yeux sont gros et saillants; leur marge interne se continue en léger
rebord frontal au-dessus de l'insertion antennaire.
Mandibules assez fortes, arquées, peu aiguës au sommet. Palpes maxil-
laires à antépénultième article assez fort et un peu courbé, les deux derniers
subégaux et plus courts, le pénultième conique allongé, le dernier cylindrico-
ovale, tronqué à l'extrémité.
Palpes labiaux plus grèles, à dermier article également tronqué à l’extré-
mité.
Ligule élargie en avant, en triangle renversé, portant deux longues soies;
paraglosses arrondis à l'extrémité.
Menton échancré; dent médiane large, à côtés convergents, à sommet
légèrement émarginé. Suture du menton élevée en légère carène.
Prothorax. — Plus de deux fois aussi large que haut, fortement échancré
en avant; angles antérieurs aigus, enchâssant la tête, dont ils s’écartent un
peu, jusqu’à la hauteur du milieu des yeux.
Côtés du corselet régulièrement arrondis d'avant en arrière; base du
corselet notablement plus large que l'avant. Comme sculpture, une ligne
longitudinale médiane enfoncée, une fossette de chaque côté à égale dis-
tance des côtés et de la ligne médiane, des stries enfoncées le long de la
région suprascutellaire et, sur les bords latéraux, quelques gros points
malléolés.
Dessous à bords latéraux largement étalés, aplatis, concaves; le proster-
num convexe, allongé en arrière en fer de lance à milieu convexe, à côtés
creusés et relevés en gouttière. Hanches antérieures globuleuses, écartées
par la partie la moins large du prosternum.
Mésosternum concave, enfoncé entre le métasternum et la pointe du
prosternum. Hanches moyennes globuleuses.
Métasternum en plaque transversale large, à pointe médiane obtuse en
avant, à côtés échancrés en arc de cercle vers l'arrière, remontant latéra-
lement jusqu'à la hauteur de la pointe, puis descendant en courbe vers les
côtés du corps; bord postérieur presque droit, transversal, sauf au milieu où
il s’'avance à angle aigu vers l'arrière. Une ligne longitudinale médiane
enfoncée, n’atteignant pas les extrémités et croisée vers l'arrière par une fine
ligne transverse.
Hanches postérieures épaisses, anguleuses, à face supérieure en croissant
à extrémité arrondie d’un côté (vers le milieu du corps), l’autre très allongée
et effilée (vers les côtés).
De longs poils clairs et rares se trouvent sur le prosternum, les hanches et
l'abdomen, surtout latéralement sur ce dernier.
Pattes antérieures. — Cuisses épaisses, plus ou moins trigones, un peu
recourbées au bout, à cils raides et assez longs.
Tibia en triangle allongé, à condyle globuleux, à deux éperons, l’un
au-dessus de l’échancrure, l’autre à l'extrémité, qui est obliquement pro-
longée en dehors.
Arètes du tibia spinuleuses.
Tarses caractéristiques des Cyclosomus, à premiers articles aplatis, le
premier plus grand et excessivement prolongé vers le dehors, le dernier
long et grêle.
Pattes moyennes. — Fémurs ciliés, rectangulaires, à une extrémité
arrondie. Tibias à deux éperons, l’un plus long.
Tarses diminuant de longueur, sauf le dernier des articles, qui est aussi
long que les deux précédents. Ongles longs.
Pattes postérieures. — Trochanters volumineux, en ovale très allongé,
plus grands que la moitié du fémur et portant quelques cils raides.
Fémurs épais, en massue, ciliés, à extrémité amincie et un peu recourbée.
Tibias plus longs que les fémurs, spinuleux sur les arêtes. L'un des deux
éperons, très long, est plus de deux fois aussi long que l’autre. Les éperons
sont finement dentés en scie.
Le premier article des tarses est très long, égal aux quatre suivants réunis;
ceux-ci vont en diminuant jusqu’au dernier, qui est un peu plus long.
388 —
Les ongles sont longs.
Tous les tarses portent, vers le dessous, d'assez longues soies spinuleuses.
Elvtres. — La partie visible de l’écusson est en triangle aplati, large et
peu haut, à côtés légèrement bisinués.
Base de l’élytre rebordée, rebord assez large, sinueux, se terminant à la
striole préscutellaire qui est longue, arquée, ponctuée.
Les élytres présentent neufstries, ponctuées, les points formés parfois de
petits plis enfoncés transversaux.
La strie suturale, parallèle à la suture, s'en écarte vers le haut pour se
joindre à la 2° strie.
Les 2°, 3°, 4°, 5° intervalles, plus ou moins sinueux, sont plus larges vers le
haut. Le 6° l’est encore beaucoup plus, autant que les deux précédents réumis.
Vers le bas, la 1"° strie rejoint ordinairement la 2°, la 3° rejoint la 4°,
la 5° rejoint la 6° à des hauteurs de plus en plus grandes par rapport au
sommet de l’élytre. Les stries suivantes s’infléchissent sous les autres pour
atteindre ce sommet.
Les extrémités des deux élytres sont légèrement écartées l’une de l’autre.
Les élytres sont bordés de longs cils espacés, étalés.
Je dédie cette espèce à mon ami le D' E. Rousseau, dans la
collection duquel elle se trouvait. Elle provient du Congo et a été
récoltée par le commandant HENNEBERT. La localité n'est pas
précisée.
La variété destitutus ne présente que les différences indiquées
plus haut. Les spécimens sont étiquetés : Haut-Ogoué et Lualaba.
Les dimensions sont les suivantes :
Longueur : 8 ‘/, millimètres. Élytres : 5 millimètres.
Largeur : 5 millimètres.
RHOPALOCÈRES
RECUEILLIS DANS LE HAUT-ITURI PAR LE D' BAYER
PAR
le D' H. SCHOUTEDEN
(Musée du Congo belge, Tervueren).
Au cours d’un voyage de chasse dans l'Afrique orientale et
centrale anglaise, mon ami M. le D' BAYER fit une rapide excur-
sion dans le nord du district de Stanleyville du Congo, et
notamment dans le Haut-Ituri, entre Fort-Portal, Kwesi et Kilo.
Au cours de cette excursion, M. BAYER recueillit une petite
collection d'Insectes qu'il a bien voulu offrir au Musée du Congo
belge et qui est fort intéressante, la région où elle a été formée
étant encore bien peu connue au point de vue entomologique.
Parmi les Lépidoptères Rhopalocères qu’elle comprend, il se
trouve un bon nombre d'espèces qui n'étaient pas encore
représentées dans nos collections congolaises, et plusieurs même
n'avaient pas encore été signalées du territoire du Congo
belge. Bien que la collection ne soit pas très grande, j'ai donc
pensé qu'il était intéressant de donner ici la liste des espèces
(Lycænides exceptés) qu'elle renferme. J'y ai joint l'indication de
quelques espèces recueillies par M. BAYER dans la région voisine
de l'Uganda.
26
Les diverses localités d'où proviennent ces Lépidoptères sont
les suivantes : Msisi, III-1011; Toro Forest, fin III; Semliki, 8 et
9-IV ; Kwesi, 10-IV; Bilinyama, 12-IV ; Kamango, 13-IV; Kilo,
15 à 19-IV ; Tale, 20-IV.
Dans la liste qui suit, je donne simplement l'indication des
localités de capture, renvoyant pour les dates aux notes ci-dessus.
FATILLE DANAIDIDÆ:.
1. — Danaida chrysippus L. : Semliki, Kilo et Msisi.
Ia. — À). chrysippus var. alcippus Cr. : Semliki et Kilo.
[e]
. — D. limniace var. petiverana D. et H.
. — D. mercedonia KaRrsce : Külo.
[#2]
Cette superbe espèce n'avait pas encore été signalée du Congo
belge. Elle n’était connue que de l'Afrique orientale allemande et
de l'Uganda (et Toro).
4. — Am. damocles BEAUV. : Toro Forest.
5. — Amauris hecate BurL. : Külo.
Se trouve dans la grande forêt westafricaine de Sierra-Leone, au
Congo et à l'Uganda.
6. — Am. Facksont E. Su. : Kilo.
Non encore signalé du Congo belge. N'était connu que de
l’Abyssinie, de l'Afrique orientale et de l'Uganda.
FATIILLE SATYRIDÆ.
1. — Melanitis leda fulvescens Aur. : Toro Forest.
2. — Mycalesis phalanthus STauD. : Semliki.
. — M. mandanes HEw. : Tale.
[e2)
4. — M. mollitia Karscux : Kiülo.
5. — M. ? angulosa Burt. : Msist.
FAMILLE ACRÆIDÆ.
. — Acræa humilis E. Su. : Kilo.
ee
Cette rare espèce n’était encore connue que de l’Uganda.
LS]
. — A. admatha var. leucographa Ris. : Msisi.
Un unique exemplaire, très frais, de ce bel Acræa, que je
rapporte à la var. /eucographa, bien que seul le champ Îc des ailes
postérieures porte une tache blanche, fort marquée, et qui se
continue indistinctement sur le champ 2. De la var. /eucographa
typique, le Musée du Congo possède deux spécimens recueillis,
dans la région de Sassa, par le commandant COLMANT.
3. — À. asboloplintha Karscx : Toro Forest.
4. — À. getes L. : Kwesi.
5. — À. perenna D. et H. : Kilo.
6. — A. terpsichore L. : Semliki.
7. — À. vinidia HEw.: Kiülo.
8. — A. bonasia FABr.: Kilo.
9. — À. viviana Sraubp.: Kiüle.
Le Musée ne possédait cette espèce, décrite du Congo, que de
la région de Sassa (Cormanr). Cette nouvelle localité est, Je pense,
la plus orientale d'où l’'Insecte soit connu.
Fe 00 ep
10. — À. rowena ELTRINGHAM 1913: Bilinyama.
Cettenouvelle espèce du groupe softkensis-praeponina-supponina
n'est représentée dans la collection du D' BAYER que par un
unique exemplaire. Au-dessus, les bandes de la cellule de l'aile
antérieure sont rouges, la bande postérieure de
l’aile est d'un rouge orange, la bande subapicale
jaune. À l'aile postérieure, la bande est d'un
rouge orange en avant, jusquà la nervure 4;
en arrière, elle est jaune jusquà la nervure 3,
mais avec suflusion de rouge dans la partie distale
F1G. 1. = deræ Qu Champ 2; dans le champ 3, la coloration est
rowena ELTR. transitoire.
11. — À. pharsalus WarD: Tale, Kilo.
12. — À. encedon var. alcipporides AUr.: Tale.
13. — À. l/ycoa Gop.: Bilinyama, Külo.
14. — À. 1odutta FABR.: Bilinyama.
FATNILLE NYMPHALIDÆ.
1. — Afella phalantha Dr.: Toro Forest, Kamango, Kilo, Tale.
[ee]
. — Precis orithya var. madagascariensis GUEN.: Kwesi, Sem-
liki, Msisi.
. — Py. Westermanni WesTw.: Toro Forest, Tale.
(®S)
4. — Pr. sophia FaBr.: Kilo, Tore Forest.
5. — Pr. leodice Cr.: Msisi.
6. — Pr. terea Dr.: Tale.
7. — Pr. stygia Aur.: Kilo, Tale.
8. — Salamis temora FEeLp.: Kilo.
9. — Æypolimnas misippus L.: Semliki.
03000
10. — À. dinarcha HEw.: Semliki.
11. — 77. salmacis Dr. : Msisi et Semliki.
12. — Kallima rumia D. et H.: Bilinyama, Tale.
13. — Æurytela hiarbas Dr.: Toro Forest.
14. — Ærgolis enotrea Cr.: Tale.
15. — Ærg. ? achsanes HEw.: Bilinyama.
16. — Biblia ilythyia Dr.: Semliki.
Cette espèce n'avait pas encore été signalée du Congo belge, où
l’on trouve assez communément le P. güézrus.
17. — Crenis occidentalium MA8.: Kamango.
18. — Cr. natalensis Bois». : Kamango, Tale.
19. — MVeptis melicerta DR.: Kilo.
20. — N. agatha SToLL : Msisi.
21. — Pseudacræa lucretia Cr.: Toro Forest.
22. — Catuna angustata FErp.: Kilo.
23. — Hamanumida dædalus FABr.: Kwesi.
24. — Euphedra medon L.: Tale.
25. — E. spatiosa Mas8.: Bilinyama.
26. — Euryphene rubricostata AUr.: Kilo
Cette espèce fut d'abord décrite de Bena-Bendi sur le Sankuru.
Le Musée la possède aussi de la région de Sassa (CoLmanr) et du
Lac Albert (MONHONVAL).
27. — Eur. Wilverthi Aur., variété: Kilo.
28. — Eur. iturina Karscx: Kilo, Tale.
Connue de l'Ubanghi et de l’Ituri.
220
29. — Diestogyna ? albopunctata Aur.: Tale.
Ce n’est qu'avec doute que je rapporte à a/bopunctata le spéci-
men rapporté par le D' Bayer.
30. — Cymothoe theobene D. et H.: Msisi, Tale.
31. — C. Butleri GRüNS. var. dubia n. var.
En 1908, M. GRüNBERG a décrit et figuré sous le nom de PBur-
leri un Cymothoe qui répond bien à cinq spécimens, 46‘et19,
que j'ai sous les yeux et que M. BAYER a capturés sur la Msisi
et à Kwesi, tandis que les types de M. GRüNBERG provenaient de
l'Uganda et de Mukenge. Cependant d'après cet auteur la colo-
ration foncière du dessus est celle de /urida, alors que celle de
mes spécimens mâles est celle de Co/manti, qui est toutefois plus
grand, avec les points blancs marginaux bien nets (et non indis-
tincts) et le dessous différent. Je donne à cette forme le nom de
dubia.
31a. — C. sassiana n. sp.
Je mentionnerai également ici un spéci-
men mâle recueilli par le commandant Cot-
MANT dans la région de Sassa et que je n'ai
pas signalé dans la liste que j'ai publiée de
ses Rhopalocères.Ce spécimen se rapproche
beaucoup de cycladina Grüns. tel que le
décrit et figure M. GRüNBERG, mais à l'aile
postérieure c’est à peine si l’on devine une
traînée d’écailles marquant l'emplacement
de la ligne noire que porte cyc/adina; en
outre, il y a une macule noire à la base de
cette aile, contre la nervure précostale, et
er eh 4S#%# eux taches noires ou noirâtres dans le
(Dessous.) champ 7, qu’elles coupent, formant comme
des débuts de bandes, l’interne plus noire. En dessous, les
dessins de la base du champ 2 de l’aile antérieure sont envahis par
une coloration brun noirâtre; en outre la ligne qui coupe les deux
Tan 0S Mer
ailes chez cycladina est remplacée par une bande étroite brun
noirâtre allant en se dégradant latéralement. Je crois devoir
séparer ce Cymothoe du C. cycladina et je l'ai appelé C. sassiana.
Le C. cyclades offre à l’aile postérieure une bande noire, coupée
en taches en avant, qui fait songer aux taches que j'ai signalée
chez sassiana. Mais cette espèce, dont le Musée du Congo
possède une série d'exemplaires mâles et femelles recueillis à
Stanleyville par M. VERMEULEN et dans la région de Sassa par
M. CoLManT. est certes différente.
32. — C, herminia Su. : Kilo.
33. — C. coccinata HEw.: Kilo.
34. — C. sangaris Gop.: Tale.
35. — Charaxes etheocles CR. : Semliki.
36. — Ch. paphianus WARD: Tale.
37. — Ch. eupale Dr.: Bilinyama.
A la liste des Lépidoptères recueillis dans la région de Sassa
par M. CoLManT Jj'ajouterai encore le Charaxes Kahldeni How.
et DEw., que RorscxiLp et JoRDAN ont déjà signalé du Congo
belge.
FATILLE PIERIDÆ.
1. — Pseudopontia paradoxa Fervp.: Kilo, Msisi.
(B)
. — Leptosia alcesta Cr.: Msisi.
. — Appias sabina FELb.: Tale.
3
4. — Pieris mesentina CR.: Semliki.
Un mâle et deux femelles dont l’une a le dessus à peu près
complètement envahi par la coloration noire.
5. — P. calypso Dr.: Tale.
6
— É —
. — Teracolus aurigineus Burz.: Semliki.
N'était connu que de la région s'étendant du Nyassaland au
So
O0
9
I1O
II
II
maliland et à l’enclave de Lado à l’ouest.
. — T. sp.: Toro Forest.
. — T. omphale Gov.: Toro Forest.
. — ÆErontia pharis BoïsD.: Bilinyama, Kïlo, Msisi.
. — Er. thalasssina Boiïs»p.: Kilo, Msisi.
. — Terias brenda LD. et H.: Kwesi, Kilo, Msisi.
a.— 7. brenda var. maculata : Kilo.
. — T. Desjardins Marshall Buri.: Msisi.
. — ZT. brigitta zoë HoPpr.: Msisi.
FAMILLE PAPILIONIDÆ.
. — Papilio dar danus BRrowN: Tale. — © kippocoon F. : Msis:.
. — P. cynorta Fagr.: Msisi.
. — P. menestheus Lormiert Disr.: Msisi.
. — P. phorcas Cr.: Msisi.
. — P. sosia R. et J.: Bilinyama, Kilo, Msisi.
. — P. demodocus Esp. : Semliki.
LES DÉCOUVERTES
DE
SAURTENSSROSSIEESAGICANNESOUES
DANS
L'AFRIQUE ORIENTALE ALLEMANDE (1909-1912)
PAR
le D' Hans RECK
(Institut géologique de l’Université de Berlin).
Il y a trois ans, M. le Prof D' BrancaA, Directeur de l’Institut
et du Musée géologique et paléontologique de Berlin, apprit la
découverte d’ossements fossiles gigantesques dans l'Afrique orien-
tale allemande, aux environs de Lindi.
Deux membres de l'Institut, MM. les D W. JANENSCH et
HENNIG, reçurent mission de recueillir ces ossements pour le
Musée de Berlin. Grâce à diverses associations scientifiques, grâce
surtout à l'intervention de quelques particuliers généreux qui
prirent un grand intérêt à cette expédition, il fut possible de réunir
les fonds nécessaires pour entreprendre les fouilles.
L'abondance et l'intérêt des découvertes que l’on fit, l'excellente
conservation des spécimens dépassèrent toute espérance, et, grâce
aux généreux bienfaiteurs dont nous venons de parler, il fut pos-
sible de continuer les recherches durant une deuxième, puis une
troisième année.
Mais même à la fin de cette troisième année, les fouilles étaient
loin d'être terminées. L'expédition ayant presque épuisé les res-
sources mises à sa disposition (plus de 180,000 Mark avaient déjà
été dépensés), le Gouvernement prussien s'intéressa directement
aux recherches et alloua 50,000 Mark pour couvrir les frais de
l'exploitation définitive du gisement.
C'est avec cette somme que nous préparons la quatrième année
d'activité de l'exploitation. Dès la saison des pluies passée, les
travaux seront repris dans l'Afrique orientale. La nouvelle expé-
dition, qui quittera l’Europe en mars, est placée sous la direction
de l’auteur de ces lignes.
Le succès scientifique des fouilles faites en Afrique est énorme.
Elles nous ont non seulement fait découvrir en Afrique une faune
encore inconnue, mais surtout elles nous ont fait connaître des
formes dont l'existence était tout à fait insoupçonnée.
Ces animaux que nos ouvriers noirs dégagent aujourd'hui ont
vécu, il y a des millions d'années, dans le Crétacé inférieur.
En Amérique, on a exhumé des restes d'animaux analogues à
ceux que nous retrouvons en Afrique, et probablement originaires
de la même période géologique.
C'étaient des Reptiles, de grands Lézards, à cou très allongé,
tête fort petite et queue mesurant plusieurs mètres de longueur.
Souvent leur corps était couvert d'écailles et d’épines aiguës.
Les plus grands de ces fossiles américains, découverts il y a
déjà longtemps, atteignaient une longueur de 30 mètres. Or les
squelettes africains dépassent de loin en grandeur ceux que l’on
a découverts en Amérique. La dimension de leurs ossements com-
parée à celle des mêmes parties des Sauriens américains montre
qu'ils devaient atteindre une taille double!
C'est ainsi que le 2rzplodocus comptait jusqu'ici pour l’une des
formes les plus gigantesques. Or, son humérus avait une longueur
de 95 centimètres, tandis que les plus grands humérus de nos spé-
cimens africains mesurent jusqu'à 2"15! De même on a trouvé au
Tendaguru une série de vertèbres cervicales mesurant de 1 mètre à
120 de longueur; de même encore des parties de colonnes verté-
brales plus ou moins cohérentes de 8 à 15 mètres de long. Et de
fragments de colonnes vertébrales trouvés, il résulte à toute évi-
FO)
dence que les individus dont ils proviennent étaient plus grands
encore!
On a déterré des côtes mesurant 15 centimètres de largeur et
2"50 de longueur; de même une paire d'omoplates hautes de plus
de 2 mètres.
Quelques animaux de moindre taille avaient la peau aussi épaisse
que celle des Armadilles, armée d’aiguillons puissants. De ceux-ci
on a trouvé une série d'exemplaires dont le plus grand mesure plus
de 1 mètre de long. Les têtes de tous ces animaux sont toujours
petites.
La masse et le poids des ossements recueillis sont vraiment
étonnants. L'expédition a découvert des Dinosauriens, des Stégo-
sauriens, des Iguanodontides, des Ptérosauriens, et autres Reptiles,
sans parler de la faune d'animaux invertébrés des différentes for-
mations géologiques.
Le campement de l'expédition se trouve au pied du mont Ten-
daguru, à l’ouest de Lindi (de quatre à cinq journées de marche),
d'où le nom donné à la mission : « Tendaguru-Expedition ».
Durant la première année de fouilles on a occupé à celles-ci
d’abord 100, puis 200 ouvriers nègres, qui se montrent très adroits
et lestes et s’habituent vite à cette occupation nouvelle.
Ces premières recherches donnèrent 500 charges d'ossements
fossiles qui furent portées à Lindi, où se fit l'emballage des
22,000 kilogrammes envoyés à Berlin, en 108 grandes caisses.
Au début, la récolte des ossements se fit fort aisément, les osse-
ments se trouvant à la surface même du sol, où il sufhsait de les
enlever. Mais, naturellement, ces exemplaires n'étaient pas en bon
état de conservation en général. Lorsqu'on se mit à creuser, les
ossements recueillis se montrèrent en excellente conservation.
La deuxième année, on augmenta considérablement le nombre
des ouvriers noirs, car l'exploration des gisements primitifs néces-
sita le déplacement de grandes masses de terre, et le champ
d'activité s’élargit également. En 1910, on expédia 1,500 charges.
La troisième année, les recherches reçurent un nouveau déve-
loppement, et cette année 1911don na 2,500 charges d'ossements
fossiles portées à la côte.
— 400 —
Jusqu'à présent 150,000 kilos de matériaux fossiles ont été
envoyés à Lindi et emballés en 850 grandes caisses. La plupart
d'entre elles sont déjà arrivées, en excellente condition, au Musée
géologique de Berlin.
Ici s'ouvre une ère d'activité nouvelle. Il s’agit de déballer et
de préparer avec soin les ossements, de les réunir, de monter les
squelettes. Trois préparateurs sont à l'ouvrage de façon ininter-
rompue, et malgré cela il s'écoulera des années avant que les
dernières pièces soient débarrassées de la pierre et de la gangue
plâtrée qui les englobent.
Entretemps les recherches se poursuivent sans relâche dans les
terres africaines brûlées par le soleil et elles continueront à nous
apporter les chroniques pétrifiées et les restes d'animaux antiques
que ces terres récèlent.
Il serait d'une grande importance pour la science, et spéciale-
ment pour le développement de nos connaissances sur la faune
africaine fossile, que dans d’autres colonies encore du vaste conti-
nent noir on recherche également ces documents cachés et que
l'on arrache à la terre ces trésors si précieux pour les progrès des
sciences paléontologiques.
N. B. — En ce qui concerne plus spécialement le Congo, le Musée de Tervueren rece-
wrait ayec reconnaissance tous les matériaux fossiles tels que Reptiles. Poissons Mol-
lusques, etc, qu'on voudrait bien lui faire parvenir. De même il serait très heureux de
recevoir éventuellement des indications sur l'existence, en des points bien déterminés, de
gisements de fossiles toujours intéressants. Dr H. SCHOUTEDEN.
NOTES
SUR QUELQUES NÉVROPTÈÉRES
D'AFRIQUE
PAR LE
R. P. Longin NAVAS, S. J.
re)
Famiice EPHEMERIDÆ.
I. — Polymitarcys Savignyi Ear.
Congo belge, Stanley Falls, 1* février 1905; Kwamouth,
1° février 1906, WAELBROECK. Deux échantillons au Musée du
Congo.
2. — Ephemera Schoutedeni Nav., Ann. Soc. scientif. de
Bruxelles, 1911, p.222, fig. 3.
Il faut ajouter à la description :
g' subimago. Ala anterior areis costali et subcostali levissime fusco tinctis.
Cerci longi, articulo 2° longiore. Lamina subgenitalis biloba.
Tam (@)
>»
Longit. corp. È
» AlaAnte Er ER ENENIT MNUEELRETE
» D'DOSUERS 5 oo et bte Le 6 »
() Voir Rev. Zoo. Af., I, pp. 230 (1911).
(2) Par erreur typographique on a imprimé (1. c.) 26 mm. pour la longueur de la ©, au
lieu de 16.
3. — Povilla gen. nov.
Similis Camnpsuro.
Pedes debiles, parum evoluti.
Abdomen forte, crassum, cercis tribus, medio breviore.
Alæ dense reticulatæ, multis venis venulisque.
Ala anterior (fig. 1) grandis, subtriangularis, vena subcostali bene evoluta:
sectore radii (4 EATON) multis ramis; procubito (6 EAT.) duobus ramis;
cubito (7 EAT.) cum postcubito (8)
et axillaribus basi conjuncto; uno
ramo cubiti et postcubiti; alis
duabus venis interjectis inter post-
cubitum et axillarem primam (0!
EAT.). Venulæ copiosæ, rectæ.
Ala posterior multo minor, mar-
gine costali ad basim in lobum-
rotundatum prominente; reticula-
tione densa.
HR a : ee NAY: Le type du genre est l'espèce
décrite ci-dessous.
Il est très voisin (ou identique) au genre non décrit par EATON
et figuré sur sa planche VI, figure 8'5. Il en diffère par le nombre
des cerci et la forme de la réticulation à l'espace postérieur de
l’aile antérieure. |
Povilla adusta sp. nov. (fig. 1).
Fusco-violacea.
Caput oculis nigris.
Thorax pallidior, lævis. Prothorax transversus.
Abdomen sordide fusco-violaceum, obscurum. Cerci tres, corpore multo
breviores, medio lateralibus dimidio breviore, albidi.
Alæ hyalinæ, immaculatæ, reticulatione densa, fusco-violacea; areis costali
et subcostali leviter fusco-violaceo tinctis. .
In ala anteriore (fig. 1) sector radii pluribus ramis successivis, ultimo
ramoso. Procubitus duobus ramis longis indivisis. Cubitus uno ramo alium
ramum emittente. Postcubitus basi parum curvatus, inter ipsum et axillarem
primam 3 venis interjectis, quarum prima a postcubito emissa. Axillares
d
fortes, pluribus venulis conjunctis.
Longit. corp. Q CR RO EE Rte LT ARIANE
SALAIRES MEME NT ET SE D
OR
» » poster.
Patrie : Congo belge, Lalongo, 18 octobre 1905, WAELBROECK
(Musée du Congo).
Famiire PERLIDÆ.
IL — Octhopetina camerunensis ENDERL., Stett. entomol.
PE ROOO D 40 2 Net227:
Un échantillon ©‘ que je rapporte à cette espèce.
La description originale étant
basée sur la ©, il faudra ajouter
les particularités de l’autre sexe.
gd. Apex abdominis testaceus, sive
ochraceus, obscurior quam reliquum
abdominis; 7° tergito postice in den-
tem acutum producto, 10° valde emar-
ginato, marginibus incrassatis.
Pedes fortes, longi, femoribus com-
pressis, tibiis dilatatis, compressis.
Ala anterior purpureo iridea, mem- FIG. 2. — Octhopetina camerunensis Œ
brana leviter ochraceo-fusco tincta. ENDERL. Ailes de gauche.
Ala posterior flavo et viridi iridea, pallida.
ÉONPAACOND NON ST ET me
DR RANCE ET EN PR INOEET ONCE
» D PEE : 50 à 0 6 © à 1 »
Patrie : Congo belge, Kitobola, 1911, D' Rovere (Musée du
Congo).
FamizzE ASCALAPHID Æ.
1. — Helicomitus festivus Rams.
Kibombo, 6 novembre 1910, D' BEQUAERT.
Espèce très répandue en Afrique; je la crois nouvelle pour le
Congo belge.
2. — Dicolpus volucris GERST.
Un 6‘, Nyangwe, 10 décembre 1910, D’ BEQUAERT.
Connu du Congo français, Nigritie, Libérie, etc., inconnu aupa-
ravant du Congo belge.
3. — Allocormodes intractabilis WaLkeRr.
Kas=Kondué EU Une
4. — Suphalacsa Haullevillei sp. n. (pl. XXI, fig. 1).
Caput thorace multo latius, facie testaceo-flava, mandibulis nigris, palpis
testaceis, vertice et occipite fusco-rufis, fusco-rufo pilosis; antennis ferru-
gineis, ad */; longitudinis alæ anterioris pertingentibus, clava fusca, dilatata,
apice obtusa, subtruncata ; oculis fusco-rufis, divisionibus subæqualibus.
Thorax superne fuscus, ferrugineo variegatus, pilis griseis; mesonoto
antice in duos tuberculos elevato ; inferne flavo pallidus, albo pilosus.
Abdomen fuscum, superne singulis segmentis macula testacea vaga insi-
gnitis.
Pedes testaceo-pallidi, tibiis inferne fuscis ; calcaribus fuscis, anterioribus
primum tarsorum articulum longe superantibus, secundum subæquantibus;
tarsis testaceis, articulis apice fuscis, pilis fuscis densis; unguibus fuscis.
Alæ hyalinæ, area subcostali in tertio apicali levissime flavo tincta; reti-
culatione fusco-ferruginea ; longæ, apice subrotundatæ; stigmate fusco rufo,
altiore quam latiore, in ala anteriore subtriangulari, tres cellulas haud
implente.
Ala anterior area apicali triareolata; 8 venulis radialibus internis, seu ante
sectorem; 4 cubitalibus internis seu ante ramum obliquum ; margine interno
rotundato, prominulo, vena ipsa in margine incrassata.
Ala posterior brevior, angustior, area apicali bi-, ad medium triareolata;
area radiali 6 venulis internis, area cubitali 5 venulis ante ramum obliquum.
Longit. corp. Q PCT I SET
D'RMSAPANTETTENANEAECNT A TENEE NE EEE 0 SRE)
» DD oo di où atout, 5
» antenn. : 29 Ÿ
D NA DA MANN ENTRANTS 2 ES
Patrie : Congo belge : Dima, 14 septembre 1908, A. KOILER
(Musée du Congo).
Je me fais un plaisir de dédier cette espèce à M. le baron DE
HAULLEVILLE, directeur du Musée du Congo belge.
4. — Suphalacsa subcostalis sp. nov. (pl. XXI, fig. 3).
Similis S. Æaulleviller.
Caput cum oculis thorace multo latius; facie testacea, ad medium flaves-
cente, fulvo pilosa; palpis flavidis; vertice rufo, pilis fulvis : oculis grandibus,
globosis, rufis; antennis ferrugineis, ultra ‘/; longitudinis alæ anterioris
extensis, clava pyriformi, superne fuscescente, inferne rufescente.
Thorax griseo pilosus, superne fuscus, rufo varius, inferne rufus.
Abdomen fuscum, superne flavido tinctum.
Alæ longæ, membrana levissime flavo tincta, area subcostali tota, costali
juxta subcostalem in medio apicali densius ; stigmate rufo-fusco, tres cellulas
implente, 3-5 venulis comprehenso.
Ala anterior area apicali triareolata; area radiali lata, o venulis ante
sectorem, area cubitali 4 venulis internis ; angulo interno rotundato obtuso,
vix prominulo, vena haud incrassata.
Ala posterior area apicali bi-, ad medium triareolata; area radiali lata,
5 venulis radialibus et cubitalibus internis.
Pedes testaceo-pallidi, calcaribus fuscis, duos primos tarsorum articulos
subæquantibus ; articulis tarsorum vix fusco annulatis apice; unguibus
nigTis.
Longit. corp. Q ()
> : AL AM 6 loto of lae ba HB8 im
» DDOSUE Tee EE ME TR ONDES
» antenn. 22100)
Patrie : Congo belge, Dima, 23 septembre 1908, A. KoLLER
(Musée du Congo).
Famiize MYRMELEONIDÆ.
1. — Mossa externa Nav., Revue Zool. africaine, I, 1971,
p243 ie 00e
Congo belge, Bukama, 18 avril 1911 (D' BEouarr).
(:) Une partie de l’abdomen manque.
— 406 —
2. — Myrmeleon obscurus RAMB.
Congo belge : Bukama, 21 mars 1911, D' BEQUAERT; Kibombo,
6 novembre 1910, D' BEQuAERT. Ce sont de nouvelles localités
congolaises de cette espèce africaine à aire de dispersion très
étendue.
3. — Hagenomryia tristis Warx.
Kongolo, 9 février 1911, D' BEQUAERT.
Dans ma note antérieure, j'avais cité cette espèce sous le nom
de Welees tristis, en faisant remarquer que le genre nouveau Velees,
dont #istrs était le type, devait se publier dans la revue portugaise
« Broteria » (« Revue Zool. africaine », 1911, p. 244, en note),
dont la publication a été interrompue par la révolution du Portu-
gal. Mais en même temps M. Banks a créé le genre Zagenomy1ia
(« Ann. of the Entom. Soc. of America », 1911, p. 8), en prenant
pour type la même espèce.
A ce même genre il faut rapporter l'espèce suivante.
4. — Hagenomyia [Iyncea Fagr.
Cité dans ma première note sous le nom générique de Welees.
5. — Creagris nubifer KOLBE.
Cité dans ma note antérieure comme synonyme de Creagris afri-
canus RamB. C'est M. VAN DER WEELE qui a établi cette syno-
nymie (« Bull. scientif. de la France et de la Belgique », 1907,
p- 293), et je l’ai suivi. Ayant eu postérieurement l'occasion de
voir le vrai africanus RAMB., je suis persuadé que M. VAN DER
WEELE s'était trompé en établissant la dite synonymie. M. Banks
admet aussi la validité de l'espèce zwbrfer (« Ann. of the Entom.
Soc. of. America >», I0IL, p.14):
5. — Creagris latens Nav. (« Rev. Zool. Africaine », 1911,
De 240) NE 7)
Congo : Léopoldville, 18 septembre 1910, D' BEquaERT; Kito-
bola, 1911, D' ROVERE.
6. — Macroleon polyzonus GErsr. (Myr/»eleon polyzonus
GERSTAECKER, « Mitt. naturw. Neu-Vorpomm. », 1885, p. 21).
Pour Van DER WEELE (« Bull. scient. de la France et de la
Belgique », 1907, p. 273), il est synonyme de 5-waculatus Ha.
Je pense pourtant qu'on peut conserver le po/yzonus comme
espèce distincte du 5-»aculatus HaG. ou du moins comme
variété
Les différences de coloration sont assez remarquables, particu-
lièrement en ce qui concerne le prothorax, qui n'offre pas les cinq
taches caractéristiques; l'abdomen très nettement annelé de brun
et de fauve ferrugineux, les ailes plus rougeûtres, le stigma moins
blanc, un peu rougeûtre, plus petit, etc.
En outre la réticulation des ailes est plus serrée; il y a plus de
vénules en gradins au champ costal avant le stigma (8-10 au lieu de
2-3); également au champ radial, avant le secteur, il y a plus de
vénules (11 au lieu de 8) au champ cubital (5 au lieu de 2). Au
contraire, au champ post-cubital ou postérieur, il y a moins de
vénules en gradins (3-4 au lieu de 5).
Congo belge : Busira, 23 octobre 1905, WAELBROECK.
7. — Formicaleo recurvus sp. nov. (fig 3).
Similis #. Persephonæ BANKS.
Fuscus, fulvo maculatus. :
Caput facie fulvo-straminea, fascia trans-
versa ante antennas nigra, palpis fulvo-
stramineis, articulo ultimo labialium fusifor-
mi, parum dilatato; vertice subtoto nigro;
antennis 1° articulo testaceo.
Prothorax paulo latior quam longior,
fuscus, linea media longitudinali parum
distincta et alia laterali fulvis. Meso- et metathorax fusci, fulvo maculati.
Pectus totum fulvum.
Abdomen breve, tenue, cylindricum, fuscum, aliquot segmentis inter-
mediis macula dorsali et laterali fulvis.
Pedes straminei, nigro punctati, femoribus anterioribus dorso fuscis;
übiüis apice fuscis; calcaribus robustis, ferrugineis, quatuor primos tarsorum
articulos æquantibus, apice curvis; tarsorum articulis apice fuscis; unguibus
CUT VIS.
F1G. 3. — Formicaleo recurvus NA.
Base de l'aile antérieure.
— 408 —
Alæ membrana hyalina, reticulatione subtota fusca, venulis aliquot
pallidis; stigmate albido, interne macula fusca diluta limitato. Sector
radii 8 ramis.
Ala anterior (fig. 3) subcosta albida, ad venularum insertionem fusca;
radio albido, strüis nigris longis 9-10 ante stigma. Postcubitus ad anasto-
mosim antrorsum curvatus. Aliquot venulæ anguste fusco limbatæ in tertio
apicali, axillis furcularum, ad anastomosim. Area radialis 7 venulis internis
seu ante sectorem.
Ala posterior penitus immaculata.
ÉCRIT ICOLP EE TNT.
SA ADTOMES EU Te ei ce nee CD
» Al AD TER RE CR EP 0
JEANS SU 6 >»
Patrie : Congo belge, Lodima, 6 août 1906, WAELBROECK.
Un échantillon au Musée du Congo. Il ressemble au Æ. Per-
sephone BAXKS, d'après la description, surtout par les dessins du
thorax et de la forme des éperons, mais il en diffère par la largeur
plus grande des ailes, leurs dessins, etc.
8. — Sogra rufescens GERST.
Lac Albert, 1910, M. Moxoxvai.
9. — Palpares ictericus sp. nov. (pl. XXI, fig. 2).
Similis ægroto GERST.
Caput flavum, facie flava, clypeo fusco, labro antice fusco; palpis testaceis,
maxillaribus articulo ultimo fusco, labialibus duplo longioribus, articulo
ultimo clava terminali, brevi, parum inflata, fusca; vertice fascia transversa
pone antennas et longitudinali media fusco-nigris; antennis articulo basilari
flavo, reliquis nigris, clava dilatata, obtusa et quasi truncata.
Thorax flavus, superne tribus lineis longitudinalibus serratis fuscis,
inferne ad coxas fuscus. Lineola in mesonoto inter lineas mediam et late-
ralem interjecta, vel obsoleta. Pili flavi, breves, rari, aliquot fusci.
Abdomen fuscum, flavo et fusco pilosum, ad basim densius, superne in
multis segmentis linea media longitudinali flavescente; cercis G‘ flavis,
nigro pilosis, sursum arcuatis, cylindricis, apicem versus modice incrassatis,
obtusis.
Pedes testaceo-rubri, nigro pilosi; femoribus basi, tibiis tarsisque totis
nigris; Calcaribus ferrugineis, subrectis, anterioribus duos primos tarsorum
articulos superantibus; unguibus ferrugineis.
Alæ membrana leviter flavo tincta, reticulatione flava, inter maculas fusca,
excepto tertio apicali; stigmate citrino, elongato; apice acuto; margine
posteriore a medio alæ ad apicem fusco limbato. Radius medio basilari
fuscus.
Ala anterior area costali venulis plerisque late fusco marginatis, prope
stigma in maculas fere continuatis; in area radiali aliquot venulis ad basim,
in area intercubitali plerisque in medio interno totis, in area cubitali ad
basim, in posteubitali ad apicem seu marginem fusco limbatis. Tres fasciæ
transversæ obliquæ incompletæ fuscæ : 1° ante medium pone cubitum,
tessellata, oblonga, nec marginem attigens; 2‘ ante stigma, tessellata,
subinterrupta, a sectore radii ultra cubitum, retrorsum attenuata ; 3* subapi-
calis sinuosa, angulo externo stria longitudinali cum limbo apicali continuata.
Atomi aliquot pauci fusci respersi in quarto posteriore.
Ala posterior venulis costalibus in medio interno fusco limbatis, nullis
præterea. Tres fasciæ transversæ incompletæ : 1° media a radio ad tertium
posterius alæ; 22 stigmalis a costa ad quartum posterius, interne concava ;
3° anteapicalis in duas divisa, anteriorem ad costam, posteriorem longitudi-
nalem cum fascia apicali conjuncta. Guttæ ad anastomosim rami obliqui et ad
ejus apicem. Cubitus et postcubitus in tertio basilari fusci.
S ©
ILOMEE COR. Le 0 à COUT CN Bin, 47 mm.
SA ANterE MS MENT ARC ARTE ES
» D DOME 2205 9 6 © ASE 55 »
» CERCLE CN ENT ETAT 4,4 »
Patrie : Congo belge, Kitobola, 1911, D' Rovere (Musée du
Congo).
Famizze CHRYSOPIDÆ.
1. — Chrysopa Bequaerti sp. nov. (fig. 4).
Viridis, haud punctata, alis immaculatis.
Sinulis CA. vulgari SCHN.
Caput flavum, facie sine ulla macula fusca aut rubra; palpis parum infus-
catis; antenmis flavis, primo articulo grandi; oculis in sicco nigris, globosis;
vertice deplanato, sulco transverso.
Prothorax latior quam longior, viridis, fascia dorsali media flava, angulis
anticis truncatis. Meso- et metanotum viridia, fascia dorsali media in
mesonoto manifesta.
Abdomen viridi-flavum.
Pedes virides, tarsis flavescen-
tibus.
Alæ (fig. 4) angustæ, longæ,
apice acutæ, irideæ, reticulatione
et stigmate viridibus, sine ullis
punctis aut lituris obscuris.
Ala anterior area costali parum
ampliata; venulis radialibus 0-11;
venulis intermediis seu inter secto-
rem et procubitum 5, gradatis 5/6;
cellula procubitali typica angusta,
elongata, ante venulam primam intermediam de sinente.
Ala posterior ultra medium ampliata, venulis gradatis 4 5.
FiG. 4 — Chrysopa Bequaert: NA.
Aïles de droite, 5/1.
HOnGit CODE RER Ur $ mm.
SR AAl ANT EEE ER T2 pe)
ADO ES M MTS 60e © à OS
Patrie : Congo belge : Kitobola, 1911, D' Rovere; Kongolo,
9 février 1911, D' BEOUAERT (Musée du Congo).
Voici les différences plus saillantes entre cette espèce et la
vulgaris SCEN.
La tête est sans aucune tache.
Le prothorax est plus large et plus court.
Les pattes plus vertes et en général le corps avec moins de
jaune.
Les ailes sont plus étroites et plus longues, plus aiguës, les poils
plus courts, la couleur d'un vert plus franc, les vénules en gradins
moins nombreuses.
A l'aile antérieure, la cellule procubitale typique visiblement
plus étroite à la base, plus allongée.
A l’aile postérieure, la marge postérieure plus courbe ou convexe
dès le commencement.
REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE, No. L (1912) PL. XXI.
FiG. 1. — Suphalacsa Haullevillei n. sp.
Fi. 3. — Suphalacsa subcostalis n. sp.
L NAVAS. — NÉVROPTÈRES D'AFRIQUE.
FEe
QUpIL
\
NEDRE
BAUER
COCCINEPENBESENOUNIE AUX
DIMCONCOBSEEGE
PAR
le D' A. SICARD
Chilocorus stillatus n. sp. — Zate ovatus,; ruber, pubescens,
Thorace nigro antice exigue rufo-limbato. Elytris nigris, pubes-
centibus, guttis tribus parvis rubris (I, Z, Z, collocatis) notatrs.
Longueur : 65.
En ovale large, pubescent. Tête d’un jaune roux, à pubescence très courte,
à ponctuation fine et peu dense; côtés du canthus largement arrondis,
antennes et palpe roux, avec le dernier article des palpes maxillaires rem-
bruni au sommet. Corselet noir, très finement rebordé de roux en avant et
jusqu'au milieu des lobes antérieurs qui sont arrondis, base en ogive large,
légèrement sinuée de chaque côté de la partie médiane; à pubescence
courte, fournie, rousse, dirigée en avant; à ponctuation nette, bien marquée,
non étoilée, peu dense sur le disque, plus serrée sur les Bords Écusson noir.
Élytres à à pubescence semblable à celle du corselet, dirifée en arrière; très
convexes, à côtés tombant droit, non explanés; ponctuation smile à à
celle du disque du corselet; noirs, avec trois petites taches d’un jaune rouge
situées sur une ligne légèrement courbe partant des deux cinquièmes internes
de la base pour rejoindre le septième postérieur de la suture : tache r. petite,
en ovale allongé, éloignée de la base d’une distance égale à la moitié de sa
longueur située en dedans du calus huméral; tache 2, petite, à peu près
carrée, à la même distance de la suture que la tache 1 et près de deux fois
plus éloignée du bord latéral, située à peu près &u milieu de la longueur de
l’élytre; tache 3, en triangle arrondi, petite, déux fois plus rapprochée de
la suture que du bord latéral, environ au sixième de la longueur.
Dessous roux à pubescence jaunâtre; épipleures noires, impressionnées
au niveau des genoux postérieurs; plaques abdominales concaves. Dent des
tibias très accusée, aiguë et, surtout pour les postérieurs, légèrement
recourbée en dedans
Pieds roux, comme le dessous du corps.
Un exemplaire Tanganyika (HEco). — Musée du Congo belge.
Bien reconnaissable à sa couleur et à la pubescence uniforme
du dessus.
Caria Schoutedeni n. sp. — //emisphærica convexa, glabra,
capite rufo, mandibulis nigris, antennis palpisque ruñfis; thorace
nigro latera versus exigue rufo limbato; elytris rubris, lœvibus,
lateribus late irregulariterque nigris; subtus rufo-brunnea, epi-
pleuris externe nigrolimbatrs ; pedibus rubris.
Longueur : 8mms,
Presque hémisphérique, très convexe. Tête d'un roux brunâtre clair,
glabre; à ponctuation fine et assez dense; mandibules noires, antennes et
palpes roux. Corselet noir avec les angles antérieurs roux, à côtés légère-
ment sinués près du bord antérieur, finement rebordés et marqués en dedans
du rebord d’une ligne enfoncée plus profonde postérieurement et qui
n’atteint pas tout à fait la base; angles postérieurs arrondis, base en arc de
cercle large, non sinuée, ponctuation fine, nette, médiocrement dense.
Écusson noir. Élytres très convexes, presque imponctués, sauf sur les côtés
à partir de l'angle huméral jusqu’à la suture où ils présentent des points
enfoncés, peu serrés et devenant de plus en plus superficiels à mesure qu'on
approche de la suture; d’un rouge cerise vif sur le disque avec une large
bordure noire, cette bordure couvrant les deux cinquièmes externes de la
base, rétrécie vers le quart ‘de la longueur, puis progressivement élargie
jusqu'à la suture dont elle couvre le cinquième postérieur. Dessous d’un
roux brunâtre avec le bord externe des épipleures noir. Plaques abdominales
touchant le bord postérieur de l’arceau, peu anguleuses, concaves en dehors.
Pieds rougeûtres.
Région de Sassa (C' CoLmanT). — Musée du Congo belge.
J'ai dédié cette belle espèce à M. SCHOUTEDEN qui m'en a com-
muniqué deux exemplaires.
SUR
DEUX ESPÈCES ET UNE VARIÉTÉ NOUVELLES
DU
GENRE PALAEMON FABR.
PROVENANT DU CONGO BELGE
PAR
le Dr J.-G. de MAN (lerseke, Hollande).
Une petite collection de Palaemonidæ, dont l'étude me fut
confiée, il y a quelque temps, par M. le D' H. SCHOUTEDEN, con-
servateur au Musée du Congo belge, à Tervueren ('), contenait
deux espèces et une variété nouvelles, dont je donne ici les princi-
paux caractères. Une description plus détaillée et illustrée de
figures en paraîtra plus tard.
Palaemon (Eupalaemon) Sollaudii n. sp.
Syn. : Palaemon {[Eupalaemon) Foai, J.-G. De MAN, dans
« The Transactions Linnean Soc. London », 2nd ser., Zoology,
vol: TX, part 8, 1004, p. 306, pl. XIX,, figs. 30-37.
(‘) Je saisis cette occasion pour engager tous ceux qui, au Congo belge, auraient l’occasion
de recueillir des Palaemonides (vulgairement appelés « Crevettes d’eau douce »), à en faire
parvenir au Musée du Congo, à Tervueren, des exemplaires, aussi nombreux que possible,
conservés dans l’alcool ou le formol à 5 °/o. H. SCHOUTEDEN.
Syn. : Palaemon { Eupalaemon) Foaï, H. LEnZ, dans : « Wissens.
Ergebnisse der Deutschen Zentral-Afrika-Expedition 1907-1908 »,
BAM Zoo lepase mono SP Ma SPA
Quatre femelles sans œufs, encore jeunes, recueillies le 10 fé-
vrier 1900 dans la rivière Ottenge près de Banzyville, dans le
Congo belge.
Ayant été mis en état, grâce à la bienveillance de M. le Prof
H. LEZ, de Lübeck, et de la Direction du Musée zoologique de
Berlin, d'étudier les seize exemplaires, provenant du Caméron et
de la Guinée espagnole, qui ont été décrits par M. LENZ, en 1910
{loc. cit.), sous le nom de Pal. (Eupalaemon) Foai Cour., j'ai pu
constater que ces exemplaires appartiennent à la même espèce que
les quatre femelles capturées près de Banzyville et que cette espèce
est nouvelle.
Le Palaemon Sollaudii, que j'ai l'honneur de dédier au jeune
savant du Musée de Paris, qui vient de publier déjà des recherches
intéressantes sur les Palaemonidæ, appartient au sous-genre
Eupalaemon et bien à la section chez laquelle le carpe des pattes
de la 2° paire est toujours distinctement plus long que la paume.
Cette espèce paraît donc voisine du al. macrobrachion
HErkLoTs, du Pal. Foar Cour. et du Pal. niloticus Roux, mais
elle se distingue du premier par les doigts des pinces de la 2° paire,
qui ne sont pas entourés d’un duvet serré, par la spinulation diffé-
rente de ces pattes ainsi que par les caractères différents du rostre
et du telson. Tandis que les pattes de la 2° paire du Pal. Sollaudir
sont couvertes de spinules bien développées, aiguës et disposées
plus ou moins distinctement en rangées longitudinales, celles du
Pal. Foar sont couvertes de petites granulations éparses, non pas
aiguës, qui, à un fort grossissement, apparaissent comme des tuber-
cules arrondis, surbaissés, pas plus hauts que larges. Aussi, dans le
Pal. Foar, les deux paires d'épines du telson sont invisibles à l'œil
nu et contenues dans le tiers postérieur, tandis que chez le Pal.
So/laudii la paire antérieure est située à peu près au milieu. Chez le
Pal. Sollaudii, aussi bien que chez le Pal. Foaï, les doigts des pinces
de la 2° paire sont beaucoup plus courts que la paume, mais chez
le Pal. niloticus Roux les doigts ont à peu près la même longueur
— 415 —
que la portion palmaire; le Pal. nrloticus se distingue, en outre,
par sa petite taille, par le carpe des pattes de la 2° paire étant aussi
long ou légèrement plus long que la pince et par la forme très
rétrécie du telson, où la paire antérieure d'épines est située un
peu en arrière du milieu.
Le mâle du Pal. Sollaudir atteint la longueur de 95 millimètres,
la femelle pourvue d'œufs paraît longue de 72 millimètres. Œufs
peu nombreux, très larges, longs de 3""5-3""75. Le rostre, qui
s'étend en général jusqu'à mi-chemin entre l'extrémité du pédon-
cule antennulaire et celle des scaphocérites, porte en dessus
7-10 dents, plus rarement 6, dont une ou deux sont situées sur
la carapace; 3, 4 ou 5 dents, plus rarement 2, en dessous. Bord
supérieur du rostre plus ou moins convexe.
Dans les pattes de la 2° paire, les spinules du bord externe de la
paume sont arrangées dans une seule série longitudinale assez
serrée et caractéristique ; ces spinules sont aussi longues que celles
du bord interne, mais leur forme est plus trapue et, chez le mâle
adulte, elles sont placées perpendiculairement à l'axe longitudinal
de la pince.
Palaemon (Eupalaemon) Lujæ n. sp.
Six mâles recueillis par M. LuyA, à Kondué, dans le district du
Kasaï, sur la rivière Sankuru, dans les parages de Lusambo.
Cette jolie espèce, que j'ai l'honneur de dédier à M. LuJa,
.appartiènt, comme la précédente, au sous-genre Æwpalaemon,
mais à la deuxième section, chez laquelle le carpe des pattes de la
2° paire présente au premier coup d'œtl la même longueur que la
paume. Elle se rapproche donc le plus du Pa/. Lenzii DE MAN,
mais elle s’en distingue par la forme p/us gréle des pattes de la
2° paire, ainsi que par les caractères différents du rostre et du
telson.
Longueur du mâle, 86""5. Le rostre, qui ressemble à celui du
Pal. Weber: DE Man, de l'île de Célèbes, dépasse toujours plus ou
moins distinctement les scaphocérites; il paraît assez fortement
convexe au-dessus des yeux, à ce niveau-ci la portion située
au-dessus de la crête latérale paraît beaucoup plus haute que la
— 416 —
portion située au-dessous, et la partie terminale du rostre est tou-
jours plus ou moins distinctement relevée. Le rostre porte en
dessus 9 ou 10 dents, dont toujours la première est sew/e située sur
la carapace; 5-7 dents en dessous. Telson assez fortement rétréci,
neuf fois aussi long que son bord postérieur est large, sa largeur à
la base mesurant à peine plus qu'un tiers de sa longueur; comme
chez le Pal. Foai, les épines du telson sont situées #rès en arrière,
la paire antérieure immédiatement en avant du tiers postérieur.
Carpe des pattes de la 2° paire d’un tiers ou d’un quart plus long
que le mérus et paraissant sept fois aussi long que large à son
extrémité distale; chez le mâle adulte, la portion palmaire de la
pince est 9,5 fois aussi longue que large et les doigts qui joignent
exactement à peu près moitié aussi longs que la paume. Comme
chez le Pal. dux LENZ, on observe, de part et d'autre de la crête
tranchante qui s'étend depuis les dents jusqu'à l'extrémité des
doigts, une douzaine d’épines beaucoup plus grosses que les autres
spinules dont celles de la face inférieure sont assez obtuses et
placées perpendiculairement à l'axe longitudinal des doigts. Sauf
ces épines digitales, les spinules dont ces pattes sont couvertes
sont toutes dirigées obliquement en avant, celles du bord interne
sont un peu plus grandes que les autres et elles ne sont pas dispo-
sées distinctement en rangées longitudinales, excepté les spinules
au bord interne du mérus.
Palaemon (Eupalaemon) dux LENZ var. congoensis n.
Confer : H. Lewz, loco citato, 1910, S. 9, Taf. IL, Fig. 2-5.
Un mâle provenant de la rivière Kole, affluent du Lohali (Aru-
wimi), dans le nord-est du Congo belge (leg. DELHAIZE).
Longueur 111 millimètres. Rostre ressemblant parfaitement à
celui de l'espèce typique, mais ne dépassant que légèrement le
pédoncule antennulaire, aussi des neuf dents du bord supérieur la
troisième est placée au-dessus du bord de l'orbite, de sorte que
les deux premières sont situées sur la carapace; quatre dents au
bord inférieur.
Chez l'espèce typique, la troisième dent est située devant le
bord de l'orbite. Carapace et abdomen comme dans l'espèce
typique, mais l'extrémité distale du scaphocérite présente une
forme plus tronquée.
Pattes de la 2° paire subégales; la droite un peu plus grande que
l’autre et longue de 115 millimètres, paraissant beaucoup plus
courte, par rapport à la longueur du corps, que dans le mâle
typique. Le mérus de la patte droite n’est que d’un quart plus long
que l’ischium, tandis que chez le mâle typique le mérus paraît une
fois et demie aussi long que l’article précédent. Le carpe n’est que
d’un cinquième plus long que le mérus, non pas d’un tiers comme
dans le mâle typique. Comme chez celui-ci, la pince est à peu près
deux fois aussi longue que le carpe, mais les doigts sont à peine
plus courts que la paume (proportion 23 : 27) et sont aussi longs
que le carpe. Quant à la spinulation, la variété ressemble beaucoup
à l'espèce typique et, comme chez celle-ci, le bord externe de la
paume porte une série longitudinale de spinules, mais, au lieu
d’être placées perpendiculairement à l'axe de la pince, ces spinules
sont toutes dirigées obliquement en avant et elles sont plus poin-
tues, moins émoussées.
7
CORÉIDES NOUVEAUX DU CONGO
PAR
le D' H. SCHOUTEDEN
(Musée du Congo belge, Tervueren).
Je décris ici quelques types inédits de Coréides provenant du
Congo belge, du Congo français et du Congo portugais, en y
joignant l'indication de localités intéressantes de captures pour des
espèces déjà décrites.
1. — Cipia dilatata Si. : Lac Victoria et Congo belge.
2. — Murtula nov. gen. (J/zctaria).
Corps allongé, ressemblant un peu aux Cÿpra. Tête petite, à lobe
médian proéminent au-devant des lobes latéraux ; yeux petits. Pronotum
déclive, à bords antéro-latéraux presque droits (à peine sinués) et garnis
de petites dents mousses ou plutôt de petits tubercules lisses; les angles
latéraux débordant un peu la corie. Ecusson subéquilatéral; à la base un pli
plus ou moins accentué (davantage chez le mâle que j'ai sous les yeux).
Corie à angle apical aigu, bord apical légèrement ondulé. Membrane
dépassant l’extrémité de l'abdomen; les nervures (au moins 12) avec quel-
ques anastomoses. Antennes à 1‘et 2° articles subégaux, 4° à peine plus
petit, 3° nettement le plus court. Rostre atteignant la moitié du méso-
sternum, 2 subégal à 3, 4 nettement plus long. Mésosternum à sillon
percurrent mais s’'approfondissant vers l'avant, où les bords s’en relèvent en
— 419 —
lames lisses, entre la base des hanches antérieures. Métasternum assez
relevé, à bords formant lames entre les hanches intermédiaires; entre les
hanches intermédiaires et postérieures, il se prolonge latéralement en une
sorte de lame relevée, et en avant des hanches postérieures le bord se relève
également légèrement, Hanches intermédiaires et postérieures assez large-
ment séparées, ces dernières à peu près également séparées entre elles et du
bord latéral de la poitrine. Fémurs antérieurs et intermédiaires avec
distalement deux séries d’épines courtes, les extrêmes bien prononcées;
tibias des mèmes pattes simples dans les deux sexes. Chez le mâle, les
fémurs postérieurs sont courbés anguleusement vers le milieu, avec en
dessus, à l’angle, une saillie obtuse; en dessous, à l'extrémité, des épines
similaires à celles des autres pattes, mais plus fortes (à l’un des fémurs du
type, ces épines sont mal développées, par anomalie), surtout une épine
placée sur la tranche postérieure ; les tibias postérieurs du mâle ne sont pas
dilatés; en dessus, leur bord est un peu courbé, en dessous, il y a près de la
base une dent nette; entre celle-ci et une saillie située peu après le milieu,
une courbe nette, puis le tibia se retrécit graduellement jusqu’à l’apex, avec
sur la tranche une série de petites dents dirigées vers la base. Chez la
femelle, les fémurs postérieurs ont la même structure que les autres, mais
à épines plus fortes; les tibias sont simples. Tarses à 1* article plus court
que les deux derniers réunis. Trochanters du mäle offrant en arrière une
saillie tuberculée mousse fort accentuée.
Chez le mâle, le ventre offre de chaque côté du disque du segment 3 une
forte saillie en épine dirigée en dehors et en arrière; le bord latéral des
segments est fort nettement denticulé, et à la base du 6° segment il yaun
tubercule marginal fort net, dirigé en dehors et échancré au sommet. Chez
la femelle, le bord latéral des segments est moins nettement denticulé, et il
n'y a pas de saillie marginale au segment 6. Les stigmates sont elliptiques,
dirigés obliquement d'avant en arrière, plus rapprochés du bord antérieur
des segments que de leur bord externe.
Type : 7. bentensis nov. spec.
M. beniensis nov. spec.
D'un noir brillant (tendant parfois au noir poix en dessous), la membrane
d'un vert bleu métallique brillant, l’extrème apex des tibias et les tarses
flaves, les ongles brun noir.
Pronotum comme corrodé, fortement ponctué-chagriné, à rides trans-
versales; la zone antérieure (cicatricielle) n'offre toutefois que quelques
petits tubercules. Écusson à ponctuation éparse. Élytres à ponctuation
bien prononcée, mais non corrodées comme le pronotum. En dessous,
pronotum ponctué-ridé, sauf une tache antéro-externe; mésosternum et
métasternum lisses, avec quelques fins granules, les acetabula ponctuées ainsi
que la région postéro-externe.
Longueur (c° Q) 29-30 millimètres.
Ce magnifique Coréide a été recueilli en trois exemplaires (1 &,
2 à) dans les environs de Beni (Congo) par M. le D' MURTULA, qui
a bien voulu offrir ces spécimens intéressants au Musée du Congo.
Je suis heureux de pouvoir lui dédier ce nouveau genre.
3. — Odontobola bellicosa Fagr. : Kamerun et Lukungu (Congo
belge).
4. — Fumua nov. gen. (Wrctaria).
Corps allongé, d'aspect rappelant Odontobola. Tête à partie antéoculaire
transversale, subégale en longueur à l'œil. Pronotum allant en s’élargissant
du bord antérieur (où il est égal à la tete avec les yeux) aux angles latéraux,
ceux-ci légèrement prolongés en dehors et en arrière. Écusson non élevé à
la base. Élytres atteignant à peu près l'extrémité de l'abdomen chez le mâle.
Trochanters postérieurs offrant en arrière deux épines assez fortes dirigées
en arrière, un peu courbes, l’interne offrant une sorte de tubérosité ou dent
supplémentaire à sa base. Fémurs postérieurs du mâle fortement renflés,
allant en se dilatant jusqu'au delà du milieu, puis décroissant avec une
courte dent au delà du milieu de la descente. Tibias postérieurs comprimés,
avec en dessus, partant de la base et dépassant légèrement la moitié, une
dilatation ou lobule; l’apex en dessous à dent aiguë. Les fémurs antérieurs
et intermédiaires avec une dent antéapicale; tibias simples. Le ventre du
mâle a le 2° segment prolongé au milieu du bord distal en un petit processus
ou étroite languette empiétant sur la base du 3° segment. Stigmates situés
dans la moitié basale des segments, plus rapprochés du bord externe que de
la base. Les angles apicaux des segments 4 et (principalement) 5 légèrement
épineux. Rostre atteignant les hanches intermédiaires, le 1% article
atteignant à peu près les hanches antérieures, le 2° à peine plus long que
le 4°, celui-ci plus de deux fois plus long que 3. Antennes à 4° article le plus
long, plus long que les 2° et 3° réunis, ceux-ci subégaux; 1* plus long que
chacun d'eux, mais notablement plus court que le 4°.
F. centralis nov. spec.
En dessus, d’un brun très foncé, presque noir, surtout sur le pronotum,
légèrement teinté de vert métallique, la membrane nettement métallique;
l’apex de l’écusson blanchâtre. En dessous, plus clair, notamment le ventre
qui est d’un brun chocolat, ainsi que les pattes antérieures et intermédiaires.
Les fémurs postérieurs d’un brun noir, les tibias brun foncé avec la partie
apicale noirâtre mais précédée d’une étroite zone plus claire. Antennes brun
foncé, la base et l’extrème apex de 1, l’apex de 2 et 3, et 4 en entier (sauf
l’extrème bout) noirs. En dessus, couvert d’une ponctuation dense assez
fine, ridée faiblement sur le pronotum.
Ailes transparentes, à peine enfumées, à nervures brun foncé. Les bords
des orifices métasternaux et des stigmates flavescents ; le segment genital
mâle rougeûtre.
Longueur 195 à 20 millimètres.
J'ai vu de cette espèce intéressante deux specimens mâles (l’un
privé de l'abdomen) provenant l’un du Congo français : Lambarem,
l’autre du Congo belge, localité précise inconnue.
Le facies de ce Coréide rappelle étrangement celui de l'Odon-
fobola bellicosa K., dont j'ai vu des spécimens provenant de
Lukungu, dans le Congo belge (au Musée d'Histoire naturelle de
Bruxelles), et du Kamerun, comme indiqué ci-dessus.
5. — Carlisis Wahlbergr Sr. : Bas-Congo.
6. — C. serrabilis Disr. : Katanga.
. — Zenkeria tarsalis nov. spec.
Si
Semble voisin du Z 77embranipicta KArsCH, dont 1l a notam-
ment la membrane tachetée, mais en diffère par quelques carac-
tères.
Coloration brun noir, avec le disque du pronotum et les fémurs moins
sombres, le ventre testacé roussâtre, tacheté et marbré de noir, les côtés et
la ligne médiane noirs ou noirâtres; les segments abdominaux avec une
tache marginale basale flave. Antennes noires (le 4° article manque au type).
Tarses antérieurs et intermédiaires à 2° et 3° articles noirs, le 1“ flave
en dessus, sombre en dessous; tarses postérieurs flave orangé, les 2° et
3° articles légèrement brunâtres, le 3° assombri distalement. En dessus et
en dessous, le corps est couvert d’une pubescence très courte, dorée, plus
dense en dessous (perdue peut-être partiellement en dessus pour le type),
formant sur la poitrine des marbrures. Membrane brun foncé, maculée de
flave terne.
Longueur (Q) 21mm.
Fémurs postérieurs renflés modérément, avec subapicalement deux
épines robustes (à petite épine supplémentaire), et entre celles-ci et la
28
moitié, de chaque côté du léger sillon inférieur, deux épines plus courtes,
alternant entre elles; tibias postérieurs assez grêles, un peu comprimés et
courbés en S, notamment à la base, denticulés de la base à l’apex en dessous,
mais moins nettement à la base.
Ce nouveau Zenkeria m'a jadis été envoyé du Congo français :
Lambarem. Je n'en ai vu qu'un exemplaire femelle.
8. — Aurivilliana Bayeri nov. spec.
Espèce bien distincte de l’Aurrvilhana lurida Disr., dont je
possède un exemplaire provenant du Natal, Pietermaritzburg.
De même coloration foncière, bien qu'un peu plus chaude. Tête et
pronotum jaunes, élytres brunâtres; antennes noires, le 4° article flave, sauf
la- base.
Pronotum plus transversal que chez A. lurida, les angles latéraux étant
davantage prolongés en dehors en une épine aiguë assez longue; en arrière
de ces épines, les bords latéro-postérieurs dessinent un angle net qui dépasse
le bord costal de la corie bien plus que chez À. lurida. Les bords antéro-
latéraux offrent des tubercules moins nombreux et le disque du pronotum
présente de chaque côté une petite tubercule, peu en avant de la ligne
unissant les épines latérales. Sur le disque du pronotum, les raies transver-
sales sont noires, tandis que la région latérale de celui-ci (en arrière) est
concolore; les raies discales sont interrompues au milieu. L’écusson est
noir, à l'exception d’une macule latérale flave de chaque côté et de l’apex,
blanchâtres. Corie à taches nombreuses noires, dont l’une, assez grande,
remplace la macule discale de l’A. /urida. Membrane à macules sombres,
plus grandes également; la base assombrie (sur le type, il y a démarcation
entre deux zones de coloration à la membrane, maïs c’est dû évidemment
à un accident). Connexivum noir, la moitié basale des segments flave, les
angles apicaux nettement proéminents tuberculés.
En dessous, flavescent, marbré et taché de noir, avec, à la poitrine, une
bande flave encore assez nette au long des acetabula. Le ventre brunâtre
rougeâtre, à taches noires plus ou moins régulièrement disposées en
séries; les côtés des segments noir brun avec une tache subbasale marginale
flave.
Fémurs antérieurs et intermédiaires avec l’apex flave; les postérieurs
brun noir, variés de clair, l’apex partiellement flave brunâtre. Tibias
antérieurs et intermédiaires noirs, sauf un peu plus de la moitié basale;
tibias postérieurs à ligne supérieure flave, de même qu’un anneau vers la base
de la dilatation; tarses en dessus flavescents.
Longueur : 25 millimètres.
Je n'ai vu qu'un unique exemplaire (5°) de cette belle espèce,
appartenant à ce genre si rare. Il a été capturé entre Kwesi et
Kilo (Congo belge) par mon ami le D' BAYER, qui l’a offerte au
Musée du Congo et à qui j'ai le plaisir de la dédier.
9. — Elasmogaster niamensis nov. spec.
Cette nouvelle espèce paraît différer assez considérablement des
Elasmogaster décrits, et notamment de l'Æ7. africana Darx.
(runnescens Sr.). J'ai sous les yeux un exemplaire de brunnescens
appartenant au Musée de Bruxelles et provenant de Cafrerie
(ex. STAL!).
Les côtés antéro-latéraux du pronotum sont, non pas droits, maïs dilatés
en dehors comme chez Daladeropsis. Les antennes ont le 2° article à peine
comprimé, mais le 3° est nettement comprimé, fusiforme à sillon net
(4 manque). L’abdomen est dilaté en dehors comme chez brunnescens, mais
le contour externe n’est pas arrondi régulièrement, mais bien rhombique
(comme Æ/ormambogaster). D'un brun roussâtre, plus brun sur le connexi-
vum, à revêtement gris blanchâtre sur la tête, le 1°" article des antennes, le
pronotum en avant du moins. En dessous d’un blanc ivoire grisâtre, légère-
ment rosé sur le ventre, à ponctuation brunâtre, plus forte sur la poitrine,
fine sur le ventre, celui-ci avec en région médiane quelques macules plus
grandes; stigmates pâles, le centre noirâtre. Fémurs gris brun sale, enduit
de gris blanchâtre ; les tibias plus pâles, avec quelques marbrures sombres.
Membrane brun foncé.
Longueur 19 millimètres.
Je ne connais de cette espèce nouvelle qu'une femelle prove-
nant de la région des Niam-Niam (Congo). Peut-être faudra-t-il
créer pour elle un genre nouveau?
10. — Æomæocerus Verburyt Dist. : Afrique orientale Nord (von
ERLANGER !). Décrit d’Aden.
-1. — 7. trimaculatus Disr. : Afrique orientale anglaise.
12. — 1. virescens Darz. : Delagoa Bay.
13. — 77. dilutus Sr. : Zululand.
14. — Dasynus linea DaArz. : Congo belge.
15. — ), fimbriatus Disr. : Transvaal.
16. — Acanthocoris Callewaerti nov. spec.
Le KR. P. CALLEWAERT a envoyé au Musée du Congo, parmi
d’autres Insectes, un exemplaire d'un Acanthocoris extrêmement
voisin de l’Ac. Delevali que j'ai décrit en 1910 sur des spécimens
recueillis dans le Mayumbe par M. DErEvar. Voici les caractères
qui l’en séparent.
De même taille et de même aspect général, cet Acanthocoris a toutefois
les côtés antérolatéraux du pronotum plus largement dilatés-foliacés, le lobe
ainsi formé relevé vers le haut et dépassant en avant l'œil, ce qui n’est pas
le cas chez Delevali. Entre ce lobe et l’angle antérieur, une épine bien nette
et aiguë. Les tubercules marginaux de l’abdomen sont remplacés par de
courtes épines bien nettement tranchées, et l'angle apical du 6° segment est
bien plus prononcé et saillant en dehors. Les fémurs postérieurs ont une
épine terminale en dessus. Les tibias postérieurs sont très nettement courbés
à la base, la ligne inférieure étant donc ondulée et non pas presque droite;
l’épine de la tranche inférieure est située avant le milieu de la longueur et
non vers le milieu.
Longueur (o‘) 165.
. Je n'ai vu de cette espèce nouvelle qu'un unique exemplaire
mâle, recueilli à Hemptinne-Saint-Benoit par le R. P. Cazre-
WAERT, à qui J'ai dédié ce nouvel Acanthocortis.
17. — Euthetus Wellmani nov. spec.
M. le D' WELLMAN m'a envoyé un spécimen femelle d’un inté-
ressant Æuthetus recueilli par lui près de Benguela, dans le Congo
portugais, et que je signale brièvement ici, en le dédiant à celui
qui l’a découvert et à qui l’on doit des trouvailles si nombreuses.
Voisin de l'Euth. leucostictus ST., mais s’en distingue facilement par la
coloration uniforme noire du dessus du corps, à l’exception de deux traits
blanchâtres au bord apical de la corie; et surtout par la structure des
antennes, dont le 3° article est fort nettement comprimé-dilaté, fusiforme,
plus de deux fois aussi long que le 2°; les articles 1 et 2 flavescents
brunâtres, la partie distale brun noirâtre; le 3° noirâtre, sauf l’extrème base;
4 manque. Le pronotum montre une étroite bande longitudinale subopaque
médiane; de chaque côté deux fins traits guère distincts.
— 425 —
De l'Euthetus leucostictus Sr. on rencontre des exemplaires
dont les segments ventraux 4 et 5 offrent à leur base, près du bord
externe, une macule flave supplémentaire.
18. — T'upalus maculatus Disr. : Sénégal.
Norte : Dans une note précédente, j'ai créé le genre Dima (Réduv.) pour un Insecte
recueilli à Dima par M. KoLLEr (Æev. Zoo. Afr., 1, p. 261). Ce nom étant précccupé
(EscascxoLTz, 1836, Coléoptères), je le remplace par £udima n. nom.
CONTRIBUTION
At HAUINIE : DIS (CRS INRNIDIES
D'UNMCONCONEEECE
PAR
L. GEDOELST
Professeur à l’École de médecine vétérinaire.
Dans un lot de parasites recueillis au Katanga par M. Donarp
MACDONALD, et que M. SCHOUTEDEN, conservateur au Musée du
Congo belge, nous avait remis pour détermination, nous avons
trouvé les larves de deux espèces nouvelles d'Œstrides, l’une
appartenant au genre Gastrophilus, l'autre au genre Œsérus.
1. — Gastrophilus ternicinctus sp. n.
Æôte : Un Zèbre, âgé de 3 ans environ, tué par latitude 10°,
6 milles W. du Luapula. L'espèce de Zèbre n’a pas été déterminée
par MacponaLp; il s'agit vraisemblablement de l'Equus Burchelli
Crawshayi, comme nous le suggère M. SCHOUTEDEN d’après la
région où l’animal a été rencontré.
Dimensions : longueur maximum 17"%5-18 millimètres; largeur maxi-
mum 6-7 millimètres.
La forme du corps reproduit la forme caractéristique du corps des Gastro-
philes, c’est-à-dire une forme cylindrique à extrémité antérieure conique et à
extrémité postérieure obtuse.
— 427 —
Les anneaux 6 à 11 sont de largeur sensiblement égale et forment la partie
cylindrique du corps qui mesure 12 millimètres de long, tandis que les anneaux
1 à 5 diminuent rapidement de largeur d’arrière en avant pour former
l'extrémité antérieure conique du corps qui mesure 5 millimètres de long;
l’anneau anal est entièrement circonscrit par le onzième, au delà duquel il
se projette d’un demi-millimètre du côté de la face dorsale.
Le profil ventral est sensiblement rectiligne, tandis que le profil dorsal
est convexe.
Les anneaux du corps augmentent de longueur du 1° au 5°, sont sensible-
ment égaux du 6° au 11° et présentent les mêmes dimensions à la face
AATAAAA AT AE EN ETES AAAMNTENNE
OLALLHG ‘
DATE
a ë
F1G. 1. — Gastrophilus ternicinctus n. sp. (Larve)
a. Face ventrale. — &#. Face dorsale.
dorsale qu’à la face ventrale, à l'exception des 10° et 11° anneaux qui sont
plus courts ventralement que dorsalement; il en résulte que l’anneau anal
est légèrement oblique de haut en bas et d’arrière en avant.
Le segment céphalique vu de dos affecte une forme trapézoïdale allongée,
débordée sur les côtés par la face ventrale.
Les bourrelets latéraux sont faiblement accusés.
Couleur du corps : Le tégument présente une teinte jaune de cire pâle; les
épines ont le corps légèrement plus foncé que le tégument et la pointe brun
foncé.
Spinulation : Le seoment céphalique porte une couronne épineuse plus
épaisse sur la face ventrale que sur les faces latérale ou dorsale. Cette cou-
ronne est composée de petites épines disposées sur plusieurs rangées et déli-
— 428 —
mitent une aire trapézoïdale à large base inférieure, renfermant les pièces
buccales; les renflements antennaires en occupent ies angles supérieurs.
Ces renflements sont circonscrits à leur base par un cercle chitineux brun
foncé et portent à leur sommet deux’petits cercles de même nature (taches
ocellaires). Ils sont séparés des crochets buccaux par un bourrelet transversal
qui porte sur ses parties latérales de minuscules épines brunâtres formant
deux groupes peu serrés.
Face ventrale : Au bord antérieur des segments 3-11 s'observe une arma-
ture épineuse dont le développement augmente des 3° au 7° anneau, se
maintient ensuite jusqu’au 10° et se réduit considérablement sur le 11°. Sur
les anneaux 3 et 4, les épines sont disposées sur deux rangées alternantes.
Sur les anneaux ; à 10, les couronnes sont formées de trois rangées alternes
d’épines. Sur le 11° anneau, la couronne est simple ou double et dans le pre-
mier cas plus ou moins largement interrompue sur la ligne médiane.
Sur toutes ces couronnes la taille des épines diminue de la rangée
antérieure à la rangée ou aux rangées suivantes.
Face dorsale : Les rangées d’épines s’observent au bord antérieur des
anneaux 3 à 10; leur développement est symétrique de celui des rangées
ventrales correspondantes; elles sont séparées de celles-ci au niveau des
lignes latérales et sont interrompues au niveau de la ligne médiane dorsale;
cette interruption atteint son maximum sur le 3° anneau et diminue de
largeur sur les 4° et 5° anneaux; sur les &°, 7° et 8°, les deux moitiés sont
presque contiguës et s’écartent à nouveau sur les 0° et 10° anneaux; Sur ce
dernier anneau, l'écart mesure à peu près ie quart de la face dorsale.
Sur les anneaux 3, 4 et 10, les couronnes comportent deux rangées, et sur
les anneaux 5 à 0, trois rangées; sur les anneaux 8 et o les petites épines de
la 3° rangée sont assez régulièrement géminées, c’est-à-dire que deux petites
épines correspondent à une épine de la première rangée; le même fait
s’observe parfois sur les couronnes antérieures, mais avec une régularité
variable.
La disposition le plus caractéristique de la spinulation de cet
Œstride consiste dans les triples rangées d'épines qui s'obser-
vent au niveau de certains anneaux, et c'est ce caractère que nous
avons voulu rappeler dans le nom spécifique que nous proposons
pour cette espèce : Gastrophilus ternicinctus. C'est par là qu'elle
se différencie de toutes les autres espèces de Gasérophilus actuel-
lement connues. BRAUER (‘) avait déjà réparti celles-ci en deux
() BRaAUER, F., Béiträge sur Kenniniss aussereuropäischer Œstriden und parasitischer
Muscarien. (DENESCHRIFTEN D. MATH.-NATURw. CL. D. K. AxaD. D». Wiss., Wien 1806,
P- 270.)
groupes : un premier groupe caractérisé par une rangée unique
d'épines au bord antérieur des anneaux 6 à 10, et un deuxième
groupe caractérisé par deux rangées alternes d’épines sur les
anneaux 4 à 10. Nous pouvons y ajouter un troisième groupe carac-
térisé par la présence de trois rangées alternes d’épines sur les
anneaux 5 à 10 et ne renfermant encore qu'une seule espèce : le
Gastrophilus ternicinctus.
La présence de Gastrophiles a été signalée déjà à plusieurs
reprises chez différentes espèces de Zèbres. La première mention
en a été faite par Karscx (‘), qui a observé des larves recueillies
par P. ReicHarD à Katai Mbuga, Kawende (Afrique orientale),
chez une espèce de Zèbre non déterminée. Bien que sa description
soit des plus sommaires, on y reconnaît qu'il s’agit de larves appar-
tenant à deux espèces différentes de Gastrophile et non à deux
stades d'une même espèce, comme le pense KARSCH : l’une mesure
11 millimètres de long et présente deux rangées d’épines au bord
antérieur des 3°-11° anneaux du corps ; l’autre atteint une longueur
de 17 millimètres et ne possède qu'une unique rangée d’épines sur
les mêmes anneaux.
En 1896, BRAUER (°) décrit trois espèces différentes de Gastro-
philes recueillies par O. NEUMANN chez Æquus Bühmr dans la
région du Bubu supérieur, au nord de Irangi, et les désigne sous les
MES 114 DEC
Plus récemment, SJüsrepr (°) a décrit deux larves de Gastro-
phile recueillies chez la même espèce de Zèbre, ÆEquus Bühmi,
dans la région du Kilimandjaro. Il les désigne sous les n* 1 et 2 et
rapproche sa larve n° 1 de la larve n° 1 de BRAUER, et sa larve n° 2
de la larve n° 3 de ce dernier auteur. Il différencie ses larves de
celles de BRAUER par des caractères dont une étude comparative
des types démontrerait vraisemblablement l'insuffisance pour une
différenciation spécifique.
() KARSCH, Berliner Entomologische Zeitschrift, XXXI, 1887; Sitzungsber., p. XXI.
(2) BRAUER, Loc. cit.
() Srôsrepr, Y., Œstridæ : Wissenschaftliche Ergebnisse der Schwedischen soologischen
Expedition nach dem Kilimandjaro, dem Meru und der umgebenden Massaistcppen Deutsch-
Ostafrikas, 1905-1906, Bd. Il, Abt. 10, 2. Stockholm, 1910.
Quoi qu'il ensoit, cesdonnées établissent très nettement la multi-
plicité des larves d'ŒÆstrides qui parasitent chez les différentes
espèces de Zèbres ; elles se répartissent de la manière suivante :
A. Espèces à rangée simple d’épines au bord antérieur des
anneaux 6 à 10 : grande larve de KarscH, espèce n° 2 et 3 de
BRAUER et espèce n° 2 de SIÜSTEDT;
B. Espèces à rangée double d'épines sur les anneaux 4 à 10:
petite larve de KarsCH, espèce n° r de BRAUER et espèce n° 1 de
S'JOSTEDT ;
C. Espèce à rangée triple d’épines sur les anneaux 5 à 10:
Gastrophilus ternicinctus.
Le type de cette nouvelle espèce est déposé dans les collections
du Musée de Tervueren.
2. — Œstrus Macdonaldi sp. n.
Æôte : Dans les narines d'un Pwbalis mâle tué par latitude
10°, 6 milles W. du Lupula. L'espèce de Bubalis n'ayant pas été
déterminée, nous ne pouvons, avec M. SCHOUTEDEN, que donner
comme vraisemblable la désignation Pubalis lelwel Facksonr.
Dimensions : Les exemplaires les plus grands atteignent, l’un 26%; de
long sur 9"m5 de large, l’autre 23°»5 de long sur 9 millimètres de large.
La forme du corps est celle d’un ovoïde allongé; la face ventrale est plus
ou moins plane, tandis que la face dorsale est nettement convexe. Les
anneaux du corps augmentent de largeur du 1% au 7:-8°, conservent leur
diamètre transversal maximum sur les 9° et 10° et diminuent rapidement de
dimension sur les 11° et 12°. La longueur des anneaux augmente du 3° au 10°,
le 11° n'étant guère inférieur au précédent et le 12° un peu moins long que
le 11°. L’anneau terminal se prolonge ventralement en un bourrelet proé-
minent au delà du plan de l'aire stigmatique postérieure.
A la face dorsale, on observe des champs intermédiaires au nombre de
huit interposés entre les anneaux 3 et 11; à la face ventrale, ces champs sont
absents ou faiblement accusés. La face ventrale des anneaux est dépourvue
aussi des tubercules qui sont décrits dans les genres Œstrus et Rhinœæstrus.
Couleur du corps : Le tégument est de coloration blanche chez les larves
jeunes, d'un blanc sale à gris jaunâtre chez les exemplaires plus avancés.
Spinulation : L'anneau céphalique présente une double rangée de petites
épines disposées en demi-cercle en arrière des renflements antennaires; le
bourrelet labial inférieur, qui limite l’atrium buccal, porte en outre de
minuscules épines insérées sur quatre à cinq rangées.
on
Tous les autres anneaux du corps sont totalement inermes à la face
dorsale et portent ventralement à leur bord antérieur une armature épineuse
qui augmente en épaisseur du 3° au 10° anneau et se réduit sur les deux der-
niers. Cette armature comporte trois rangées sur le 3° anneau, trois à quatre
rangées sur le 4°, quatre à cinq rangées sur le 5°, six rangées sur le 6°, six à
sept rangées sur les 7°, 8 et 9°, sept rangées sur le 10°, six rangées sur le 11°
et trois à quatre rangées sur le 12°. Les épines sont à base incolore et à
extrémité noire; sur un même anneau elles sont d'autant plus développées
qu'elles appartiennent à une rangée plus antérieure.
Le bourrelet qui déborde inférieurement
l'aire stigmatique postérieure porte aussi quel-
ques petites épines disposées’sur quatre à cinq
rangées.
Les plaques stigmatiques postérieures ont
la forme arrondie à bords internes parallèles;
les pseudo-stigmates sont renfermés à l'inté-
rieur des plaques et plus rapprochés du bord
interne que du bord externe.
Les caractères que nous avons recon-
nus à cette larve d'ŒÆstride nous permet-
tent de la ranger dans le genre ήstrus,
dont le type est ŒÆsérus ovis. Notre larve
diffère cependant de ce type par deux
caractères : la spinulation du segment
céphalique, qui est inerme chez Œsérus
ovis, et l'absence des tubercules décrits
sur la face ventrale des anneaux chez er ne
cette dernière espèce. Comme la pré- n. 68 (LRO)
sence ou l'absence de ces caractères sont
signalées chez d'autres larves d'ŒÆstrus, on peut se demander
s'il n'y aurait pas lieu d'établir dans le genre (Æsérus deux sous-
genres caractérisés comme il suit :
1. Sous-genre (Æstrus sensu stricto : anneau céphalique inerme ;
tubercules sur la face ventrale des anneaux probablement toujours
présents. Dans ce sous-genre se rangent l'Œs#rus ovis L., la larve
n° 1 de BRAUER recueillie chez A/celaphus Coker et la larve n° 1 de
SJÔSTEDT provenant de Connochætes albojubatus.
2. Sous-genre (Æstroides n. subgen. : anneau céphalique armé
d'épines en arrière des renflements antennaires et sur le bourrelet
mo
en dessous des crochets buccaux; tubercules sur la face ventrale
des anneaux probablement toujours absents. À ce sous-genre appar-
tiendraient la larve n° 2 de BRAUER recueillie chez A/celaphus
Coket, la larve n° 2 de SJÔSTEDT provenant de Connochætes albo-
Jubatus, VŒEstrus aureo-argentatus de RODHAIN et BEQUAERT et
la larve du Bubalis décrite dans cette note.
Si aux différences des larves de ces deux groupes correspon-
daient des différences chez les imagos, il y aurait lieu d'examiner
si ces deux sous-genres ne devraient pas être élevés à la dignité de
genres.
Notre larve du Pubalrs se différencie nettement par l'importance
de la spinulation de toutes les larves d'(Æstrus décrites jusqu'ici.
En l'absence de l’imago, on pourrait se demander si elle ne se rap-
porte pas à l'Œsérus variolosus Læœw. La larve de cette espèce
n'a pas encore été décrite et nous ne la connaissons que par une
figure qui vient d'être publiée (‘) et qui démontre que cette larve
ne saurait être confondue avec celle du Æubalis, bien qu’elle
semble appartenir au même sous-genre (Œstroides. Dans ces condi-
tions, il n’est pas douteux que notre espèce est nouvelle, et nous
nous croyons autorisé à lui donner le nom d'Œsérus (Œstroides)
Macdonaldi, en hommage à celui qui l’a recueillie.
Le type de cette espèce nouvelle fait partie des collections du
Musée de Tervueren.
(1) Fourth Report ofthe Wellcome Tropical Research Laboratories at the Gordon Memorial
College Khartoum, vol. B. (GENERAL SCIENCE, 1911, p. 127.)
BESCHREIBUNGEN
BNC RNIEIUIE RAIN ER EN
DES « MUSÉE DU CONGO BELGE »
VON
Paul MATSCHIE
Einen Teil der hier behandelten Formen hat Herr Prof.
Dr. Dugors schon vor längerer Zeit als neu erkannt; seine hand-
schriftlichen Mitteilungen sind hier benutzt worden.
Cercopithecus (Erythrocebus) patas albosignatus subsp.
nov. — Fig. 1. :
Q ad. Nr. 15 des « Musée du Congo »,
Mbomu-Fluss im Uelle-Becken, Cot.-
MANT coll.
Abbildung : « Guide illustré pour les
recherches scientifiques à faire en fa-
veur du Musée du Congo », 1903, 20 als
C. patas.
Nase schwarz mit einem kleinen
weissbehaarten Fleck jederseits und
einer zwischen 1hnen beginnenden, nach
vorn gegen die Nasenspitze verschmälerten, aus weissen Haaren
bestehenden Längsbinde.
Fig. 1. — Cercopithecus patas
albosignatus M'TrsCH.
re 4
Die Wangen, die Lippen, die Innenseite der Gliedmassen und
die ganze Unterseite sind weiss, ebenso die Hände, Füsse, die
Hinterseite der Unterarme, die langen Haare der Innenseite des
Ohres und die Unterseite des Schwanzes. Auf dem Scheitel hebt
sich ein glänzend braunrotes, schwach schwärzlich umrahmtes
Feld ab. Von der einfarbig schwarzen Stirnbinde zieht sich ein
schwarzer Strich zu dem Obhr, dessen Rand mit weissen und
rotbraunen Haaren besetzt ist.
Der Rücken ist heller als die Stirnplatte, aber dunkler als der
Schwanz, aus roten, gelben und grauen Tüônen gemischt. Die
Oberarme, ein schmales Feld auf der Vorderseite der Unterarme,
die Oberschenkel, die Aussenseite der Unterschenkel und die
Oberseite des Schwanzes sind graugelblich mit etwas rotem Anflug.
Eine durch die merkwürdige Nasenzeichnung, die weissen Wan-
gen und Lippen und die schwärzlich umrahmte Scheitelplatte
ausgezeichnete Rasse.
Cercopithecus (Erythrocebus) patas poliomystax subsp.
nov.
Sad. Nr. 568 Oberer-Kongo. Genauer Fundort nicht zu ermit-
teln.
Dem Æ. zechi ähnlich, aber durch schwarz und weiss gemischte
Stirnbinde, dunkleren, schôn braunroten Schwanz und durch die
mit dem Rücken gleichgefärbte Stirn, von a/bigenus durch dun-
klere, graue Wangen, die stark mit schwarz gemischt sind und
den aus schwarzen und weissen Haaren gemischten Schnurrbart
leicht zu unterscheiden.
Der Unterarm, Unterschenkel, das Kinn, die ganze Unterseite,
die Innenseite der Gliedmassen, die langen Haare der Ohren
und die Unterseite des Schwanzes bis ungefähr zur Mitte der
Länge sind grau weiss, die Oberseite des Kopfes, Rückens und
die Aussenseite der Oberschenkel ist gelblichrot, spärlich mit
grau und schwarz gemischt. Der Scheitel ist fast ebenso gefärbt,
nur ohne so starke Beimischung schwarzer und grauer Tüne. Die
Stirnbinde ist schwarz mit vielen grauen Haaren gemischt; sie
.#
A —
reicht bis fast zu den Ohren, also nicht um den Scheitel herum.
Die Nase ist schwarzbehaart. Die Wangen sind weissgrau, ziem-
° lich dunkel und mit vielen schwarzen Haarspitzen getônt. Schnurr-
bart aus schwarz und weiss gemischt, die Schultern sind von
langen aus schwarz und grau gemischten Haaren bedeckt. Die
Oberseite des Schwanzes ist schôn braunrot.
Der Schädel hat eine grôüsste Länge von 150 mm., eine grôüsste
Breite am Jochbogen von 93 mm, an der Aussenseite der Alveole
des Caninus von 41 mm., an der Aussenseite der Alveole des vor-
letzten Molaren von 41 mm., die geringste Breite hinter der
Orbita von 53 mm., die grüsste Schädelbreite über dem Meatus
auditorius externus von 73 mim., neben der Orbita von 75 mm.
Die’ Molarenreihe ist 35 mm. lang, die Breite der Nasalia am
vorderen Ende ist 10 mm., die Entfernung vom Nasion bis zum
vorletzten Molar 38 mm., bis zum Gnathion 68""5. Die Länge
-der Nasalen ist 31 mm. an dem Aussenrande gemessen, 27°"5 an
der Sutura nasalis gemessen. Die Länge des Frontale ist 62 mm.
Cercopithecus (Chlorocebus) cynosurus weynsi Dugois
und Mrscx. subsp. nov.
o' ad. Nr. 168 Kakongo zwischen Boma and Banana, CABRA
coll. Fell mit Schädel.
SG ad. Nr. 126 Banana, Kongo-Mündung, WEyns coll. auf-
gestellt. Typus der Rasse.
Abbildung von Nr. 126 in « Guide illustré », Seite 16 als
C. sabaeus. (Leider ist der schwärzliche Ton an den Gliedmassen
und der Schwanzmitte nicht genügend herausgekommen.)
Die Binde über den Augen ist ziemlich schmal, kaum 2 em. breit,
und besteht aus weissen Haaren. Die ganze Oberseite, vom Schei-
tel bis zur Schwanzwurzel, die Oberarme und die Kôürperseiten
sind schamoisbraun und dunkelbraun gesprenkelt. Die Grundfär-
bung erinnert an Tafel 325, Figur 3 des « Répertoire de couleurs »
von R.OBErTHürR und H. DAUTHENAY. Dicht vor der Schwanz-
wurzel wird die Färbung grauer. Die Oberseite des Schwanzes ist
aus weisgrau und schwarzbraun gemischt, ohne Hervortreten eines
grünlichen Tones. Die Schwanzspitze ist schwarz. Die Unter-
ASS
seite des Schwanzes ist schmutzig grau, gegen die Spitze hin
dunkler.
Der Backenbart ist kurz und bedeckt nicht die Ohren, er ist bis
zur Ohrwurzel grau und dunkelbraun gesprenkelt, auf dem untern
Teil der Wangen weissgrau. Das Kïinn ist weiss, die Lippen sind
schmutzig weisserau, das Gesicht auf hellen Grunde mit grau-
weissen und schwarzbraunen Haaren von ungefähr gleicher Menge
besetzt. ;
Die Oberschenkel, Unterarme und Unterschenkel sind auf der
Aussenseite grau mit schwarzbraun gemischt, etwas heller als die
Oberseite des Schwanzes, die Hände und Füsse fast schwarz mit
geringer grauer Beimischung.
Unter der Schwanzwurzel ist ein schmales Feld rotbrauner
Haare sichtbar.
Länge von der Nasenspitze bis zur Schwanzwurzel : 59 cm.
Länge des Schwanzes bis zur Spitze der längste Haare : 55 cm.
Diese Rasse des Malbruck-Affen ist an dem kurzen Schwanz,
der schwarzen Schwanzspitze, den sehr stark, schwarz getünten
Händen und Füssen und dem kurzen Backenbart leicht zu
erkennen.
Herr Prof. Dr. Dugois hatte schon vermutet, dass es sich um
eine neue noch unbeschriebene Rasse handelt; er set also hier als
Autor genannt.
Von dem echten Szy1a cynosurus SCOPOLI (« Deliciæ Faunæ et
Floræ Insubricæ, I, 44, Taf. XIX, 1768 ») wird gesagt : « Frons
fastigiata, rufo-nigroque variegata. Dorsum et latera fusco-rufes-
centia. Cauda corpori subæqualis. Pedes exteriore fusco-cinereoque
varii, interiore cani. Palmæ et plantæ fuscæ ». Er ist nach
einem lebenden Affen ohne Herkunfstangabe beschrieben wor-
den. Auf der Abbildung ist eine schwarze Schwanzspitze nicht
sichtbar.
Cercopithecus tephrops BENNET (« Proc. Zool. Soc. London »,
1833, 109) ist « supra fusco-virescens, infra albidus; artubus externe
grisescentibus, facie pallide carnea, naso, genis, labiorumque
marginibus pilis brevibus fuliginosis conspersis . Die Haare des
Rückens sind schwarz und gelbgeringeli. Der Schwanz ist etwas
kürzer als der übrige Kôrper.
USE
Die Sczädelmaasse sind folgende : Die grôsste Länge, vom Gna-
thion gemessen, ist 109""3; die grüsste Breite am Jochbogen :
74 mm.; an der Aussenseite der Alveole des Caninus : 29 mm.;
jan der Aussenseite der Alveole des vorletzten Molaren : 33""2:
die Einschnürung hinter der Orbita : 47 mm.; die grôsste Schädel-
breite über dem Meatus auditorius externus : 61 mm.; neben der
Orbita : 63""8. Die Molarenreihe ist 25"°8 lang. Die Breite der
Nasalen aus vordern Ende der Sutura nasomaxillaris ist 11"%8;
die Entfernung vom Nasion bis zum vorletzten Molar : 413;
bis zum Gnathion : 47°"8.
Cercopithecus (Chlorocebus) cynosurus itimbiriensis Du-
Bois und MrscH. subsp. nov.
© juv. Nr. 306. [timbiri, WEyxs coll., aufgestellt. Schädel unter
gleicher Nummer.
Die weisse Binde über den Augen ist sehr schmal. Der Rücken
ist gelbbraun, dunkelbraun gesprenkelt. DuBois nennt die Färbung
«cendré roussâtre; le poil étant d'un cendré brunâtre, clair à la base,
brun et annelé de jaune roussâtre dans le reste de son étendue ».
Die Schwanzwurzel ist grauer, die Oberseite des Schwanzes dun-
kelgrau und weissgrau gesprenkelt, seine Unterseite weiss, seine
Spitze offenbar schwärzlich; die äusserste Spitze des Schwanzes
fehlt. Die Oberarme, die Oberschenkel sind wie die Schwanz-
wurzel grau, strohfarbig gestrichelt. Die Unterarme haben eine
graue, mit dunkelgrau gemischte Färbung und sind etwas heller
als die Schwanzoberseite.
Die Finger sind nicht wesentlich dunkler. Die Unterschenkel
und Füsse sind weissgrau, auf den Fingern etwas dunkel getônt.
Der kurze, abstehende Bart ist schmutzig grau mit vielen langen,
schwarzen Haarspitzen. Die Kôürperseiten sind mehr strohfarbig,
gelbbrauner als der Rücken. Das Kinn ist weiss. Rotbraune Steiss-
haare fehlen. Das Gesicht ist mit dunkelbraunen und weissgrauen
Haaren bedeckt.
Eine ähnliche, von THOLLON gesammelte Meerkatze hat Dr. Pou-
SARGUES in den « Ann. Sc. Nat. », (8), III, 223-224, 1896 vom lin-
ken Ufer des Kongo bei Brazzaville beschrieben; sie unterscheidet
29
sich aber durch rôtlichere Grundfärbung; die Rückenhaare sind
« annelés de noir et de jaune roussâtre » und die Oberseite des
Schwanzes ist « gris tiqueté de blanc jaunâtre ». Das Gesicht ist
mit schwarzen, dünn gesäeten Haaren bedeckt.
Da bei den grünen Meerkatzen derselben Rasse, soweit die im
Berliner Museum befindlichen Felle es erkennen lassen, niemals
der Farbenton abändert, sondern nur nach dem Geschlecht und
Alter bald heller bald dunkler erscheint, so muss man annehmen,
dass alle grünen Meerkatzen der Umgegend von Brazzaville den
gelbrôtlichen, schwarz gesprenkelten Rücken und den grau und
gelbweiss gesprenkelten Schwanz haben.
Für diese Rasse schlage ich den Namen Cercopithecus (Chlo=
rocebus) cynosurus tholloni subsp. nov. vor, um den Sammler
zu ehren.
Cercopithecus (Chlorocebus) aethiops lukonzolwæ subsp.
nov. — Fig. 2.
S'juv. ad. Nr. 516 Lukonzolwa am Moëro-See, Weyxs coll.,
aufgestellt.
Eine Meerkatze mit langem abstehenden
grauweissen dunkel gespitzten Backenbarte,
breiter weisser Stirnbinde, schmutzig braun-
grauen Händen und Füssen und schwarzer
Schwanzspitze.
Der Rücken und die Oberarme sind
fahlbraun mit grober dunkelgrauer Bei-
# mischung. Die Schwanzwurzel und die Ober-
Fig. 2. — Cercopithecus schenkel sind olivengrau mit dunkelbraun
Re gesprenkelt; die Oberseite des Schwanzes
ist grau mit vielen schwarzen Spitzen, seine Unterseite schmutzig
grau, seine Spitze schwarz. Die Unterarme und Unterschenkel
sind fast rein dunkelaschgrau, mit geringem olivenfarbigen Anflug;
die Kôrperseiten wenig heller als der Rücken ohne rostgraue
Haarwurzeln. Das Kinn ist weiss, neben dem After stehen rôtliche
Haare.
49
Cercopithecus (Otopithecus) denti liebrechtsi Dugois und
Mrscx. subsp. nov. — Fig. 3.
G'ad. Nr. 245, Stanley Falls, Weyxs coll., aufgestellt. Schädel
unter gleicher Nummer.
Breite Stirnbinde gelblichweiss; sie reicht nicht bis zum Ohre,
sondern ist von diesem durch die dunkle Färbung der Schläfen
geschieden. Die Wangen sind strohgelb mit schwarzer Sprenke-
Fig. 3. — Cercopithecus denti liebrechtsi Du.
et Mrscx.
lung, jedes Haar blass gelbbraun mit breiter schwarzer Binde. Die
Oberlippe ist mit spärlichen weissen Haaren besetzt, das Kinn ist
schwärzlich mit einigen weissen und einigen schwarzen Haaren.
Der Oberkopf und der Nacken sind schwarz mit gelbbrauner Spren-
kelung, der Rücken und der Oberarm schwarz mit kastanienbraun
bestäubt; der Ober- und Unterschenkel schwarz mit gelbbrauner
Bestäubung, alles ungefähr zu gleichen Teilen gemischt etwas
heller als der Rücken. Der Unterarm ist schwarz fast ohne jeg-
>
AO —
liche Sprenkelung. Die Haare des Rückens sind an der Wurzel
grau. Die Oberseite des Schwanzes ist an der Wurzel aschgrau, in
dem hinteren Drittel schwarz, seine Unterseite ist etwas heller,
weissgrau, im hinteren Drittel schwarz.
Der obere Ohrrand ist durch ein spitzes Büschel weisser Haare
ausgezeichnet. Die ganze Unterseite, die Innenseite der Glied-
massen und der untere Teil der Kôrperseiten sind weiss; diese
Färbung ist scharf abgesetzt.
Länge des Rumpfes von der Nasenspitze bis zur Schwanzwurzel :
58 cm. Länge des Schwanzes bis zur Spitze der längsten Haare :
72 Cm:
Schädel : Grôsste Länge vom Gnathion gemessen : 99 mm.; die
Basilarlänge ist nicht sicher zu ermitteln, weil am Basion der
Schädel etwas verletzt ist.
Die grüsste Breite am Jochbogen ist 66"*2; an der Aussenseite
der Alveole des Caninus : 277"2; der vorletzten Molaren : 30";
die Einschnürung hinter der Orbita hat eine Breite von 41°"3;
die grôsste Schädelbreite über dem Meatus auditorius externus
beträgt 58 mm.; neben der Orbita : 58"*2. Die Molarenreïihe ist
21°%2 lang; die Breite der Nasalen am vorderen Ende der Sutura
naso-maxillaris ist 8 mm.; die Entfernung vom Nasion bis zum
vorletzten Molaren : 41°%6 ; bis zum Gnathion : 43°%"3, die Gesichts-
linge vom Aussenrande der Sutura zygomatico-frontalis bis zum
Gnathion gemessen : 53°"1, die Hinterhauptslänge vom Nasion bis
zur Protuberantia occipitalis externa : 74**7; dieselbe im Bogen
gemessen : 89 mm.
Von C. denti, welchem diese Form am ähnlichsten ist, unter-
scheidet sie sich durch sehr deutliche Stirnbinde, schwarzen,
gelbbraun gesprenkelten Oberkopf und Nacken, viel dunkleren
Rücken, dunklere Hinterbeine und verhältnismässig kürzeren
Schwanz.
Cercopithecus (Otopithecus) elegans Düugois und Mrscx.
spec. nov. — Fig. 4.
Sad. Nr. 346, wahrscheïinlich vom Lomahi, aufgestellt. Schädel
unter gleicher Nummer. Typus. — Fig. 4.
nr
© pull. Nr. 308, Aruwimi, WeEyxs coll., aufgestellt. Schädel
unter gleicher Nummer. |
Abbildung im « Guide illustré » von 1903 als Cerc. Martini auf
Seltebn7e
Durch die scharfe Abgrenzung der weissen Unterseite dem
vorigen ähnlich, aber mit weissem Vorderteil der Wangen, schwar-
zer Schläfenbinde, hell aschgrauen Ober- und Unterschenkeln und
schwarzen Füssen.
Fig. 4. — Cercopithecus clegans Du. et Mrscx.
Der Oberkopf ist schwarz mit spärlicher weisslich gelbbrauner
Sprenkelung, der Rücken ist tief grauschwarz, die Haare an der
Wurzel grau und auf dem Vorderteil des Rückens gelblich weiss,
auf dem Hinterrücken aber schôün gelbbraun gebändert, so dass
der Rücken vorn fahlbraun, hinten schôn braun gesprenkelt
erscheint. Die Oberseite des Schwanzes ist wie die Seiten des
Kôrpers schwarzgrau mit weisslicher Sprenkelung, im letzten
Drittel schwarz, die Unterseite des Schwanzes ist aschgrau bis zu
der etwa ein Drittel der Länge einnehmenden schwarzen Spitze.
A2
Der Oberrand des Obhres ist durch lange weissé Haare, die
einen Pinsel bilden, ausgezeichnet. Weiss sind ausserdem eine
breite etwas dunkel gesprenkelte Stirnbinde, die in einem etwas
dunkler gesprenkelten Strich bis zum Ohre sich erstreckt, die
Unterseite des Kôrpers, die Innenseite der Gliedmassen, die
vordere Hälfte der Wangen, deren hintere Hälfte stark dunkel
gesprenkelt ist. Eine Schläfenbinde zwischen dem Auge und Obhr,
die nach oben scharf abgeschnitten ist und nach unten allmählich
in die gesprenkelte Wangenfärbung übergeht, ist schwarz.
Die Aussenseite der Vorderbeine ist schwarz, diejenige des
Oberarmes schwarz mit geringer heller Sprenkelung; die Hände
sind rein schwarz. Auch die Füsse haben diese Färbung. Die
Ober- und Unterschenkel sind hell aschgrau mit geringer dunkler
und graugelber Beimischung; die Wurzeln der Haare sind dort
bleigrau.
Die grüsste Länge des Schädels beträgt nur 957, die Basilar-
länge : 64""7; die grôsste Breite am Jochbogen : 69°"4; an der
Aussenseite der Alveole des Caninus : 25"%5; des vorletzten
Molaren : 30""4; die Einschnürung hinter der Orbita beträgt
413°%3; die grôüsste Schädelbreite gerade über dem Meatus audito-
rius externus beträgt 60 mm.; neben der Orbita : 56"*8. Die
Molarenreihe ist 21""9 lang; die Breite der Nasalen am vor-
deren Ende der Sutura naso-maxillaris ist 7°”"8; die Entfernung
vom Nasion zum vorletzten Molaren : 37"*3; zum Gnathion
39 mm.; die Gesichtslänge vom Aussenrande der Sutura zygoma-
Hanoi bis zum Gnathion gemessen : 48 mm.; die Hinter-
hauptslänge vom Nasion bis zur Protuberantia occipitalis externa :
74°*1; dieselbe im Bogen gemessen : 94 mm.
Das ganz junge Q© vom Aruwimi Nr. 308 mit reinem DTIERSS
ist genau s0 gefärbt wie das alte ©.
ÉCOLE DE MÉDECINE TROPICALE (BRUXELLES)
NOTES
BPESMINSE CRÉES SIDCEURSADELSANIE
DURCONGORPELCE
Nous avons l'intention de publier plus ou moins régulièrement
sous la rubrique ci-dessus les observations faites par les corres-
pondants de l'École de médecine tropicale : médecins, phar-
maciens, vétérinaires, missionnaires, etc., au cours de leur séjour
en Afrique.
Nous recevons souvent des Insectes pathogènes ayant servi à des
observations et des expériences et dont la détermination est néces-
saire et l'étude intéressante; d’autres fois 1l nous arrive des Insectes
piqueurs recueillis en des stations variées ; puis ce sont les rapports
de médecins qui nous communiquent des traits de mœurs de cer-
tains Insectes suceurs, qui signalent la présence ou l'absence des
Glossines ou des Moustiques dans certaines stations, etc.
Nous avons pensé qu'il serait d’une haute utilité de réunir ces
données éparses et de leur donner une certaine cohésion en vue de
faciliter les recherches de ceux qui feront un jour des travaux
d'ensemble. Nous porterons notre attention surtout sur les notes
— i4à —
relatives à certaines espèces ayant une importance pathologique
notable, comme les Ixodes, les Culex, les Anopheles, les Tsé-tsé,
les Taons, etc.
Nous assisterons, par l'envoi de matériel de recherche, de
conservation et d'expédition, tous ceux qui voudront nous aider
dans notre tâche et plus particulièrement les médecins et les mis-
sionnaires qui ont passé par l'École de médecine. Il va sans dire
que : 1° toute communication, note ou observation sera publiée
sous le nom et sous la responsabilité de celui qui nous l'aura
transmise; 2° que toutes les déterminations d’'Insectes seront faites
par les meilleurs spécialistes.
Notre tâche consistera donc simplement à rendre aisément
accessibles à tous les observations intéressantes que nous ne
cessons de recevoir, et, d'autre part, à assurer aux auteurs la
paternité de leurs découvertes, qui jusqu'ici couraient trop souvent
le risque de passer inaperçues.
G. SEVERIN.
= is —
G. SEVERIN
Conservateur au Musée royal d’histoire naturelle.
LA NÉCESSITÉ
D'ÉTUDIER LES MŒURS ET LES HABITUDES DES GLOSSINES
POUR LUTTER CONTRE LA MALADIE DU SOMMEIL
Sir RUBERT BoyceE, dans un excellent livre : Mosquito or Man?
formule l’angoissante question qui se pose ou se posera pour
toute colonie tropicale ou intertropicale : « Lequel des deux vaincra;
sera-ce l’homme, sera-ce le moustique! »
La cohabitation n’est pas possible. L'homme doit supprimer
radicalement l’insecte ou abandonner la partie et renoncer à colo-
niser. La lutte continuelle contre les maladies provoquées par
l’insecte lui coûte trop cher et finira par lasser son énergie et son
courage. Il ne pourra subsister que lorsqu'il saura empêcher la
maladie de se produire, et cela n’est possible qu’à la condition de
détruire ou de rendre inoffensif le transporteur du virus.
Ce que Sir R. BovcE se demande pour le moustique, le
D' RAPHAEL BLANCHARD, dans une excellente conférence, donnée
lors du premier Congrès international d'entomologie à Bruxelles,
le fait pour les Tsé-tsé : Æ/y or Man? « Victoire de la mouche
ou de l'homme?» telle est la question capitale qui domine l'avenir
économique du centre de l'Afrique.
Depuis des années, les médecins consacrent leurs efforts à cher-
cher des remèdes pour combattre cette maladie. Ils essaient les
moyens préventifs et curatifs; ils étudient tous les produits capables
d'apporter un soulagement ou de produire une guérison nette et
durable; mais, il faut bien le dire, malgré de nombreuses missions
d’études, malgré l'énergie et l'argent dépensés, le mal reste aussi
terrible et sa suppression paraît aussi éloignée qu'au début de la
lutte. Des régions entières du centre de l'Afrique sont atteintes, et
0 —
toute population, sur des étendues énormes, y a disparu ou est en
voie de disparition. Certes, 1l y a parfois des améliorations en cer-
tains points de notre colonie, mais le mal est comme un feu qui
couve dans les tourbières : il éclate parfois avec violence dans une
partie donnée, où l’on se hâte d’aller l’éteindre; il disparaît mais
il reparaît presque aussitôt en d’autres points.
Cette lutte ressemble à celle que l’on a soutenue si longtemps
contre la malaria. Elle était ardente et cependant aussi peu décisive
au début que celle que l’on poursuit actuellement contre la maladie
du sommeil. L'insecte l’emportait! Mais les rôles se renversèrent
dès qu'on se décida à attaquer les auteurs du mal, les transporteurs
du virus, c'est-à-dire les moustiques eux-mêmes.
Il fallait pour cela étudier leurs mœurs, leur mode de vie,
scruter avec précision tous les stades de leur évolution afin d’en
découvrir les phases critiques, c’est-à-dire celles où l’homme peut
intervenir pratiquement par quelque artifice en vue de détruire les
moustiques ou de leur rendre l'existence impossible. Il fallut
ensuite aussi chercher l'outillage économique nécessaire pour
organiser industriellement l’extermination.
Le problème est compliqué et difhcile, mais il est presque tou-
jours possible de le résoudre comme le démontrent des centaines
de cas semblables qui se sont présentés dans d’autres domaines et
particulièrement dans celui de l’entomologie agricole.
Les entomologistes économistes ont, en effet, {owyours trouvé le
moyen de combattre les insectes nuisibles aux plantes ou aux ani-
maux.
Certes toutes les méthodes en vigueur aujourd’hui ne présentent
pas une perfection définitive; bien des procédés doivent encore
être améliorés avant de donner des résultats complets; dans la plu-
part des cas cependant la destruction bien dirigée peut être totale.
Il en fut ainsi pour les moustiques transporteurs de la fièvre
jaune, et à ce propos l’histoire de Cuba est et restera toujours un
exemple admirable de ce que peut l’homme averti et armé des
méthodes scientifiques.
Pourquoi n’en serait-il pas de même pour la maladie du sommeil?
Pourquoi ne trouverait-on pas aussi le moyen de combattre la
Glossine, de la détruire ou de réduire sa nocivité à un minimum,
AT =
et de la traquer au point d’en arriver à réduire la maladie à des cas
isolés faciles à supprimer ?
I] faudra pour cela que des entomologistes économistes, habitués
à ces travaux d'observation précise, étudient l’éthologie des Tsé-tsé,
et U faudra que ces entomologistes soient maintenus en action jus-
qu'au moment où ils connaîtront les mœurs de ces muscides avec
une précision extrême qui leur permettra de tenter des moyens
de destruction, comme cela s'est fait pour tous les autres insectes.
Entretemps, il va de soi que les recherches médicales, cliniques et
thérapeutiques poursuivront leur cours.
Les Américains, gens pratiques, ont compris l'importance de
l'étude des mœurs poussée à fond, et leur Ministère de l’Agricul-
ture comprend un service entomologique comptant quatre cents
fonctionnaires dont plus de deux cents sont des hommes de
science.
Le travail de ces agents se porte uniquement sur l'étude étholo-
gique des insectes nuisibles, et cette organisation scientifique se
retrouve dans tous les autres services de ce gigantesque ministère.
La sylviculture, la zootechnie, etc., comptent de nombreux
savants étudiant les maladies des plantes, aussi bien que celles
du bétail, qu’elles soient provoquées par des insectes ou par des
acariens.
Les Américains évaluent à plusieurs milliards de francs par an les
pertes dues à ces parasites et que subit l’agriculture, et ils estiment
que leur Service entomologique doit pouvoir faire face à ces ques-
tions économiques d’une si grande importance matérielle parce que
l'extension du fléau, suivant le développement de la culture, pou-
vait rendre tout travail inutile.
Certaines questions neuves ou renfermant des facteurs com-
plexes, exigent des années d'études sur place, accompagnées de
nombreuses et absorbantes expérimentations. Il faut pour cela des
hommes spéciaux, et ces hommes doivent disposer d’un outillage
spécial. Aussi les grands pays colonisateurs ont-ils créé des services
spéciaux, indépendants, dégagés de toute entrave administrative et
chargés de l’étude d’une question unique.
Ces services pourvus des moyens d'action les plus complets sont
dirigés par un ou plusieurs savants, entourés d’assistants et aides
mi —
nombreux, dont l'attention est dirigée uniquement vers les ques-
tions à résoudre et les remèdes à trouver. |
De là aussi la création de laboratoires volants pouvant être aisé-
ment déplacés, mais pourvus cependant de tout l'outillage et de tout
le confort nécessaires à l'étude et à la vie matérielle. Le spécialiste
appelé à résoudre la question y dispose de tout ce qui lui est néces-
saire ou utile. Il est largement rémunéré et peut s'attendre à des
récompenses magnifiques le jour où il aura résolu la question qui
lui est confiée.
Il s’agit, en effet, d'un danger public qui peut s'étendre et
menacer de plus en plus la richesse nationale. Aucun sacrifice n’est
trop élevé pour l'arrêter.
Tout cela se fait pour les maladies des plantes, des animaux et
pour la malaria. Et c'est parfait. Mais combien de raisons n’avons-
nous pas d'appliquer ces méthodes à la lutte contre la plus meur-
trière des maladies modernes : la maladie du sommeil !
Même si des intérêts matériels n'étaient pas en jeu, ce serait
un devoir social pour la nation de faire l'impossible pour sauver la
colonie et préserver ses habitants de la misère et de la mort.
Nous concluons donc en affirmant qu'il est plus que temps
d'installer, sur divers points du Congo, des entomologistes étholo-
gistes, pourvus de tous les moyens d'investigation, avec la mission
unique d'étudier les mœurs des glossines. Plus tard les moyens
de destruction se présenteront aisément, lorsque l’on saura à quel
moment de son évolution l’insecte est le moins bien défendu
contre les actions extérieures, contre les causes de destruction qui
règnent dans son milieu naturel, et lorsque nous aurons découvert
la phase critique à laquelle il est le plus accessible aux moyens
d'attaque que l’homme peut pratiquement mettre en œuvre.
Notre connaissance des Tsé-tsé est encore bien défectueuse et
réclame d’actives recherches.
Non seulement nous devons étudier leurs mœurs et leurs habi-
tudes, mais, chose stupéfiante, nous ne savons même pas encore
exactement à combien d'espèces différentes nous avons affaire. II
y a quelques années, on en connaissait cinq espèces, maintenant
il en existe quatorze différentes ainsi que des variétés locales. La
crao
chose paraîtra peu importante aux non-initiés; plusieurs hausse-
ront les épaules et diront que le nom d’un insecte importe peu,
qu'on ne demande pas à une mouche son nom avant de l’attra-
per ! etc. Les naturalistes sont accoutumés à ces critiques et à ces
plaisanteries ! Les éthologistes comprendront, au contraire, l’im-
portance primordiale du nom, de l’exacte détermination, car cette
détermination doit être à la base de toute recherche biologique ou
médicale sous peine de la voir exposée aux plus absurdes bévues.
On voit en effet que, parmi les insectes, des espèces extrêmement
voisines, ne différant que par des détails infimes, ont parfois un
mode de vie totalement différent. Et qui saura différencier une
espèce d’une autre, sinon un entomologiste consommé ?
Que dirait-on du médecin qui soignerait un patient sans con-
naître avec exactitude la maladie dont il souffre et qui lui appli-
querait des remèdes destinés à guérir un mal très voisin mais à
évolution et effet différents ?
Il nous faut donc envoyer en mission spéciale des entomologistes
qui soient en même temps les éthologistes capables de démêler le
développement des diverses espèces de glossines, et non point des
hommes ayant acquis leurs connaissances uniquement dans les
laboratoires ou les cabinets de travail. Et s'il faut chercher ce
naturaliste rare jusqu'en Amérique, nous ne devons pas hésiter un
instant à le faire, quel que soit le prix qu'il exigera pour ses
services. De plus, nous devons l’outiller de façon complète, lui
prescrire et même réserver son champ de recherches en concen-
trant son activité sur des questions précises; puis il faudra lui
donner toute liberté d'action. Et nous pourrons enfin entrevoir
le moment où 1l nous sera possible de combattre avec eflicacité
la terrible maladie du sommeil, le plus grand fléau de notre temps.
— 450 —
IT
D: J. RODHAIN
Mission scientifique du Katanga.
NOTE PRÉLIMINAIRE
SUR LA DÉCOUVERTE DE GITES DE PUPES
DE GLOSSINA PALPALIS
Nous avons jusqu'à présent découvert près de Bukama deux
endroits où ces Glossines viennent régulièrement déposer leurs
larves. Dans un seul de ces lieux de ponte, situé dans une petite île
en amont de Bukama, nous avons pu récolter, depuis le commen-
cement de mai jusqu au milieu de septembre, 777 pupes.
Un deuxième nid a été trouvé à Kalengwe. Le premier surtout
a pu être bien étudié; un sol sablonneux suffisamment ombragé à
proximité de l'eau semble être la seule condition absolument
requise pour que la palpalis vienne y pondre. Une seule des
pupes récoltées a été trouvée parasitée par un insecte hyménoptère
de la famille des Proctotrupides.
III
D: J. RODHAIN
Mission scientifique du Katanga.
DÉCOUVERTE D'UNE PUPE DE GLOSSINA MORSITANS
Une seule pupe (la deuxième que renseignera la littérature) de
cette espèce de Glossine a été découverte dans la nature par M. le
D° BeouaERT. Elle se trouvait mélangée à des pupes de pa/palis
récoltées à Kalengwe.
nl A SE
IV
D' J. SCHWETZ
NOTE PRÉLIMINAIRE
SUR LA DISTRIBUTION DES GLOSSINES
AU LAC TANGANYIKA
A. — Topographie du lac.
En voyageant en steamer sur le lac, à une certaine distance de
la rive, on voit que le Tanganyika est une vallée remplie d’eau,
allongée et relativement étroite, entourée d'une haute muraille
presque verticale, à surface irrégulière, formant des terrasses et
tombant presque à pic dans le lac.
La muraille s'éloigne cependant, par-ci par-là, de la rive, lais-
sant place à des plateaux bas. D'autres fois elle s'ouvre sur des
vallées latérales, larges à leur embouchure, formant parfois des
plaines dont le sol, constitué par les alluvions de la rivière qui
parcourent ces vallées, est, en général, très fertile.
La rive anglaise, depuis Kituta jusqu'à la frontière du Congo
belge, est très accidentée et coupée de nombreuses baies. Celle
du Sumbu (baie de Cameron) est aussi grande que celle de Burton
à Baraka.
Mais l'aspect change depuis la frontière belge. Après le plateau
de Moliro, la muraille commence. La jolie, profonde et étroite
baie de Vua est presque complètement invisible quand on se trouve
à plusieurs kilomètres de la rive, et la même chose se présente pour
la baie de Mpota, un peu plus au nord. Vient ensuite une fente
profonde, mais étroite pour la rivière Lunangwa, puis le mur
continue en s’écartant légèrement à Kapampa et à Meurasi jusqu'à
Turupa près de Baudouinville. Il est absolument impossible de
longer la rive de Baudouinville à Moliro par voie de terre, sauf en
quelques petites parties. À Tumpa (Saint-Léon), le mur s’abaisse
subitement jusqu'au cap de Kapawke et se transforme en une ter-
ma
rasse formant la grande plaine de Saint-Louis avec celle de Tumpa,
en bas, et le grand plateau de Baudouinville, en haut.
Le mur recommence à Kapawke et continue jusqu'après le cap
de Nzawa pour s'écarter de la rive, à l'embouchure du Lukufu, et
former la fertile et riante plaine de Mpala.
D'ici jusqu'à Toa, le mur perd sa régularité et est souvent rem-
placé par de larges plaines et même par des marais (celui de
Rutuku notamment). Mais depuis Albertville la muraille reprend
ses droits non seulement jusqu'au majestueux montSimba(s°par.S.),
mais jusqu'à la baie de Burton, ne laissant plus place qu'à une seule
baie et un seul plateau insignifiant, Kibanga.
Depuis Baraka jusqu'à Uvira, le mur s’écarte légèrement de la
rive, le long de laquelle il y a des villages assez nombreux. Il existe
même une route des caravanes le long de la rive, depuis Baraka
jusqu’à Uvira, ce qui est impossible entre Baraka et Albertville.
Je dirai, en passant, que la rive allemande ressemble beaucoup à
la rive congolaise. La première est cependant beaucoup moins
sauvage, les montagnes riveraines y sont, en général, plus basses
et présentent de nombreux plateaux-collines verdoyants et culti-
vables.
Cette muraille est coupée par-ci par-là de fentes, de vallées
étroites et sinueuses, donnant passage aux torrents, ruisseaux et
rivières afluents du lac.
B. — Distribution générale des Tsé-Tsé.
Je ne dirai rien de nouveau sur la distribution générale des
Tsé-Tsé, et mes observations confirmeront les constatations faites
par d’autres observateurs, relatées dans la littérature spéciale et
surtout dans les Bulletins du « S/eeping Sickness Bureau ».
Il est utile cependant d'examiner de près parfois les choses les
plus connues; il arrive alors de constater des détails très inté-
ressants.
1° RÉPARTITION NUMÉRIQUE DES TSÉ-TSÉ.
1. On peut dire qu'en règle générale les Tsé-tsé sont moins
nombreuses sur la rive du lac que sur les rives du fleuve ou des
LS es
grandes rivières. Par exemple, à Mpala, on ne rencontre pas de
Tsé-tsé (pa/palis) sur la rive du lac, mais on est assailli (ou plutôt
on l'était, avant que l’on n'ait débroussé cette rivière) par ces
mouches du moment où l’on s'engage dans l'embouchure du
Lufuku. J'ai fait la même constatation pour d'autres grands
afluents du lac et surtout pour la Lukufa.
Est-ce l'influence de la différence de l’eau stagnante et de l'eau
courante? Je ne veux pas me prononcer catégoriquement, mais je
ne le pense pas. Je crois que c'est tout simplement parce que les
rives des rivières sont couvertes, en général, d'une végétation plus
abondante et plus ombrageuse que celles du lac et qu’elles sont
plus humides.
On trouve très souvent la palpalis en des endroits où des
recherches faites à un autre moment n'ont pas permis d'en trouver.
La différence saisonnière, qui joue un grand rôle pour la
présence ou l'absence de la palpalis sur de petits cours d’eau
pouvant se dessécher, na aucune importance ou, au moins,
presque aucune importance pour la rive du lac, ce qui est facile à
comprendre.
4. On est très souvent frappé du fait que deux parties de la rive
du lac, ayant le même aspect et les mêmes propriétés géologiques
et botaniques, peuvent offrir l’une des palpalis, parfois en grand
nombre, alors que sur l’autre elle manque totalement.
2° GÎTES.
Quel genre de rive, c'est-à-dire quel genre de végétation rive-
raine faut-1l donc pour permettre la présence de la pal/palis?
On parle très souvent de hautes herbes : on dit que les hautes
herbes favorisent la présence de la palpalis, mais non pas les
arbres. Ce n'est pas très exact. Il y a herbes et herbes et il ya
arbres et arbres. On sait que c’est surtout l'humidité qui favorise la
présence de la palpalis, mais il faut mieux préciser également ce
point-c1.
Je ne serai pas catégorique dans mes conclusions, — il faut
toujours être prudent, — mais je veux cependant noter mes obser-
vations personnelles.
30
= A5 —
Ceux qui ont voyagé dans la région où existe la #10orsitans,
c'est-à-dire, en outre des rivières, sur les plateaux d’une certaine
altitude, savent que cette espèce de Glossine se trouve surtout
et même exclusivement dans des endroits boisés, situés entre la
forêt et la steppe, dans des bosquets, endroits désignés en géogra-
phie sous le nom de parcs. Ce sont des arbrisseaux, plus hauts que
des buissons et plus bas que des arbres proprement dits, et qui
donnent un ombrage parfait, convenant à la #orsifans.
La palpalis a les mêmes goûts que sa proche parente, à condi-
tion que ces arbrisseaux se trouvent à proximité d'un réservoir
d'eau, lac, rivière ou fleuve, de préférence à une altitude plus basse
que celle que fréquente la z7orsitans.
3° CONDITIONS NÉCESSAIRES AUX GÎTES.
La rive du Tanganyika peut être divisée, d’après ses caractères
géologiques et botaniques, en un certain nombre de catégories :
1. Aive rocheuse, pierreuse, ordinairement élevée (la muraille
et ses contreforts), couverte d’arbrisseaux.
2. Rive sablonneuse (ou, par place, alluvion durcie) sèche, nue
(là où le mur s'écarte du lac). À un certain nombre de mètres de la
rive commencent les herbes plus ou moins hautes, mais il n'y a
pas d'arbres, c'est donc la brousse proprement dite, ou plutôt la
steppe.
3. Embouchures des rivières plus ou moins grandes, encombrées
régulièrement de roseaux, de très hautes herbes épaisses et de
buissons.
4. Rive marécageuse avec de hautes herbes et beaucoup d’eau
(jusqu'aux genoux et davantage) même en saison sèche.
En règle générale (sans être absolu), on peut dire que la
palpalis se trouve toujours sur les rives de la catégorie n° 1 (rive
pierreuse couverte d’arbrisseaux) et n° 3 (embouchures des rivières).
Elle ne se rencontre pas sur les rives de la catégorie n° 2 (rive
sablonneuse) et n° 4 (marais).
J'ai constaté ces faits quantité de fois, comme le montrent quel-
ques exemples :
a) La rive de la grande plaine de Saint-Louis est sablonneuse,
FR ASS
et il ny a pas de pa/palis. Mais cette plaine est coupée par trois
rivières : Moba, Mlobosi et Sambala. A l'embouchure (comme du
reste le long des rivières), ainsi qu’à une certaine distance de
chaque côté, la palpalis réapparaît ;
b) La rive du plateau-plaine de Moliro. La plaine de Saint-Louis
se termine, au nord, par le cap de Kopakwe, très pierreux et cou-
vert d’arbrisseaux, et dès qu'on arrive à ce cap, à pied ou en pirogue,
on retrouve la palpalrs ;
c) J'ai constaté, sous ce rapport, un fait très intéressant à Albert-
ville.
Un peu au sud de ce poste, à la rive, se trouve un rocher for-
mant cap, le mont Kilindi (voir la carte d’Albertville); au nord de
ce cap se trouve un petit lac très marécageux, au sud, par contre,
une plaine sablonneuse précédant une plaine herbeuse.
Le mont lui-même (100 mètres environ de hauteur) est couvert
d'une végétation très abondante : buissons, lianes, arbres, etc., mais
descend vers le lac par une paroi verticale complètement aride.
En longeant le cap, en pirogue, je n'ai jamais rencontré de pa/-
palis; en suivant la plage sablonneuse, ou en l’abordant, non plus,
bien entendu. Mais j'ai visité à deux reprises le mont lui-même,
et, chaque fois que j'arrivais à une certaine hauteur, là où commen-
çaient les arbres et les lianes, j'étais assailli par de nombreuses
palpalis.
Elles existent à la descente opposée du mont, jusqu'aux roseaux
du petit lac.
d) Les palpalis sont spécialement abondantes dans les baies de
Vua, de Kavala, etc., probablement parce que celles-ci ont, en
général, une végétation très touffue et sont protégées contre les
vents. Ce fait a une grande importance au point de vue pratique,
parce que les baies sont nécessaires, comme abri de steamers,
comme postes de bois, etc., et ne peuvent, par conséquent, pas
être abandonnées, quoique leur débroussement soit (ou plutôt sera)
difcile et très coûteux.
4° DÉLIMITATION DES GÎTES.
S1 ces quatre espèces de rives étaient plus ou moins nettement
délimitées, la prophylaxie aurait été assez facile. Il eût sufh d’aban-
—= LE —
donner les rives défavorables et de conserver les autres, mais toutes
ces catégories de rives se combinent et alternent continuellement,
de sorte qu'un bon endroit est mauvais à cause de la proximité
d'une rivière, par exemple, ou d’un cap rocheux, mais, par contre,
un mauvais endroit devient ou peut devenir bon, si l’on n'en
débrousse un point restreint. Cette variation est infinie, et ce n'est,
par conséquent, que sur place qu'on peut prendre telle ou telle
résolution nécessitée pour la suppression des Tsé-tsé.
Ces combinaisons infinies de rives sablonneuses, marécageuses,
rocheuses, etc. rendent absolument impossible l'exécution d’une
carte exacte et détaillée de la répartition des palpals. Sur 1 kilo-
mètre de rive, on trouve parfois divers points avec ou sans
palpalis.
Dans un opuscule du « Sleeping Sickness Bureau » (S£e/eton
Maps, Tropical Africa, showing the distribution of Tsé-isé flies
and Sleeping Sickness, octobre 1909), la distribution des Tsé-tsé
sur les rives du Tanganvika est indiquée d'une façon très simple
mais pas précise. Tout le lac est entouré d'une bande bleue
continue... Cette bande n'est interrompue que sur une distance de
quelques centaines de kilomètres, depuis la frontière de la Rho-
désie — côté ouest du lac — jusqu'au 5° parallèle $S., c'est-à-dire
sur cette partie de la rive qui est comprise dans le Katanga et que
je viens d'examiner pour la première fois dans ces notes et d’après
lesquelles on peut proposer au « Sleeping Sickness Bureau » de
continuer partout la bande bleue, dans une nouvelle édition de la
carte. Sur cette carte à petite échelle, la bande bleue entourera
donc le Tanganyika tout entier, tandis que sur des cartes locales
la distribution plus détaillée et plus précise indiquera souvent des
solutions de continuité.
Quant à la 10rs1tans, elle existe sur le plateau de Baudouinville
jusqu'au commencement du Haut-Marungu et à un jour de Vua,
vers l'intérieur et, du côté opposé, au sud, jusqu'au commencement
du Haut-Marungu.
J'ai trouvé une f”sca au lazaret même. M. R. SCHMITZ, ancien
chef de secteur d’'Albertville, a trouvé une fsca à Albertville,
sur une génisse.
RO Dome
5° ALTITUDE DES RÉGIONS A MOUSTIQUES.
En allant à Baudouinville; à Vua par l’intérieur et par les mon-
tagnes Marungu; du Tanganyika au lac Moéro (Pweto), etc., j'ai pu
diviser les régions à altitudes diverses en trois régions : 1° région à
palpalis; 2° région à #10orsitans ; 3° régions sans Tsé-tsé.
N'ayant malheureusement pas en ce moment de baromètre alti-
métrique avec moi, je n'ai pu définir l'altitude de ces régions avec
exactitude.
Si le temps me permet de le faire, j'ai l'intention, avant mon
retour en Europe, d'étudier à quelles altitudes correspondent les
habitats ordinaires de palpalis et de morsitans.
C. — Piqüûre.
Quelques mots à propos de la piqûre de la pa/palis. J'ai lu dans
quelques brochures, et surtout dans les comptes rendus des confé-
rences sur la maladie du sommeil, que la piqûre infectante de la
palpalrs est suivie de certains signes d’un processus inflammatoire :
gonflement, douleur, etc.
Je ne crois pas qu'on puisse distinguer d’après ces symptômes
une piqûre infectante d’une piqûre simple.
Pendant mes longs et nombreux voyages le long du Tanganvyika,
en pirogue ou à pied, J'ai été piqué des dizaines de fois par la pal-
palis et j'ai constaté que la piqûre de la pa/palis est douloureuse,
beaucoup plus douloureuse que celle d’un moustique. Elle est
aussi beaucoup plus rapide, plus subite, la pa/palis n'ayant pas
besoin des longs préparatifs du moustique pour enfoncer sa
trompe.
Après la piqûre de la palpalis, on sent non pas une déman-
geaison, mais une vraie douleur.
Quelques minutes après la piqûre, apparaît une petite plaque
gonflée, grande comme une lentille ou une papule, très pâle, avec
une auréole rouge, ressemblant tout à fait à une plaque d'urti-
caire.
On a, de plus, non seulement une sensation de douleur, mais
aussi celle d’une brûlure. Dix à quinze minutes plus tard, ces
symptômes objectifs et subjectifs disparaissent.
AD —
J'ai constaté ces phénomènes sur moi-même chaque fois que
j'étais piqué par la palpalis, sauf dans les cas où il m'était possible
de la chasser rapidement.
Les symptômes décrits ci-dessus s’observent, du reste, dans le cas
de piqûre par d’autres insectes qui ne transportent pas de maladies
infectieuses. Ils dépendent sans doute d’une propriété irritante,
toxique, de la salive de l’insecte et non pas d’une zufection. Du
reste, théoriquement, on ne peut pas admettre qu'un micro-
organisme puisse provoquer une réaction si rapide entraînant une
douleur spéciale.
D. — Débroussement.
Quand, avant d'arriver au Congo, j'étudiais la maladie du som-
meil dans les livres et à l'École de médecine tropicale, j'ai appris
que les Tsé-tsé avaient besoin d'ombre et que le débroussement
d’un endroit les éloignait.
A Léopoldville, le D' BRODEN, si compétent pour la maladie
du sommeil, m'a raconté le fait suivant, très typique sous ce
rapport :
Le D' BRODEN avait constaté plusieurs cas de maladie du som-
meil parmi les travailleurs de l'atelier de Léo, situé près du débar-
cadère. Or, il existait un peu de brousse (avec palpalis) sur les
chemins que parcouraient ces travailleurs. Le distingué praticien
fit disparaître ce coin de brousse, la pa/palis disparut également,
et l’on ne constata plus de nouveaux cas d'infection.
Les fonctionnaires allemands que j'ai rencontrés dans mes tour-
nées sur le Tanganyika me parlaient également du débroussement
et témoignaient beaucoup de satisfaction des résultats obtenus.
N'ayant pas d'expérience personnelle alors, j'ai voulu me rendre
compte par moi-même de l'efficacité des moyens employés jusqu à
ce jour et qui ne donnaient pas toujours des résultats aussi satisfai-
sants que ceux que d’aucuns affirmaient d’avoir obtenus, et Je me
suis donc occupé beaucoup de la question, ce qui me permet
d'émettre à ce sujet mon avis également, que je résume comme suit:
Le débroussement rationnel fait complètement, mais pas de
suite, disparaître la palpalis.
ASE
C'est ainsi qu'aux environs de Mpala la palpalis était très
abondante, notamment sur la rivière Lufuku ; elle a complètement
disparu après le débroussement d’une partie de cette rivière,
tandis qu’en d’autres parties où le débroussement n'a pas été fait
la palpalis abonde comme auparavant.
Je viens de débrousser l'embouchure de la rivière Mlobosi
(débarcadère de Baudouinville). 7/7 #'y a plus de palpalis. Mais il a
fallu quelques jours, après l'achèvement du débroussement, avant
que la dernière pa/palis ne disparaisse.
Des faits semblables m'ont été confirmés par le D' Kocx,
d'Udjidji. Ce collègue affirme également qu'il n’a plus trouvé de
palpalis, après le débroussement, là où il y en avait beaucoup
avant cette opération. Toutefois, ce n'est qu'un mois environ après
la fin du débroussement qu'on peut enregistrer la disparition com-
plète de la Tsé-tsé.
Cela se comprend du reste. Le débroussement ordinaire ne
supprime que les endroits ombrés où se complaît la pa/palis; leur
suppression l’éloigne tout simplement, mais ne la tue pas.
Il est donc téméraire de se prononcer contre le débroussement
en se basant sur le fait que là où il est effectué, il ne fait pas dispa-
raître immédiatement toutes les pa/palis.
Il existe une autre objection sérieuse contre le débroussement.
C'est que c'est chose à recommencer continuellement, surtout
pendant la saison des pluies, quand la croissance des herbes et des
roseaux est très rapide. Le débroussement est donc une mesure
très coûteuse et très fatigante, et ne doit être appliquée que
lorsqu'on est absolument certain de son efficacité sur la disparition
des Tsé-tsé adultes.
Mais il y a débroussement et débroussement. Il faut 07ex
débrousser, et cela n’est pas du tout chose simple. Pour que le
débroussement soit rationnel et radicalement effectué, il faut que
celui qui dirige ce travail se rende bien compte du but que ce tra-
vail doit atteindre. Il est évident que si l'on débrousse dans le
sens littéral du mot, c'est-à-dire que si l’on se borne à couper les
herbes et les roseaux, ce sera un travail à recommencer à bref
délai et qui n'aura servi qu’à éloigner momentanément les pa/pals
privées de cachettes.
— 460 —
Un confrère allemand m'a affirmé cependant que, après une
certaine série de séances de débroussement, l'herbe cesse de
repousser aussi vite qu'auparavant. Je n'ai pu vérifier cette asser-
tion.
J'ai fait débrousser l'année passée l'embouchure de la Mlobosi,
et deux à trois mois plus tard la brousse était si bien revenue,
qu'on n'aurait même pas pu supposer un débroussement. Ce fait
m'a fait réfléchir. La brousse revient parce qu'on se contente de
couper les roseaux dont les racines sont restées dans l’alluvion
fertile, baignées par l’eau de la rivière ou du lac. Ils repoussent
aisément dans ces conditions. Il faut donc, au lieu de couper les
roseaux, les déraciner.
Ce qui est vrai pour les roseaux l’est également pour les herbes
et les buissons. Il faut déraciner ou débrousser et ensuite /abourer
les endroits débroussés. Il faut employer la pioche et la houe, et
non point la machette, et, comme les racines, même enlevées de la
terre, recommencent à pousser au moindre contact avec elle, il
faut les ramasser et les brûler après les avoir séchées.
Cela constitue un travail souvent pénible, surtout quand il faut
travailler dans l’eau, mais mieux vaut faire une fois un travail
difhcile et même coûteux, que de recommencer continuellement
des travaux mal faits.
La terre, quoique labourée, est petit à petit envahie de nouveau
par la brousse dès qu'on l’abandonne à elle-même. Il faut donc la
cultiver. J'avais déjà entendu dire par les Allemands qu'ils faisaient
cultiver les endroits débroussés et j'ai trouvé cette idée très bonne,
d'autant plus qu'il s'agissait presque toujours d'un terrain extrême-
ment fertile.
Il faut procéder de la façon suivante : Débrousser et labourer
pendant la saison sèche et semer au commencement de la saison
des pluies. S'il s’agit d'un terrain très humide, on peut le cultiver,
bien entendu, même pendant la saison sèche.
Pour en finir avec la question du débroussement, je dirai qu'il
faut détruire tout : herbes, roseaux, buissons et même arbrisseaux.
On peut cependant laisser les hauts arbres. En fait de cultures, il
faut employer le riz, les arachides, les patates douces et même le
maïs, mais je ne conseillerais pas l'emploi du manioc. Celui-ci
donne assez d'ombre, et j'ai trouvé deux fois des pa/palis dans les
plantations de manioc.
Je dirai enfin que j'ai la conviction que le labourage tel que je
viens de l'exposer n'est pas seulement un palliatif destiné à
éloigner momentanément des Tsé-tsé qui ne trouvent plus l’ombre
nécessaire à leur repos, mais qu’il atteint les pupes enfoncées dans
la terre ombragée afin de procéder à leur évolution en insecte
parfait.
Ce point est de la plus haute importance, car, lorsqu'on aura
réussi à rendre impropre le milieu où ces insectes se transforment,
nécessairement on aura supprimé aussi les cachettes où se réfu-
geaient les adultes; il est certain que l'existence de la mouche
sera devenue impossible sous les deux formes où l'on ne peut la
poursuivre.
BIBLIOGRAPHIE
A Handbook of the Tsetse-Flies (Genus Glossina), par E.-E. AUSTEN. — Londres
(BririsH MUSEUM). 1911, x + 110 pages, in-8, 10 planches. Prix : 5 sh. 6.
Lorsqu’en 1903 M. AUSTEN publia son livre si utile : « Monograph of the Tsetse-Flies »,
les recherches systématiques faites sur les Glossines, leur biologie, leur habitat. leur impor-
tance économique, étaient encore à leur début. Depuis lors, nos connaissances en ce domaine
se sont considérablement développées, maintes découvertes de la plus haute importance ont
été faites, notamment en ce qui concerne la G/ossina palpalis. Aussi l’auteur s'est-il proposé
de reprendre sa monographie, de la remanier, de nous donner, en un mot. un ouvrage con-
densant les faits actuellement établis et pouvant servir de base sûre aux études qui se pour-
suivent avec ténacité en Afrique.
Ainsi que ce fut le cas pour son premier ouvrage, M. AUSTEN a réalisé de façon remar-
quable le plan qu'il s'était tracé, et son « Handbook » rendra certes les services les plus
grands à tous ceux qui s’attachent à la lutte contre la maladie du sommeil.
Après avoir donné les caractères du genre G/ossina et'un aperçu général sur sa répartition
et les particularités de sa reproduction, l’auteur donne un tableau dichotomique permettant
la détermination des espèces, réparties entre quatre groupes : alors que sept espèces étaient
connues lors de la publication de la « Monograph»,le présent «Handbook» en décrit quinze.
Or, dans la lutte contre la maladie du sommeil il est de la plus haute importance que les
Glossines soient toujours identifiées avec le plus grand soin. Pour chaque espèce, M. AUSTEN
donne une description étendue, accompagnée souvent de figures, puis il en indique la répar-
tition géographique connue actuellement et résume les faits déjà connus de sa biologie, de
ses mœurs, de son habitat. C’est dire l'importance de ce Manuel, dont la nécessité était si
vivement ressentie et pour la publication duquel il y a lieu de féliciter vivement M. AUSTEN,
ainsi que les autorités du British Museum.
A Revision of the Tsetse-Flies (Glossina), based on a study of the male genital
armature, par R. NEWSTEAD. — Londres, 1911; extrait du Buzz. ENT. REs., II,
PP. 9-36.
La publication du « Handbook » de M. AUSTEN a été précédée par celle d’une revision des
Glossines due à M. NEWSTEAD, de l’École de médecine tropicale de Liverpool, qui, se basant
sur l’étude des organes génitaux mâles, a pu établir des caractères fort nets séparant les
diverses espèces, et notamment des Glossines qu’à première vue on était enclin à confondre
entre elles. Se basant à la fois sur ces caractères anatomiques et sur les caractères de la
coloration, il donne également une table dichotomique des Tsé-tsé, comprenant quatorze
espèces, puis une description détaillée et illustrée des organes génitaux mâles des diverses
espèces. — Ce travail est fort intéressant et, dans les cas douteux, il permettra de décider de
façon certaine de la détermination des Glossines mâles, par l'examen des genitalia, Les
espèces nouvelles décrites par M. NEWSTEAD, en 1910, et analysées en détail dans le présent
travail, sont toutes comprises dans le « Handbook» de M. AUSTEN, qui toutefois n’a pas
repris la description d'organes internes.
RÉSUMÉ DES TRAVAUX PUBLIÉS DANS LE 3 FASCICULE
DE LA REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE
J. BEQUAERT. L’instinct maternel chez RAinocoris albopilosus SIGN. (pp. 293-296).
M. BEQUAERT a observé, dans le Katanga, que la femelle de cet Hémiptère Réduviide
protège ses œufs en les couvrant de son corps et en menaçant l’importun de son rostre.
H. ScHOUTEDEN. Les Hémiptères parasites des Cotonniers en Afrique
(pp. 297-321, pl. XV-XVI).
Étude des divers Hémiptères signalés sur le Cotonnier dans l'Afrique tropicale, et spé-
cialement des Dysdercus et Oxycarenus. Biologie, dégâts et moyens de destruction préco-
nisés contre ces parasites.
/
H. B. PRESTON. Diagnoses of new species of terrestrial and fluviatile Shells
from British East Africa and Uganda (pp. 322-328, pl. XVII).
Description de coquilles nouvelles de l'Afrique orientale anglaise et de l’'Uganda.
A. D'OrRCHYMONT. Hydrophilidæ du Congo belge (pp: 329-335).
Notes sur les Hydrophilides (Coléoptères aquatiques) du Musée du Congo.
M. HAGED»oR\. Borkenkäfer (Ipidæ) welche in Kautschukbäumen leben
(pp- 336-346, pl. XVIII).
Études sur les Ipides (Coléoptères) connus à l’auteur comme vivant dans les arbres à
caoutchouc (Afrique, Asie, Amérique du Sud). avec note sur les figures tracées dans le bois
par ces Insectes.
H. ScaouTEDEN. Le Balaeniceps Roi (pp. 347-352 pl. XIX-XX).
Note sur la répartition géographique et les mœurs de cet Oiseau et sur sa découverte au
Katanga.
J. HorvaTH. Deux Tingitides nouveaux du Congo belge (pp. 353-355).
Description d'Hémiptères inédits.
E. Scamipt. Beitrag zur Kenntnis der Homopteren-Fauna Afrikas
(PP. 356-364).
Fulgorides nouveaux du Congo.
J. RODHAIN et J. BEQUAERT. Sur deux Œstrides nouveaux parasites de Potamo-
chère et de l’Antilope chevaline au Congo belge (pp. 365-383).
Étude descriptive des divers stades larvaires et de l’imago de ces deux espèces nouvelles.
P. Dupuis. Note sur le genre Cyc/osomus (pp. 384-388).
Tableau des espèces de ce genre de Carabides, et description d’une espèce nouvelle du
Congo.
H. SCHOUTEDEX. Rhopalocères recueillis dans le Haut-Ituri par le D: Bayer
(pp. 389-397).
Liste des Papillons recueillis, avec description des formes nouvelles.
H. Recx. Les découvertes de Sauriens fossiles gigantesques dans l’Afrique
orientale allemande (pp. 398-400).
Note sur les recherches faites dans l'Afrique allemande pour la récolte des ossements
ces Sauriens.
L. Navas. Note sur quelques Névroptères d’Afrique, IL (pp. 401-410, pl. XXI.
Descriptions d'espèces nouvelles et notes diverses.
A. SicarD. Deux Coccinellides nouveaux du Congo belge (pp. 441-412).
Descriptions d'espèces nouvelles.
J.-G. DE MAN. Sur deux espèces et une variété nouvelles du genre Pz/zemon FABR.
provenant du Congo belge (pp. 313-417).
Nouvelles « Crevettes d’eau douce » du Congo.
H. SCHOUTEDEN. Coréides nouveaux du Congo (pp. 418-425).
Espèces nouvelles ou rares d'Hémiptères Coréides.
L. GEpoecst. Contribution à la jaune des Œstrides du Congo belge (pp. 326-432).
Œstrides parasites du Zèbre et du Bubale au Katanga. Description des larves.
P. MarscHie. Beschreibungen einiger neuer Meerkatzen des « Musée du Congo
belge » (pp. 433-442).
Descriptions de Singes Cercopithèques nouveaux du Congo.
G. SEvERIN. Notes sur les Insectes suceurs de sang du Congo belge. — Sur la
nécessité d’étudier les mœurs et les habitudes des Glossines (pp. 443 et 444).
Se propose de publier ici les notes de correspondants de l’École de Médecine tropicale
de Bruxelles. Insiste sur l'importance de l'étude de la biologie des Glossines,
J. Ronan. Note préliminaire sur la découverte de gîtes de pupes de Gossina
palpalis (p. 450).
Signale la découverte, au Katanga, de gîtes nombreux.
J. RopHAIN. Découverte d’une pupe de Glossina morsitans (p. 450).
Mentionne la découverte, au Katanga, de la seconde pupe connue.
Scxwerz. Note préliminaire sur la distribution des Glossines au lac Tanganyika
(PP. 451-467).
Exposé des observations faites par l’auteur sur la côte du Tanganyika. Notes sur le
débrous:ement.
TABLE DES MATIÈRES
PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE DES NOMS D'AUTEURS
BEQUAERT, J. — Découverte d’un Hyménoptère endoparasite
des pupes de Glossina palpalis .
IDEM. — L'instinct maternel chez Rhinocoris nbnihee GER,
Hémiptère Réduviide
IDEM. — Voir RODHAIN et BEQUAERT
BOULENGER, G.-O. — L'état présent de nos connaissances sur la
faune ichtyologique du bassin du Congo .
COART, ÉM. — La Section des sciences naturelles du Musée du
Congo belge
DE MAN, J.-G. — Sur deux espèces et une variété nouvelles du
genre Palaemon FABR. provenant du Congo belge .
D'ORCHYMONT, À. — Hydrophilidæ du Congo belge
Dupuis, P. — Notes de conchyliologie
IDEM. — Note sur le genre Cyclosomus.
FOREL, A. — Fourmis d'Afrique et d'Asie. — I. Fourmis
d'Afrique, surtout du Musée du Congo belge. — IT. Quel-
ques Fourmis d'Asie. SR Es ne
GEDOELST, L. — Contribution à la faune des Œstrides du Congo
belge .
GRUVEL, A. — Les Langoustes de la côte occidentale d'Afrique.
HAGEDORN, M. — Borkenkäfer (Ipidæ) welche in Kautschuk-
bäumen leben. (PI. XVIIL.) .
HORVATH, G. — Deux Tingitides nouveaux du Congo belge.
Pages.
272
293
. 245 et 365
12
er —
LERICHE, M. — Les Poissons des couches du Lualaba (Congo
belge). (PI. IX-X..)
MATSCHIE, P. — Beschreibungen einiger neuen Meerkatzen des
« Musée du Congo belge ».
MEUNIER, À. — Note préliminaire sur le microplankton de
Banana .
MOsER, J. — Neue Cetoniden vom Belgischen Congo .
Navas, L. — Notes sur ne NE Ar PA US Q
QE AY) € Re l
IDEM. — Ibidem (Il). (PI. XXL).
Poppius, B. — Die afrikanischen Arten der Miridengattung
Helopeltis SIGN. .
PRESTON, H. B. — Descriptions of nine new species of terrestrial
Mollusca from Naïvasha, British East Africa. (PI. XI.) .
IDEM. — Diagnoses of new species of terrestrial and fluviatile
Shells from British East Africa und Uganda. (PI. XVIL.) .
RECK, H. — Les découvertes de Sauriens fossiles gigantesques
dans l'Afrique orientale allemande (r909-1912).
Ris, F. — Zwei neue afrikanische Arten der Libellulinengattung
Orthetrum . 3 +
RODHAIN, J. — Note préliminaire sur la découverte de gîtes de
pupes de Glossina palpalis FEU
IDEM. — Découverte d'une pupe de Glossina morsitans .
RODHAIN, J., et BEQUAERT, J. — Sur la ponte de la Cordylobia
anthr Poñrene (ÉRUNB) NPA ETUEEE EN ET SRE
IDEM et IDEM. — Sur deux (Œstrides nouveaux parasites du
Potamochère et de l’Antilope chevaline au Congo belge
SANTSCHI, F. — Nouvelles Fourmis du Congo et du Benguela .
SCHMIDT, E. — Beitrag zur Kenntnis der Homopterenfauna
Aka PE enter NS ee AUS La PCs
SCHOUTEDEN, H. — Les Haies parasites du Cacaoyer en
Afrique. (PI. I-IT.) te PRE
IDEM. — Le Rhinocéros blanc (bas Simus Coton)
(PIE)
IDEM. — Cimicidæ et Cote ere Guns Be a. ke
Kasai et du Kwango par MM. CARLIER, KOLLER et LUJA.
IDEM. — L'Éléphant nain du Congo. (PI. XII-XIIL.).
245
179
222
— 469 —
+ H. — Reduviidæ et Pyrrhocoridæ recueillis dans 4
les districts du Kasai et du Fo par MM. ne.
KOLLER et LUJA. 261
IDEM. — Note complémentaire sur r Bee me nain Ù 287
IDEM. — Les Hémiptères ue des Cotonniers en Afrique.
(PI: XV-XVI.). 3 297
IDEM. — Le Balaeniceps Roi. (PI. XIX-XX.) à 347
IDEM. — DS à recueillis dans le Haut-Ituri par le
D:' BAYER . 389
IDEM. — Coréides nouveaux : Conce. RUE 418
SCHWETZ, J. — Note préliminaire sur la distribution des Giles
sines au lac Tanganyika STE IS ue he 451
SEVERIN, G. — Notes sur les Insectes suceurs de sang du ce. go
Rec — Sur la nécessité d'étudier les mœurs et les habi-
tudes des Glossines . : : . 443
SHELFORD, R. — New Blattidæ eee n. Dr. Shane
NEAVE i in the Katanga region of Congo . 198
SICARD, À. — Deux Coccinellides nouveaux du Congo Dale. 4Il
STRAND, EMBR. — Neue afrikanische Arten der Bienengattun-
gen Melecta, Crocisa und Megachile . : 78
IDEM. — Striphnopterygidæ aus Deutsch-Ostafrika Sc ncle
von Herrn Dr. REUSS . ï 269
SURCOUF, J.-R.-M. — Note sur les ie de i Éoneo Fe
des Musées de Bruxelles et de Tervueren 22
IDEM. — Deuxième note sur les Diptères piqueurs du Musée
du Congo belge : AV DATE A VMS 86
ULMER, G. — Zwei neue Arten der ne attung Dipseu-
dopsis aus Afrika . AE CE RER Te 253
WAGNER, H. — Zur Kenntnis dc Apionfauna des Conee.
gebietes . 0 : c : PAS TA TEE MEGA ILE 256
WASMANN, E. — Zur Roue dr demie und Termitengäste
vom Belgischen Congo. (PI. III-IV, VII-VIIL.). OI, I45
IBIBLIO GRAPRETE NE ER TE EME RE Er GE ES 262 |
RÉSUMESSDESÉRR AVAUSILUR PIES RE T6 2807100
Le fascicule 1 (pp. 1-140, pl. I-VT) a paru le 10 avril 1911.
Le fascicule 2 (pp. 141-291, pl. VII-XIV), le 3r août rorr.
Le fascicule 3 (pp. 293-477, pl. XV-XXT), le 31 mars 1912.
31
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES
GÉNÉRALITÉS.
COART, ÉM. — La Section des sciences naturelles du Musée
du Congo belge .
ZOOLOGIE ÉCONOMIQUE.
GRUVEL, À. — Les Langoustes de la côte occidentale
d'Afrique .
HAGEDORN, M. — Borkenkäfer (Ipidæ) welche in Kaut-
schukbäumen leben LR APE
SCHOUTEDEN, À. — Les Hémiptères parasites des Cacaoyers
en Afrique. MA MS Re fe D IL
IDEM. — Les Hémiptères parasites des Cotonniers en
Afrique.
ZOOLOGIE MÉDICALE.
RODHAIN, J. — Note préliminaire sur la découverte de gîtes
de pupes de Glossina palpalis . ne
IDEM. — Découverte d’une pupe de Glossina morsitans
RODHAIN, J., et BEQUAERT, J. — Sur la ponte de la Cordy-
lobia anthropophaga (GRUNB.). Se
ScHWETZ, D: J. — Note préliminaire sur la distri bution des
Glossines au lac Tanganyika
SEVERIN, G. — Notes sur les Insectes suceurs de sang du
Congo belge. — Sur la nécessité d'étudier les mœurs
et les habitudes des Glossines .
Pages.
450
450
245
451
443
mie
BIOLOGIE.
HAGEDORN, M. — Borkenkäfer (Ipidæ) welche in Kaut-
schukbäumen leben.
BEQUAERT, J. — Découverte d'un Hyménoptère endopara-
site des pupes de Glossina palpalis RATS
IDEM. — L'instinct maternel chez Rhinocoris albopilosus
SIGN., Hémiptère Réduvide
RODHAIN, J., et BEQUAERT, J. — Sur la ponte de la Cordy-
lobia anthropophaga (GRUNB.).
SCHOUTEDEN, H. — Les Hémiptères parasites du Cacaoyer
COPIES
IDEM. — Le Rhinocéros blanc
IDEM. — L’'Eléphant nain du Congo al:
IDEM. — Les Hémiptères parasites des Cotonniers en
ATIQUE MTS M MERE
IDEM. — Le Balaeniceps Roi
SCHWETZ, J. — Note préliminaire sur la distribution des
Glossines au lac Tanganyika
WASMANN, E. — Zur Kenntnis der Termiten und Termiten-
gäste vom Belgischen Congo
PALÉONTOLOGIE.
LERICHE, M. — Les Poissons des couches du Lualaba
RECK, H. — Les découvertes de Sauriens fossiles gigan-
tesques dans l'Afrique orientale allemande.
PLANCTON.
MEUNIER, A. — Note préliminaire sur le microplancton de
Banana.
CONCHYLIOLOGIE.
PRESTON, H. B. — Descriptions of nine new species of
terrestrial Mollusca from Naivasha, British East Africa.
IDEM. — Diagnoses of new species of terrestrial and flu-
viatile Shells from British East Africa and Uganda.
Dupuis. — Notes de conchyliologie .
97,
46
ACARIENS.
MEUNIER, A. — Note préliminaire sur le microplancton de
Banana.
CRUSTACÉS.
DE MAN, J.-G. — Sur deux espèces et une variété nouvelles
du genre Palaemon FABR. provenant du Congo belge.
GRUVEL, A. — Les Langoustes de la côte occidentale
d'Afrique .
: TERMITES.
WASMANN, E. — Zur Kenntnis der Termiten vom Belgi-
schen Congo .
ORTHOPTÈRES.
SHELFORD, R. — New Blattidæ collected by Dr. SHEF-
FIELD NEAVE in the Katanga region of Congo .
NÉVROPTÈRES ET PSEUDO-NÉVROPTÈRES.
Navas, L. — Notes sur quelques Névroptères d'Afrique.
Ris, F. — Zwei neue afrikanische Arten der Libellulinen-
gattung Orthetrum.
ULMER, G. — Zwei neue Arten der Trichopterengattung
Dipseudopsis aus Afrika .
HÉMIPTÈRES.
BEQUAERT, ]J. — L'instinct maternel chez Rhinocoris albo-
pilosus SIGN...
HORVATH, G. — Deux Tingitides nouveaux du Congo belge.
Poppius, B. — Die afrikanischen Arten der Miridengattung
Ielopeltis SIGN.
SCHMIDT, E. — Beitrag zur Kenntnis der Homopteren-
fauna Afrikas.
SCHOUTEDEN, H — Les Hémiptères parasites du Cacaoyer
en Afrique.
Pages.
46
413
141
OT, 145
Ur
SCHOUTEDEN, H. — Cimicidæ et Coreidæ recueillis dans
les districts du Kasai et du Kwango, par MM. CAR-
LIER, KOLLER et LUJA .
IDEM. — Reduviidæ et Pyrrhocoridæ recueillis dans les
districts du Kasai et du Kwango, par MM. CARLIER,
KOLLER et LUJA
IDEM. — Les Hémiptères parasites des Cotonniers en
Afrique.
IDEM. — Coréides nouveaux du Congo
COLÉOPTÈRES.
D'ORCHYMONT, À. — Hydrophilidæ du Congo belge .
HAGEDORN, M. — Borkenkäfer (Ipidæ) welche in Kaut-
schukbäumen leben
MOSsER, J. — Neue Cetoniden vom Belgischen Congo.
SICARD, À.— Deux Coccinellides nouveaux du Congo belge.
WAGNER, H. — Zur Kenntnis der Apionfauna des Congo-
gebietes
W ASMANN, E. — In : Zur Kenntnis der Termiten .
DIPTÈRES.
GEDOELST, J. — Contribution à la faune des Œstrides du
Congo belge .
RODHAIN, J., et BEQUAERT, J. — Sur la ponte de la Cor-
dylobia anthropohhaga (GRÜNB3.) .
IDEM. — Sur deux (Æstrides nouveaux parasites du Pota-
mochère et de l’Antilope chevaline au Congo belge
SURCOUF, J.-R.-M. — Note sur les Tabanides du Congo
belge des Musées de Bruxelles et de Tervueren.
IDEM. — Deuxième note sur les Diptères piqueurs du
Musée du Congo belge .
HYMÉNOPTÈRES.
BEQUAERT, J. — Découverte d'un Hyménoptère endopara-
site des pupes de G/ossina palpalis
FOREL, A. — Fourmis d'Afrique et d'Asie.
31*
Pages.
179
261
297
1
St
LS]
— AA
SANTSCHI, F. — Nouvelles Fourmis du Congo et du Ben-
guela
STRAND, E. — Neue afrikanische Arten der Bienengat-
tungen Welecta, Crocisa und Megachile
WASMANN, E. — In : Zur Kenntnis der Termiten .
LÉPIDOPTÈRES.
SCHOUTEDEN, H. — Rhopalocères recueillis dans le Haut-
Ituri par le Dr BAYER
STRAND, E. — Striphnopteryeidæ aus Deutsch-Ostafrika
gesammelt von Herrn Dr. REUSS.
REPTILES.
RECK, H. — Sur les découvertes de Sauriens fossiles gigan-
tesques dans l'Afrique orientale allemande
POISSONS.
BOULENGER, G.-O. — L'état présent de nos connaissances
sur la faune ichtyologique du bassin du Congo
LERICHE, M. — Les Poissons des couches du Lualaba
OISEAUX.
SCHOUTEDEN, H. — Le Balaeniceps Roi .
MANMNIFÈRES.
MATSCHIE, P. — Beschreibungen einiger neuen Meerkatzen
des « Musée du Congo belge ».
SCHOUTEDEN, H. — Le Rhinocéros blanc (Rhinoceros simus
COLL07) NANTERRE EEE
IDEM. — L'Éléphant nain du Congo . ee
IDEM. — Note complémentaire sur l'Éléphant nain .
Pages.
190
347
BIBLIOGRAPHIE NON CNE SC
ANIMAUX NOUVEAUX DÉCRITS DANS LE TOME lI*
DE LA REVUE ZOOLOGIQUE AFRICAINE
MOLLUSQUES
Buliminus ugandae PREST. . . . : 323 Planorbis hisumiensis PREST. . . . 327
Curvella alabastrina PREST. . . . 221 Pseudoglessula pusilla PREST. . . . 220
CNertebDenSISRBRES TE NN NE 24 Shhaeriurm congener PREST. . . . 327
CPC TALENSIPREST SN TE T2 SD ne Q Ie RP REST (0) Ne RS 28
CRSORAUITIÈRES TEEN RE 25 Sph. naivashaense PREST. . . . . 328
nine lreaulePREST NC ONZE Streptostele exasperata PREST. . . . 322
PTT CUNCERESTI ENT" C2 LS SÉ7. POLYINOPPRGPREST. ON ON 3 22
ÆE. naïvashaensis PREST. . . . . 219 Subulina tribulationis PREST. . . . 220
PET IR APREST NEC AE T0 SAULONERE ST 2 20)
Homorus foveolatus PREST. . . . . 324 SÉXCAPABREST ENS ST ER EE ZA
Æ. kenangopensis PREST. . . . . 32 Succinea eussoensis PREST. . Vr320
Kenia obesa PREST. . . oh ot 0 S. stmplicissima PREST.. . . 0326
Physa permembranacea Pr. NE Trachycystès nigrotincta PREST. . + 323
CRUSTACÉS
Palaemon dux var.congoensis DE MAN. 416 PARSOLIGUATIDENNTANENE EE ET TT
ENS eRDRMANEE RER AS
TERMITES
Acanthotermes spiniger Kohli WASM. . 103 ÆE. Lujae WNASM. . . 15 ICE
Cubitermes cristifrons WASM. . . . 153 Microcerotermes Meter AG à os
C:sankurensis NASM. . . . . . 155 Microtermes alboniger WASM. . . . 103
CSI 701 SANN IA SM M RTS 6 Thoracotermes WASM. . . . . . 146
Eutermes Ferranti NAsSM. . . : . 167
ORTHOPTÈRES
Bantua valide SHELF. : . . . . 203 Loboptera unicolor SHELF. . . . . 200
Blatit barbara SHELE NU 202 dose congoensis SHELF. +. . . Z2OI
BCE NETUeASHELE OR T0 À . ÂVenvei SHELF. . . US 2 OT
Zschnoptera bisignata SHELF. . . . 199 . ganopleryx obscura Sn, s à ©
Zschn.bisignala var.microptera SHELF. 200
(°) A la page 328, il a èté imprimé par erreur Zredateë. Ce nom est donc à modifier en /redalei.
PSEUDO-NÉVROPTÈRES
Orthetrum ÆAristenseni Ris. 126 Povilla nov. gen. adusta NA. .
©. microstigma Ris. 128
HÉMIPTÈRES
Acanthocoris Carlieri SCHOUT. 188 Gonopsis hasaicus SCHOUT. . L
Ac. Callewaerti SCHOUT. 424 Habrochila n. gen. placida HERY.
Afrius Kolleri SCHOUT. . 180 .Æelopeltis Labaumei Popr.
Aurivilliana Bayeri SCHOUT. 422 Æ1. plebejus Popr.
Authenta Ferranti SCHOUT. 267 1. sanguineus Popr.
Brixioides africanus SCHMIDT 358 Latimbus Kolleri SCHOUT.
Cantharodes Lujai ScCHOUT. 184 Luja n. gen. Æerranti SCHOUT.
Cipia dilatata var. pallida ScHoUT. 185 Mesonitys membranipicta SCHMIDT.
Copium stolidurr HORY. 355 Murtula n.gen. beniensis SCHOUT. .
Conflata n. gen. viridis SCHMIDT 362 Odontogonus Sjüstedti var. dimensis
Dima n. gen. dentata SCHOUT. 261 SCHOUR Ne SR MONTS
Dysdercus ugandanus SCHOUT. 304 ® Peprius lujanus So, ARR EE
Erasmogaster niamensis SCHOUT. 423 Phyomnia bimaculata SCHMIDT.
Epitemna vitrinervis SCHMIDI. . 359 Puppeia superba SCHOUT. o
ÆEudima n. gen. SCHOUT. 425 P. superba var. pallidipes Scrcun.
Euthetus Wellmani SCHOUT. 424 Sphedanolestes Kolleri Scxour.
Fumua n. gen. centralis SCHOUT. . 420 Zenkeria tarsalis SCHOUT. . :
NÉVROPTÈRES
Chrysopa Bequaerti NA. 409 Nemopistha eretmoptera NAY.
Creagris latens NAY. . 242 Nosa n. gen. /conina NA.
Dipseudopsis angusta ULM. . 254 Palpares normalis NAY. .
D. lata Ui. 253 P. nyassanus NA.
Formicaleo recurvus Na. 407 P. latro NAY. .
Lertha nasuta NAY. 230 P. ictericus NA. . :
Lysmus leucomatodes NA. 232 Sogra n. gen. perversa NA.
Mossa n. gen. externa NA. 243 Suphalacsa Haullevillei Nav.
MNelees n. gen. NAv. 244 S. subcostalis NAV. . . .
COLÉOPTÈRES
Amaurina brunneipennis Mos. 132 Paëederus termaitophilus WAsM. . 0
Apion carbonicolor WAGN. 257 Pygostenus termitophilus Was.
Ap. compressipenne WAGN. 258 Stephanoderes congonus HAGED.
Ap. confine WAGN. o 258 St. heveze HAGED.
Ap. subcatenulatum WAGN. 256 Teranitella n. gen. Lujae ASE
Cyclosomus Rousseaui Dur. 385 Termitolinus n. g. natalensis Was".
C. Rousseaui Var. destètutus Dur. 386 Termitopaedia n. gen. Xoh/i Was.
Gnathocera trivittata sericea Mos. . 132 Termitusa hystrix Was.
Hypothenemus tuberculosus HAGED. 339 T. Lujae NWaAsM. 9 :
Incala nioromaculatus Mos. 134 Xyleborus ambasius AG,
Macromina tuberculata Mos. 133 X. spathipennis var Ohausi HAGED.
= 4ô —
OT
160
337
338
170
97
I15
164
164
342
345
DIPTÈRES
Chrysosona Schoutedeni SURC. . : . 89 Rhinæstrus Nivarleti Rob. et BEQ.
Gastrophilus ternicinctus GED . . 426 Tabanus Gedoelsti Surc.
Œstrus aureo-argentatus RoD. et BEQ. 381 T. nilidus SURC.
Œstr. Macdonaldi GED. . . . . . 430
LÉPIDOPTÈRES
Cymothoe Butleri var. dubia SCHOUT. 394
CPSASSLANAISCHOUR EE EN NN 301
Phiala bistrigata var. curvistriga STR. 270
Ph. cubicularis STRAND
Ph. Marshalli ab. Reussi STRAND .
HYMÉNOPTÈRES
Aenictus rixvator var. angolensis SISCH. 207
Cr. pica STRAND … … . SELS
Camponotus Buchholsi var. furva Cr. somalice STRAND
SANTSCH. De TT STE "14 Cr. transvaalica STRAND.
CNCALOIOSES NE ORNE 28 Cr. ukerewensis STRAND . Ne
C. foraminosus benguelensis Gares 213 Dolichoderus taprobanes var. siamensis
C. maculatus cavallus SANTSCH. . . 211 For. OP CU LE
C. Perrisi Crucheti SANTSCH. IS Dorylus Kohli var. minor SANTSCH.
C. Perrisi jucundus SANTSCH. . FNe210 D. segmnentarius WASM. . 6
C. rufoglaucus flavomarginatus var. Zridomyrimex cordatus var. Waldoi For.
paucipubens SANTSCH. . . 202 Megachile garua STRAND
C. rufoglaucus vestitus var. pectita Melecta mauretanica STRAND
SANIRS CHR ET LATE De ni 212 Ocymyrmex Weitzecheri fortior SrecH.
C. Schoutedeni FOR. . … - 281 Oc. transversus SANTSCH. è
_ ematognster africana var. theta FOR. 278 Pheidole Aurivillii kasaïensis For.
. Egidyi var. Jngvei FOR. : : : 284 Plagiolepis tenella SANTSCH.
e GRAND FlPORAOICUE NN NES NT fr) Platythyrea Crucheti SANTSCH
Cr. Rogenhoferi Kerri FOR. D Lo AV Polyrhachis acantha var. Kerri For.
Cr. sordidula natalensis Xar. Braunsi P. Maynéi For. È
ORAN UN NL AU ENT RTE RIRE Prenolepis Weissi SANTSCH.
Cr. striatula Var. obstinata SANTSCH. 207 Pseudolasius Emeryi For.
Cr. Wilverthi var confusa SANTSCH. 208 Sima Oberbecki For. È
Crocisa ammanica STRAND. . : 8 Solenopsis pylades var. itinerans ROR.
Cr. kilimandjarica STRAND 070 Tetramorium caespitum Davidi For.
Cr. panganica STRAND OL
MAMMIFÈRES
Cercopithecus aethiops lukonzo/wæ C. cynosurus Weynsi Dus. et MATsCH.
MATsCH : RUE 438 C. Denti Licbrechtsi Dus. et MarscH.
C. cynosurus itimbiriensis Du. et C. elegans Dus. et MarTscx.
MATSCHE Nr : 437 C. patas albosignatus MATSCH.
C. cynosurus Their Macon. AS °C. patas poliomystax MaArscH.
370
32
87
270
269
10 AVRIL ro. VOL, I. FASC. 1.
Pages 1 à 140
| Revue
Zoologique
_ Africaine
- Publiée sous la direction
du
D' H. SCHOUTEDEN
(Bruxelles)
BRUXELLES
HAYEZ, Imprimeur des Académies royales
Rue de Louvain, 112
IQ
11.
12
.
13.
14.
15.
. SURCOUF, J.-R.-M. (Paris). — Deuxième note sur les Diptères piqueurs du
SOMMAIRE
. INTRODUCTION.
. Coarr, Ém. (Tervueren). — La Section des Sciences naturelles du Musée du
Conporbelpe se" See To ere
+ . .
. BouLENGER, G. A. (Londres). — L'état présent de nos connaissances sur la
faune ichthyologique du bassin du Congo : . .:: .. . . . .
. SURCOUF, J.-R.-M. (Paris). — Note sur les Tabanides du Congo a des
Musées de Bruxelles et de Tervueren. .° .
x PoPPIUS, B. (Helsingfors). — Die afrikanischen Arten der Miriden-Gattung
Helopeltis Sign. PE PRE M LS AMOR dE
. MEUNIER, A. (Louvain). — Note préliminaire sur le microplankton de k
Banana. . . ER
_
. SCHOUTEDEN, H. (Bruxelles). — Les Insectes nuisibles aux plantations en
Afrique. — I. Les Hémiptères parasites du Cacaoyer en Afrique. (PI. I-IL.)
. STRAND, Embr. (Berlin). — Neue afrikanische Arten der Bienengattungen
Melecte, Crocisa und Megachile . . .
Musée du Congo belre res
. .
. WASMANN, E. (Valkenburg). — Zur Kenntnis der Termiten und Termiten-
gäste vom Belgischen Congo. (PI. III-V.) . .
SCHOUTEDEN, H. (Bruxelles). — Le Rhinocéros blanc (ÆAinoceros simus
Cobiona}e (PLV) Ten aps
Ris, F. (Rheïnau). — Zwei neue afrikanische Arten der Libellulinen-Gattung
Orthetrum . rap [re
. . . . e
Moser, J. (Berlin). — Neue Cetoniden vom Belgischen Congo .
Bibliographie.
Résumé des travaux publiés dans le premier fascicule
: Pages.
86-90
91-117 ;
117-124
125-131
132-135
136-138
138-140
Les fascicules suivants, en préparation déjà, renfermeront notamment des travaux
sur des Mammifères nouveaux du Congo, des Vers parasites de l'Afrique anglaise, ñes
Mollusques, des Poissons fossiles et divers mémoires d'Entomologie.
31 AOÛT 911. VOL. I. FASC. 2.
Pages 141 à 291.
NÈ
… Revue
_ Zoologique
Alricaine
Publiée sous la direction
du |
D' H. SCHOUTEDEN
(Bruxelles)
BRUXELLES
HAYEZ, Imprimeur des Académies royales
Rue de Louvain, 112
\OI1
LAS
SOMMAIRE
: GRUVEL, À. (Paris). — Les Langoustes de la côte occidentale d'Afrique
. Wasmann, E. (Valkenburg). — Zur Kenntnis der Termiten und Termiten-
gäste vom belgischen Congo (PI. VIEV ID) RENE
. Dupuis (Bruxelles). — Notes de conchyliologie .
. ScxourTepen, H. (Tervueren). — Cimicidæ et Coreidæ recueillis dans les
districts du Kasai et du Kwango par MM. Carlier, Koller et Luja.
. Lericme, M. (Bruxelles). — Les Poissons des couches du Lualaba (Congo
belge) (PL-TRE KR) AQU Sen Re ER ere. Re
. SaeLrorD, R. (Oxford). — New Blattidæ collected by Dr Sheffield Neave in
the Katanga region of Congo . . . . . . . . RSR RE
7. SANTSCHI, F. (Kairouan). — Nouvelles Fourmis du Congo et du Benguela .
8. PResTON, H.-B. (London). — Descriptions of nine new species of terrestrial
10.
IT.
12:
Mollusca from Naivasha, British East Africa (PI. XI) . . . - .
. SCHOUTEDEN, H. (Tervueren). — L'Éléphant nain du Congo (PI. XII-XIII)
Navas, L. te — Notes sur quelques Névroptères d'Afrique
(PI. XIV). : LUS OR TRS NE OT te er Lille Ses
RopHaIn, J., et BEQUAERT, Jos. (Bukama). — Sur la ponte de la Cordylobia
anthropophaga (Grünberg). . . . «4 . . . . - . + + .
Urmer, G. (Hamburg). — Zwei neue Arten der Trichopterengattung
Dipseudopsis aus Afrika. + . . MES TE TR NE Ted ere
. WAGneR, H. (Berlin). — Zur Kenntnis der Apionfauna des Con cle
. ScaouTEDEN, H. (Tervueren). — Reduviidæ et Pyrrhocoridæ recueillis dans
les districts du Kasai et du Kwango par MM. Carlier, Koller et Luja . .
. STrAnD, E. (Berlin). — Striphnopterygidæ aus Deutsch-Ostafrika gesammelt
von Herrn Dr Reuss. . . . .
. BEQUAERT, J. (Bukama). — Décoi .erte d'un Hyménoptère endoparasite des
pupes de Glossina palpalis + 2 +. - . + + . + -+
. Forez, A. (Yvorne). — Fourmis d'Afrique et d'Asie : I. Fourmis d'Afrique,
surtout du Musée du Congo belge. — Il. Quelques Fourmis d'Asie. - .
. SCHOUTEDEN, H. (Tervueren).— Note complémentaire sur l'Éléphant nain .
. Bibliographie . : . . . . POS AE
. Résumé des travaux publiés dans le deuxième fascicule : . - . :
Pages.
IAI-144
145-176
177-178
179-189
190-197
198-203
204-217
218-221
222-229
230244
245-252
258-255.
256-260
261-268
269-271
272-273
274-286
287
288-289
289-291
31 MARS 1912. VOL. I. FASC. 3.
- Pages 293 à 477.
Revue
_ Zoologique
Alricaine
Publiée sous la direction
du
D' H. SCHOUTEDEN
(Bruxelles)
BRUXELLES
HAYEZ, Imprimeur des Académies royales
Rue de Louvain, 112
19012
IZ.
21.
SOMMAIRE
. BEQUAERT, J. (Bukama). — L'instinct maternel chez X#ënocoris albopilosus
Sign., Hémiptère Réduviide .
. ScHouTEDEN, H. (Tervueren). — Les Hémiptères parasites des cotonniers
en Afrique (PIX V-X VTC) PUR SN UNE SENS ES ER EnQE
. Preston, H. B. (London) — Diagnoses of new Species of terrestrial and
fuviatile Shells from British East Africa and Uganda. (PI. XVII.)
. D'ORCHYMONT, À. (Menin). — Hydrophilidæ du Congo belge
. HaGeporwN, M. (Hamburg). — Borkenkäfer , welche in one
bäumen leben. (PI. XVIII.) ee
. SCHOUTEDEN, H. (Tervueren). —Le RAS Roi. @L. XIX-XX.). re
. Horvata, G. (Budapest). — Deux Tingitides nouveaux du Congo belge .
. ScamT, E. (Stettin). — Beitrag zur Kenntnis der Homopteren-Fauna,
Afrikas. ARRETE EE FEU MISES :
. RopHAIN, J., et BEQUAERT, J. (Bukama). — Sur deux Œstrides nouveaux
parasites du Potamochère et de l'Antilope chevaline au Congo belge.
. Dupuis P. (Bruxelles). — Note sur le genre Cyc/osomus (Coleopt. Carabidæ).
. ScHOUTEDEN, H. (Tervueren). — Rhopalocères recueillis dans le Haut-Ituri
par le D: Bayer . > : COURSE SRE
Recx, H. (Berlin). — Les découvertes de Sauriens fossiles gigantesques dans
l'Afrique orientale allemande (1909-1912) - . . . ARE pe
. Navas, L. (Zaragoza). — Notes sur quelques Névroptères d'Afrique. II.
(PL XXI.). À LT AND RER AE EE MARS T AE
. SicarD, A. (Saint-Malo). — Deux Coccinellides nouveaux du Congo belge. .
. DE MAN, J de. (Ierseke). — Sur deux espèces et une variété nouvelles du
£ genre Palaemon Fabr. provenant du Congo belge.
. ScHouTEDEN, H. (Tervueren). — Coréides nouveaux du Congo. :
. GepoELsT, L. (Bruxelles). — Contribution à la Faune des Œstrides du
Congo belge . SE ; APANOUEN ET OEE
. MATSCHE, P. (Berlin). — Beschreibungen, einiger neuer Meerkatzen des
« Musée du Congo belge». . SS MR nee
. SEVERIN, G. (Bruxelles). — Notes sur les Insectes suceurs de sang du Congo
belge. — Sur la nécessité d'étudier les mœurs et les habitudes des Glossines.
. RoDHAIN, J. (Bukama). — Note préliminaire sur la découverte de gîtes de
pupes de Glossine palpalis. — Découverte d’une pupe de G/ossina morsitans.
Scawerz, J. (Mpala). — Note préliminaire sur la distribution des Glossines
au lac Tanganyika
. Bibliographie
. Résumé des travaux publiés dans le troisième fascicule.
. Table des matières par ordre alphabétique des noms d'auteurs
. Table analytique des matières : £ L
. Animaux nouveaux décrits dans le tome Ier de la Revue Zoologique Africaine
Pages,
293-296
297-321
322-328
329-335
336-346
347-352
353-355
356-364
305-383
384-388
389-396
397-400
401-410
411-412
413-417
418-425
426-432
433-442
443-449
450
451-461
462-463
463-405
467-469
470-474
475-477
\
La Bevue zoologique afrienine est consacrée à l'étude de la faune
éthiopienne, et plus spécialement de la faune de l'Afrique centrale, envisagée
sous tous ses aspects. Les questions de systématique, de biologie, de distri-
bution géographique des Animaux, tant Vertébrés qu’Invertébrés, y rece-
vront un développement particulier, et l'étude du plancton des lacs et cours
d'eau y sera également abordée. En outre, la Revue publiera des notes de
zoologie économique, traitant des Animaux utiles et nuisibles, ainsi que des
études plus générales sur les Animaux supérieurs, destinées plusspécialement
aux agents séjournant en Afrique. Sous une rubrique spéciale il sera rendu
compte tout au moins des principaux mémoires relatifs à la faune africaine
qui auront été remis dans ce but à la Direction de la Revue. Il y sera égale-
ment donné des notes au jour le jour de nature à intéresser les lecteurs et à
les renseigner notamment sur les résultats obtenus par les expéditions scien-
tifiques ou de chasse parcourant l'Afrique.
La Revue zoologique africaine est polyglotte. Mais dans chaque
fascicule paraîtra un résumé en langue française des divers travaux qui y
sont publiés. Chaque tome comprendra plusieurs fascicules et formera un
xolume de 400 à 500 pagès, édité avec tous les soins désirables, abondamment
illustré et accompagné de planches hors texte.
Le prix de souscription au volume est fixé à 40 francs (32 MK., 32 sh),
payables anticipativement. Ce chiffre sera porté à 45 francs (36 Mk., 36 sh.)
après achèvement dudit volume. Les souscripteurs auront toutefois égale-
ment la latitude de prendre un abonnement payable par fascicule; le prix
des fascicules sera calculé d’après le nombre de pages et de planches les
composant, soit fr. 1.25 (1 Mk., 1 sh.) par feuille de 16 pages, 1 franc
(o.8o Mk., 8 pence) par planche noire, et fr. 2.50 (2 Mk., 2 sh.) par planche
coloriée. Les souscripteurs choisissant ce.mode de paiement s'engagent à
acquitter le montant de chaque fascicule dés réception de celui-ci.
Les auteurs de travaux insérés dans la Revue reçoivent gratuitement
5o tirés à part de leurs travaux.
Toutes communications relatives à la Revue zreologique africaine
doivent être adressées à
+
M. le D' H. SCHOUTEDEN, rue des Frances, 11, à Bruxelles.
is ——
à
La Revue zoologique africaine est consacrée à l'étude de la faune
éthiopienne, et plus spécialement de la faune de l'Afrique centrale, envisagée
sous tous ses aspects. Les questions de systématique, de biologie, de distri-
bution géographique des Animaux, tant Vertébrés qu'invertébrés, y rece-
vront un développement particulier, et l'étude du plancton des lacs et cours
d'eau y sera également abordée. En outre, la Revue publiera des notes de =
zoologie économique, traitant des Animaux utiles et nuisibles, ainsi que des
études plusgénérales sur les Animaux supérieurs, destinées plusspécialement
aux agents séjournant en Afrique. Sous une rubrique spéciale il sera rendu
compte tout au moins des principaux mémoires relatifs à la faune africaine RE
qui auront été remis dans ce but à la Direction de la Revue: Il y sera égale- :
ment donné des notes au jour le jour de nature à intéresser les lecteursetà 2
les renseigner notamment sur les résultats obtenus par les expéditions scien- F
tifiques ou de chasse parcourant l'Afrique.
La Revue zeolegique africaine est polyglotte. Mais dans chaque
fascicule paraîtra un résumé en langue française des divers travaux qui y
sont publiés. Chaque tome comprendra plusieurs fascicules et formeraun
volume de 400 à 500 pages, édité avec tous les soins désirables, abondamment LT
illustré et accompagné de planches hors texte. e
Le prix de souscription au volume est fixé à 40 francs (32 MKk.;32sh.),
payables anticipativement. Ce chiffre sera porté à 45 francs (36 Mk., 36 sh.)
après achèvement dudit volume. Les souscripteurs auront toutefois égale-
ment la latitude de prendre un abonnement payable par fascicule; le prix RE
des fascicules sera calculé d’après le nombre de pages et de planches les D
composant, soit fr. 1.25 (1 Mk., 1 sh.) par feuille de 16 pages, 1 franc
(0.80 MK., 8 pence) par planche noire, et fr. 2.50 (2 MK., 2 sh.) par planche
coloriée. Les souscripteurs choisissant ce mode de paiement s'engagent à
acquitter le montant de chaque fascicule dès réception de celui-ci.
Les auteurs de travaux insérés dans la Revue reçoivent gratuitement
50 tirés à part de leurs travaux.
Toutes communications relatives à la Revue zoolegique africaine
doivent être adressées à EU
M. le D' H. SCHOUTEBEX, rue des Franes, 11, à Bruxelles. Lx
——— 2 —
2.4)
La Revue zoologique africains est consacrée à l'étude de la faune
éthiopienne, et plus spécialement de la faune de l'Afrique centrale, envisagée
sous tous ses aspects Les questions de systématique, de biologie, de distri-
bution géographique des Animaux, tant Vertébrés qu'Invertébrés, y rece-
vront un développement particulier, et l'étude du plancton des lacs et cours.
d'eau y sera également abordée. En outre, la Revue publiera des notes de
zoologie économique, traitant des Animaux utiles et nuisibles, ainsi que des. :
études plus générales sur ies Animaux supérieurs, destinées plusspécialement
aux agents séjournant en Afrique. Sous une rubrique spéciale il sera rendu
compte tout au moins des principaux mémoires relatifs à la faune africaine
qui auront été remis dans ce but à la Direction de la Revue. Il y sera égale-
ment donné des notes au jour le jour de nature à intéresser les lecteurs et à
les renseigner notamment sur les résultats obtenus par les expéditions scien-
tifiques où de chasse parcourant l'Afrique.
La Revue zoologique africaine est polyglotte. Mais dans chaque
fascicule paraîtra un résumé en langue française des divers travaux qui y
sont publiés. Chaque tome comprendra plusieurs fascicules et formera un
volume de 400 à 500 pages, PR EUPE illustré et accompagné de planches
hors texte. :
La Revue zoologique africaine se publiera par fascicules paraïssant
irrégulièrement. Chaque tome formera un volume de 400 à 500 pages,
édité avec tous les soins désirables, abondamment illustré et accompagné
de planches hors texte.
Le prix de souscription au volume est fixé à 40 francs (32 MKk., 32 sh.),
payables anticipativement. Ce chiffre sera porté à 45 francs (36 Mk., 36 sh.)
après achèvement dudit volume. Les souscripteurs auront toutefois égale-
ment la latitude de prendre un abonnement payable par fascicule; le prix
des fascicules sera calculé d’après le nombre de pages et de planches les
composant, soit fr. 1.25 (1 Mk., 1 sh.) par feuille de 16 pages, 1 franc
(0.80 Mk., 8 pence) par planche noire, et fr. 2.50 (2 Mk., 2 sh.) par planche
coloriée. Les souscripteurs choisissant ce mode de paiement s'engagent à
acquitter le montant de chaque fascicule dès réception de celui-ci.
Les auteurs de travaux insérés dans la Revue reçoivent gratuitement
50 tirés à part de leurs travaux.
Toutes communications relatives à la Revue zoologique africaine
doivent être adressées à
M. le D' H. SCHOUTEDEN, rue des Francs, 11, à Bruxelles,
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